Basile de Césarée :L’Hexaméron (9) : La fourmi

Basile est tellement émerveillé

par la création

qu’il ne se lasse pas de la décrire

encore et encore

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Dans sa 9é homélie sur l’hexaméron

après avoir parlé du caractère des animaux et de  leur comportement

il ne peut s’arrêter

reprend son discours 

et s’attarde sur le cas de la fourmi

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La  fourmi 

Elle amasse l’été sa subsistance pour l’hiver ;

 et parce que les rigueurs de cette dernière saison ne se font pas encore sentir,

elle ne se livre pas à l’oisiveté,

 mais elle s’excite au travail avec un zèle infatigable,

 jusqu’à ce qu’elle ait déposé dans ses magasins une provision suffisante.

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 Voyez quelle est sa prudence et son activité,

comme elle emploie  tous les moyens que peut lui fournir une sagesse intelligente pour conserver ses grains le plus longtemps qu’il est possible.

Elle les coupe par le milieu avec ses petites serres,

de peur que venant à germer, ils ne soient inutiles pour sa nourriture:

 lorsqu’elle les voit mouillés, elle les fait sécher ait soleil;

 et elle ne les expose pas en tout temps,

 mais quand elle s’aperçoit que l’air annonce une suite de plusieurs beaux jours.

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Mais c’est pas fini

Basile a encore quelque chose à dire  

 Les animaux les plus faciles à prendre sont les plus féconds.

 C’est pour cela que les lièvres et les chèvres sauvages enfantent plusieurs petits ,

 que les moutons sauvages en ont toujours deux, d

e peur que , consumée par les carnivores , l’espèce ne vienne à manquer.

 Les animaux qui détruisent les autres sont peu féconds.

De-là, la lionne ne devient mère qu’avec peine d’un seul lionceau

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