Darwin (1809-1882) était il agnostique ?

proposa une théorie de l’évolution par la sélection naturelle                                

Charles Darwin influencé par les écrits de William M Paley croyait en l’intelligence d’un être supérieur et bienveillant

Puis  il évolua en constatant  qu’il y avaient des moments sombres au cours de l’évolution, et que dans ces cas là on pouvait douter de l’existence d’une intelligence supérieure  

Tout n’est pas bon dans la nature  

Il le constate d’autant plus qu’il est fortement éprouvé par la mort de sa fille Annie en 1851

Quand il écrivit  L’Origine des espèces il était encore théiste, car il était  convaincu de l’existence d’une Cause première.

Il avoue son

 «  Impossibilité de concevoir cet univers immense et magnifique,… , comme le résultat d’un hasard ou d’une nécessité aveugle.  Quand je réfléchis ainsi, je me sens obligé d’imaginer une Cause première  douée d’un esprit intelligent,  analogue à un certain degré à celui de l’homme ; et je mérite d’être appelé Théiste  En 1873 dans une lettre il écrit de nouveau   Je puis dire que l’impossibilité de concevoir que cet univers grand et admirable, avec nos personnalités conscientes, soit né par hasard, me semble l’argument principal en faveur de l’existence de Dieu;   mais est-ce un argument d’une réelle valeur, je n’ai jamais été capable d’en décider.  Je suis bien conscient que si nous admettons une cause première, l’esprit meurt toujours d’envie de savoir d’où elle est venue et comment elle est apparue. 

Je ne peux pas non plus écarter la difficulté que fait naître la somme immense de souffrance à travers le monde. Je suis, aussi, incité à respecter jusqu’à un certain point le jugement d’un grand nombre d’hommes remarquables qui ont cru à Dieu sans réserve ; mais là encore je vois que c’est un argument bien pauvre.

En 1876,  il se déclare agnostique

 « Au début j’ai été amené… à la ferme conviction de l’existence de Dieu et de l’immortalité de l’âme. Dans mon Journal j’ai écrit, tandis que je me trouvais plongé dans la grandeur d’une forêt brésilienne 

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il n’est pas possible d’exprimer toute l’intensité de l’émerveillement, de l’admiration et de la dévotion, qui remplissent et élèvent l’esprit.” **  Je me souviens bien comme j’étais convaincu qu’il y a dans l’homme plus que la simple respiration de son corps. Mais à présent les scènes les plus grandioses ne feraient plus surgir dans mon esprit  aucune de ces convictions ni de ces sentiments 

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A la fin de sa vie il ne sait toujours que répondre

« En ce qui concerne l’aspect théologique de la question, il est toujours pénible pour moi. Je suis déconcerté. Je n’avais aucune intention d’écrire en faveur de l’athéisme mais, où que je regarde autour de nous, j’avoue qu’il m’est impossible de voir aussi clairement que d’autres, et comme je le voudrais bien, la preuve d’un dessein et d’une bienveillance. Il me semble qu’il y a trop de misère dans le monde. Je ne peux pas me persuader qu’un dieu bienveillant et tout-puissant aurait créé exprès les ichneumonidés dans l’intention qu’ils se nourrissent du corps vivant de chenilles ou le chat pour qu’il jouât avec les souris… D’un autre côté, en revanche, je ne peux pas me contenter de voir cet univers magnifique et surtout la nature de l’homme et conclure que tout cela n’est que le résultat de forces brutes. Je suis disposé à regarder toute chose comme provenant de lois faites à dessein, mais dont les détails, soit bons soit mauvais, auraient été abandonnés à ce que nous pouvons appeler le hasard 

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