Jean Chrysostome :Eloge des ouvriers

Dans son homélie 34,5  sur la première épitre aux Corinthiens

Jean Chrysostome fait un éloge de l’ouvrier

qui mériterait d’être davantage cité

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 Que personne ne rougisse d’être ouvrier;

mais que ceux-là rougissent qui vivent dans l’inutilité et la paresse,

 qui ont besoin de beaucoup de soins et de nombreux serviteurs.

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 Car il y a une sorte de philosophie à ne gagner sa nourriture que par son travail;

l’âme en devient plus pure, le caractère plus ferme.

 L’homme oisif parle bien plus au hasard, agit souvent sans but,

 passe des journées entières à ne rien faire, engourdi par la paresse;

 chez l’ouvrier, au contraire, il y a peu d’actions, de paroles ou de pensées inutiles :

 car une vie laborieuse tend tous les ressorts de l’âme.

 

Ne méprisons donc point ceux qui gagnent leur vie par leur travail;

 félicitons-les plutôt.

Quel mérite avez-vous, dites-moi, à passer votre vie à ne rien faire

et à dépenser inutilement l’héritage que vous avez reçu de votre père?

 

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