Le pasteur Samuel Kobia : Le courage de l’espérance

C’est en tant que secrétaire du conseil œcuménique que le pasteur Samuel Kobia  écrit son livre « le courage de l’espérance » sous titré les racines d’une vision nouvelle pour l’Eglise et sa vocation en Afrique

Samuel Kobia constate d’abord  

que l’Afrique, qui est pourtant le berceau de l’Humanité

 est tombée dans une profonde misère

Est ce que le conseil œcuménique dont il est le secrétaire général ne pourrait par participer à une renaissance ?

 Le mouvement œcuménique devrait se sentir pousser à contribuer à la recherche de nouvelles pédagogies de formation des leaders africains …il a manqué à nos leaders un ingrédient  vital :la dimension éthique (p 143)

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Samuel Kobia propose donc quelques pistes de réflexion

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Les ethnies 

Ce qu’on appelle l’ordre nouveau mondial est édifié avec un esprit de compétition et de désordre …

Il faut remettre en question, l’idée qu’on se fait de la tribu

il faut déconstruire l’ethnicité afin qu’elle ne soit plus considérée comme une sources de conflits ,mais qu’elle puisse devenir une source de consensus

Comment permettre à chacun d’affirmer la diversité de leur identité en la considérant  comme un don ,le don de la variété qui est complémentaire plutôt que conflictuel (p 146ss)

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Dans la philosophie africaine l’individu n’existe qu’en relation avec les autres .Sans ces relations l’individu  quelque soit sa richesse est rien…cet aspect communautaire  est défini par l’esprit de famille

Dans une économie  capitaliste être c’est avoir de l’argent   En Afrique  être c’est avoir de bonnes relations humaines  ….

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La véritable démocratie

C’est laisser la parole au peuple…aux petits

L’invention du chef  en tant  que personnage « au-dessus » du peuple fut un invention coloniale imposée à l »Afrique ( p 153)

Il faut que la démocratie prenne en considération la souffrance du peuple  

En Afrique l’église  a une responsabilité sociale majeure dans ce processus de démocratisation qui devrait déboucher sur une

distribution équitable des ressources  

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C’est ainsi que le comprennent les communautés villageoises

Les connaissances et les compétences qui ont été acquises par les biens de la communauté doivent être librement mis au  service de  toute la communauté …L’ africain ordinaire d’une communauté rurale a donc  du mal à comprendre qu’il faut dépenser  tant d’argent pour payer des consultations  ….le fait de rendre service aux gens étant  normalement  ce qui structure la réciprocité (p 161)

 La tâche du mouvement œcuménique consiste à aider les gens à retrouver ce sens de la solidarité …et de la justice sociale

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Les relations  humaines 

En dépit des progrès astronomiques que les êtres humains ont réussi  dans les domaines de la science et de la technologie  des progrès correspondants dans l’art des relations humaines en restent encore au stade du rêve .On ne sait  pas vire les uns avec les autres …se connaître l’un l’autre..  se sentir concerné par le poids de nos problèmes et de nos besoins naturels p166

 Samuel Kobia donne à cette occasion une citation remarquable de Gandhi

« Avoir le sentiment que nous sommes quelqu’un  c’est mettre un barrière entre Dieu et nous :Penser que nous sommes quelqu’un revient à nous identifier avec Dieu .Une goutte d’eau dans l’océan participe de la grandeur de celui qui l’a engendrée bien qu’elle n’en soit pas consciente ;mais elle se dessèche aussitôt qu’elle commence une existence indépendante de l’océan. Nous n’exagérons en rien lorsque nous disons que la vie n’est qu’une simple bulle de savon (p 216)

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