Clément d’Alexandrie : Les Stromates (IV,2) : Surtout ,pas de dogmes !

Pourquoi l’auteur a-t-il  donné au présent livre le nom de « Stromates »

Nos commentaires, ainsi que nous l’avons déjà écrit pour les lecteurs ignorants et armés de reproches, continuent de ressembler à des tapisseries de représentations diverses, où le discours passe continuellement d’un sujet à un autre sujet, promettant une chose et concluant par une autre.

« Le mineur, dit Héraclite, qui cherche de l’or dans les entrailles de la terre, creuse beaucoup pour trouver peu. »

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Nos Stromates sont donc dans la main de l’homme,

que la raison peut guider au travers de ses recherches,

un auxiliaire pour la mémoire et pour la manifestation de la vérité.

 Mais ils ne dispensent pas le lecteur de mettre lui-même la main à l’œuvre, et d’ajouter ses réflexions aux nôtres, puisqu’au voyageur qui s’engage dans une route inconnue, il suffit de signaler la véritable route qui le conduit au terme de la course.

A lui de marcher ensuite sans guide, et de discerner le reste de son chemin par ses propres lumières.

 Toutefois, il me semble que la découverte du beau, qui est caché, n’est pas sans fatigues ni difficultés.

 « On n’arrive à la vertu que par la sueur; le sentier par lequel on monte à elle, est long et taillé à pic. L’entrée en est âpre ; mais lorsqu’on arrive sur la hauteur, il devient facile, quelque pénible qu’il ait été d’abord . »

Oui, elle est vraiment étroite et resserrée la voie du Seigneur, et le royaume de Dieu appartient à ceux qui le ravissent. Voilà pourquoi le Seigneur nous dit :

« Cherchez, et vous trouverez, »

 Il faut souvent, comme le vanneur qui a démêlé le bon grain de la paille, passer le froment au crible et le purger de ses immondices.

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livre IV 6

« Bienheureux donc les pacifiques I »

. La pacification parfaite est celle qui, parmi toutes les vicissitudes de la terre, garde une fermeté inaltérable, proclame la Providence toujours sainte, toujours admirable, assise quelle est dans la science des choses divines et des choses humaines, et découvre à sa lumière, dans les catastrophes qui troublent en apparence l’ordre de la nature, la merveilleuse harmonie de la création.

 Les pacifiques pacifient encore ceux qui sont assaillis par le péché, en leur apprenant à rentrer dans la foi et dans la paix. Mais la réunion abrégée de toute vertu, c’est notre Seigneur qui nous enseigne qu’il faut mépriser la mort, d’une manière plus parfaite encore et par amour pour Dieu.

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