« La cité de Dieu » d’Augustin : les bétes et les plantes (livre 12,4)

Quelle différence entre des poètes qui s’émerveillent

 devant la nature comme les cappadociens

Et le philosophe qui raisonne froidement

Comme Augustin en ce passage

De la « cité de Dieu » 

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Il reconnaît que la création

c’est pas trop moche !

Condamner les défauts des bêtes, des arbres et des autres choses muables et mortelles, privées d’intelligence, de sentiment ou de vie,

 sous prétexte que ces défauts les rendent sujettes à se dissoudre et à se corrompre,

c’est  une absurdité ridicule.

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Attention que  la vaine témérité de notre orgueil

 ne nous emporte à blâmer par quelque endroit

 l’oeuvre d’un si grand ouvrier

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Ah !

Un peu moins blasé notre philosophe 

quand il parle du feu

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 Qu’y a-t-il en effet de plus beau que le feu,

 comme principe de flamme, de vie et de lumière?

quoi de plus utile, comme propre à échauffer, à cuire, à purifier?

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Moins blasé…..oui mais !   

Et cependant, il n’est rien de plus fâcheux que ce même feu, quand il nous brûle

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 Ainsi donc, nuisible en de certains cas, il devient, quand on en fait un usage convenable, d’une utilité singulière;

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Il ne faut donc point écouter ceux qui louent la lumière du feu et blâment son ardeur; car ils en jugent, non d’après sa nature, mais selon leur commodité, étant bien aises de voir clair et ne l’étant pas de brûler. Ils ne considèrent pas que cette lumière qui leur plaît blesse les yeux malades, et que cette ardeur qui leur déplaît donne la vie et la santé à certains animaux.

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Ainsi toutes les natures, ont leur mode, leur espèce, leur harmonie intérieure,

 et partant sont bonnes (Ch 5)

 

Oh !là ! là !quel enthousiasme

Ou sont les belles images de Ciceron ,de Grégoire de Nysse ou de Basile  

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