Archive pour la catégorie 'Afrique'

Au Tchad : La guerre entre la Sanusiyya et les francais

28 juin, 2017

  l’histoire complexe de la confrérie « la Sanusiyya, du madhi et de la royauté en Lybie est commentée  par Jean Louis Triaud  sur internet    

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A partir de 1885 la confrerie  Sanusiyya s’implante pacifiquement à l’ouest du Soudan

La confrérie et son madhi  se font d’abord accepter par les nomades du désert, impliqués dans le commerce caravanier.Avec eux ,ils prennent le contrôle de la route qui mébe d’Abéché (capitale du Ouaddaï) à Benghazi,

La proximité du partenaire ouaddaïen, le principal État tchadien de l’époque, du Borkou (région de Faya-Largeau), riche en eau, en palmeraies et en jardins, assurent aux dirigeants du mouvement une certaine sécurité matérielle,

Le madhi

En 1899 le madhi  s’est installé à Gouro, qui est un petit oasis isolé  au pied du Tibesti situé sur la route des commerçants  entre  Bir Alali pres du lac Tchad et Benghazi en Lybie 

Ils sont une quarantaine d’adhérents avec lui  

Le Madhi  habite une  construction en pisé ,de moyenne importance ..prés d’une petite mosquée  exigüe …

c’est très sobre,  une sorte d’ermitage ..

le Madhi écrit au shaykh de Bir Alali, al Barrani

« vous n’ignorez pas la situation précaire dans laquelle nous nous trouvons ici …Cet endroit manque des commodités en toutes chsoes (Tchad 1900-1902 une guerre oubliée par JL Triaud p 41)

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Le maitre est un vrai chef

Il recoit des visiteurs mais ne leur parle pas.

en sa présence tout est mystère

tout est sacré 

on peut voir son visage ,mais il ne parle pas devant le commun des fidèles

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Bir Alali

En 1899, à la demande du madhi ,le Shaykh  Sidi al Barrani  crée  la Zawiya de Bir-Alali pres du lac Tchad .Les Zawiya étaient des véritables centre urbains  qui regroupaient  aussi bien des étudiants que des commerçants

la situation de Bir Alali permet aux commerçants de se reposer après la traversée du Sahara  avant d’entrer sur les territoires du Bornou 

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L’arrivée des Français

La même année en 1889  arrivent les francais aux abords du lac Tchad

et en Avril 1900 Gentil et Lamy  écrase Rabah à Kousséri

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La Sanusiyya  très influente n’est  ni un État, ni un empire..Elle n’est donc  pas prête à affronter les Français.

La sanussiyya ne veut pas la guerre

C’est  un officier français ,le colonel Destenave  qui, contre les instructions de Paris, lance une expédition contre elle en novembre 1901 Cce fut l’origine d’ une guerre franco-sanusi qui va durer douze ans 

Paul Crampel (1864-1891) au Gabon

27 juin, 2017

En  1889 , âgé de 25 ans ,Paul Crampel rejoint Brazza en Afrique. Sa vie est racontée par  Pierre Kalck  dans son livre « Un explorateur du centre de l’Afrique ,Paul Crampel » (l’Harmattan)  

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Lors des ses premières tournées avec Brazza, Paul Crampel a d’excellents rapports avec Brazza  

En route ,je ne me sépare pas de Brazza .Nous couchons sous le même morceau de toile accroché à la même branche 

il devient secrétaire de Brazza à la place de Chavagne 

Plus tard il portera un jugement plus sévère 

je le trouve plus que jamais  hésitant ,flottant d’idées …sans moi ,je crois qu’il resterait des mois à noircir des brouillons d’où rien ne pourrait sortir (p 12)

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Le bassin de l’Ogooué

 Brazza lui demande d’abord d’explorer le nord du bassin de l’Ogooué dans l’actuel  Gabon    mais en fin de mission il est attaqué par des commerçants fans Il est gravement blessé  et doit fuir

la marche ,la fièvre ,les privations aggravent ma blessure et me causent des souffrances intolérables …la douleur d’aigue devenant sourde ,la jambe s’engourdit est pesante et comme paralysée …je me traine  …tout le jour Brazza fut cependant satisfait de expédition  et il demanda la légion d’honneur pour Crampel  …en Vain (p 38)

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Rentré en France ,Paul Crampel prend contact avec un journaliste Harry Alis  au « journal des débats » pour se faire connaître et trouver de l’argent dans le but  de découvrir le Tchad

Il savait que dés 1888 Albert Dolisie avait fondé sur le fleuve Congo et l’Oubangui , 3 postes dont l’un à Liranga ,Mossaka  et le dernier  à Bangui  ,la capitale actuelle ouvert en juin 1889 (p 46)

Il rêve d’atteindre Bangui à son tour et continuer ensuite sa route vers le nord à la découverte d’une région totalement inconnue

Une tache blanche sur la carte correspondant sensiblement au territoire de l’actuelle république centrafricaine (p 46)

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Retour à Brazzaville

Comme Brazza ,Paul Crampel préférait  la diplomatie à la force contrairement à Stanley qualifié par la presse parisienne de « canonneur de nègres » 

En revenant en Afrique ,il est outré par le comportement des blancs  et écrit  a son ami Harry Alis ,

Je suis écœuré de Cotonou .J’ai vu des gens féroces  les nôtres …je ne me représentais pas ainsi les devoirs d’un officier !j’ai vu et entendu des choses abominables (p 64)

Il entendait aussi parler des guerres qui avaient lieu  en même temps contre les musulmans à Ségou  et les non musulmans au Dahomey

Chavannes qui avait été secrétaire de Brazza avant  Crampel  reconnaitra dans ses mémoires que la colonie était  un dépotoir où étaient  envoyés les indésirables le commandant marchand  parlait  de « marécages puant »( p 70)

A Libreville il rencontre Emile Gentil qui finalement réalisera son grand projet  Il retrouve Brazza qui a l’air de ne pas approuver son projet  et qui lui  met des bâtons dans les roues Crampel pensait partir de l’embouchure de l’Ogooué  puis rejoindre l’Alima pour enfin arriver sur le Congo et l’Oubangui  

par ailleurs Brazza avait réservé ses moyens disponibles et Crampel l’ignorait ,  pour une mission en direction du Tchad par la sangha  dont il avait charge Fourneau p 94 

Il realisera autrement son rêve de se diriger vers le Tchad 

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L’expédition de Paul Crampel vers le Tchad

26 juin, 2017

Pierre Kalck  dans son livre « Un explorateur du centre de l’Afrique ,Paul Crampel » (l’Harmattan)raconte la première expédition de Paul Crampel au nord du Gabonpuis entreprend le récit de sa deuxième expédition vers le Tchad

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Bangui 

Le grand rêve de Paul Crampel était en effet d’atteindre le lac Tchad

en longeant le « Chari »

Il avait choisi Bangui comme camp de base   

et y arrive 25 septembre 1890

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Or il trouva à Bangui un petit poste  sans cesse harcelé par les indigènes

il était désormais impossible à Crampel d’abandonner Bangui dans cette situation critique…

,il restait certain que Crampel avait bel et bien sauvé ce poste de Bangui et qu’en agissant ainsi il avait rendu possible un Oubangui français ;L’histoire doit lui en tenir acte (p 84) 

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Dar el Kouti

Enfin il part vers le nord le 1 janvier 1891

les 500 kms environ qui séparaient l’Oubangui de la capitale d’alors du Dar el kouti  n’avaient jamais été  parcourus encore par un européen (p 97 )

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Crampel avait choisit pour le seconder le jeune Albert Nebout (né en 1862)  qu’il avait rencontré lors de son passage au Sénégal .Nebout ,fut alors très impressionné par Crampel .Il écrit  

« dans son regard ,on lit un vie intense ,une intelligence remarquable et sa voix ,un peu net un peu dure accuse  beaucoup de décision et d’énergie (p 61)

Nebout survivra à l’expédition et  rédigera un  rapport officiel .(p 100)

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Il lui fallait 150 porteurs

Il ne les avait pas

Crampel décide alors de constituer 3 campements entre lesquels il ferait monter les bagages de proche en proche ;Il comptait partir en avant avec un petite escorte à partir du  3é campement (p106)

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Il était  arrivé le 13 février à Cha qui était la capitale de Senoussi sultan de Dar el Kouti ,vassale du Ouadaï  et porté au pouvoir de dar el Kuti par Rabah (p 115)

..Dés son arrivée Senoussi avoua à Crampel qu’il n’était pas tout a fait le maitre des lieux  

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Les porteurs et les sénégalais ont peur du marchand d’esclaves  et se sauvent

D’autres sont malades… et  c’est la débandade !

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Crampel est aussi malade mais il tient bon   

Il écrit à Nebout resté au 3é campement

Pour moi  ,loin d’être découragé ,j’ai plus que jamais confiance ,car mon contact est pris avec les musulmans Si tout notre personnel abandonnait ,je marcherais quand même avec les quelques  fideles …Je reste ici avec 5 hommes c’est raide (p122)

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Mort de Paul Crampel

Ensuite tout devient flou !

Que s’était  il donc passé à El Kouti

Entre le 25 février  date de la première lettre de Crampel à Nebout et de la désertion des 4 tirailleurs  et le 26 mars date du 2é courrier  adressé à Nebout et de l’exécution d’un déserteur bassa repris ( p 125)

On sait par ailleurs que Crampel était trés malade et qu’il avait la fièvre 3 jours sur 4 (p 126)

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Dans un lettre adressée  à Nebout le 3 avril ,Crampel écrit  

Je pars chez un grand sultan à 200 kms d’ici (p 130)

Ce fut sa dernière lettre  

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Plus tard dans un rapport officiel,  Nebout écrit

Peu de temps après avoir écrit cette lettre .. ; notre chef fut appelé par Senoussi dans un village .IL s’y rend accompagné de Ben Said …Frappés  traîtreusement  à coups de crosse ,,ils sont achevés à coup de fusils puis dépouillés de leurs vêtements ,le corps entièrement ouvert ,ils sont trainés dans la brousse et abandonnés par leurs assassins (p 135)

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Nebout décide alors d’abandonner l’exploration

Il écrit  dans son journal le 20 mai

Dans 6 jours nous aurons atteint l’Oubangui …J’ai hâte ,moi aussi d’arriver .rien ne m’intéresse plus .J’ai l’âme désespérée ( p 137)

Le 13 juillet il rencontrait Mgr Augouard sur le bas Oubangui (p 137)

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Qui a tué Crampel ?

En fait on ne sait pas !

En 1897 Senoussi jure à Pierre Prins qu’il n’y est pour rien

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En 1901 Senoussi de nouveau jura 7 fois sur le coran qu’il n’était pas coupable (p 148)

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Ce qui est sûr c’est que lors de la chute de Rabah

on retrouva 30 fusils de la mission Crampel (p158)

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Une part du butin et des armes pris à Crampel est retrouvée chez Rabah (p 187)

En outre

Rabah faisait des 15 sénégalais de la mission Crampel,  qu’il avait fait chercher au Kouti ,ses gardes personnels( p 188) 

Pierre Pins : Gaourang sultan de Baguirmi ,au sud du Tchad (1898 99)

10 juin, 2017

En 1898  Emile Gentil administrateur colonial pour l’Afrique centrale  demande au jeune Pierre Prins de se rendre chez le sultan de Baguirmi au sud du Tchad pour créer des liens d « amitié «  avec un  sultan aux abois qui a peur de son terrible voisin , Rabah le sultan de bornou Rabah

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Pierre Prins raconte son aventure dans son livre    

« une histoire inconnue de l’Afrique centrale 1895-1899) » tome 2

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Gaourang : Sultan de Baguirmi

C’est un colosse

C’est un tyran

Un marchand d’esclaves

Colosse égoïste ,gourmand de tous les biens terrestres ,ces biens assurés il se laisser vivre sous n’importe quel drapeau (p 38)

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Mais il n’est pas fou

Il sait bien que Rabah ,le tyran de Bornou sera vaincu par les français

En attendant  il flirte avec Emile Gentil  qui lui envoie Prins 

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en 1898 Rabah  reproche à Gaourang de collaborer avec les « mécréants » et incendie sa capitale de Massenya

 Il a traite avec Gentil …il lui a fourni des vivres et des guides pour atteindre le Tchad ( p 37)

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et quand Prins le rejoint en Mars 1998

Gaourang avec tous les siens sont  en exode et se dirigent vers le Chari 

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 Gaourang marchands  d’esclaves  

Prins reste plusieurs mois avec lui

il est témoin ,impuissant de la traite des  esclaves 

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Il assiste au retour des razzias

car Garouang doit trouver des esclaves à vendre pour payer son tribut à ses voisn plus puissnts ,les Ouaddiens (P 123)

je n’ai pas encore acquis tout les sang froid nécessaire  ..pour assister  avec calme au défilé de ces lamentables  retours de razzia (p 122)

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On lui offre  même une esclave ,une très jeune fille Innguéré qui connait tous les dialectes de la région et qui lui servira très souvent d’interprète   (P 214

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les  eunuques ont plus de valeurs

Les hommes sont souvent castrés

L’Industrie   au Ouaddaï l’esclave,  au Bornou la guerre et l’esclave, au Baguirmi  la razzia , l’esclave auxquels j’ajouterai…la fabrication en série, après chaque razzia  des eunuques qui vont garder les serails turcs abyssin arabes égyptiens  tripolitain marocains  (p 168 )

A deux heures on m’avertit qu’il y aura de  grandes castrations de captifs Boua …comme on  m’aurait dit  grand sango ,grand bal chanté  réjouissant( p 109)

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Arrivée de De Béhagle

En Aout 1998

Prins est rejoint par  De Béhagle  

Commence alors pour lui une autre aventure  

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Ferdinand De Béhagle et Pierre Prins en Afrique centrale

9 juin, 2017

 Dans « une histoire inconnue de l’Afrique centrale (1895-1899) » tome 2 , Pierre Prins nous raconte ce qu’il  a vécu en 1998 avec Ferdinand de Béhagle qui voulait à tout prix rencontrer  à ses risques et périls le Rabah le terrible  tyran de Bornou

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De Béhagle

C’est  un commerçant avant d’être un officier  au service de la France

Il défie le monde et  rêve de rencontrer Rabah malgré les dangers ou à cause des dangers , 

Est ce un défi  ?

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Il se dit envoyé par Emile Gentil ce qui n’est pas tout à fait exact et  emprunte le vapeur ‘Leon Blot »

 une baleinière  démontable de 18 m. utilisé par Émile Gentil en 1895 et 1897.

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De Béhagle rejoint Pierre Prins chez le sultan Gaourang en août 1898

Pierre Prins raconte

2 blancs sortent du Léon blot ..le plus petit coiffé d’une chéchia dressée sous une coiffe bleu se présente en me tentant  la main d’un geste bref : De Béhagle… puis se tournant vers son compagnon  Mercuri  mon second ..Ce dernier domine son patron de la tête et des épaules et sa poignée de main est celle d’un fameux gaillard ; Celle de De Béhagle  est sèche et fébrile ( p 150)

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Les 2  ne s’entendent pas .

De Béhagle  apparemment est une brute 

Mercuri veut le quitter

Je n’ai qu’un regret c’est d’être venu avec cet homme ,  Je n’ai qu’une halte c’est de m’en aller (p 153)

De Béhagle  joue au petit chef, n’écoute pas les conseils des autres

La politique de la France ? …il s’en moque !

Il veut avant tout faire du commerce

Cela va lui coûter cher !

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Selon Gaourang, Rabah désire en fait s’emparer du « Léon Blot »

 S’emparer  du vapeur et de tout ce qu’il portait quel aubaine !  Il attend que Béhagle  tombe dans le piège qu’il a tendu ( p 187) 

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De Béhagle s’entête et veut continuer vers Bornou malgré les ordres 

 Pins l’accompagne  

Naturellement je pars avec lui .Surveiller et freiner dans l’attente de je ne sais quel miracle  qui redresse tout .Voilà mon but  (p 264)

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Les villes mortes sur les rives du Chari

C’est in défilé des villes mortes  sur 200 kms

On trouve 20 petites villes et villages … qui ne sont plus que des villes mortes .. un désert entouré de murailles  effondrées ,des champs en friche …Des fugitifs qui fuient depuis 1894 devant l’envahisseur et le passage des hordes de Rabah ..Populations qu Genil me vantait  pour leur nombre ,leur créativité  ,leur gentillesse, aujourd’hui poignées  de gueux, craintifs ,affamés et abêtis (p 290 )

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Rabah est la maudit. Les ruines que tu rencontres partout sont son œuvre …Que peuvent ils  attendre de bon de cet esclave fils d’esclave ? Esclave révolté de Zobeir Pacha  (p 292)

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Bougman :capitale de Baguirmi

On aperçoit Bougman ,l’ancienne  capitale du Baguirmi,  encore prospère sous le sultan Abu Sekkin Mohammed (1871-1884)

ville impériale d’Abu Sekkin ,elle conserve les vestiges du palais de terre d’une cour puissante  …l’épaisseur de ses murs de briques et ce qui demeure de l’enceinte fortifié en  témoigne .En 1872 Bougman comptait encor 6000 habitants  (p 314)

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Cette capitale fut abandonnée  par ses successeurs  dont Gaourang (1885-1900 )

après le passage de Rabah

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C’est à peine si De Béhagle  y jette un regard

mon divorce avec De Béhagle est absolu ,définitif.  J’aspire au moment  où nous tirons chacun de notre bord .Je suis las de cette présence hérissée sceptique ,envahissante (p 317)

Soudain  apparaissent les hautes murailles fortifiées de la grande ville de Kousseri  dominant la rive gauche de Logone.(p 341)

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Départ de De Béhagle

Nous décidons de nous séparer .Il  est décidé  à se rendre chez Rabah  par la voie terrestre et part à la  à la recherche d’animaux porteur

….Sa caravane disparaissait  derrière les buissons …Inch Allah

C est un hypnotisé qui s’en va vers le nord ,un de ces esprits  aventureux  sans mesure  …qui toujours foncent délibérément vers la mauvaise voie  avec le même inutile courage ( p 377)

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En janvier 1899 rabah  l’aurait aussitôt enchainé et dépouillé  de ses marchandises  à Dikoa (p 417)

en septembre il est pendu

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Prins prend la route du retour  et rencontre  à Ouadda prés de Kanga Bandoro,  Emile Gentil  qui  lui-même revient de France (p482)

il m’étreint à pleins bras ,rarement frères d’armes s’accueillirent plus émus  « mon bon Prins ! »( p483)

 

Peu après  Emile Gentil et Lamy vaincront  Rabah lors de la bataille de Kousséri

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Prins retourne en France pour une vacance bien méritée  avnt de repartir

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La centre Afrique et le temps du portage

8 juin, 2017

La république centre africaine est  toujours en guerre

encore maintenant en 2017 

cela ne cesse pas

Seleka contre  anti- balaka

musulmans contre chrétiens 

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Quel pays ,

On connait peu son histoire

mais ce qu’on sait du 19 é siécle

n’est que misères et  détresses

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Dans le sud, ce sont 3sultans qui terrorisent leur région et continuent la traite des esclaves

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Dans le nord ,C’est Senoussi qui continue ce trafic

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Mais les colons français ne font pas mieux

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Le portage

Les explorateurs  avaient besoin de porteurs

que ce soit pour rejoindre le Tchad avec la mission de Gentil(1896- 97)

ou pour rejoindre le Nil avec Marchand

ou  tout simplement pour promener Andrée Gide qui voyage   (1926-27)

Ce fut une succession de drames !

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Rapport de Bruel

Dans la revue d’histoire moderne et contemporaine 546

on peut lire un rapport de l’administrateur Bruel

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D’après l’administrateur Bruel, de 1900 à 1902, en vingt mois, 60 à 70 000 porteurs seront recrutés, fournissant 120 à 140 000 journées de portage ; cela donne en moyenne 3 500 porteurs recrutés par mois pour cette période qui correspond au début de la conquête du Tchad

.D’après un autre article qui date de 1905, un porteur le long de la route d’étapes est réquisitionné en moyenne huit jours sur trente-six ; huit jours pendant lesquels ce porteur, qui est bien entendu avant tout un paysan, ne se consacre pas à son champ. Mais le plus grave, c’est qu’une grande partie de ce travail au champ, pendant les vingt-huit jours qui lui restent est consacré au ravitaillement des postes administratifs.

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André Gide tout en profitant des porteurs est outré  (voyage au Congo p81) et cite un autre rapport officiel qui date de 1902  

la situation devient de plus en plus difficile ;  Les mandjas épuisés n’en peuvent  plus et n’en veulent plus  .ils préfèrent tout actuellement ,même la mort au portage …. depuis plus d’un an la dispersion des tribus est commencée  .Les villages se désagrègent et les familles s’égaillent . Chacun abandonne sa tribu, son village, sa famille et ses plantations  ,va vivre dans la brousse comme un fauve traqué pour fuir le recruteur .Plus de cultures et partant plus de vivres …la famine en résulte et c’est par centaines que ces derniers mois ,les mandjas sont morts de faim et de misère …quelques mois encore et toute la région  ne sera plus qu’un désert ,semé de villages en ruine et de plantations abandonnées …la région est perdue …

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Les sévices

Ce n’est  pas tout

Il n’y pas que le portage

il y a  aussi tous les sévices imposés par les propriétaires des concessions en centre afrique 

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A Bambio 20 récolteurs de caoutchouc de l’équipe de  Goundi ,travaillant pour une Compagnie forestière   pour n’avoir pas apporté du caoutchouc le mois précédent, furent condamnés à tourner  autour de la factorie sous un soleil  de plomb et porteurs  de poutres de bois très pesantes .Des gardes ,s’ils tombaient ,les relevaient à coup de chicottes . Le bal commencé dès huit heures ,dura tout le long du jour (Gide  p 98)

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( soit dit en passant .Les mêmes sanctions ont été appliquées envers des soldats Français  pendant  la guerre d’Algérie  en 1962 parce qu’ils s’étaient opposés aux tortures infligés aux algériens )  

La centre Afrique : Autour des sources de L’Oubangui

7 juin, 2017

 D’ après « histoire de la république centrafricaine par Pierre Kalck

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Le Gaogo

Léon l’Africain dans son ouvrage  « description de l’Afrique publié à Rome en 1550 parle d’un pays mystérieux le Gaoga

pendant  longtemps on a pensé qu’il s’agissait de Gao

En fait  le territoire visité par Léon en 1512 serait situé entre  le désert de Lybie et le Bahr el Arab  d’une part

 et le Fitri et le Kordofan  d’autre part

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Le lac de Gaoga ne serait pas le lac du  Tchad mais les lac Nö prés de Bahr el Ghazal

Ce royaume de Gaoga  aurait été fondé par un esclave révolté dont le petit fils Homara était favorable à l’Islam ,

mais Léon a rencontré des chrétiens venant sans doute de la Nubie

On a effectivement retrouvé des ruines d’églises  p 48

centre-Afrique

Les  3 sultanats du sud

Au XVé s le pays  visité par Léon était  occupé par les Zandé  

le mot Zandé, signifierait selon certains « les noirs païens »au Soudan

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Au XVIIIés les Zandé  conduit par Ngoura ,(décedé vers1800 )ont quitté le Darfour et le Kordofan

et ont fondé 3 sultanats vers l’Uélé ,le mbomou et l’Oubangui.

Cliqiuez ICIhttps://fr.wikipedia.org/wiki/Zand%C3%A9_(peuple)

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Le sultan de Zemio

La  conquête du bassin de Mbomou  aurait eu lieu sous Zémio-Ikpiro (1875-1912)

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Le sultan de Rafaï (+1900)

Rafaï avait servi chez  Ziber et Rabah  (p173)

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Il part à la conquête de sa région avec  2000 guerriers ….Il est mort sans doute empoisonné

 

Le sultan de Bangassou . (+ 1907)

Le dhef Gbandi,(1830-1860),  conquit la région de Bakouma

Son fils Mbali (1860-1878), prit la relève et consolida son royaume

En 1878, Bangassou succéda à son père Mbali. et  constitua un vaste royaume d’environ 40000 km2

Comme Rafaï ,Bangassou avait une armée de 2000 guerriers  (p 173)

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A la fin du XIXème siècle, ces royaumes inspiraient du respect aux marchands d’esclaves venus du Nil et aux conquérants comme Ziber et son successeur Rabah.

Les Français  avaient besoin de leurs soutiens,  pour poursuivre leur conquête et faire du commerce .

C’est pourquoi ils leur donnaient des armes ( p 208).

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Ce fut désastreux ! 

Bangassou  ainsi bien armé  se croit tout permis

dévaste toute la région  jusqu’ à Kouangi

en 1900 et en 1901 il capture 6000 esclaves 

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Il s’attaque  même à des commerçants arabes  venu de chez Senoussi

et fait la guerre avec Rafaï

Les français finissent par réagir et les soldats des 2 sultans se dispersent

et sont engagés  entant qu’agents de sécurité dans les nouvelles concessions  ( p 176)

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La « centre Afrique » autour de Ndele au 19é s

6 juin, 2017

D’ après « histoire de la république centrafricaine par Pierre Kalck

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Mohammed el Tounsy

El Tounsy est  un tunisien lettré  qui voyagea au Darfour entre 1803 et 1813

Il nous a laissé  un précieux témoignage de ce qu’il a vu à cette époque dans les région du Fertit qu’on peut situer au nord-est  de la « centre afrique actuelle » depuis le soudan jusqu’à Ndélé ( p 75ss)

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Le voyageur loue l’adresse vraiment merveilleuse des habitants de Fertit  affirmant  que les objets de fer et de bois qu’ils  fabriquaient  présentaient  un fini qu’on dirait  être l’ouvrage d’habiles artisans européens

El Tonsy parle aussi de tabourets d’ébène finement sculptés

Tous ces objets étaient exportés vers  le Darfour

Il existait donc  apparemment dans cette région un certain climat de paix favorable aux  artisans

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Cependant El Tounsy accompagna pendant  3 mois une  « selati » ( expédition esclavagiste du Darfour)  

Les hommes du Darfour organisaient chaque année jusqu’à  80 selati par an

En peu de temps toute la région fut disséminée

La population mal organisée ne savait pas se défendre 

Les femmes pour s’enlaidir et devenir « invendables » se déformaient les lévres avec des grands plateaux

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Il est vrai que Bonaparte qui passa en Egypte à la même époque  avait donne l’ordre à ses officiers d’acheter aux caravaniers

« les nègres qui pouvaient convenir  et être susceptibles de devenir aussi bons soldats que les européens ..Le consul  de Venise  en Egypte, Rosette, estimait que l’importation des esclaves d’Afrique par l’Egypte atteignait 20000 tètes par an (p 80)

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Par ailleurs l’Egypte avait besoin d’eunuques

« une petite ville égyptienne Abitugé , s’était spécialisé pour la fabrication d’eunuques (p 81)

. Ndélé, en particulier  est un important centre esclavagiste.

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Mohammed el Senoussi  (+1911)

L’impact de la traite frappe donc la centre Afrique  plus tardivement que les autres régions du continent et continua jusqu’à la fin du siècle 

Avec l’aide de Rabah,  Mohammed es Senoussi  crée un un État esclavagiste à cheval sur la République centrafricaine et le Tchad.   Il a pour capitale la ville de Dar el-Kouti (près de  Ndélé)

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Mohammed es Senoussi (+1911) et la mort de Paul Crampel (1891)

5 juin, 2017

Neveu de Rabah , Senoussi  dirige  à partir de 1890 le dar El kouti

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Témoignage de Pierre Prins

Pierre Prins  faisait  parti de la mission dirigée par Gentil qui voulait en 1897  atteindre le lac Tchad avec son « bateau à vapeur » le «  Léon Blot ».

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En passant au large de Ndèlè , Gentil demande à Prins d’aller espionner Senoussi  dans son fief au dar el Kouti

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Le Tyran

Prins raconte son « exploit » dans « une histoire inconnue de l’Afrique centrale 1895-1899) » tome 1

Il constata  d’abord que Senoussi qui a la réputation, à juste titre, d’être un  homme sanguinaire  responsable du meurtre de Paul Crampel en 1891 est en fait un homme aux abois ,entouré d’ennemis 

la tyrannie senoussiste est comme un terrier  aux  issues surveillées  au nord par le Ouaddai ,au nord-est  par le Darfour, au sud et à l’Ouest  grâce au Léon  Blot par nous  (Prins p 294)

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Le marchand d’esclaves

 Senoussi n’en est pas moins un des pires marchands d’esclaves de la région qui suivent l’exemple de Ziber

Leur modèle Ziber le nubien  que le gouvernement égyptien  créa pacha avant de le faire disparaitre  leur a légué des principes et un système qui a vite fait sa fortune …et sur lesquels ils bâtissent la leur en ce moment . Rabah au Bornou ,Tippo Tip au Congo Belge, Samory au Soudan  sont autant d’exemplaire  de cette lèpre  d’esclavagistes noirs islamisés qui s’est abattu sur l’Afrique centrale depuis  50 ans …Auprès d’eux ,nos marchands de bois d’ébène, si justement bannis  font figure de petits  saints ( p 300)    

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Mort de Paul Crampel   

Senoussi en 1891 assassine Paul Crampel

Gentil en passant à kanga Bandoro en 1896 ne l’a pas oublié

mais feint de l’ignorer

Ce n’est pas le moment pour Gentil , avec sa petite escorte

 de se mesurer au tyran du coin

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Le chatiment aura lieu en 1911

grâce au jeune lieutenant Grinfelder

qui n’a pas froid aux yeux et qui convoque Senoussi sur la place de Ndélé

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Ce fut comme dans un western

Senoussi  arriva car il se sent protégé par des gardes cachés

 « et sans mot dire le lieutenant Grünfelder se porte au devant du Cheikh et lui brûle le cervelle (p 176) 

L’Afrique décrite par les premiers européens qui s’y sont aventurés

23 mai, 2017

D‘après « Quand les Européens  découvraient l’Afrique intérieure »  par Olivier Grenouilleau 

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Les chefs 

Les voyageurs sont obligés de passer par les chefs de la région  

Si ils obtiennent un droit de passage ,ils seront en sécurité

sinon ,les voyageurs prennent des risques

c’est ainsi que l’expédition de Park se termine mal (p 128)

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Les habitations  

Les voyageurs n’ont pas l’air de s’offusquer en parlant de « misère »  ou de « sauvages » 

les villages ressemblent apparemment à ceux de nos campagnes à la même poque

Les maures habitent des tentes,  les bergers des huttes ,

les mandingues se contentent de chaumière  petites et commodes ;un mur de terre d’environ 4 pieds de haut ,sur lequel est une couverture conique  faite de bambou et de chaumes sert pour la demeure du roi comme pour celle du plus humble esclave .les meubles sont  également  simples …une jarre ..  quelques vases d’argiles (Park)  p 189

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Mollien nuance 

Il écrit : rien ne distingue le palais d’un roi nègre de la case du dernier de ses sujets

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Les voyageurs  traversent des grandes villes qui sont parfois fortifiées…comme chez nous

Joak est une ville une ville  de 2000 habitants  entourée d’une haute muraille  dans laquelle on a pratiqué un grand nombre de meurtrière (Park)  p 184

les habitants ont grand soin de balayer les allées qui conduisent à leurs cases (Caillé)

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L’habillement des mandingues est simple ,propre et leur va bien

les grandes personnes sont vêtues sinon avec gout du moins avec propreté …(Lander)p 181

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Les guerres

Ce sont souvent des petits conflits qui durent peu , sans de véritables motivations

La guerre est chose fréquente ,voir permanente   avec son cortège de destruction et de pillage  les guerres de nation à nation sont rares………….les rois font seulement les uns chez les autres des incursions pour enlever des esclaves………le plus fort est toujours  prêt à fondre sur le plus faible ..ils n’ont pas d’autre  but que de s’enrichir en faisant des prisonniers  pour les vendre (Gray) p 228

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ils y avaient peu de morts

Il est vrai que l’essentiel est d’éviter de frapper trop fort afin de s’enrichir avec la vente des prisonniers  (Lander) p 236

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La grande guerre qui va durer 10 ans a lieu plus tard, avec El Hadj Omar entre 1857 et 1864

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Clapperton a quand même l’occasion de voir l’armée plus ou moins décomposé de Dan Fodio qui avait combattu avant 1815

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je n’ai jamais vu d’armée marcher avec si peu d’ordre …Tout finissait  par une grimace ou une mine menaçante (Clapperton) p 233

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  Les voyageurs ne semblent pas prendre consceince de l’importance des guerres musulmanes (p 238)

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Agriculture et commerce

Je fus étonné de trouver dans l’intérieur  de l’Afrique ,l’agriculture à un tel degré d’avancement :leurs champs  sont aussi bien soignés que les nôtres.Ce sont de vrais laboureurs  qui travaillent pour avoir un belle et abondante récolte …ce ne sont plus les nègres esclaves  des mandingues (Caillé)p 243

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Les commerçants  

Les routes ne sont pas sûres

Pour plus de sécurité ,il faut mieux se déplacer en caravane  

Des caravanes  pouvant regrouper  jusqu’à 400 personnes  …pour se prémunir contre les mauvaises rencontres..  les guerriers  de sentier  qui vivent de pillages

Ils fallait souvent payer des taxes   ….On essaie parfois d’y échapper mais difficilement ….mais plus encore .. ;c’est de la guerre que souffrent les marchands    (p 254)

 

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