François de Sales : La présence de Dieu

Dieu est  toujours là

on ne le sait pas

on ne le sent pas

mais il est là ;

**

Il est là, quand on prie

y croyons nous vraiment ?

**

François de Sales écrit dans la « vie dévote » (II,2)

 

Dieu est en tout et partout,

 et il n’y a lieu ni chose en ce monde où il ne soit d’une très véritable présence;

De sorte que, comme les oiseaux, où qu’ils volent, rencontrent toujours l’air,

ainsi, où que nous allions, où que nous soyons, nous trouvons Dieu présent.

Chacun sait cette vérité, mais chacun n’est pas attentif à l’appréhender.

**

 Les aveugles ne voyant pas un prince qui leur est présent,

 ne laissent pas de se tenir en respect s’ils sont avertis de sa présence;

 mais la vérité est que d’autant qu’ils ne le voient pas,

 ils s’oublient aisément qu’il soit présent,

 et s’en étant oubliés, ils perdent encore plus aisément le respect et la révérence.

**

… C’est pourquoi toujours, avant l’oraison, i

l faut provoquer notre âme à une attentive pensée et considération de David, quand il s’écriait :

Oh ! que ce lieu, dit-il, est redoutable! Vraiment Dieu est ici, et je n’en savais rien»

**

Le second moyen de se mettre en cette sacrée présence,

 c’est de penser que non seulement Dieu est au lieu où vous êtes,

 mais qu’il est très particulièrement en votre cœur et au fond de votre esprit,

 lequel il vivifie et animé de sa divine présence, étant là comme le cœur de votre cœur et l’esprit de votre esprit;

**

Le troisième moyen, c’est de considérer notre Sauveur,

lequel en son humanité regarde dès le ciel toutes les personnes du monde,

mais particulièrement les chrétiens qui sont ses enfants,

et plus spécialement ceux qui sont en prière,

desquels il remarque les actions et déportements.

**

Or, ceci n’est pas une simple imagination, mais une vraie vérité;

car encore que nous ne le voyions pas,

si est-ce que de là-haut il nous considère :

saint Etienne le vit ainsi au temps de son martyre.

et nous pouvons bien dire avec l’épouse :

« Le voilà qu’il est derrière la paroi, voyant par les fenêtres, regardant par les treillis. »

Laisser un commentaire