Les grandes amitiés : Les artistes vus par Raissa Maritain

C’est avec Jacques Maritain

que sa future femme Raïssa Oumançoff, Juive et Russe

arrivée tres jeune en France 

découvrit avec admiration

les grand peintres  de chez nous

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Raïssa écrit dans son livre « les grandes amitiés »  

 « Jacques m’a d’abord conduit  devant les tableaux des primitifs italiens qui sont évidemment ceux qu’on aime d’emblée  et sans qu’une éducation préalable soit nécessaire  …l’académisme n’y a pas encore apporté sa froideur ,son orgueilleuse distance ,ni la brutalité et le mauvais goût du trompe l’oeil . Duccio, Giotto ,Angelico vous introduisent t tout à la fois à la beauté comme purifiée de ce monde et au monde de la douceur de la grâce divine . Sans qu’on y pense ;mais on est heureux

La plupart représentent  des annonciations et des visitations ,des nativités et des crucifixions ,des Vierges , des anges …la beauté apportait le lointain message évangélique à travers les plus heureux temps de la chrétienté. Nous admirions nous aimions la beauté du message  ignorant encore de sa  Vérité ( Les grandes amitiés p 57 )

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Zurbaran devait m’apparaître comme le plus religieux et le plus mystique  des peintres

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Rembrandt comme le plus contemplatif. Rembrandt a des personnages de l’ancien testament, un sens incomparable

Il a certes une technique apte à exprimer une beauté cachée ,plus mystérieuse que charnelle ;C’est la parfaite antithése de Rubens

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Mais je trouvais vulgaire   son tableau « la boucherie »

Je ne comprenais pas !

Mais Jacques m’expliqua que l’art se trouve essentiellement

non dans un sujet extérieur au peintre ,

mais dans l’émotion

Cette émotion peut être provoquée par une  réalité immense ou infime

et la beauté de l’œuvre d’art ne se confond jamais avec celle du sujet traite

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Cette distinction  étant,  on comprend mieux les œuvres des artistes modernes 

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Un Cezanne ,un Rousseau ,un Rouault étaient arrivés à faire de la beauté avec des déformations avec de la « laideur »  grâce à la sensibilité extrême d’un art parvenu au faîte de la conscience de soi même,  grâce à la souveraine presnec de la poésie (p 173 )

J’aime Puvis de Chavannes dont les fresques décorent le Panthéon   

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Je connus plus tard G Rouault  puis Renoir, Degas, Rousseau, Picasso (p 173) 

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