Basile de Césarée : Un éducateur

 Dans la première partie de son « discours adressé aux jeunes »

Basile se comporte comme un vrai enseignant  

qui ne veut pas donner seulement des connaissances

en proposant des auteurs à étudier

mais qui veut aussi  

donner  à ses élèves un esprit critique

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Dans la  2é partie du même discours

Basile se comporte davantage en éducateur

Il rappelle aux jeunes

qu’il ne suffit pas d’être un savant  

mais qu’il faut être avant tout un honnête homme

qui sait vivre en société

et plus est 

un chrétien qui pratique la charité 

et qui pense d’abord à son âme  

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L’ âme avant le corps   

 Il faut négliger tout le reste pour avoir soin de notre âme.

 Il ne faut s’embarrasser du corps qu’autant que la nécessité le demande.

 L’âme doit être la mieux partagée.

 elle est renfermée dans le corps comme dans une prison;

la philosophie doit l’en délivrer autant qu’il est possible

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  Qu’importe à un homme de sens

d’être revêtu d’habits somptueux ou de n’avoir qu’un vêtement simple,

 pourvu que ce dernier puisse le garantir du froid et du chaud ?

 Il faut donc éviter dans tout le reste le superflu,

 et ne travailler pour le corps qu’autant que c’est le bien de l’âme.

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C’est le sentiment de Platon, conforme à celui de saint Paul,

 qui nous avertit de ne point flatter notre corps, dans la crainte d’allumer en nous de mauvais désirs ( Rom. 13. 14.).

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La Richesse

Un fois de plus Basile s’attaque aux riches

Peu importe la richesse  

Quel besoin aurons-nous des richesses , si nous dédaignons les plaisirs corporels

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Le riche ,plus il amasse, plus il veut amasser encore pour satisfaire ses désirs

, suivant cette sentence de Solon :

 Les mortels ne mettent aucunes bornes au désir des richesses.

…Je ne puis me lasser d’admirer le mépris que faisait Diogène de toutes les prospérités humaines.

Il prétendait être plus riche que le grand roi,

 parce qu’il avait besoin pour vivre de moins de choses que lui

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La vanité

Ce n’est point assez de mépriser les richesses  si nous recherchons la flatterie et les fausses louanges,

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Un homme sage ne doit rien tant éviter que la vaine gloire et le désir de plaire au peuple.

 Prenant en tout la raison pour guide, il faut qu’il aille droit au but jugé le meilleur, sans être détourné par les contradictions des hommes, par les affronts et par les périls.

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Tout ce que je viens de dire, nous l’apprendrons plus parfaitement dans nos livres ;

 mais aidons-nous des instructions profanes pour tracer au moins une première ébauche de vertu.

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