Shari’ati : Le rôle des Mollahs dans une société socialiste

Les citations de Shari’ati sont prises ddans le livre  de Yann Richard « l’islam Chi’ite » 

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En Iran

En 1972  Mosaddeq  avait lancé  un slogan en nationalisant les  compagnies de pétrole  : «  une économie sans pétrole  

Shari’ati parla alors d’un islam sans clercs… un islam socialiste ?

Sans les clercs, l’islam est libéré du carcan médiéval,  de l’emprisonnement dans « les églises de prêtres » ,libéré  de cette philosophie pétrifiée et décadente, de cette vision du monde déformée, superstitieuse ,bêtifiante et incitant à l’imitation passive  qui fait des gens un troupeau bêlant et transforme  les intellectuels en ennemis de la religion, apeurés et fuyant  devant  l’islam  ……..Ils portent sur eux le livre  de Dieu mais n’y comprennent rien et ne lui obéissent pas (p116)

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Pour remplacer ce clergé inadapté,  Shari’ati  intègre un institut  fondé en 1950 prés de Téhéran  et y organise  un programme d’ enseignement islamique révolutionnaire qui aurait pu rivaliser  avec les madrasas de Qom  s’il avait été réalisé  

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La démocratie

il ressent la nécessité d’avoir un élite pour gouverner  le peuple

Shari’ati ne croit pas à la démocratie  qui donne raison à la majorité comme cela  a lieu  en Occident

le premier calife  Abu Bakr fut ainsi élu par la majorité .Ce fut un erreur

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Les autorités doivent être élus par des hommes éclairés, compétents

et non par un peuple ignorant

Ces hommes éclairés  peuvent être  les mollahs pourvu qu’eux mêmes soient bien formés ( p 118 )

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Shari’ati qui a pourtant des idées libératrices et  salvatrices s’inscrit ici  dans une authentique tradition chiite, élitiste et pessimiste sur la capacité de hommes à se diriger eux mêmes   (p119)

Mais il n’est guère compris par les mollahs qui pretendent s’occuper que des problèmes spirituels

Il est encore moins compris  par la police  qui  lui interdit plusieurs fois de parler en public et finale ment l’emprisonna (1973-75) alors que ses écrits étaient diffusés en  cachette

Sa  notoriété était immense et sa photo était  porté presque à l’égal de celle de Khomeini dans les grands cortèges révolutionnaires de 1978-79 (p 222)

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Sharia’ti meurt en 1977  

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