Jérémie (15,10-21) : Courage !Je fais de toi un rempart de bronze

C’est pour mon malheur, ô ma mère, que tu m’as enfanté, homme de querelle et de dispute pour tout le pays. Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !Seigneur, quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers. Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir ; sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation. Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ? Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ?Voilà pourquoi, ainsi parle le Seigneur : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche. C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux. Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer – oracle du Seigneur. Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants. »

 **

 

Le découragement

C’est pour mon malheur, ô ma mère, que tu m’as enfanté, homme de querelle et de dispute pour tout le pays. 

Jérémie n’en peut plus

Il en a trop vu

dans son monde corrompu

durant les années qui ont précédé l’exil des juifs  à Babylone

**

Je ne suis le créancier ni le débiteur de personne, et pourtant tout le monde me maudit !

Jérémie lutte contre les injustices

contre l’exploitation des plus pauvres

et c’est pourtant lui que l’on maudit  

**

Jamais je ne me suis assis dans le cercle des moqueurs pour m’y divertir

Les gens ne pensent qu’à rire

qu’à se divertir

 

 

Jérémie est donc  indigné

Sous le poids de ta main, je me suis assis à l’écart, parce que tu m’as rempli d’indignation.

Il est blessé

Pourquoi ma souffrance est-elle sans fin, ma blessure, incurable, refusant la guérison ?

Il est déçu

Serais-tu pour moi un mirage, comme une eau incertaine ?

**

Il n’ a même plus envie de prier

Seigneur, quand je rencontrais tes paroles, je les dévorais ; elles faisaient ma joie, les délices de mon cœur, parce que ton nom était invoqué sur moi, Seigneur, Dieu de l’univers.

**

Saint Paul aussi

fut un moment découragé

Il abandonna son apostolat et retourna dans son village à Tarse  

Barnabé partit alors chercher Saul à Tarse (Actes 11,25)

**

Nous aussi, maintenant, nous vivons dans un monde de violence

Nous sommes indignés

Nous sommes blessés

Nous sommes déçus

par les attentats, par tant de haine

alors que nous parlons d’amour

**

Courage  

 ainsi parle le Seigneur : « Si tu reviens, si je te fais revenir, tu reprendras ton service devant moi. Si tu sépares ce qui est précieux de ce qui est méprisable, tu seras comme ma propre bouche.

Soyons fort !

Crions notre foi en ce temps des JMJ

comme déjà le pape François l’avait dit à Rio

Cliquez ICI  

et comme il le dira encore sans doute à Cracovie

**

La  vraie foi est  communicative   

 C’est eux qui reviendront vers toi, et non pas toi qui reviendras vers eux.

La foi est une force

Je fais de toi pour ce peuple un rempart de bronze infranchissable ; ils te combattront, mais ils ne pourront rien contre toi, car je suis avec toi pour te sauver et te délivrer

La foi nous sauvera

Je te délivrerai de la main des méchants, je t’affranchirai de la poigne des puissants. »

 

L’amour est plus fort que la mort 

Laisser un commentaire