Le débat houleux entre Augustin et Maximin ,évêque arien

Lors d’une conférence publique 

à Hippone en 428

Augustin et Maximin

s’affrontent

avec acharnement

au sujet des ariens

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Maximin se défend bec et ongle

contre le grand théologien

et s’en réfère avant tout aux Ecritures

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« Conformément aux écritures »

Maximin prévient de suite

Il ne s’appuie pas sur la raison

pour expliquer sa foi  

comme Eunome

ou son maître Aece d’Antioche

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Il cherche ses preuves dans les Ecritures

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 La vérité,  ne se démontre point par des raisonnements,

elle se prouve par des témoignages incontestables de l’Écriture.( XXXII)

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Il déclare à Augustin  des le début

Si vos paroles sont fondées en raison, il faut de toute nécessité que je me range à votre avis.

 Si vous nous citez des passages des divines Ecritures, nous devons nécessairement les écouter ;

 mais quant aux paroles étrangères à l’Ecriture,

 elles ne sont en aucun cas reçues par nous;

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Maximin cite cependant les conclusions ariennes du concile de Rimini 

Si vous me demandez quelle est ma foi,

 je tiens celle qui a été non-seulement exposée à Rimini par trois cent trente évêques,

 mais qui est appuyée sur l’autorité de la signature de ces mêmes évêques.

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Une discussion chaude

Au cours du dialogue

Augustin semble plusieurs fois agressif

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 Augustin dit.

 vous n’avez point voulu me répondre :

 au lieu de me dire quelle est votre foi, vous avez nommé le concile de Rimini. Je veux connaître votre foi, votre croyance, vos sentiments touchant le Père, le Fils et le Saint-Esprit..

Maximin répondit

Je crois qu’il n’y a qu’un seul Dieu le Père, lequel n’a reçu la vie de personne;

 je crois qu’il n’y a qu’un seul Fils, lequel a reçu du Père son existence, sa nature et sa vie;

 je crois qu’il n’y a qu’un seul Saint-Esprit paraclet, lequel illumine et sanctifie nos âmes.(IV)

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C’est chaud ,c’est chaud 

Maximin  est scandalise par la vulgarité d’Augustin 

 Quand il s’agit de Dieu, on ne doit employer que des comparaisons dignes

. Ce qui, me déplaît, ce qui m’a causé une douleur profonde,

 c’est de vous avoir entendu dire qu’un homme engendre un homme, et qu’un chien engendre un chien :

une comparaison si ignoble ne devait pas être employée à l’égard d’une si haute majesté.(XX)

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Augustin lui reproche sa façon de parler 

 Cependant supposé que, en ma qualité d’homme étranger à la connaissance des belles-lettres et à la science de la rhétorique,

 supposé que j’eusse commis quelque faute dans mon langage,

 vous auriez dû vous attacher uniquement au sens,

 et laisser passer inaperçue une faute de langage, au lieu de m’en faire un sujet de reproche (XXII)

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Il n’est pas conforme à la religion

de m’attaquer par des injures.( XXVIII)

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Maximin cependant est parfois élogieux

. nous ne devons pas pousser l’opiniâtreté jusqu’à refuser d’applaudir à ce que vous dites de bien.(XX)

 

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