Archive pour la catégorie 'Art Africain'

Ouagadougou ,la ville des Récréatrales

18 novembre, 2017

 

Ouagadougou  la ville des festivals

Le Benin se vante d’être « le  quartier latin » de l’Afrique  

ce que le Sénégal conteste

Senghor c’est quand même un sénégalais !  

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mais la ville des troubadours , des chanteurs , des rappeurs ,du théâtre ,des festivals ,en ce moment c’est  bien ,Ouagadougou ,au Burkina  

Ouaga pour les intimes

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C’est étonnant !

il y a des festivals presque tout le temps

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et parmi ces festivals celui des Récréatrales  

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Les Récréatrales

C’est du théâtre en pleine rue

du théâtre  pour tous

avec tous

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Les acteurs ressemblent à nos troubadours qui jouaient sur la parvis des cathédrales et sur les places  publiques

ce sont des Quasimodo ,des Esméralda ..  

Les spectacles ont lieu dans les cours  dans les concessions, chez l’habitant  !

dans les quartiers où tout un chacun peut participer

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Ces pièces collent à la Vie

la fiction se mêle à la réalité

 

Nuit blanche à Ouagadougou

Ainsi en Octobre 2014

au moment même où des manifestations avaient lieu contre la modification de la constitution exigée par le président Blaise Compaoré, on jouait  dans les rues la pièce «  nuit blanche à Ouagadougou » composée par Smokey qui lui-même  chantait

C’est un peuple qui craque  en une nuit blanche

..on passe à l’attaque d’accord

et c’est tout le pays qui s’affole

On ferme les écoles ,on sort les pancartes et les banderoles

partout dans la ville ,il ya dans l’air de l’ excitation

la place de la nation deviendra bientôt la place de la révolution

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peu après le président partait en exil !

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La pièce fut ensuite  programmée dans plusieurs instituts français d’Afrique et en Europe

Certains pays africains cependant ont refusé de a programmer pour cause d’un possible trouble à l’ordre public et d’une incitation à la révolte

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Et si je les tuais tous madame ?

Déjà en 2012, Aristide Tarnagda  

mettait en scène dans une piéce  intitulée « et si je les tuais tous madame ?

un jeune désespéré qui partait en exil

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Cette pièce fut programmée 4 jours au festival d’Avignon en 2013

voir  article de Anna Cuomo  dans « la revue Afrique contemporaine  (n°254 p95)

Angola :Sindika Dokolo et l’art

12 octobre, 2017

 

Sindika Dokolo

Il  est la mari d’Isabel dos Santos

la fille “chérie” du président angolais

et fait donc parti des oligarques du régime en Angola

Certains disent que sa femme est une vampire  

Elle boit le sang des pauvres !

mais ce sont peut être des mauvaises langues

car  comment une si jolie personne peut elle être si féroce ?

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Sindika semble plus humain que sa femme

Lui aussi ,un bel homme   

C’est un homme riche ,très riche né en 1972 d’une mère danoise et d’un père Congolais (RDC)

Il possède une des plus grandes mines de diamants de l’Angola et le « Palais de fer », la plus grande salle de spectacles de Luanda.

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L’art

Il a une passion :L’art

Il a un but :faire connaitre aux africains lae valeur de leur art et récupéré les plus belles œuvres qui se trouvent en europe pour les exposer  dans un musée en Afriaue

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Sa passion

Sa mère, Hanne Taabbel Kruse,  le trainait, petit, dans les musées.

« J’y ai découvert des artistes comme Basquiat, ou encore Miquel Barceló… tous ces artistes me fascinaient. J’en ai découvert d’autres en arrivant en Angola : Fernando Alvim, Viteix… J’ai vu des œuvres qui m’ont profondément touché. Ce n’est pas que c’était beau. Mais vous voyez un tableau et ce tableau réveille quelque chose en vous dont vous n’aviez pas conscience, mais qui vous semble tellement évident, tellement intime. Quand de jeunes Africains découvrent un Basquiat, qui pourtant n’était pas familier de l’Afrique, ils découvrent une partie d’eux- mêmes. Cette espèce de puissance, de rage, cette africanité́, cette noblesse, cette blessure, beaucoup d’Africains l’ont déjà ressentie. »

 Ces œuvres ont une âme et c’est ce que j’aime. L’art occidental identifie les choses ; l’art africain s’identifie aux choses. Le tableau devient un être ; vous sentez qu’il est habité. Au-delà de la beautéś formelle, vous éprouvez la sensation étrange de vous trouver face à une entité́ qui vous scrute ; une entité́ pourvue d’une aura, qui vibre et entre en résonance avec votre sensibilité́. »

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Son combat

son objectif  est de rassembler en terre africaine les meilleures productions dues aux artistes du continent et de sa diaspora.

Sindika Dokolo, au départ  acquiert la collection d’un allemand , Hans Bogatzke qui possédait la  deuxième plus grande collection d’objets d’art africain du monde. 

 « En devenant propriétaire de cette collection, je me suis retrouvé confronté à la question de mon engagement dans la culture, . ;. Que signifiait le fait de posséder une collection si importante ? Je me suis dit qu’il fallait la placer en Afrique. C’est aussi de là qu’est partie l’idée de la fondation, pour la création de laquelle j’ai défini une charte. J’ai alors réalisé́ que pour un jeune Africain comme moi, la culture était un vrai champ de bataille, où je pouvais reprendre sous une autre forme, mais avec le même fond les combats menés par mes prédécesseurs

Les anciens se battaient contre la colonisation ; leur cause était légitime et évidente, mais nous, quel combat pouvions-nous, devions-nous mener ? Pas si simple… Pour moi, l’enjeu qui s’est imposé était d’intégrer l’Afrique dans les circuits internationaux du monde de l’art. Il n’est pas normal que l’on doive aujourd’hui voyager en Europe ou aux Etats-Unis pour pouvoir apprécier les témoignages de l’histoire et de la culture africaine. » 

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Il se rend en Occident et traque les antiquaires pour récupérer des objets d’art africains

 Rendez les œuvres volées à l’Angola, ou vous aurez à affronter mes avocats ! »,

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Les critiques  

oui ! C’est beau !

mais évidemment on peut aussi avoir des doutes sur ses vrais motivations

sa réelle générosité  

il y a gagné beaucoup

en argent, en considération

…..enfin bref !

il y a aussi  des jaloux 

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Parmi les artistes africains , eux mêmes ,il ya parfois des critiques  

Ainsi, le béninois Romuald Hazoumè ne semble pas convaincu par la justesse de son combat. « Cela montre qu’il a du

temps et de l’argent à perdre !

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c’est aussi ce que pense   Barthelemy Toguao

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Le film d’Alain Gomis « Félicité » Un chef d’œuvre

3 avril, 2017

Peu de paroles ! Des sentiments

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Le jeune accidenté  amputé d’une jambe ne dit pas un  mot pendant tout le film

rien ,rien …

il dit rien

il regarde,

il refuse de manger

comment peut on exprimer une telle souffrance ?

comment dire sa détresse ?

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Félicité parle peu

mais quand elle crie

elle se roule par terre

elle se débat

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Un cri si fort

si bruyant

qu’il finit par  toucher le cœur des riches

qui enfin perçoivent la misère

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Quand Félicité chante  

son chant aussi  est un cri

un cri

un cri de désespoir

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Le désespoir, la détresse

ce sont des  ténèbres     

des noyades dans la nuit

des scènes interminables

qui n’en finissent pas

Tristesse !

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Le désespoir d’un peuple qui rie de lui même  

qui se moque de sa propre misère  

en regardant la statue  du robot

installé au centre de la ville

Progrès !

Quel progrès !

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L’amour ?

Comment dire son amour ?

Felicité va le dire à l’homme qui n’est pas son mari

à l’homme qui l’a tant aidé

si  maladroit, mais si  généreux  

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Elle ne crie pas contre la fille qui couche avec lui

Cela n’a pas d’importance

Pas la peine d’y tenir compte

pas la peine d’en faire un drame

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Félicité  dit seulement  

« tu es l’homme qui me convient »

et l’homme de répondre à l’africaine

avec un proverbe

« On ne met pas ensemble la chèvre et le chou »

Musée du quai Branly : Une exposition éclectique

27 mars, 2017

La collection de Marc Ladreit de la Charrière est  exposée au musée du quai Branly en ce mois  Mars  2017

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La plus  vieille  sculpture

Branly-1

 

 Un buste masculin pré-dogon style Djennenké

daté au carbone 14 du IX é siècle ap JC

Un buste érodé en bois avec un bras levé

Le visage long  porte des scarifications en quadrillage de points en relief .

il est surmonté d’une coiffure en chignon de cheveux maintenus par des rubans

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La sculpture la plus « classe »

 

Branly-3

Un masque cimier Ciwara du Mali qui date du 20é Siècle

l’antilope bondit avec ses cornes projetées en arrière (style Beledogou )

Quel style !

Quelle finesse !

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La sculpture la plus originale

 

Branly-2 

Cette statue semble unique

c’est une maternité Luwa

RDC 19é siecle 

Art des Baluba

2 mars, 2017

Les Balubas sont avant tout des guerriers

avant d’être des artistes  

Kuba-lance

Ils sont connus

pour une statue datée de la fin du XVIIIème siècle.

présentée dernièrement au musée Dapper à Paris

du roi  Luba Chibinda Illunga  

 Luba-Tchibinda -ilunga

   « C’est un homme puissant. Grands pieds, grandes mains… parce qu’il est capable de courir pendant des heures… Un bâton à la main, auquel sont suspendus des charmes de chasse et de l’autre un fusil à silex »

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Ils sont aussi célèbres pour les trônes des chefs  posés sur des cariatides féminines.

 

Luba-siege

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Les femmes  qui offrent une coupe, sont au service des devins qui  prédisaient l’avenir. en secouant la coupe pleine d’objets

 

Luba-femme

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Les tisserands et les forgerons ,rois des bakubas

26 février, 2017

Les artistes Bakubas étaient surtout des tisserands et des forgerons 

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Les tisserands  

Les bakubas aiment ce qui est beau

Ils aimaient être bien sapés  

bien avant les « sapeurs » de Kinshasa ou de Brazzaville

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les habits des rois Bakubas valaient bien  les habits de Louis XIV

à la même époque

 Kubas-rois 

 

Les forgerons

ont été des vrais précurseurs de l’art moderne

un des plus célèbres fut le prince Myeel  au XVII és

Il devint forgeron et bronzier après avoir été chargé des mines de fer royales

 

Kuba--Myeel

La taille disproportionnée  des mains par rapport au reste du corps  exalte la primauté créatrice de l’artiste

 (« l’art royal africain » par Suzanne Preston Blier p 231 ) 

 

Art catholique au Kongo depuis le XVIé s

25 février, 2017

La croix        

Avant même  l’arrivée du Christianisme au Kongo

la croix était déjà un symbole  utilisé par les indigènes pour désigner le passage entre le monde terrestre et l’au-delà ,

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La croix présentée par  les capucins fut donc bien accueillie

le roi du kongo Alfonso  se fit baptiser

ses fils aussi

l’un d’entre eux Henrique devient même évêque

Tout allait donc  bien pour les chrétiens

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mais les portugais les trahirent  

et la religion catholique périclita peu à peu 

 

Kongo-croix

C’est le roi Alfonso qui inaugura ce qu’on appelle la période du « crucifix »

car un crucifix l’avait protégé contre les  flèches de ses ennemis

ce  crucifix un fétiche efficace lors des batailles (l’ancien royaume du Congo Randles p,99)   

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Les  rois et les chefs locaux continuèrent  à se servir de la croix et des statues des saints  

pour prendre contact avec les ancêtres

ou bien pour demander la pluie …

ou pour montrer leur autorité

Ces croix er ces statues était faites souvent en bronze

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Antoine de Padoue

au début du 18é siècle

une prophétesse  Kimpa Vita

fonda le mouvement des antoniens  

avec saint Antoine pour messie

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Kongo-Antoine

 

Saint Antoine tient une croix dans sa main droite et l’enfant Jésus  à sa gauche 

Jésus est assis sur un trône–coffre semblable à ceux que l’on utilisait dans les cérémonies de la royauté  

le croisement du pied gauche posé sur le droit est caractéristique de l’art congolais

ces statues étaient faites  en ivoire en bronze ou en bois

(« l’art royal africain » par Suzanne Preston Blier p 209  )

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mais ce qui est davantage connu

ce sont des objets pas très catholiques  

 les «  minkisi »  et les «minkondi »

utilisés par les guérisseurs et les chasseurs  

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Les « minkisi » et les «minkondi » utilisés par les devins du Kongo

24 février, 2017

Parmi les objets sculptés par les artistes du Kongo

les plus connus  

les plus étranges

sont les «  minkisi »  et les «minkondi »

Ces objets utilisés par des sorciers plus ou moins bien intentionnés 

font peur à cause des nombreux clous qui y sont enfoncés

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Ces clous n’étaient il pas enfoncés pour faire mal

pour porter malheur

pour jeter des sorts ?

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Le Nkisi

En fait le nkisi était soit un objet  zoomorphe  soit une figure humaine  

les guérisseurs  y  posaient  des  remèdes dans des petits sacs ou des cavités

« Ainsi la terre d’une tombe ,l’argile d’une rivière  ,le bois d’acajou étaient  spécialement recherchés pour leur efficacité »

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Les miroirs avaient une fonction divinatoire

Les devins observaient les reflets de leur surface pour déterminer la cause des maladies ou autres problèmes

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Kongo Nkisi

Les chiens sont évoqués comme des médiateurs entre le monde des vivants et des morts

Ils ont du flair !

les remèdes étaient attachés  sur les dos ,les oreilles et la gueule de l’animal

les chiens ont parfois  2 Têtes .Ils ont ainsi 4 yeux pour  être plus efficaces 

 

Le nkondi

était chargé de protéger  les chasseurs contre les dangers

 

Kongo Nkondi  

Il a le bras  le bras levé qui brandit une lance

Son visage est celui d’un méchant qui fait peur

« l’art royal africain » par Suzanne Preston Blier p 223 »  

l’ histoire de l’empire du Bénin en image

2 février, 2017

En Afrique il y a peu d’écrits sur le passé,il y a des images ,il y a de l’art

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Un art qui dévoile le cœur des hommes

et leurs histoire

comme celle de l’empire du Bénin  

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Oranmiyan

Il était une fois

un jeune prince qui partit d’Ife

dans l’actuel Nigeria

Il voulait créer un empire

Il s’appelait  Oranmiyan

Il partit à cheval

C’était au 13 é siècle

 

Benin-Oranmiyam

 

Son histoire fut racontée  pendant des siècles

et au 18è s  un sculpteur fit en cuivre une petite statuette  

un petit roi ,un petit cheval

C’est frais !

C’est beau !

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Les rois

Puis l’empire s’agrandit

les rois devinrent des chefs

Du 16é siècle au 18é siècle

en signe de puissance, ils portaient autour du cou des colliers de corail

Benin-rois

 

Les reines

 étaient représentées  avec une couronne très haute et recourbée vers l’avant  en « bec de poulet » 

 

Benin-reine

Les palais  

les palais du  roi ,le «  léopard de la maison » étaient décorés avec  des léopards en ivoire incrustés de cuivre, de verre, portant des colliers de perles de corail autour des hanches.

Benin-Léopard

 

Au 16é siècle  ils  étaient gardés par des guerriers gravés dans des plaques de cuivre

Les guerriers avaient des cloches qui pendaient à leur ceinture

Benin-Guerriers

Le roi Ewuakpe

Il fut roi de 1690 à 1713

ce fut donc un contemporain de Louis XIV

Il fut en conflit avec les siens et  a dû céder certains de ses pouvoirs

Il fut ensuite en  contact avec  les portuguais qui naviguaient dans le » golfe du Bénin»  

ce fut pour le royaume le commencement de la décadence  

 

Benin Ewuakpe

le  roi a toujours des colliers en corail autour du cou

mais il porte un chapeau portugais  

Il perd sa dignité,  sa grandeur

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En 1897  « Benin city « fut détruite par les anglais  

et beaucoup d’objets d’art  furent envoyés en Angleterre 

La céramique de Djenné

1 février, 2017

Histoire de la ville de Djenné

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En  1280 le roi  de la région  Koi Komboro se convertit à l’Islam et fait construire à Djenné sa prestigieuse mosquée. Un peu plus tard au XIIIée siècle, la ville est intégrée à l’empire du Mali puis par l’Empire Songhaï en 1470

En 1591 le sultan du Maroc s’empare de Djenné

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La ville a été à la fois  au cœur de l’expansion de l’islam en Afrique noire.

et un carrefour pour le commerce transsaharien

les bijoux et le sel gemme, venant du nord s’échangeaient contre les produits du sud, les noix de cola, l’or et l’ivoire.

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La mosquée musulmane

Elle date du 13 é siècle

comme  Notre dame de Paris

ou l’église de rupestre Lalibela  en Ethiopie  

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La céramique

Djenné était donc une ville sainte

mais aussi une ville d’artisan

On y a retrouvé des objets en fer et en bronze

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une ville habitée par des artistes religieux

qui priaient Dieu

et aimaient les hommes

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Ls dates des statuettes  s’étalent du XIIe siècles, au XVIIIe,

mais la majorité des pièces sont du  XIV et XV siècles.

ce sont souvent des hommes et des femmes à genoux

en prière

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des femmes qui donnent la vie

Djenne

des femmes prient  pour leur enfant

 

 djenne-femme-en-detresse

ou des vieilles qui souffrent et se tordent de  douleur

Djenné-H

 des hommes qui s’interrogent sur les causes de cette souffrance

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