Bourdaloue et les jansénistes

Bourdaloue s’opposa souvent aux protestants

avec fermeté ,mais avec respect et une grande charité

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Il fut encore plus ferme avec les jansénistes

qui envenimaient la spiritualité du siècle

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Dans « ses causeries du lundi » Tome 9

sainte Beuve écrit à ce propos  

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Lorsque Bourdaloue parut dans la chaire (1670),

un grand événement excitait au plus haut degré l’intérêt

dans l’Église de France : les querelles envenimées entre

ceux qu’on appelait les jansénistes et le pouvoir temporel et spirituel

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Les Pensées de Pascal, recueillies et mises en ordre par ses amis, étaient pour la

première fois livrées au public, et ravivaient ce souvenir des Provinciales,

qui était la blessure toujours saignante de la Société de Jésus.

 C’est au milieu de ces circonstances que le jésuite Bourdaloue,

montant avec éclat dans les chaires de la capitale et dans celle des Tuile-

ries, venait inopinément relever, soutenir l’honneur de son Ordre,

et planter à son tour le drapeau d’une prédication pressante, éloquente, austère.

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Dans le sermon sur la Sévérité de la Pénitence,

 prêché le quatrième dimanche de l’Avent en i670,

 Bourdaloue, après avoir montré dans le premier point que la sévérité est nécessaire,

 et dans le second qu’elle doit pourtant se tempérer toujours de consolation et de douceur,

 n’avait paru d’abord accorder quelque chose aux docteurs jansénistes

que pour le leur retirer ensuite plus expressément.

 ….    La princesse de Conti, présente au sermon et ayant cru reconnaître ses amis

« dans ces hommes zélés,mais d’un zèle qui n’est pas selon la science,

dans ces esprits toujours portés aux extrémités,

 qui, pour ne pas rendre la pénitence trop facile,

 la réduisent à l’impossible et n’en parlent jamais que dans des termes capables d’effrayer, »

témoigna par quelque geste qu’elle était blessée de l’allusion :

….Ce que Bourdaloue ayant remarqué, il alla après le sermon voir la princesse,

qui s’en expliqua avec lui et qui lui dit très nettement  que la seconde partie l’avait fort scandalisée.

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Tous les sermons de Bourdaloue sur la Prédestination, sur la Grâce, sur la Fréquente Communion, etc.,

n’étaient pas seulement des enseignements de doctrine, 

c’étaient des à-propos frappants et vifs dans la disposition des esprits d’alors 

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