Apocalypse (18,9-19,10 ): Lamentation sur Babylone .Sens de la vie ?

Tout semble vain

tout passe

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Pourquoi Vivre ?

Telle est la question que se pose l’auteur de l’apocalypse

en voyant la ruine de toute chose

la ruine de Babylone  

la ruine de  Rome

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 Comme Qohélet, l’auteur de l’ecclésiaste

 plusieurs siècles avant lui

désabusé ,il s’écrit

vanité des vanités tout n’est que vanité

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 je vis un  ange descendre du ciel. Il cria avec force : « Elle est tombée, elle est tombée la grande Babylone !

 

Apocalypse-chute-de-Babylon

 

Vaine est  la royauté

Les rois de la terre, qui se sont livrés avec elle à l’immoralité et au luxe, pleureront et se lamenteront à son sujet, quand ils verront la fumée de la ville incendiée. … ils diront : « Malheur ! Quel malheur ! O Babylone, ville grande et puissante !

 Une seule heure a suffi pour que la condamnation te frappe ! »

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Vain le travail des commerçants

A quoi ca sert ?

Les marchands de la terre pleurent aussi et se lamentent à son sujet, parce que personne n’achète plus leurs marchandises : or, argent, pierres précieuses et perles ; fines toiles de lin, précieuses étoffes rouges et écarlates, soie ; toute sorte de bois rares, toute espèce d’objets en ivoire,  bronze, fer ou marbre….

Les marchands qui se sont enrichis en faisant du commerce dans cette ville… pleureront et se lamenteront ; 

Une seule heure a suffi pour que disparaisse toute cette richesse ! » 

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Vains les voyages

A quoi ca sert ?

Tous les capitaines de navires et leurs passagers, les marins et tous ceux qui gagnent leur vie sur la mer, se tenaient à bonne distance 

ls se jetaient de la poussière sur la tête, ils pleuraient, se lamentaient et criaient 

: « Malheur ! Quel malheur pour la grande ville !

 C’est de sa richesse que s’enrichissaient tous ceux qui ont des navires sur la mer.

 Et une seule heure a suffi pour que tout cela disparaisse ! »

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Lamentation

 On n’entendra plus jamais chez toi la musique des harpistes et des chanteurs, des joueurs de flûte et de trompette.

 On n’y trouvera plus aucun artisan quelconque ;

on n’y entendra plus le bruit de la meule à blé. 

La lumière de la lampe ne brillera plus jamais chez toi ;

 on n’y entendra plus la voix des jeunes mariés.

 On  croirait entendre les pleurs du Qohélet

 

« la lune et les étoiles se ternissent,

…le bruit du moulin baisse,

le chant de l’oiseau s’éteint,

toutes les chansons s’évanouissent.

 

Ainsi chacun s’en va vers sa dernière demeure.

Et dans la rue, les pleureurs rôdent en attendant.

…le corps de l’homme s’en retourne à la terre d’où il a été tiré

et le souffle de vie s’en retourne à Dieu qui l’a donné.

Tout n’est que fumée, dit le Sage, tout part en fumée. » (Qo 12ss)

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ainsi  aussi pleurait Jérémie  

« Je ferai disparaître de chez vous les bruits de fête, les cris de joie et les chansons des jeunes mariés,

le bruissement des meules du moulin et la lumière de la lampe ». (Jer 25,10)

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Chant de victoire

Que ce soit  Qohélet

que ce soit Jérémie

que ce soit l’auteur de l’apocalypse

tout se termine toujours par la foi en la victoire

 « Alléluia ! Louez le Seigneur ! Car le Seigneur, notre Dieu tout-puissant, a établi son règne ! 

 

Réjouissons-nous et soyons heureux, rendons-lui gloire !

 Car le moment des noces de l’Agneau est arrivé, et son épouse s’est préparée. 

  Écris : Heureux ceux qui ont été invités au repas des noces de l’Agneau

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