Jugement de Sainte Beuve sur Bourdaloue

Dans « ses causeries du lundi » Tome 9

sainte Beuve écrit à propos de Bourdaloue

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N’oublions jamais que Bourdaloue était, avant tout, un orateur, non un écrivain.

 C’était un orateur, et il en avait tous les dons

 pour le genre d’enseignement sacré auquel il s’était voué :

Il avait l’action, le feu, la rapidité,

et, en déroulant ce fleuve de la parole

il y avait des endroits où il tonnait (P.268)

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 Bourdaloue n’a pas comme Bossuet

les foudres à son commandement et la main pleine d’éclairs,

 pas plus qu’il n’a comme Massillon l’urne de parfums qui s’épanche.

 Bourdaloue, c’est l’orateur qu’il faut être quand on veut prêcher

trente-quatre ans de suite et être utile :

Il ne s’agit pas de tout dissiper d’abord,

 de s’illustrer par des exploits,

d’avoir des saillies qui étonnent, qui ravissent el auxquelles on applaudit,

 mais de durer, d’édifier  avec sureté,

de recommencer sans cesse, (p274)

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Plusieurs critiques ont supérieurement parlé de Bourdaloue;

 M. Vinet (tout protestant qu’il était) dans quelques articles du Semeur

 et le cardinal Maury dans son Essai sur l’Eloquence de la Chaire.

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Les circonstances de ses prédications

C’est l époque  des disputes avec les protestants

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C’est aussi le temps des jansénistes

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Ajoutez comme fond du tableau la Cour de Louis XIV,

 telle qu’elle se dessinait à cette heure aux yeux d’un chrétien,

 madame de La Vallière pâlissante, mais non encore éclipsée,

 àcôté de madame de Montespan déjà radieuse;

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