Archive pour la catégorie 'P Les papes'

Misericordiae Vultus : « 24 heures pour le Seigneur » . Un appel à l’aide

14 février, 2016

Dans son message  ‘Misericordiae Vultus »

 adressé  aux chrétiens 

pour annoncer « le jubilé extraordinaire de la miséricorde »

le pape François consacre les paragraphes 17 à 19

au sacrement de la réconciliation

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Le sacrement de réconciliation pourquoi ?

On a peur de ce sacrement

on l’évite

on ne le comprend pas

On a rien à dire

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Pourtant on a tant besoin

de trouver  un sens à notre vie

de se savoir aimé par Dieu

de retrouver la paix !

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Ce sacrement ne consiste pas  à dire des « péchés »

mais surtout ce sacrement est un appel à l’aide 

«  Seigneur je viens vers  toi, j’ai besoin de ton amour ,

j’ai besoin de ton pardon

  aides moi »

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24 heures pour le Seigneur 

le pape François nous dit donc  dans son message

« L’initiative appelée « 24 heures pour le Seigneur » du vendredi et samedi qui précèdent le IVème dimanche de Carême doit monter en puissance dans les diocèses.

Retrouver un sens à la Vie

Tant de personnes se sont de nouveau approchées du sacrement de Réconciliation, et parmi elles de nombreux jeunes, qui retrouvent ainsi le chemin pour revenir au Seigneur, pour vivre un moment de prière intense, et redécouvrir le sens de leur vie.

« Toucher » la miséricorde

 Avec conviction, remettons au centre le sacrement de la Réconciliation, puisqu’il donne à toucher de nos mains la grandeur de la miséricorde. Pour chaque pénitent, ce sera une source d’une véritable paix intérieure.

( NB :On dit reconciliation et non plus confession… l’important n’est pas de confesser des fautes,  mais de  se réconcilier avec Dieu )

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Le Confesseur

être confesseur, c’est participer à la mission de Jésus d’être signe concret de la continuité d’un amour divin qui pardonne et qui sauve.

Chaque confesseur doit accueillir les fidèles comme le père de la parabole du fils prodigue : un père qui court à la rencontre du fils bien qu’il ait dissipé tous ses biens.

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Un appel à l’aide et une demande de pardon

Ils ne poseront pas de questions impertinentes, mais comme le père de la parabole,

ils interrompront le discours préparé par le fils prodigue,

 parce qu’ils sauront accueillir dans le coeur du pénitent l’appel à l’aide et la demande de pardon. »

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Les missionnaires de la miséricorde.

il existe des fautes collectives et graves

le pape s’adresse aussi à ceux qui sont pris en otage dans de tels groupes

 18. Au cours du carême de cette Année Sainte, j’ai l’intention d’envoyer les Missionnaires de la Miséricorde. Ils seront le signe de la sollicitude maternelle de l’Eglise à l’égard du Peuple de Dieu, pour qu’il entre en profondeur dans la richesse de ce mystère aussi fondamental pour la foi

 19. Mon appel à la conversion s’adresse avec plus d’insistance à ceux qui se trouvent éloignés de la grâce de Dieu en raison de leur conduite de vie.

 Je pense en particulier aux hommes et aux femmes qui font partie d’une organisation criminelle quelle qu’elle soit. Pour votre bien, je vous demande de changer de vie.

Je vous le demande au nom du Fils de Dieu

 La violence pour amasser de l’argent qui fait couler le sang ne rend ni puissant, ni immortel. Tôt ou tard, le jugement de Dieu viendra, auquel nul ne pourra échapper.

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Le même appel s’adresse aux personnes fautives ou complices de corruption. Cette plaie puante de la société est un péché grave qui crie vers le ciel, car il mine jusqu’au fondement de la vie personnelle et sociale.

 La corruption empêche de regarder l’avenir avec espérance, parce que son arrogance et son avidité anéantissent les projets des faibles et chassent les plus pauvres. C’est un mal qui prend racine dans les gestes quotidiens pour s’étendre jusqu’aux scandales publics. La corruption est un acharnement dans le péché qui entend substituer à Dieu l’illusion de l’argent comme forme de pouvoir. C’est une oeuvre des ténèbres, qui s’appuie sur la suspicion et l’intrigue. 

. Si elle n’est pas combattue ouvertement, tôt ou tard on s’en rend complice et elle détruit l’existence. 

Misericordiae Vultus : La justice de Dieu c’est la miséricorde

13 février, 2016

Y a-t-il contradiction entre la justice et la miséricorde ?

Dans son message « misericordiae vultus »

écrit pour annoncer le « jubilé de la misericorde »

 le pape François nous répond 

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20 Il n’est pas inutile de rappeler le rapport entre justice et miséricorde. Il ne s’agit pas de deux aspects contradictoires, mais de deux dimensions d’une unique réalité qui se développe progressivement jusqu’à atteindre son sommet dans la plénitude de l’amour.

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La Justice :Suivre la loi ?

La justice est un concept fondamental pour la société civile,

 quand la référence normale est l’ordre juridique à travers lequel la loi s’applique.

La justice veut que chacun reçoive ce qui lui est dû.

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 Il est fait référence de nombreuses fois dans la Bible à la justice divine et à Dieu comme juge.

 On entend par là l’observance intégrale de la Loi et le comportement de tout bon israëlite conformément aux commandements de Dieu.

Cette vision est cependant souvent tombée dans le légalisme, déformant ainsi le sens originel et obscurcissant le sens profond de la justice.

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La justice c’est la foi  

 Pour dépasser cette perspective légaliste,

 il faut se rappeler que dans l’Ecriture,

 la justice est essentiellement conçue comme un abandon confiant à la volonté de Dieu.

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Pour sa part, Jésus s’exprime plus souvent sur l’importance de la foi que sur l’observance de la loi.

.., il dit aux pharisiens qui le critiquent : « Allez apprendre ce que signifie : Je veux la miséricorde, non le sacrifice. En effet, je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs » (Mt 9, 13).

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La justice c’est la miséricorde

En face d’une vision de la justice comme simple observance de la loi qui divise entre justes et pécheurs, Jésus indique le grand don de la miséricorde qui va à la recherche des pécheurs pour leur offrir le pardon et le salut.

L’évocation que fait Jésus du prophète Osée – « Je veux la fidélité, non le sacrifice » (6, 6) – est très significative. Jésus affirme que la règle de vie de ses disciples devra désormais intégrer le primat de la miséricorde, comme Lui-même en a témoigné, partageant son repas avec les pécheurs.

 La miséricorde se révèle une nouvelle fois comme une dimension fondamentale de la mission de Jésus. Elle est un véritable défi face à ses interlocuteurs qui s’arrêtaient au respect formel de la loi. Jésus au contraire, va au-delà de la loi; son partage avec ceux que la loi considérait comme pécheurs fait comprendre jusqu’où va sa miséricorde.

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L’apôtre Paul a parcouru un chemin similaire. Avant de rencontrer le Christ sur le chemin de Damas, il consacrait sa vie à observer de manière irréprochable la justice de la loi (cf. Ph 3, 6).

 La conversion au Christ l’amena à changer complètement de regard, au point qu’il affirme dans la Lettre aux Galates : « Nous avons cru, nous aussi, au Christ Jésus pour devenir des justes par la foi au Christ,

 et non par la pratique de la Loi » (2, 16).

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 Sa compréhension de la justice change radicalement. Paul situe désormais en premier la foi, et non plus la loi. Ce n’est pas l’observance de la loi qui sauve, mais la foi en Jésus-Christ, qui par sa mort et sa résurrection, nous a donné la miséricorde qui justifie. La justice de Dieu devient désormais libération pour ceux qui sont esclaves du péché et de toutes ses conséquences.

La justice de Dieu est son pardon (cf. Ps 50, 11-16).

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21. La miséricorde n’est pas contraire à la justice, mais illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire.

 Ce qu’a vécu le prophète Osée nous aide à voir le dépassement de la justice par la miséricorde. L’époque de ce prophète est parmi les plus dramatiques de l’histoire du peuple hébreu. Le Royaume est près d’être détruit ; le peuple n’est pas demeuré fidèle à l’alliance, il s’est éloigné de Dieu et a perdu la foi des Pères. Suivant une logique humaine, il est juste que Dieu pense à rejeter le peuple infidèle : il n’a pas été fidèle au pacte, et il mérite donc la peine prévue, c’est-à-dire l’exil. Les paroles du prophète l’attestent : « Il ne retournera pas au pays d’Égypte ; Assour deviendra son roi, car ils ont refusé de revenir à moi » (Os 11, 5).

Cependant, après cette réaction qui se réclame de la justice, le prophète change radicalement son langage et révèle le vrai visage de Dieu : « Mon cœur se retourne contre moi ; en même temps, mes entrailles frémissent. Je n’agirai pas selon l’ardeur de ma colère, je ne détruirai plus Israël, car moi, je suis Dieu, et non pas homme : au milieu de vous je suis le Dieu saint, et je ne viens pas pour exterminer » (11, 8-9). Commentant les paroles du prophète, saint Augustin écrit : « Il est plus facile pour Dieu de retenir la colère plutôt que la miséricorde ».C’est exactement ainsi. La colère de Dieu ne dure qu’un instant, et sa miséricorde est éternelle.

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Si Dieu s’arrêtait à la justice, il cesserait d’être Dieu ;

 il serait comme tous les hommes qui invoquent le respect de la loi.  Dieu va au-delà de la justice avec la miséricorde et le pardon.

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La miséricorde est source de conversion

Cela ne signifie pas dévaluer la justice ou la rendre superflue, au contraire.

Qui se trompe devra purger sa peine, mais ce n’est pas là le dernier mot, mais le début de la conversion, en faisant l’expérience de la tendresse du pardon.

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 Dieu ne refuse pas la justice.

 Il l’intègre et la dépasse dans un événement plus grand dans lequel on fait l’expérience de l’amour, fondement d’une vraie justice.

 Il nous faut prêter grande attention à ce qu’écrit Paul pour ne pas faire la même erreur que l’Apôtre reproche à ses contemporains juifs : « En ne reconnaissant pas la justice qui vient de Dieu, et en cherchant à instaurer leur propre justice, ils ne se sont pas soumis à la justice de Dieu. Car l’aboutissement de la Loi, c’est le Christ, afin que soit donnée la justice à toute personne qui croit » (Rm 10, 3-4).

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Cette justice de Dieu est la miséricorde accordée à tous comme une grâce venant de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. La Croix du Christ est donc le jugement de Dieu sur chacun de nous et sur le monde, puisqu’elle nous donne la certitude de l’amour et de la vie nouvelle. 

 

Misericordiae Vultus : Les œuvres de la miséricorde

12 février, 2016

Dans son message  ‘Misericordiae Vultus »

 adressé  aux chrétiens 

pour annoncer « le jubilé extraordinaire de la miséricorde »

le pape François consacre les paragraphes 15 et 16

aux œuvres de miséricorde

corporelles et spirituelles

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Miséricordieux comme le Père, c’est donc la “devise” de l’Année Sainte.

Ouvrir nos cœurs

15. Au cours de cette Année Sainte, nous pourrons faire l’expérience d’ouvrir le coeur à ceux qui vivent dans les périphéries

Ne tombons pas dans l’indifférence qui humilie,  dans l’habitude qui anesthésie l’âme et empêche de découvrir la nouveauté, dans le cynisme destructeur.

Ouvrir les yeux

Ouvrons nos yeux pour voir les misères du monde, les blessures de tant de frères et soeurs privés de dignité, et sentons-nous appelés à entendre leur cri qui appelle à l’aide.

  Ouvrir les mains

Que nos mains serrent leurs mains et les attirent vers nous afin qu’ils sentent la chaleur de notre présence, de l’amitié et de la fraternité.

Entendons les cris

 Que leur cri devienne le nôtre et qu’ensemble, nous puissions briser la barrière d’indifférence qui règne souvent en souveraine pour cacher l’hypocrisie et l’égoïsme.

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J’ai un grand désir que le peuple chrétien réfléchisse durant le Jubilé sur les œuvres de miséricorde corporelles et spirituelles. Ce sera une façon de réveiller notre conscience souvent endormie face au drame de la pauvreté, et de pénétrer toujours davantage le coeur de l’Evangile, où les pauvres sont les destinataires privilégiés de la miséricorde divine.

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oeuvres de miséricorde corporelles 

 La prédication de Jésus nous dresse le tableau de ces oeuvres de miséricorde, pour que nous puissions comprendre si nous vivons, oui ou non, comme ses disciples.

 Redécouvrons les oeuvres de miséricorde corporelles :

 

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donner à manger aux affamés, donner à boire à ceux qui ont soif, vêtir ceux qui sont nus, accueillir les étrangers, assister les malades, visiter les prisonniers, ensevelir les morts.

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œuvres de miséricorde spirituelles

 Et n’oublions pas les oeuvres de miséricorde spirituelles :

 conseiller ceux qui sont dans le doute, enseigner les ignorants, avertir les pécheurs, consoler les affligés, pardonner les offenses, supporter patiemment les personnes ennuyeuses, prier Dieu pour les vivants et pour les morts.

Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c’est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à qui a soif ? Aurons-nous accueilli l’étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (cf. Mt 25, 31-45).

 De même

il nous sera demandé si nous avons aidé à sortir du doute qui engendre la peur, et bien souvent la solitude;

si nous avons été capable de vaincre l’ignorance dans laquelle vivent des millions de personnes,

surtout des enfants privés de l’aide nécessaire pour être libérés de la pauvreté,

si nous nous sommes faits proches de celui qui est seul et affligé;

 si nous avons pardonné à celui qui nous offense,

 si nous avons rejeté toute forme de rancoeur et de haine qui porte à la violence,

 si nous avons été patients à l’image de Dieu qui est si patient envers nous;

si enfin, nous avons confié au Seigneur  nos frées et soeurs ,dans la prière 

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 C’est dans chacun de ces « plus petits » que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré… pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin. N’oublions pas les paroles de Saint Jean de la Croix : « Au soir de notre vie, nous serons jugés sur l’amour »

Jésus dit à Nazareth  « L’esprit du Seigneur .. m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur » (Is 61, 1-2). « Une année de bienfaits » : c’est ce que le Seigneur annonce et que nous voulons vivre.

Misericordiae Vultus : La miséricorde chez les juifs et le musulmans

12 février, 2016

Dans son message  ‘Misericordiae Vultus »

 adressé  aux chrétiens 

pour annoncer « le jubilé extraordinaire de la miséricorde »

le pape François rappelle dans le paragraphe 23

que les 3 religions du livre proclament ensemble la miséricorde de Dieu  

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23. La valeur de la miséricorde dépasse les frontières de l’Eglise. Elle est le lien avec le Judaïsme et l’Islam qui la considèrent comme un des attributs les plus significatifs de Dieu.

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Israel

Israël a d’abord reçu cette révélation

Nous l’avons vu, les pages de l’Ancien Testament sont imprégnées de miséricorde, puisqu’elles racontent les oeuvres accomplies par le Seigneur en faveur de son peuple dans les moments les plus difficiles de son histoire.

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L’Islam

L’Islam de son côté, attribue au Créateur les qualificatifs de Miséricordieux et Clément.

On retrouve souvent ces invocations sur les lèvres des musulmans qui se sentent accompagnés et soutenus par la miséricorde dans leur faiblesse quotidienne. Eux aussi croient que nul ne peut limiter la miséricorde divine car ses portes sont toujours ouvertes.

 

Que cette Année Jubilaire, vécue dans la miséricorde, favorise la rencontre avec ces religions et les autres nobles traditions religieuses. Qu’elle nous rende plus ouverts au dialogue pour mieux nous connaître et nous comprendre. Qu’elle chasse toute forme de fermeture et de mépris. Qu’elle repousse toute forme de violence et de discrimination.

Carême 2016 : Message du pape sur les Œuvres de Miséricorde : Qui est Lazare ?

11 février, 2016

Dans son message pour le carême

de « cette « année jubilaire de la miséricorde »

le pape nous parle des œuvres  spirituelles de la miséricorde

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Il faut en partculier être attentif à « la misère » de ceux qui n’ont pas la foi

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Le riche et Lazare

Dans la derniére partie de ce message

 le pape François commente la parabole du riche et de Lazare

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Le pauvre le plus misérable est celui qui n’accepte pas de se reconnaître comme tel.

Le pauvre de la parabole ce n’est pas Lazare

Le pauvre c’est le riche 

 Il croit être riche mais, en réalité, il est le plus pauvre des pauvres.

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C’est un esclave !

parce qu’il est esclave du péché qui le pousse à user de la richesse et du pouvoir non pas pour servir Dieu et les autres, mais pour étouffer en lui l’intime conviction de n’être, lui aussi, rien d’autre qu’un pauvre mendiant.

esclave de sa richesse

esclave de son pouvoir

esclave de son moi

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C’est un aveugle  

Il en vient à ne même plus vouloir voir le pauvre Lazare qui mendie à la porte de sa maison ( Lc 16, 20-21),

Il ne voit pas la lumière du monde

qui est à sa porte

Cette lumiére ,

c’est Lazare

et ce pauvre d’entre les pauvres

c’est le Christ !

 figure du Christ qui, dans les pauvres, mendie notre conversion.

 

lazare

 

Le mendiant c’est le Christ

Le Christ est là

à notre porte

il mendie !

oui il mendie !

il supplie !

notre conversion

« convertissez vous et croyez en l’évangile »

c’est la parole qui est dite à tous les chrétiens

quand il recoit les cendres

au début du caréme

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Lazare est cette opportunité de nous convertir que Dieu nous offre et que peut-être nous ne voyons pas. Cet aveuglement est accompagné d’un délire orgueilleux de toute-puissance, dans lequel résonne, de manière sinistre, ce démoniaque « vous serez comme des dieux » (Gn 3,5), qui est à la racine de tout péché.

Le pauvre c’est celui qui ne croit pas en Dieu

ni en sa miséricorde

Il ne croit qu’en lui même

petit vermisseau !

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C’est un délire

 Un tel délire peut également devenir un phénomène social et politique, comme l’ont montré les totalitarismes du XXe siècle,et comme le montrent actuellement les idéologies de la pensée unique et celles de la technoscience qui prétendent réduire Dieu à l’insignifiance et les hommes à des masses qu’on peut manipuler.et  de nos jours, .. l’idolâtrie de l’argent qui rend indifférent au destin des pauvres … les personnes et les sociétés les plus riches, qui leur ferment les portes, refusant même de les voir.

Pour tous, le Carême de cette Année jubilaire est donc un temps favorable qui permet finalement de sortir de notre aliénation existentielle grâce à l’écoute de la Parole et aux œuvres de miséricorde.

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 Les œuvres de miséricorde

 Si à travers les œuvres corporelles nous touchons la chair du Christ dans nos frères et nos sœurs qui ont besoin d’être nourris, vêtus, hébergés, visités,

 les œuvres spirituelles, quant à elles,    conseiller, enseigner, pardonner, avertir, prier – touchent plus directement notre condition de pécheurs.

C’est pourquoi les œuvres corporelles et les œuvres spirituelles ne doivent jamais être séparées.

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Bienheureux les miséricordieux ..Ils obtiendront miséricorde

 En effet, c’est justement en touchant la chair de Jésus Crucifié dans le plus nécessiteux que le pécheur peut recevoir en don la conscience de ne se savoir lui-même rien d’autre qu’un pauvre mendiant.

 Grâce à cette voie, « les hommes au cœur superbe », « les puissants » et « les riches », dont parle le Magnificat ont la possibilité de reconnaître qu’ils sont, eux aussi, aimés de façon imméritée par le Christ Crucifié, mort et ressuscité également pour eux.

 Cet amour constitue la seule réponse à cette soif de bonheur et d’amour infinis que l’homme croit à tort pouvoir combler au moyen des idoles du savoir, du pouvoir et de l’avoir.

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L’enfer de la solitude

Mais il existe toujours le danger qu’à cause d’une fermeture toujours plus hermétique à l’égard du Christ, qui dans la personne du pauvre continue à frapper à la porte de leur cœur, les hommes au cœur superbe, les riches et les puissants finissent par se condamner eux-mêmes à sombrer dans cet abîme éternel de solitude qu’est l’enfer.

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La foi :Ecoutez

Le Christ  mendie

à notre porte

Le Christ  nous parle

il supplie !

Ecoutez le  !

 C’est alors que résonnent à nouveau, pour eux comme pour nous tous, les paroles ardentes d’Abraham : « Ils ont Moïse et les Prophètes, qu’ils les écoutent ! » (Lc 16,29).

 Cette écoute agissante nous préparera le mieux à fêter la victoire définitive sur le péché et sur la mort de l’Epoux qui est désormais ressuscité.

 Ne laissons pas passer en vain ce temps de Carême favorable à la conversion !

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Bota fe 

C’était dejà le message du pape à Rio en 2013 

Bota fe !

mettez la foi !

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Les vœux du pape François pour 2016 : Vaincre l’indifférence

2 janvier, 2016

L’indifférence constitue une menace pour la famille humaine.Alors que nous nous mettons en marche vers une année nouvelle, je voudrais inviter chacun à reconnaître ce fait, pour vaincre l’indifférence et conquérir la paix.

 

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L’indifférent,  

est celui  ferme le cœur pour ne pas prendre en considération les autres,

celui qui ferme les yeux pour ne pas être touché par les problèmes des autres,

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De nos jours, cette indiffernce a dépassé nettement le domaine individuel  et devient une  « globalisation de l’indifférence 

La première forme d’indifférence dans la société humaine est l’indifférence envers Dieu, dont procède l’indifférence envers le prochain et envers la création.

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Forme d’indifférence  

 Il y a celui qui est bien informé, écoute la radio, …lit les journaux

Il sait mais  garde son regard, sa pensée et son action tournés vers lui-même.

 Malheureusement, nous devons constater que l’augmentation des informations peut entraîner une certaine saturation qui anesthésie

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Il ya ceux qui se satisfont simplement en accusant les pauvres et les pays pauvres de leurs maux,

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il y a ceux qui préfèrent  ne pas s’informer, et vivent leur bien-être et leur confort, sourds au cri de douleur de l’humanité souffrante.

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En vivant dans une maison commune, nous ne pouvons pas ne pas nous interroger sur son état de santé, comme j’ai cherché à le faire dans Laudato Si. La pollution des eaux et de l’air, l’exploitation sans discernement des forêts, la destruction de l’environnement, sont souvent le fruit de l’indifférence de l’homme envers les autres, parce que tout est lié

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Dans ces cas, et dans d’autres, l’indifférence provoque surtout une fermeture et un désengagement, et finit ainsi par contribuer à l’absence de paix avec Dieu, avec le prochain et avec la création.

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La paix menacée par l’indifférence globalisée

 « Gloire à Dieu et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » 

il existe un lien intime entre la glorification de Dieu et la paix des hommes sur la terre»

 (on commence par mépriser Dieu. On finit par mépriser l’homme )

L’indifférence envers le prochain, est fille de l’indifférence envers Dieu,

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L’indifférence envers l’autre, envers sa dignité, ses droits fondamentaux et sa liberté, investit le niveau institutionnel, dans une culture imprégnée de profit et d’hédonisme, constitue des menaces à la paix.

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L’indifférence vis-à-vis de l’environnement naturel, qui favorise la déforestation, la pollution et les catastrophes naturelles

 crée de nouvelles pauvretés, qui seront néfastes en termes de sécurité et de paix sociale.

Combien de guerres ont été conduites et combien seront encore faites à cause du manque de ressources ou pour répondre à l’insatiable recherche de ressources naturelles 

 

De l’indifférence à la miséricorde : la conversion du cœur

 

 le-pape-et-les-migrants

 Le Seigneur dit à Caïn : “Où est ton frère Abel ?”. Il répondit : “Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère ? (Gn 4, 9-10).

Caïn est indifférent envers son frère,

 Quelle tristesse ! Quel drame fraternel, familial, humain !

 Dieu, au contraire, n’est pas indifférent : le sang d’Abel a grande valeur à ses yeux et il demande à Caïn d’en rendre compte.

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Quand plus tard, les fils d’Israël se trouvent en esclavage en Égypte,

Dieu intervient à nouveau. Il dit à Moïse : « J’ai vu, j’ai vu la misère de mon peuple qui est en Égypte.

Dieu observe, il entend, il connaît, il descend, il libère.

Dieu n’est pas indifférent. Il est attentif et il agit.

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Jésus lors de la multiplication des pains dit

 j’ai pitié de cette foule

il n’est pas indifférent

Quand  Lazare meurt , l se laisse émouvoir et il pleure (cf. Jn 11, 33-44).

 Et il agit pour mettre fin à la souffrance, à la tristesse, à la misère et à la mort.

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Jésus nous enseigne à être miséricordieux comme le Père de l’enfant prodigue  

Dans la paraboledu bon samaritain , il dénonce l’omission d’aide devant l’urgente nécessité de ses semblables :

« le scribe le vit et passa outre » .

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La miséricorde est le cœur de Dieu.

un cœur qui bat fort partout où la dignité humaine – reflet du visage de Dieu dans ses créatures – est en jeu.

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. La vérité première de l’Eglise est l’amour du Christ. De cet amour, qui va jusqu’au pardon et au don de soi

l’Eglise doit être un “oasis de miséricorde”» .

. Cela demande la conversion du cœur : c’est-à-dire que la grâce de Dieu transforme notre cœur de pierre en un cœur de chair (cf. Ex 36, 26), capables de s’ouvrir aux autres avec une solidarité authentique.

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 Cela  est beaucoup plus qu’un « sentiment de compassion vague ou d’attendrissement superficiel… La solidarité « est la détermination ferme et persévérante de travailler pour le bien commun,

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Promouvoir une culture de solidarité et de miséricorde pour vaincre l’indifférence

 La solidarité, exige un engagement d’une multiplicité de sujets, qui ont une responsabilité de caractère éducatif et formateur.

Au sein des familles

où se vivent et se transmettent les valeurs de l’amour et de la fraternité, de la convivialité et du partage, de l’attention et du soin de l’autre. Elles sont aussi le milieu privilégié pour la transmission de la foi, en commençant par ces simples gestes de dévotion que les mères enseignent à leurs enfants 

Les éducateurs et les formateurs

. Les valeurs de la liberté, du respect réciproque et de la solidarité peuvent être transmises dès le plus jeune âge.

Que chaque structure éducative soit un lieu de dialogue, de cohésion et d’écoute, où le jeune se sente valorisé dans ses propres potentialités et ses richesses intérieures, et apprenne à estimer vraiment ses frères.

Les agents culturels et des moyens de communication sociale

doivent être au  au service de la vérité et non d’intérêts particuliers.

**. 

La paix : fruit d’une culture de solidarité, de miséricorde et de compassion

.Je voudrais rappeler quelques exemples d’engagement louable,

Il y a beaucoup d’organisations non gouvernementales et de groupes caritatifs, à l’intérieur de l’Église et en dehors d’elle, dont les membres, à l’occasion d’épidémies, de calamités ou de conflits armés, affrontent difficultés et dangers pour soigner les blessés et les malades

Je voudrais mentionner les personnes et les associations qui portent secours aux migrants ….

Ma pensée va aux journalistes et aux photographes qui informent l’opinion publique sur les situations difficiles qui interpellent les consciences,.

Dans l’esprit du Jubilé de la miséricorde , chacun est appelé  à reconnaître comment l’indifférence se manifeste dans sa propre vie, et à adopter un engagement concret pour contribuer à améliorer la réalité dans laquelle il vit, à partir de sa propre famille, de son voisinage ou de son milieu de travail.

voir le message complet ICI 

Le pape Léon XIII (1810-1903)

10 décembre, 2015

En 1837   Joachim Pecci  est ordonné prêtre.

Très brillant au cours de ses études

et bien aimé par le pape Grégoire XVI

il est vite nommé à de hautes fonctions

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 En 1838 il devient « prélat pontifical » et  chargé  de remettre de l’ordre à   Bénévént, une enclave pontificale situé dans  le Royaume de Naples puis à Pérouse 

 En 1843, il reçoit la consécration épiscopale et envoyé comme nonce apostolique en Belgique

 en 1846  il semble mis à l’écart de la diplomatie et devient archevêque de Pérouse

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Sous  Pie IX, devenu pape en 1846 

Joachim reste évêque de Pérouse  jusqu’en 1877

en 1877 il est nommé cardinal camerlingue

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Pape

Le 20 Février 1878 il devient pape

Ce fut pour lui une lourde croix

car trop souvent humilié par le nouveau gouvernement Italien

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Un pape charnière entre 2 mondes

entre Pie IX et Pie X

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Pie IX,  proclama « l’immaculée conception »

Léon XIIII écrira  9 encycliques sur Marie

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Pie IX ,présidera le concile de Vatican I

le concile de la « foi » et de l’infaillibilité du pape

Léon XIII fera plusieurs encycliques sur la foi et la grandeur du pape

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Pie IX combattra le modernisme

Léon XIII commence à se méfier de exégètes

et en particulier de Loisy

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Le  pape des encycliques

 

Il écrit  une encyclique  chaque année sur tous les sujets

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la plus célèbre étant   »Rerum novarum »

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Léon XIII se trouve « sans terre »

 dans un monde en pleine évolution

le monde ouvrier 

le monde des Etats anticléricaux

Mais il dura !

il tint bon !

Il meurt à 93 ans

Il est ainsi  le pape le plus âgé

 

 

Léon XIII : Le pape aux multiples encycliques

9 décembre, 2015

Léon XIII

C’est un penseur

un intellectuel

un philosophe

un théologien

un homme cultivé

qui connaît les problèmes de son temps

tout en étant attaché aux sources du passé

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Les encycliques

Aucun pape n’a écrit autant d’encycliques que lui sur tous les sujets

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Sur les études

en 1879  il écrit « Aeterni Patris »

pour encourager  l’enseignement de Saint Thomas dans tous les séminaires

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En 1893  il demande que les clercs soient initiés avec le plus grand soin aux études bibliques et exégétiques dans son encyclique « Providentissimus Deus »

car Loisy commence à enseigner ce qu’on appellera le « modernisme »  condamné plus tard  par Pie X

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Sur la Théologie  

En 1897 un encyclique sur la sainte Trinité

En 1900 sur Jésus rédempteur : »Tamestsi futura »

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En 1902 sur l’Eucharistie

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Sur Marie

Léon XIII fut surnommé «  le pape du rosaire »

Il consacre le mois d’Octobre au rosaire

En 1884  il écrit  « Superiore Anno » sur le rosaire

Entre 1892 et 1898 ,chaque année ,en septembre il écrit  une encyclique sur Marie

Au total il écrivit 11 encycliques sur ce sujet

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Sur l’église

En 1896 îl déclare dans l’encyclique « Apostolicae curae »

à propos des prêtres anglicans devenus catholiques à la suite de Newman

la nullité des ordinations anglicanes.

« Les ordinations faites selon le rite anglican ont été et sont absolument nulles et sans valeur. »

La même année il s’explique dans son encyclique sur l’Eglise « Satis Cognitum »

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La politique

Léon XIII est surtout connu par son engagement en faveur des ouvriers

dans son encyclique « Rerum Novarum » publié en 1891

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En 1885 il écrit son encyclique  « Immortale Dei » sur les relations entre l’Eglise et l’Etat

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En 1890 Léon XIII reprend les mêmes thémes dans ‘Sapientiae chritianae »

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En 1892 ,au grand dam des monarchistes

il invite les catholiques français à se rallier à la  III e république,

avec  l’encyclique  « Au milieu des sollicitudes »  écrite en français

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La franc maçonnerie

Leon XIII ne peut supporter les Francs-maçons

il écrit  contre eux en 1878

puis de nouveau en 1884 « Humanum genus »

et dans  une lettre aux évêques Italiens en 1892,

Il écrit « contre la force ennemi qui à l’instigation et sous l’impulsion de l’esprit du mal n’ a cessé de combattre le nom Chrétien  »

Léon XIII : « Aeterni Patris » sur Thomas d’Aquin

8 décembre, 2015

Léon XIII admire saint Thomas d’Aquin

En 1879 il demanda à tous les évêques de restaurer l’enseignement thomiste dans tous les séminaires

en l’an 2 de son pontificat

dans son encyclique  « Aeterni Patris »   

Le Fils unique du Père éternel, après avoir apparu sur la terre pour apporter au genre humain le salut ainsi que la lumière de la divine sagesse, procura au monde un immense et admirable bienfait quand, sur le point de remonter aux cieux, il enjoignit aux Apôtres d’aller et d’enseigner toutes les nations (1), et laissa, pour commune et suprême maîtresse de tous les peuples, l’Eglise qu’il avait fondée.

 la Philosophie

Ce n’est pas vainement que Dieu a fait luire dans l’esprit humain la lumière de la raison; et tant s’en faut que la lumière surajoutée de la foi éteigne ou amortisse la vigueur de l’intelligence; au contraire, elle la perfectionne, et, en augmentant ses forces, la rend propre à de plus hautes spéculations.

La philosophie, entendue dans le vrai sens où l’ont prise les sages, a la vertu de frayer et d’aplanir en quelque sorte le chemin qui mène à la foi véritable, en disposant convenablement l’esprit de ses disciples à accepter la révélation

  Ainsi, un premier fruit de la raison humaine, fruit grand et précieux entre tous, c’est la démonstration qu’elle nous donne de l’existence de Dieu : car, par la magnificence et la beauté de la créature, le Créateur de ces choses pourra être vu d’une manière intelligible .

  La raison nous montre ensuite l’excellence singulière de ce Dieu qui réunit toutes les perfections,une sagesse infinie, à laquelle rien ne peut échapper, et une souveraine justice contre laquelle aucune disposition vicieuse ne peut prévaloir ;

 Elle nous fait comprendre ainsi que, non seulement Dieu est véridique, mais qu’il est la vérité même, ne pouvant ni se tromper ni tromper.

 La raison nous déclare que, dès son origine, la doctrine évangélique a brillé de signes merveilleux, arguments certains d’une vérité certaine; c’est pourquoi ceux qui ajoutent foi à l’Evangile, ne le font point témérairement, comme s’ils s’attachaient à des fables spécieuses mais ils soumettent leur intelligence et leur jugement à l’autorité divine par une obéissance entièrement conforme à la raison.

  On ne peut dédaigner la connaissance plus exacte de nos croyances, et l’intelligence un peu plus nette,  des mystères eux-mêmes de la foi.

  le Concile du Vatican  l’a fortement déclaré :Cette connaissance et cette intelligence, sont acquises plus abondamment et plus facilement, par ceux  qui, ont des mœurs intègres et une profonde foi 

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La foi et la raison   

L’Eglise elle-même, non seulement conseille, mais ordonne aux Docteurs chrétiens d’appeler à leur aide la philosophie.

 Mais, pour que la philosophie se trouve en état de porter les fruits précieux que nous venons de rappeler, il faut, à tout prix, que jamais elle ne s’écarte du sentier suivi dans l’antiquité par le vénérable cortège des saints Pères, et que naguère le concile du Vatican approuvait solennellement de son autorité.

  C’est-à-dire que, puisque le plus grand nombre des vérités de l’ordre surnaturel, objet de notre foi, surpassent de beaucoup les forces de toute intelligence, la raison humaine, connaissant son infirmité, doit se garder de prétendre plus haut qu’elle ne peut, ou de nier ces mêmes vérités, ou de les mesurer à ses propres forces, ou de les interpréter selon son caprice; elle doit plutôt les recevoir d’une foi humble et entière,

 Sil s’agit de ces points de doctrine que l’intelligence humaine peut saisir par ses forces naturelles,il est juste, sur ces matières, de laisser à la philosophie sa méthode, ses principes et ses arguments, 

Unir donc l’étude de la philosophie avec la soumission à la foi chrétienne, c’est se montrer excellent philosophe ;car la splendeur des vérités divines, en pénétrant l’âme, vient en aide à l’intelligence elle-même, et, loin de lui rien ôter de sa dignité, accroît considérablement sa noblesse, sa pénétration, sa solidité. 

 C’est  avec raison que le Concile du Vatican célèbre en ces termes les précieux avantages procurés à la raison par la foi: «  La foi délivre de l’erreur la raison et la prémunit contre elle et la dote de connaissances variées . »

 Par conséquent, l’homme, s’il est sage, ne doit pas accuser la foi d’être l’ennemie de la raison et des vérités naturelles; mais il doit plutôt rendre à Dieu de dignes actions de grâces, et se féliciter grandement de ce que, parmi tant de causes d’ignorance et au milieu de cet océan d’erreurs, la très sainte lumière de la foi brille à ses yeux, et, comme un astre bienfaisant, lui montre, à l’abri de tout péril d’erreur, le port de la vérité.

C’est du Newmann tout craché !

Il n’est donc pas étonnant que Léon XIII fit de Newman un cardinal en 1879 ,en même temps que la publication de cette  cette encyclique

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Les pères de l’eglsie 

.Au premier rang de ces apologistes, nous rencontrons le martyr saint Justin

A la même époque, Quadratus et Aristide, Hermias et Athénagore suivirent avec succès la même voie.- Cette cause suscita un défenseur non moins illustre dans la personne de l’invincible martyr Irénée, pontife de l’Eglise de Lyon;

 Tout le monde connaît les controverses soutenues par Clément d’Alexandrie, au sujet desquelles saint Jérôme s’écrie avec admiration : Que peut-on y trouver de faible ? Qu’y a-t-il qui ne sorte du cœur même de la philosophie ?

  Les écrits que le grand Athanase, et Chrysostome, le prince des orateurs, nous ont laissés sur l’âme humaine, les divins attributs et d’autres questions de souveraine importance, sont, au jugement de tous, d’une telle perfection qu’il semble impossible de rien désirer de plus riche et de plus profond.

 Nous ajouterons cependant aux grands hommes que nous avons nommés Basile le Grand ainsi que les deux Grégoire.

 Mais la palme semble appartenir entre tous à saint Augustin, ce puissant génie qui, pénétré à fond de toutes les sciences divines et humaines, armé d’une foi souveraine, d’une doctrine non moins grande, combattit sans défaillance toutes les erreurs de son temps.

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Saint  Thomas d’Aquin

Ensuite, les Docteurs du moyen âge, connus sous le nom de scolastiques, viennent entreprendre une œuvre colossale …Entre tous les docteurs scolastiques, brille, d’un éclat sans pareil leur prince et maître à tous, Thomas d’Aquin, lequel, ainsi que le remarque Cajetan, pour avoir profondément vénéré les Saints Docteurs qui l’ont précédé, a hérité en quelque sorte de l’intelligence de tous

  Thomas recueillit leurs doctrines, comme les membres dispersés d’un même corps; il les réunit, les classa dans un ordre admirable, et les enrichit tellement, qu’on le considère lui-même, à juste titre, comme le défenseur spécial et l’honneur de l’Eglise.

 Et, ici, c’est avec un extrême plaisir que l’esprit se reporte à ces écoles et ces académies célèbres et jadis si florissantes de Paris, de Salamanque, d’Alsace, de Douai, de Toulouse, de Louvain, de Padoue, de Bologne, de Naples, de Coïmbre, et d’autres en grand nombre.

 Pour ces faits et ces motifs, , Nous jugeons que ç’a été une témérité de n’avoir continué, ni en tous temps, ni en tous lieux, à lui rendre l’honneur qu’il mérite:

 A la place de la doctrine ancienne, un nouveau genre de la philosophie s’est introduit çà et là, et n’a point porté les fruits désirables et salutaires que l’Eglise et la société civile elle-même eussent souhaités. Sous l’impulsion des novateurs du XVIe siècle, on se prit à philosopher sans aucun égard pour la foi et l’on s’accorda mutuellement pleine licence de laisser aller sa pensée selon son caprice et son génie.

  Il en résulta tout naturellement que les systèmes de philosophie se multiplièrent outre mesure, et que des opinions diverses, contradictoires, se firent jour, même sur les objets les plus importants des connaissances umaines. De la multitude des opinions on arriva facilement aux hésitations et au doute: or, du doute à l’erreur, qui ne le voit ? la chute est facile.

 Rien ne Nous est plus à cœur, que de voir la jeunesse studieuse puiser aux  eaux très pures de la sagesse, telles que le docteur angélique les répand en flots pressés et intarissables.

 Plusieurs motifs provoquent en Nous cet ardent désir. En premier lieu, comme à notre époque la foi chrétienne est journellement en butte aux manœuvres et aux ruses d’une certaine fausse sagesse, il faut que tous les jeunes gens, ceux particulièrement dont l’éducation est l’espoir de l’Eglise, soient nourris d’une doctrine substantielle et forte, afin que, pleins de vigueur et revêtus d’une armure complète, ils s’habituent de bonne heure à défendre la religion avec vaillance et sagesse, prêts, selon l’avertissement de l’Apôtre, à rendre raison à quiconque le demande, de l’espérance qui est en nous  ainsi qu’à exhorter, dans une doctrine saine, et à convaincre ceux qui y contredisent

  Ensuite, un grand nombre de ceux qui, éloignés de la foi, haïssent les principes catholiques, prétendent ne connaître d’autre maître et d’autre guide que la raison.L’immense péril dans lequel la contagion des fausses opinions a jeté la famille et la société civile est pour nous tous évident.

 Certes, l’une et l’autre jouiraient d’une paix plus parfaite et d’une sécurité plus grande si, dans les académies et les écoles, on donnait une doctrine plus saine et plus conforme à l’enseignement de l’Eglise, une doctrine telle qu’on la trouve dans les œuvres de Thomas d’Aquin.

  Ce que saint Thomas nous enseigne sur la vraie nature de la liberté, qui de nos temps, dégénère en licence, sur la divine origine de toute autorité, sur les lois et leur puissance, sur le gouvernement paternel et juste des souverains, sur l’obéissance due aux puissances plus élevées, sur la charité mutuelle qui doit régner entre tous les hommes ;

 Ce qu’il nous dit sur ces sujets et autres du même genre, a une force immense, invincible, pour renverser tous ces principes du droit nouveau, pleins de dangers, on le sait, pour le bon ordre et le salut public.

 Nous Vous exhortons, Vénérables Frères, de la manière la plus pressante,, à remettre en vigueur et à propager le plus possible la précieuse doctrine de saint Thomas 

Léon XIII :Immortale Dei :(partie 1). l’Eglise et l’Etat

7 décembre, 2015

en 1830 Lamennais ,dans le journal l’Avenir

réclame la séparation de l’Eglise et de l’Etat

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Puis toute l’histoire catholique du 19é siècle fut envenimée par la question Romaine

ce fut le calvaire de Pie IX qui se retrouve renfermé au Vatican par le nouveau royaume italien

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Ce fut la souffrance continuelle de Léon XIII sans cesse humilié par le nouvel étât

c’est pourquoi en la 7é année de son pontificatle

le 1 Novembre 1885

Léon XIII donne une sorte de charte politique de l’église catholique 

avec son encyclique» « Immortale Dei » 

Oeuvre immortelle du Dieu de miséricorde, l’Eglise, bien qu’en soi et de sa nature elle ait pour but le salut des âmes et la félicité éternelle, est cependant, dans la sphère même des choses humaines, la source de tant et de tels avantages qu’elle n’en pourrait procurer de plus nombreux et de plus grands, lors même qu’elle eût été fondée surtout et directement en vue d’assurer la félicité de cette vie.

 Partout, en effet, où l’Eglise a pénétré, elle a immédiatement changé la face des choses et imprégné les moeurs publiques non seulement de vertus inconnues jusqu’alors, mais encore d’une civilisation toute nouvelle. Tous les peuples qui l’ont accueillie se sont distingués par la douceur, l’équité et la gloire des entreprises.

L’Etat

En premier  lieu ,le pouvoir public ne peut venir que de Dieu.Dieu seul, en effet, est le vrai et souverain Maître des choses;

Donc les chefs d’Etat doivent absolument avoir le regard fixé sur Dieu, souverain Modérateur du monde, et, dans l’accomplissement de leur mandat, le prendre pour modèle et règle. Ils doivent être juste car l’autorité de Dieu sur les hommes est très juste et se trouve unie à une paternelle bonté. Il doit, d’ailleurs, s’exercer pour l’avantage des citoyens, parce que ceux qui ont autorité sur les autres en sont exclusivement investis pour assurer le bien public.

 L’autorité civile ne doit servir, sous aucun prétexte, à l’avantage d’un seul ou de quelques-uns, puisqu’elle a été constituée pour le bien commun

Les sociétés politiques ne peuvent sans crime se conduire comme si Dieu n’existait en aucune manière, ou se passer de la religion comme étrangère et inutile,  ou en admettre une indifféremment selon leur bon plaisir.

Quant à décider quelle religion est la vraie, cela n’est pas difficile à quiconque voudra en juger avec prudence et sincérité..

L’Eglise

Le Fils unique de Dieu a établi sur la terre une société qu’on appelle l’Eglise, et il l’a chargée de continuer à travers tous les âges la mission sublime et divine que lui-même avait reçue de son Père.

 « Comme mon Père m’a envoyé, moi je vous envoie »

 De même  que Jésus-Christ est venu sur la terre afin que les hommes eussent la vie et l’eussent plus abondamment  ainsi l’Eglise se propose comme fin le salut éternel des âmes; et dans ce but,

« Prêchez l’Evangile à toute créature »

A cette immense multitude d’hommes, Dieu lui-même a donné des chefs avec le pouvoir de les gouverner. A leur tête il en a préposé un seul dont il a voulu faire le plus grand et le plus sûr maître de vérité, et à qui il a confié les clés du royaume des cieux.

« Je te donnerai les clés du royaume des cieux ».

 Bien que composée d’hommes comme la société civile, cette société de l’Église, soit pour la fin qui lui est assignée, soit pour les moyens qui lui servent à l’atteindre, est surnaturelle et spirituelle.

L’église et l’Etat

Comme la fin à laquelle tend l’Eglise est de beaucoup la plus noble de toutes, de même son pouvoir l’emporte sur tous les autres et ne peut en aucune façon être inférieur, ni assujetti au pouvoir civil

C’est donc à l’Eglise, non à l’Etat, qu’il appartient de guider les hommes vers les choses célestes,

 Dieu a donc divisé le gouvernement du genre humain entre deux puissances:la puissance ecclésiastique et la puissance civile;Celle-là préposée aux choses divines, celle-ci aux choses humaines.Chacune d’elles en son genre est souveraine ;Chacune est renfermée dans des limites parfaitement déterminées et tracées en conformité de sa nature et de son but spécial.L’une a pour fin prochaine et spéciale de s’occuper des intérêts terrestres,et l’autre de procurer les biens célestes et éternels.

Tout ce qui dans les choses humaines est sacré à un titre quelconque,  tout ce qui touche au salut des âmes et au culte de Dieu, soit par sa nature, soit par rapport à son but,  tout cela est du ressort de l’autorité de l’Eglise.

Quant aux autres choses qu’embrasse l’ordre civil et politique, il est juste qu’elles soient soumises à l’autorité civile, puisque Jésus-Christ a dit  Rendez à  César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu

Nostalgie !

Il fut un temps où la philosophie de l’Evangile gouvernait les Etats. A cette époque, l’influence de la sagesse chrétienne et sa divine vertu pénétraient les lois, les institutions, les moeurs des peuples, tous les rangs et tous les rapports de la société civile

 Alors la religion instituée par Jésus-Christ, solidement établie dans le degré de dignité qui lui est dû, était partout florissante, Alors le sacerdoce et l’empire étaient liés entre eux par une heureuse concorde et l’amical échange de bons offices.

Si l’Europe chrétienne a dompté les nations barbares et les a fait passer de la férocité à la mansuétude, de la superstition à la vérité;

si elle a repoussé victorieusement les invasions musulmanes,

si elle a gardé la suprématie de la civilisation,

et si, en tout ce qui fait honneur à l’humanité,

elle s’est constamment et partout montrée guide et maîtresse;

si elle a gratifié les peuples de sa vraie liberté sous ces diverses formes;

si elle a très sagement fondé une foule d’oeuvres pour le soulagement des misères,

il est hors de doute qu’elle en est grandement redevable à la religion,

sous l’inspiration et avec l’aide de laquelle elle a entrepris et accompli de si grandes choses.

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 Tous ces biens dureraient encore, si l’accord des deux puissances avait persévéré,

‘Yves de Chartres écrivit au pape Pascal II : «  Quand l’empire et le sacerdoce vivent en bonne harmonie, le monde est bien gouverné, l’Eglise est florissante et féconde. Mais quand la discorde se met entre eux, non seulement les petites choses ne grandissent pas, mais les grandes elles-mêmes dépérissent misérablement. »

La séparation de l’Eglise et de l’Etat eut lieu en France en 1905

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Dans la  Deuxième partie de son encyclique 

Léon XIII critique certaines idées nouvelles répandues par les philosophes et les republicains

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