Breyten Breytenbach: Retour au paradis

 

Une afrique qu’il aime

dans son livre « retour au paradis »  

Breytenbach  donne ses impressions  en visitant l’Afrique

après  7 ans en prison  

après la fin de l’apartheid

**

Le  bonheur de Breytenbach  en ces jours là

consiste à retrouver une Afrique qu’il aime

a rejoindre des amis qu’ils soient noirs ou blanc  ( p55)

**

Sénégal et au Burkina  

il y retrouve

Miriam Tlali

Cliquez ICI

il y retrouve  Sembene Ousmane « allumant son éternelle pipe » 

et les vieux qui s’accrochent  pouvoir

on peut les comprendre ,après une vie entière consacrée à la lutte,  la prison, le bannissement ; De quoi vivraient il s’ils prenaient  leur retraite maintenant ,ils n’ont rien prévu pour l’avenir  (p 56)

Les étrangers rencontreront ces sud-africains polis et joyeux et n’imagineront peut être pas les décennies  de survie  aux dents serrées ,dissimulées aujourd’hui par des sourires et des clins d’œil ( p57 )

**

Au Sénégal  ll va dorénavant  diriger le « Gorée Institute, » installée sur l’ancienne île aux esclaves,

cet institut (Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique) a été fondé à la suite de la conférence de Dakar qui s’est tenue en 1987 sous l’égide du président Abdou Diouf, alors président très investi dans la lutte contre le régime de l’apartheid

Cliquez ICI

Il rencontre aussi Sankara au Burkina

**

Tombouctou

Tombouctou une ville étrange murée avec des fissures  comme le squelette  d’un animal préhistorique enfoui dans le sable …Là, furent autour du fleuve de glorieux empires , des bataille épiques..  des armées soulevant une histoire de poussiére, des mosquées construites en style « soudanais » (p 72)

o toi qui va à Gao  fais un détour par Tombouctou ,murmure mon nom à mes amis et porte leur le salut parfumé de l’exilé qui soupire après le sol où résident  ses amis, sa famille, ses voisins (p 73)

**

Le centre  de Johannesburg 

Les rues  ressemblent aux rues de n’importe quelle autre ville africaine ,avec des marchands ambulants, des messagers,  des joueurs d’échecs, de carte…  des pickpockets,  des filles de joie et des clochards. Les chiffres de la criminalité sont phénoménaux ;Les gens  se font dévaliser  en plein jour (p 76)

**

Pretoria  

J’ avais juré de ne plus jamais remettre les pieds en cette ville

que cette terre soit détruite . !. que les criquets dévorent ses jacarandas ! que le stade soit utilisé pour des meetings  politiques de l’ANC ….Que les généraux aient une gangrène sur la langue ! Que les étudiants effrontés de son université soient obligés d’aller vivre dans le township  de Malelodi ! ….Que toute la population masculine blanche  de Pretoria  avec leurs idées de porcs et leurs  moustaches de fascistes  s’éveillent un matin pour se voir sans la glace  et soient  brusquement  frappés  en se rendant  compte de qui et de quoi ils ont vraiment l’air …

Aucune pluie ne  pourra jamais laver les cellules et les cachots de Pretoria  de leurs stigmates de mort sous la torture ni ne pourra laver les esprits et les mains de ses« securocrates » (P150)

Le journal de la ville : une bouillie quotidienne de crétinerie et de propagande 151…   

**

Un Bantoustan : Le venda

 Cliquez ICI

Le personnel noir a veillé à ce que les médecins hollandais qui travaillaient depuis des années dans l’hôpital local soient chassés :le résultat c’est que les services médicaux sont en grande partie effondrés ..(p90)         

 

Laisser un commentaire