La parabole des trois pains demandés au milieu de la nuit (Luc XI,5)

Jésus dit aux disciples :

si l’un de vous a un ami ,et qu’il aille le trouver au milieu de la nuit pour lui dire

Prête moi Trois pains

car un de mes amis est arrivé de voyage chez moi, et je n’ai rien à lui offrir,

et si, de l’intérieur de sa maison, cet ami lui répond: Ne m’importune pas, la porte est déjà fermée, mes enfants et moi sommes au lit, je ne puis me lever pour te donner des pains, -

je vous le dis, même s’il ne se levait pas pour les lui donner parce que c’est son ami, il se lèverait à cause de son importunité et lui donnerait tout ce dont il a besoin.(Luc 11,5)

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Cette parabole est dite par Jésus dans l’évangile de Matthieu

 juste après qu’il nous eut enseigné

la prière du Notre Pére

et qu’il nous eut dit

« quiconque demande reçoit ,qui cherche trouve

a qui frappe à la porte ,on ouvrira »

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La leçon principale  de cette petite parabole

porte donc sur  l’efficacité de la prière

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Interprétation de saint Augustin

Pour Augustin

et tous les pères de l’église

il existe une autre interpretation

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le pain, la seule vraie nourriture est d’abord  la parole de Dieu

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Dans son livre « Question sur l’évangile de Saint Luc » (XXI)

Augustin écrit

Cet ami qui vient la nuit est l’homme qui a faim de la parole de Diue

 Une voix sortie de l’intérieur de la maison lui répond que la porte est fermée, et que les enfants prennent leur repos ;

 ceci figure le temps où la faim de la parole se fera sentir; 

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Quand ce pain de la sagesse évangélique sera  répandu dans tout l’univers, les enfants du Père de famille goûteront avec le Seigneur les douceurs cachées du repos.

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La porte fermée

Augustin est un peu succinct  pour une fois

Il est tellement souvent question de cette porte fermée dans les écritures

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Quand les vierges folles attendent devant une porte fermée ,c’est aussi la nuit

Elles n’ont pas eu patience ou confiance

Elles ne sont pas restées à la porte

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Le pauvre Lazare aussi reste à la porte du riche en espérant avoir des miettes

Mais il s’est adressé à la mauvaise porte

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Jésus dit :Je suis la porte des brebis

qui entrera par moi sera sauvé (Jn10,7)

 

Interprétation de saint Ambroise

 Saint Ambroise écrit dans son traité sur l’évangile de Luc

« Il faut prier à tous les moments, non seulement le jour, mais encore la nuit.

 Vous le voyez en effet : celui qui au milieu de la nuit est allé demander trois pains à son ami et a persévéré dans sa demande instante n’est pas frustré de sa requête. Qu’est-ce que ces trois pains, sinon la nour-riture du mystère céleste ?

Et ce n’est pas seulement au milieu de la nuit, mais presque à tous les instants que le Seigneur recommande de veiller : car Il vient le soir, et à la seconde et à la troi-sième veille, et Il a coutume de frapper. « Heureux dès lors les serviteurs qu’à sa venue le Seigneur trouvera éveillés. »

Si donc vous désirez que la puissance de Dieu s’apprête et vous serve (Lc, XII, 37), il faut veiller tou-jours ; car il y a bien des embûches autour de nous, et lourd est le sommeil du corps ;

Si l’âme se met à en dormir, elle perdra sa vigueur et sa force. Secouez donc votre sommeil, afin de frapper à la porte du Christ.

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 Cette porte, Paul lui aussi demande qu’elle lui soit ouverte :

Il demande aus fidéles de prier pour lui  afin que la porte lui soit ouverte pour parler du mystère du Christ (Col., IV, 3).

Et peut-être est-ce la porte que Jean a vue ouverte ; car il l’a vue, et il a dit : « Après cela j’ai vu ; et voici une porte ouverte dans le ciel, et la voix que j’avais d’abord entendue me parlait, telle une trompette, et disait : Monte jusqu’ici, et je te montrerai ce qui doit s’accomplir » (Apoc., IV, 1).

 La porte s’est donc ouverte pour Jean ;

 la porte s’est ouverte pour Paul,

afin qu’il reçût pour nous les pains que nous mangerions :

 car il a persisté à frapper à la porte, à propos, hors de propos (II Tim., IV, 2) afin de ranimer les Gentils, fatigués et lassés de la route du monde, par l’abondance de la nourriture céleste.

 Ce passage donc donne le précepte de prier souvent, l’espoir d’obtenir, l’art de persuader : d’abord par le précepte, puis par l’exemple

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