Le « Sillon » et la ‘Jeune garde’

La 3é république

En 1877 Gambetta lance le mot d’ordre

le cléricalisme voilà l’ennemi

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Entre 1902 et 1905

Combes se  déchaine

Il chasse les congrégations

ferme les écoles religieuses  

et dans les rues on se moque des prêtres

« a bas la calotte » 

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La jeune  garde

Dés 1901 ,les jeunes du « Sillon » veulent réagir contre les violences  

et  forment  une troupe prête à en découdre

lors des manifestions contre les catholiques

Ils veulent « faire respecter la liberté de le parole et de la discussion »

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Ils ont   pour commandant Gaston Lestrat

et pour  aumônier l’abbé Beaupin

les jeunes étaient des étudiants et des ouvriers

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Ils  s’entrainent chaque semaine dans un gymnase ,rue de Vaugirard (boxe ,lutte, saut , escrime)

Ces séances  débutent par la prière et une instruction de l’aumônier (p 91)

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La salle des 1000 Colonnes

Une des plus célèbres  interventions musclée de la jeune garde eut lieu reu de la gaitee lors d’une congerence organiee par Marc Sangnier  

Gaston Lestrat raconte
Le samedi 23 mai, à 7 heures du soir, dans la salle des Mille Colonnes, rue de la Gaieté, les jeunes gardes dînaient sur le pouce, d’un peu de pain et de jambon. Trois quarts d’heure plus tard, deux cents camarades nous avaient rejoints : ils devaient protéger la tribune, garder la porte et l’escalier. A huit heures et demie, trois mille personnes s’entassaient dans la salle. Des groupes de révolutionnaires formaient des îlots compacts d’où partaient des cris de: A bas la calotte !

Cette réunion fut, sans nul doute, la plus émouvante de ma carrière de militant. Il y avait, au milieu de la salle, une quarantaine de bouchers de la Villette, … Armés de gourdins, ils disaient leur intention d’assommer l’ex-abbé Charbonnel et ses « acolytes », si ceux-ci, ainsi que l’avaient annoncé leurs journaux, se présentaient comme contradicteurs. Je les avais fait entourer par des commissaires, qui s’efforçaient, non sans peine, de les calmer et de les contenir.

A la sortie, une immense clameur s’éleva des rues avoisinantes, où une foule hostile, mena çante, exaspérée par une longue attente, hurlait : « A bas la calotte ! » derrière un cordon d’agents et de gardes municipaux qui s’efforçaient de la contenir. Nous parvînmes tant bien que mal à nous rassembler autour de Marc Sangnier, et nous descendîmes en colonne la rue de la Gaieté. Boulevard Edgard Quinet, des bandes armées tentèrent de nous barrer le passage. Nous fîmes une trouée. Plusieurs des nôtres furent assommés sur place. Le jeune garde Nazet, un de ceux qui, au cours de la réunion, avaient protégé contre les coups les deux contradicteurs, tomba frappé d’un coup de couteau. Assaillis tout le long du chemin, nous dûmes charger à plusieurs reprises. Au coin de la rue du Cherche-Midi et de la rue du Pin, il y eût de violents corps à corps, et des camarades tombèrent….

.( Gaston Lestrat, Les beaux temps du Sillon p. 91-99)

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Un jeune garde :Henri du Roure  

Henry fut, dès le premier jour, un Jeune Garde modèle, j’entends un Jeune Garde actif, discipliné, pieux, simple et bon

…Il pratiqua l’abnégation à un degré héroïque ;.. il s’appliqua patiemment à devenir, avec l’aide de Dieu, chaque jour plus humble, plus loyal et plus pur. Il lisait l’Imitation aussi souvent qu’il le pouvait. Or il avait appris, dans ce livre, que « l’inclination naturelle, la volonté propre, l’espérance de quelque profit et le désir de notre commodité ne manquent guère de se mêler dans nos actions » et que, par conséquent, il faut veiller « à songer plus à procurer le bien commun qu’à satisfaire sa volonté ». 

. C’est te dire que son influence ne tarda pas à devenir considérable à la Jeune Garde où se constituèrent bientôt ces solides « équipes » dont les prouesses, parfois relatées tout au long toit dans le Sillon, soit dans le Bulletin, firent gagner à celle-ci l’estime des honnêtes gens et inspirèrent une crainte salutaire aux apaches et aux perturbateurs de réunions publiques. 

 De ces équipes, ou, du moins, des plus actives d’entre elles, il fut l’âme. Sais-tu que de tous les Jeunes Gardes, il était le plus aimé ? Que, même, de plusieurs il devint le meilleur ami ?

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