Ngoye Achille : Kin la joie – Kin la folie

Achille Ngoye est un journaliste, chroniqueur et écrivain kino-congolais né en 1944 dans la province du Katanga

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Achille Ngoye  écrit en 1993 son livre  « Kin la joie ..Kin la folie »  

C’est la terreur à Kinshasa

sous un régime  totalitaire

pas vraiment la joie 

c’est plutôt la folie

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Peu importe l’intrigue

pas toujours nette

Ce roman ressemble plus à un documentaire qu’à un polar

même si tout commence par un cambriolage

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Un style pas croyable ! 

dur, vrai, populaire

parfois « marrant »

parfois tragique    

pas digne de la faculté

mais génial  

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La galère

Dans les rues les travailleurs  se pressent  chaque jour ,pour ne pas manquer le pointage à l’usine généralement située aux antipodes de leurs domiciles  ….Les petits vandales aux corps desséchés mais pourvus de ventres ballonnés par une malnutrition tenaces ( p 18)

Les « blondes »  avec leur peau lessivée par des produits jaunissants …couvertes de bijoux elles appelaient l’agression en pleine rue(p 35)

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Dans les bars

l’ambiance  entretenu par une musique à crever les tympans  conviait au  sémaphore  pour communiquer, tout en permettant au voisinage de digérer ses misères en cadence …Une trentaine de gueule en entonnoirs  tenaient leur tête sur les épaules après  avoir ingurgité des hectolitres  de bières ( p 35)

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les poubelles  du parti  où se pratiquaient les interrogatoires

toutes les méthodes s’y pratiquaient  pour aboutir « aux confessions spontanées »  ou aux aveux obtenus à la suite d’un interrogatoire serré …….le bras séculier du régime ,détenait le privilège de n’avoir pas à justifier ses forfaits

…la flagrance d’ une offense faite au « grand léopard » entrainait le tabassage en règle  et l’on regrettait sa naissance

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C’est parfois  drôle,   malgré tout le tragique des événements

dans la rue , tous les regards  convergeaient sur une militante dont la croupe rebondie réconciliait les enfants de la patrie (p70)

 Taratata … pourquoi ne pas dire ce que je pense :Le boom de la mortalité infantile, le succès des épidémies jamais endiguées ,le triomphe national de la malnutrition ,l’abâtardissement des élites, les millions de réfugiés aux frontières …..

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le culte

le pullulement des groupes de prière  prenait des proportions chaotiques …

 la paroisse avant-gardiste de la ville  détonnait  avec sa messe à grand spectacle ….Sa chasuble semi wax sur le dos ,le célébrant avançait  à pas chaloupés dans le nef …(p85)

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a l’assaut des « fula fula » qui  servaient de taxis  

c’était la ruée  à son arrivée ;le plus malin montait sur un degré du marchepied,  se débarrassait à coups de coude de morpions attachés à son destin ,libérait  sa chemise convertie en balise par d’’autres malins  et se glissait en  sueur dans la bétaillère (p 95)

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Les mines de diamant  

 Torses nus et en sueur, des milliers de « chercheurs  de tous âges remplissaenit des sacs d’alluvion du haut d’une colline …u

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L’impôt du peuple

Ce sont les cambriolages …le peuple ne fait que reprendre ce qu’on lui a volé :Où est l’erreur ?

comme les refugiés qui arrivent en Europe et qui volent .Où est la faute ?

« on ne pille pas on recupére (Kabamba)

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Macky ,le héros du livre arrive finalement à Paris  

Là ,ç ‘est un autre histoire  

Pas évident de se faufiler dans la foule de la gare du nord

et de prendre le métro

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NB

On a envie de comparer  ce roman à celui de Sony Labou Tansi : La vie et demi  

Les deux nous donnent un aperçu du vécu dans les pays devenus  indépendants  

L’un avec beaucoup de poésie et des mots choisis

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 Ngoye plus réaliste ,avec des mots plus populaires

l’un primé

l’autre oublié

 

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