Tchicaya u Tam’si (1931-1988)

Gérald-félix Tchicaya est  né à Pointe noire au Congo Brazza

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En 1945 son  père est élu en 1945 député du Moyen Congo à Paris 

Gérald étudie donc à Orléans

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Il est mal dans sa peau

il est plus âgé que les autres élèves

il est handicapé

« dans les cours de récréation  il est seul ,infime de la jambe gauche

on se moque de lui  

Ils ne conviendront pas qu’enfant j’eu les boyaux

durs comme le fer et la jambe raide et clopant

j’allais terrible et noir et fièvre dans le vent

(le mauvais sang XVII)

(œuvres complètes ,1 Gallimard p 42)

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il quitte donc l’école  sans obtenir de Baccalauréat

mais il est passionné de lecture ; Il lit Marot Ronsard Du Bellay Aragon …

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Il connaît Verlaine

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Comme Verlaine  il écrit

Mon cœur n’a fait qu’une dérive

oh ! il tombait une pluie d’ambre

dans un coin d’oubli en décembre (le mauvais sang VI)

Il pleut mon Dieu il pleut toute la ville est sale …

il pleut mon Dieu il pleut toute  la ville est pâle;(X)

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Césaire et Senghor

Aimé Césaire déclare  à son pére

votre fils est un poète

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Cependant le fils refuse d’être mélé aux poètes de la négritude

il est furieux quand Leoplod Senghor préface en 1962 son  recueil « Epitomé »

en affirmant que  la poésie d’U Tam’si est « authentiquement négro-africaine »,

Il  objecte : 

« C’est quoi encore cette histoire de négro-africaine ? Pourquoi ne pas parler tout simplement de poète africain ou, à la rigueur, de poète congolais ou de poète tout court ? Trêve de chicaneries ! » 

La préface est supprimée dès la seconde édition.

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Nous étions gens de nuit
Nous eûmes le destin que nous eûmes congénitalement
Et moi
J’oublie d’être nègre pour pardonner
Je ne verrai plus mon sang sur leurs mains
C’est juré…
… le monde  me revaudra ma clémence

(viatique)

Il ajoute à son nom U Tam si  qui veut dire en lingala l’ homme qui s’adresse à sa terre

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Lumumba

il a connu Lumumba

Il était à son côte  dès l’Indépendance du Congo-Léopoldville. 

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Lumumba

comme rumba ,conga ¡

Lumumba

comme rumba Congo !

…il vole de Kin à Kin

jusqu’au sang

il a le sommeil

De ceux qui meurent

Dans ses oreilles  ,

il a l’insomnie du pays

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De Kin à Kin

qu’ils meurent , qu’ils meurent

pourvu qu’il n’aient pas de tombe !

( la Conga des mutins )

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il fait l’éloge de Lumumba dans son receuil  « la mise à mort »

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« Tchicaya U’Tamsi est le poète le plus représentatif de la nouvelle génération des poètes de l’Afrique.

 Il partage les traits principaux qui caractérisent cette génération des poètes africains modernes tels que Lamine Diakbaté, Cheikh Ndao et Charles Nokan.

 Parmi ces traits, citons la révolte dans le discours théorique et dans la pratique même de l’écriture, la volonté d’être un poète nouveau, le refus de toute poétique, le refus d’un faux militantisme, la création d’une poésie tout à fait personnelle de par son inspiration et de par son intention. »

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