Bourdaloue Combatif : Contre les réformés

Le 6é dimanche âpres l’épiphanie

Bourdaloue

prêcha sur la sainteté de la loi chrétienne

et en profita pour attaquer les réformés qui ont dénaturé cette loi

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Les protestants

Les hérétiques du siècle passé   ont altéré la pureté de la loi,

C’étaient …des apostats de profession,

Luther, celui que Calvin appelait l’apôtre de l’Allemagne était un  infâme par ses incestes,…

 et que ne pourrais-je point dire de Calvin lui-même?…….

Est-il croyable que Dieu, pour réformer son Eglise, ait choisi des hommes de ce caractère?

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Mais  Dieu , dit saint Epiphane, a toujours permis que les erreurs dans la foi aient été suivies de la corruption

 et de la dépravation des mœurs,

afin que cela même servît à les distinguer.

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L’hérésie du siècle passé semble avoir été en cela plus circonspecte et plus prudente,

 puisqu’elle affecta d’abord le nom de réforme :….

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Jugement sur La réforme

 Nous n’aurions qu’à lui opposer le langage de ses premiers pasteurs,

 pour lui montrer l’illusion de la vaine réforme qu’elle s’est attribuée;

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Prenez garde, mes Frères, leur disaient-ils;

On vous a fait entendre que c’était par les bonnes œuvres qu’il se fallait sauver ;

On vous a trompés, elles sont inutiles pour le salut.(le salut par la foi)

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On vous a dit que le juste devait veiller continuellement sur soi-même, pour ne pas déchoir de la grâce :

C’est un abus ; quand on a une fois la grâce, quelque crime que l’on commette , on ne la perd jamais.

…On vous a fait accroire que vous aviez une liberté pour résister aux tentations :

C’est une erreur; il n’y a plus de liberté dans nous, et c’est un terme qui ne signifie rien (prédestination)

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 On vous a nourris dans la crainte des jugements de Dieu; cette crainte est criminelle et réprouvée.

 On vous a prêché la pénitence comme nécessaire;

 et moi je vous déclare, disait Calvin, que par la grâce du baptême

tous vos péchés commis et à commettre sont déjà remis.

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 On vous a persuadé qu’il y avait beaucoup à faire pour gagner le ciel :

 rien du tout : croyez, et vous voilà justifiés, cela suffit.

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 Au reste, défaites-vous de mille superstitions importunes qui vous gênent.

 Etes-vous prêtres, renoncez au célibat, nous vous en donnons le pouvoir.

Etes-vous religieux, abandonnez votre profession, et nous vous recevons parmi nous.

 Mais j’ai promis à Dieu la continence : cette promesse est folle  et impie, répondait Luther.

 Le joug de la confession vous pèse-t-il, secouez-le hardiment, et sortez de cet esclavage….

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La sainteté de l’église

Mais, au contraire, quand je vois dans le corps de l’Eglise tant de vertus et tant de sainteté;

 quand je remonte à ces heureux temps où la loi évangélique était encore dans toute sa vigueur,

et que je vois quelles âmes alors elle a formées,

 quels sentiments elle leur inspirait,

 de quelle ferveur elle les animait,

 à quelle perfection elle les élevait;

 quand, de siècle en siècle depuis Jésus-Christ,

je descends jusqu’à nous,

et que je vois cette multitude innombrable de parfaits chrétiens,

qui ont sanctifié les déserts, sanctifié les cloîtres…

..quand je vois, dans les prélats de l’Eglise, des pasteurs vraiment apostoliques;

 dans le sacerdoce, de dignes ministres du Dieu vivant;

dans le célibat, des vierges consacrées à la pureté ;

partout  des âmes régulières, zélées, charitables, patientes

 disposées à tout entreprendre pour l’honneur de Dieu,

 à tout faire pour le service du prochain,

 à tout souffrir et à tout pardonner pour le bien de la paix ;

…n’ais je pas le droit de dire  qu’une loi aussi sanctifiante ne peut être que sainte

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Bourdaloue modéré

Cependant Bourdaloue est très respectueux envers les protestants  

quand il prononce l’oraison funèbre du père de Condé

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« A Dieu ne plaise que j’aie la pensée de faire ici aucun reproche

à ceux que l’erreur ni le schisme ne m’empêche point  de regarder comme mes frères,

 et pour le salut desquels je voudrais, au sens de saint Paul, être moi-même anathème!

Dieu, témoin de mes intentions, sait combien je suis éloigné de ce qui les pourrait aigrir;

 et malheur à moi, si un autre esprit que celui de la douceur et de la charité  pour leurs personnes

se mêlait jamais dans ce qui est de mon ministère! » 

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