Mgr Sibour, archevêque de Paris et la politique

Entre son ordination sacerdotale en 1818

jusqu’à sa mort

Mgr Sibour ,archevêque de Paris

 a vu des   régimes de toutes les couleurs 

la restauration ,la monarchie de juillet,  la seconde république ,le second empire  

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Jeune , il a été séduit par Lamennais

Devenu évêque il s’en souvient

et écrit à ses diocésains en 1848

Nous voulons pour nous et pour tous la liberté ,une liberté entière et franche »

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La république

C’est pourquoi ,il accueille avec soulagement la fin de la monarchie de juillet

et l’établissement de la république

Il écrit 

La république comme forme sociale peut seule ,j’en suis convaincu ,réconcilier les classes ouvrières avec la société elle-même ,pourvu que le sacerdoce puisse travailler efficacement à la seconder

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L’empire

Sibour  a du mal à accepter le coup d’état de Bonaparte

Il se soumet

sans doute à contrecœur

par pragmatisme

comme on dirait aujourd’hui

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Cependant  il sait prendre ses distances avec le gouvernement

et défendre les liberté de l’église

« Rendez à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu »

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Le pape

Il respecte le pape 

mais il défend aussi les droits de l’église de France

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Il est Gallican

mais il n’aime pas cette appellation

ainsi il interdit à Veuillot de faire la distinction entre les  ultramontains et les gallicans

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Le mandement destiné au clergé en 1851

Sibour  interdit  à son clergé de faire de la politique

ce qui n’est pas toujours bien compris

Dans l’exercice de nos fonctions sacrées nous ne devons pas faire acception des personnes ….toujours prêt à sacrifier notre vie pour tous…  sans distinction d’opinions et de partis politiques…IL faut nécessairement pour cela que nous demeurions étranger à ces opinions ,à ces partis  quelques soient d’ailleurs nos convictions et nos sympathies

…Nous ne devons pas transformer la chaire chrétienne en un espèce de tribune .Nous manquerions à Dieu ,à notre mission de paix et d’amour ….

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