Archive pour la catégorie 'Afrique par pays'

Burundi : Le président Nkurunziza

10 juin, 2019

Pierre Nkurunziza  est né en 1964 à Ngozi au Burundi.Son père est Hutu et et sa mère Tutsie.Son père ,commissaire d’arrondissement de la province de Ngozi  sera tué lors des massacres qui eurent lieue en 1972

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Massacre des Hutus en 1972

Vingt-deux ans avant le génocide du Rwanda, qui fit environ 600 000 victimes, la plupart tutsi, un autre génocide ensanglantait la région des Grands Lacs : entre 200 000 et 300 000 Hutu furent massacrés par l’armée du Burundi à la suite d’une rébellion hutu … À la différence du Rwanda, ou l’ethnie des génocidaires fut écartée du pouvoir, au Burundi c’est la minorité tutsi qui devait régner sans partage sur les destinées du pays, jusqu’en 1993. Ceci explique le silence officiel qui, jusqu’à aujourd’hui, entoure le génocide de 1972.

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La guerre civile 1993-2003

en 93 commence  la lutte pour le pouvoir  entre les Tutsi et les Hutus

Au Burundi les Tutsi sont minoritaires et les hutus majoritaires ,mais le pouvoir appartient au Tutsi

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En 1996 Pierre Nkurunziza est condamné à mort  pour avoir déposé des mines anti-char ayant fait des dizaines de morts dans la capitale Bujumbura ;Il est amnistiée  lors du cessez-le-feu de 2003,

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Président de la République

En  août 2005,il est élu président pour un mandat de 5 ans rééligible une seule fois,

.En Avril 2015, Pierre Nkurunziza décide  malgré tout de briguer un troisième mandat, malgré les protestations de l’opposition

 

En mai 2015, Pierre Nkurunziza, est victime d’une tentative de coup d’etat 

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La répression est sanglante On compte  des centaines morts et plus de 240 000 réfugiés à l’extérieur du pays 

Après plusieurs reports, l’élection présidentielle a quand même lieu

 le 21 juillet 2015  NKurunziza est  vainqueur avec 69,41 % des suffrages

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violences

Les violences qui ont accompagné la crise ont fait au moins 1 200 morts et déplacé plus de 400 000 personnes entre avril 2015 et mai 2017, d’après les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.

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En mai 2018 ;il organise un référendum constitutionnel qui  pourrait lui permettre de rester en poste jusqu’en 2034.

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l’Église du Rocher 

Nkurundisa  et sa femme sont très croyants  en relation avec des églises  évangéliques américaines et australiennes  qui les soutiennent financièrement

Nkurunziza  croit qu’il a été choisi par Dieu pour gouverner le Burundi

Il est docteur honoris causa de l’université latine de théologie de Californie

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Denise Nkurunziza a fondé «  l’eglise du rocher » devenue  une antichambre du pouvoir présidentiel

«  Lui et son épouse apparaissent maintenant comme de véritables gourous car ils expriment leur désir de changer la société burundaise conformément à leur « vision religieuse ». Ils réinterprètent l’histoire du Burundi, ils lancent des campagnes de moralisation de la société burundaise (par exemple l’interdiction du concubinage), des croisades de prières et ils se font prédicateurs en propageant un discours théocratique où ils se donnent tout simplement le rôle d’élus porteurs de la parole de Dieu. »

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Burundi :Le coup d’Etat du général Godefroid Niyombare

9 juin, 2019

On  pourrait craindre un nouveau génocide au Burundi lors du coup d’état de Mai 2015..Ce n’est pas le cas ; Ce fut seulement un combat pour le pouvoir

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 Le général Niyombare,

Le général Niyombare ,à l’origine du coup d’Etat manqué du 13 mai 2015, est un hutu qui s’en prend à Nkurunziza qui lui aussi est hutu .

Agé de 46 ans, Niyombare est le premier hutu  à devenir en 2009, chef d’état-major de l’armée burundaise.

Il a longtemps été un proche de Pierre Nkurunziza, au sein du commandement des ex-forces rebelles du CNDD-FDD,

 

Pourtant il est tombé en disgrâce en 2013..

Il est envoyé loin du pays ,comme ambassadeur du Burundi à Nairobi, au Kenya.

 

On ne sait comment ,il se retrouve un an plus tard,,

en novembre 2014 à la tête des services de renseignements burundais (SNR).

Ce sont les mystères de la politique en Afrique

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Son coup d’état en mai 2015 est un fiasco

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Il fuit à l’étranger 

mais  cet ancien rebelle s’est attiré la sympathie de la société civile et d’une grande partie de l’armée en se faisant limoger des SNR, en février, pour avoir déconseillé au président Nkurunziza de briguer un troisième mandat

Il est  devenu un symbole d’intégrité et de courage pour la population,

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Les violences du 12/12

L’échec du coup d’état n’ fait qu’augmenter

le désespoir des jeunes et  les scènes de violence dans les quartiers 

en particulier  le 11 et 12  décembre 2015

Beaucoup d’images des jeunes tués ces 2 jours là, à Bujumbura dans les quartiers contestataires ont circulé sur les réseaux sociaux 

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Cette nouvelle flambée de violence intervient après l’attaque apparemment coordonnée de deux camps militaires situés dans la capitale et de l’Institut supérieur des cadres militaires (Iscam)

Ces violents affrontements, qui ont duré près de deux heures, auraient fait des dizaines de morts. 

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Pas une semaine ne se passe au Burundi sans répression policière ou échange de tirs entre les forces de l’ordre et ces mystérieux rebelles. 

cinq jeunes ont été  exécutés dans le quartier de Cibitoke par des policiers qui les avaient sortis de force de chez eux, 

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Burundi :L’opposant Agathon Rwasa

9 juin, 2019

Agathon Rwaza est né    en 1964 à Ngozi de parents  hutus

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Massacres de Ntega et Marangara (Ngozi).,

le 15 et 16 août 1988 des Tutsis sont massacrés dans ces deux communes, Au total,on compte  5 000 morts .

Rwasa qui termine ses études en psychologie  est alors recherché par le gouvernement comme la plupart des intellectuels hutus de sa région.

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Il s’exile donc en Tanzanie, dans le camp de Kigwa.

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Le mouvement politique Palipehutu

Ce mouvement   créé en 1980, revendique le droit de retour des réfugiés burundais, dont la plupart sont hutus

Rwasa en fait parti , d’abord comme simple membre du bureau politique,

puis devient  le leader des Forces nationales de libération (FNL), la branche armée du Palipehutu.

« Il a une main de fer ;Impitoyable et intransigeant, il n’accepte pas la contradiction »

Il compose un  chant  de guerre  

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 Bien avant la guerre civile qui commence en 1993, de violents combats avaient déjà opposésles rebelles des FNL au pouvoir en place à Bujumbura.

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Agathon Rwasa demeure dans la maquis pendant  20 ans

Il rentre au pays en 2008.

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Un nouveau parti

En avril 2009, la faction rebelle devient officiellement un parti politique.

le (FNL).est remplacé par le CNL (congrés national de la liberté)

 

En 2010 ,après des élections très contestés, Rwaza est attaqué à son domicile, et retourne dans la clandestinité durant trois ans environ.

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Crimes contre l’humanité

En 2013, Agathon Rwasa,  et le Pasteur Habimana, son porte-parole,  sont accusés d’avoir joué un rôle prépondérant dans le massacre de 160 réfugiés tutsis banyamulenge (Congolais d’ascendance rwandaise) dans le camp de Gatumba en 2004.

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Vice président  à l’assemblée nationale  

en Juillet 2015 Nkurunziza est de nouveau réélu pour un  troisième mandat controversé., ce qui entraine de nouveaux troubles

Nkurunziza fait la chasse aux « traîtres ». et ordonne la saisie des biens d’une trentaine de personnalités en exil

Un an plus tard   la plupart des opposants vivent hors du pays.

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Surprise ! Agathon Rwasa est toujours là !. 

Depuis  2015, il se lance dans la politique dite« légale »

ce qui fait bondir les opposants  

En juillet 2015 il est même élu vice président de l’assemble nationale

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En mai 2018 nouveau revirement !

il est pas content  et rejette les résultats  du referendum qui permettent à Nkurunziza de se représenter en 2020  

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En mars 2019 il lance un nouveau parti avec sans doute l’intention de se présenter aux prochaines elections présidentielles

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mais il lui est aussitôt interdit d’organiser le lancement officiel de ce parti ititule maintenat « le congrés national pour la liberté ( CNL) .

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Burundi : La situation économique depuis 2015

7 juin, 2019

D’après des dossiers publiés par « crisisgroup sur internet

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Depuis 2015

 Outre les opposants, des ruraux, des étudiants des hommes d’affaires et une bonne partie de l’élite économique et politique ont quitté le pays. Environ un tiers des journalistes vit désormais à l’étranger

 En 2017 ,456 personnes ont été tuées, 283 torturées et 2 338 ont fait l’objet d’arrestations arbitraires en 2017,.

 

Les prix

En 2018 ,les burundais se battent quotidiennement pour faire vivre leur famille dans l’un des pays les plus pauvres du monde.

Les pénuries de première  nécessité comme le sucre , l’électricité, …la bière font maintenant partie du quotidien des Burundais.

 Le manque de carburant est même devenu chronique. Une semaine sur deux, les stations d’essence ne sont pas suffisamment approvisionnées. 

le prix des tickets de bus ont  doublé.

le prix du poisson a triplé. 

les livraisons d’engrais n’arrivent pas à temps

la hausse du prix des produits alimentaires est vertiginesue  (21,9 pour cent en septembre 2017 par rapport à septembre 2016). 

les agriculteurs et les commerçants sont en difficulté

le pouvoir d’achat des fonctionnaires diminue

Pour survivre, de nombreux Burundais doivent chercher un second emploi, ou pratiquer la petite corruption

 

4,6 millions de Burundais sont en situation d’insécurité alimentaire (sur une population de 10 millions de personnes) et un demi-million ont besoin d’aide alimentaire d’urgence. Dans la capitale Bujumbura, le nombre d’enfants souffrant de malnutrition sévère a doublé entre octobre et décembre 2015.

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Les services 

les deux politiques sociales phares du gouvernement depuis 2005, à savoir la gratuité de l’école primaire et des soins pour les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes, sont directement menacées.

 

 L’éducation

Souvent  ,les enseignants  ne reçoivent pas leurs salaires

de nombreux établissements ont drastiquement réduit la distribution de nourriture aux élèves.

Les responsables d’établissement doivent demander des contributions aux parents d’élèves pour combler le déficit de leur budget

tous les frais d’études ont augmenté

 Des étudiants de l’UB et de l’Ecole nationale supérieure ont tenté en mars-avril 2017 d’organiser un mouvement de protestation..Plusieurs d’entre eux ont été arrêtés et accusés de préparer des mouvements insurrectionnels.

Le Burundi a aussi souffert d’une fuite des cerveaux, de nombreux individus qualifiés ayant quitté le pays

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La santé

. A la suite des violences de 2015, 101 médecins ont quitté le pays

En 2017 le compte plus qu’environ 500 médecins en fonction.

Actuellement, sur les 18 570 professionnels de santé, , 40 pour cent du personnel est non qualifié.

Le système public d’approvisionnement en médicaments est perturbé

Quelque 56 pour cent des enfants souffrent de malnutrition chronique et le taux de prévalence du paludisme chez les enfants atteint 38 pour cent.

Des difficultés propres aux zones de conflit apparaissent :

 restriction de l’accès humanitaire dans les quartiers contestataires, enfants traumatisés, augmentation des cas de viol, notamment.

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La débrouille

Cette débrouille va parfois jusqu’à la corruption et au vol, comme le reconnaissent des petits fonctionnaires.

Des enseignants acceptent des pots-de-vin de la part de parents d’élèves

des chauffeurs de l’adminaistrtaion vendent du carburant

L’avidité des policiers s’accentue…..

 

En 2018 ler gouvernement impute les difficultés du pays à des personnalités tutsi (telles que le président rwandais Paul Kagame ou l’ancien président burundais Pierre Buyoya) en association avec d’autres acteurs (la Commission d’enquête des Nations unies, l’Union européenne, la Cour pénale internationale et l’UA) qui dénoncent les abus du gouvernement. Le clivage est de plus en plus dépeint en termes religieux : entre un président de droit divin et les machinations machiavéliques de ses ennemis.

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Les bailleurs de fonds

les principaux bailleurs du pays, ont retiré leur soutien budgétaire direct au gouvernement début 2016.

en 2018 l’UE a réduit  son aide au Burundi, mais  elle continue de soutenir des actions dans les secteurs essentiels (santé, nutrition, accès à l’énergie en milieu rural).

Le gouvernement burundais essaye de  nouer de nouveaux partenariats avec la Chine, la Turquie et la Russie.

En manque d’argent le gouvernement a introduit de nouvelles taxes et « contributions » publiques obligatoires,

Burundi : Le retour de la violence et de la peur

6 juin, 2019

Les violences qui ont suivi la réélection du président Nkurundiiza au Burundi ont fait au moins 1 200 morts et plus de 400 000 refugiés entre avril 2015 et mai 2017, d’après les estimations de la Cour pénale internationale, qui a ouvert une enquête.

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Un  climat de peur

 « Les violations infligées au peuple burundais incluent les exécutions extrajudiciaires, les meurtres, les disparitions forcées, les arrestations arbitraires, les tortures et autres formes de mauvais traitements, dont les violences sexuelles »,

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des centaines de personnes sont emprisonnées à Bujumbura,  et souvent torturées.

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des militaires  sont assassinés

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La presse est jugulée 

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De plus en plus de burundais quittent le pays

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Les réfugiés

au Rwanda 

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en Tanzanie 

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Même à l’étranger les réfugiés sont traqués  

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La saisie des biens

en Septembre 2018 ;la justice burundaise a ordonné la saisie des biens, notamment immobiliers, d’une trentaine d’opposants en exil et de neuf militaires condamnés à la perpétuité pour leur participation au coup d’État de 2015,

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Burundi : La liberté de la presse ?

5 juin, 2019

Reporter sans frontière (RSF ) a classé le Burundi 159e  sur 180 pays évalués en termes de la liberté de la presse au classement mondial de 2018

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Une presse jugulée depuis 2015

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La  nuit du 12 au 13 mai. 2015 ,lors de la tentative du coup d’état perpétré par le général Nyombare 

les partisans de Nkurunziza ont visé la radio-télévision Renaissance, la Radio publique africaine, les antennes d’Isanganiro et Bonesha.

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Les jours suivants  

Des dizaines de journalistes ont dû s’exiler au Rwanda, en Ouganda, en Europe. Près de 80 d’entre eux sont aujourd’hui hors des frontières et au moins huit directeurs de médias sont recherchés par la justice burundaise.

 Le correspondant de RFI, Esdras Ndikumana, a été tabassé par des hommes du Service national de renseignement. Il a eu les mains fracturées.

Cette répression touche indirectement tous les Burundais.

Dans un pays encore à 90 % rural, les radios ont un impact immense. Leur disparition a été un véritable séisme.

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Internet n’est pas très répandu et reste lent

Au  Burundi, tout passe par les mobiles.

 L’absence des radios a boosté la consultation des sites et des applications comme Facebook ou WhatsApp.

. C’est une vraie révolution et c’est devenu un outil de résistance.

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en 2019

La radio Voice of America (VOA) la BBC n’ont plus le droit d’émettre au Burundi

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 «Leur suspension est maintenue pour des raisons complètement arbitraires».

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Côte d’Ivoire : La pratique religieuse des jeunes musulmans selon Marie Nathalie Leblanc

4 juin, 2019

Marie Nathalie Leblanc a écrit en 2012 un article dans la revue «  cahiers d’études africaines (206-207) sur l’évolution de la pratique religieuse  chez les jeunes musulmans en Côte d’Iivoire entre 1990 er 2008

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Marie Leblanc  écrit 

 nous avons constaté la pénétration des pratiques de l’islam dans presque tous les aspects de la vie quotidienne, impliquant ..une sacralisation du profane, incluant les loisirs et le travail

 nous avons observé de nouvelles pratiques chez les jeunes musulmans en 2008.

Ces pratiques incluent leur présence marquée, principalement des hommes dans les mosquées au moment de la prière de al-‘asr, ce qui était très rare dans les années 1990

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Elle interroge divers jeunes sur leur foi

Parmi les réponses on peut retenir celle de Myriam

« Si tu ne t’habilles pas en musulmane, qui va savoir qui tu es. Nos mères ont beaucoup souffert quand elles ont décidé de se voiler. Il faut respecter cela. Le voile, ce n’est pas une question d’austérité et de fondamentalisme comme certains individus mal informés disent. C’est une question d’identité, pas de doctrine..

Abdoulaye dit « Quand je suis entré dans la vingtaine, après mon bac, j’ai commencé à prendre ma religion plus au sérieux. 

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En 2008 les jeunes s’interrogent donc davantage

 Se rapprocher de Dieu » tout en restant bien campé dans la vie quotidienne, implique pour les jeunes musulmans interrogés en 2008, comme dans le cas de leurs aînés militants, une transformation fondamentale de leur existence.

 Tandis que la jeunesse musulmane des années 1990 se rassemblait dans les associations islamiques pour clamer sa foi, maintenant les lieux de socialisation sont à caractère plus privé et se concrétisent à travers des petits groupes informels de discussion. 

 D’une quête de reconnaissance en tant que musulmans dans l’espace public ivoirien dans les années 1990, les jeunes musulmans de la Côte-d’Ivoire post-crise semblent s’être repliés vers une quête d’épanouissement personnel.

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Commentaires

Cette évolution vers plus de spiritualité ….cette volonté de se rapprocher de Dieu

ne peut que nous réjouir

 

Si tous les jeunes de toutes les religions

cherchaient ainsi à se rapprocher de Dieu

ils finiront par se rendre compte que nous avons  un seul père

et que nous sommes tous des frères

Fini les guerres de religion !

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Puissent le Cheick Fofana  et l’iman Cisse

aider les jeunes ivoiriens dans ce sens

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Cote d’ivoire : Le Cheick Boikary Fofana et l’iman Djiguiba Cissé

3 juin, 2019

Depuis les années 1990  Abidjan est devenu l’un des centres intellectuels islamiques les plus influents d’Afrique de l’Ouest

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Le moufti d’origine malienne cheikh Tidjane Ba ( +2001), khalifa de la tijânniyya et premier grand rénovateur de l’Islam à Abidjan, parlait à ce propos de « miracle »

 Mohammed Lamine Kaba, Guiñeen d’orientation « wahhabite » ou « sunnite »  en est très étonné

« II ne fait aucun doute que l’Islam ait fait un bond en Côte d’ivoire

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La lumière de l’Islam vient de côte d’ivoire

D’où vient ce miracle ? 

  Marie Miran dans la revue “Revue Canadienne des Études Africaines, Vol. 41, No. 1 (2007), pp. 95-128

nous donne des pistes dans un article « la lumière d l’Islam vient de Côte d’Ivoire »:

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Les migrants

En  Côte d’Ivoire des immigrés  arrivent de toute l’Afrique de l’Ouest – Burkinabés, Maliens, Guinéens, Nigérians, Nigériens, Sénégalais et Ghanéens

Ce sont peut être ces immigrés  qui influencèrent et réveillèrent  l’Islam ivoirien

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La modernité

De plus en plus d’étudiants musulmans décrochaient des diplômes qui leur donnaient accès…aux métiers « de cadres et d’intellectuels » .

Ces »marabouts en cravate » ne partageait ni les problèmes  ni les aspirations de la masse musulmane.  Ils  reconsidérèrent donc les conceptions et de la gestion de l’Islam dans le pays,

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Ils furent aussi  influencés par l’organisation de l’Eglise catholique, ses activités caritatives, ses modalités d’auto-présentation, son usage de la langue coloniale et des langues vernaculaires ainsi que par les techniques missionnaires

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L’AEEMCI

En 1975, est créé l’Association des élèves et étudiants musulmans de Côt;e d’Ivoire (AEEMCI)

« On parlera alors d’Islam moderne, qui prêche  en langue française de façon rationnelle en milieu scolaire et universitaire, ce qui était inédit, même dans les pays traditionnellement musulmans

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En même temps eut lieu un rapprochement entre sunnites et soufis, traditionalistes et modernistes  en mettant  fin

aux  conflits communautaires intra-musulmans des années 1950 et 1970.

Cet approche  moderne, libérale et .tolérante de l’Islam ivoirien a attiré à lui en retour de nombreux convertis, venus des religions traditionnelles mais aussi du christianisme, issus non seulement de milieux défavorisés mais aussi, de plus en plus, de la bourgeoisie urbaine.

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La CMR

 En 1982 naissait la Communauté musulmane de la Riviera (CMR), du nom du sous-quartier résidentiel le plus huppé de la commune de Cocody à Abidjan.

 C’est à la CMR en particulier qu’on entendit parler pour la première fois de comités de gestion des mosquées dotés de comptes en banque, de salariat des imams, de rationalisation de l’action sociale islamique et plus généralement d’efficacité du travail islamique.

 La CMR servit aussi de modèle d’organisation aux jeunes cadres et intellectuels d’Abidjan qui voulaient former des communautés de quartier dans les villes de province où ils avaient été mutés.

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Le COSIM

En 1988 fut créé le  Conseil supérieur des imams (COSIM), dans le but  de regrouper tous les chefs religieux, de toutes tendances islamiques 

Parmi les membres fondateurs du COSIM on trouve Aboubacar Fofana et Djiguiba Cissé,

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Le Cheick Boikary Fofana

né en 1943

également appelé Aboubacar Fofana

Il est considéré comme l’autorité morale et le chef suprême de la communauté musulmane du pays. On lui doit, la structuration et une meilleure organisation de l’islam en Côte d’Ivoire.

Très écouté et respecté, banquier de formation  

Son aura s’étend au-delà des frontières ivoiriennes,

 Le cheick Boikary Fofana – - a toujours su montrer une main de fer dans un gant de velours. Assez ferme quand il le fallait, mais suffisamment souple pour ne pas rompre le rubicond.

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Djiguiba Cissé

né en 1958 en cote d’ivoire

membre fondateur du COSIM

iman de la mosquée du plateau à Abidjan

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Depuis l’an 2000 Cissé Djiguiba, lutte contre l’excision en Côte d’Ivoire

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 Des cassettes vidéo des émissions islamiques passées à la télévision ivoirienne et des cassettes audio de la traduction en dioula d’une partie du Coran réalisée par Djiguiba Cissé/ circulent aussi au Mali, au Burkina, au Niger et jusqu’au Canada

 

 

Burkina Faso : l’Islam des « hommes Intègres »

2 juin, 2019

Au Burkina Faso ,l’islam est en pleine effervescence depuis les indépendances  

 En 1954 la Ouagadogou  ne comptait qu’une seule mosquée ; en 1993, elle en comptait 200 ;Aujourd’hui on en dénombre plus de 600.Les associations islamiques se multiplient après 2001. Après 2005, cinq radios musulmanes voient le jour, trois  nouveaux mensuels paraissent. La capitale compte désormais deux universités islamiques. Autrefois soumises à un pacte implicite de non-prosélytisme et de réserve, à l’aube du xxie siècle, les élites musulmanes se décident à occuper l’espace public(article de Maud Saint –Lary ;cahiersd’etudes africaines n°206-207 p 457)   

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Mais les « hommes intègres » du Burkina

ne sont pas des exaltés

ils sont posés,sages ,critiques

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Boubakar Doukoure

ils ont  chez eux  un grand pasteur

religieux ,modéré

« Prétendre travailler au nom de l’islam et tuer les autres est un paradoxe effarant »

ouvert à la culture universelle

Il est président de l’ISESCO

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Des « bons » pratiquants  

De plus en plus de Burnikabés  se parent de  ces  signes, qui faisaient jadis la panoplie des wahhabites (robe, barbe, prière les bras croisés). Ils n’en revendiquent pas pour autant une appartenance à un mouvement quelconque et sont surtout soucieux d’afficher leur religiosité voire leur « bonne pratique de l’islam », leur sagesse ou même, pour certains, tout simplement leur volonté d’être « à la mode ».(Maud Saint-Lary p 464)

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des musulmans très tolérants

qui ne rejettent pas les imans dissidents comme Jafar

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des bons musulmans

qui vivent en bon harmonie avec 23,2% de Chrétiens

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des bons musulmans qui lors de  la Fespaco 2019

n’ont pas hésité à donner « L’Etalon de bronze, » 

au film « Fatwa, »

qui raconte la dérive d’un jeune homme qui devient djihadiste

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Les attentats

Malheureusement  depuis peu

les djihadistes  arrivent du nord

et multiplient les attentats 

ce ne sont pas des Burkinabés

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Les églises catholiques sont particulièrement visées

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BurkinaFaso : Boubakar Doukouré président de ISESCO

31 mai, 2019

Boubakar Doukouré ,selon un article écrit  par Mara Vitale dans les « cahiers d’études africaines » n°206-207 en 2012 …les citations sont en italiques 

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 Boubakary Doukouré est sans doute l’une des autorités spirituelles les plus importantes et les plus influentes du paysage religieux et sociopolitique du Burkina. Arabisant, proche conseiller du président, membre fondateur de la Fédération des associations islamiques du Burkina (fFaib , et président, depuis 2006, du Conseil exécutif de l’isesco

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Soninké d’origine sénégalaise , est né dans une famille tijânî hamawi.  Il recoit une formation juridique en Arabie Saoudite ; De retour  en Haute-Volta dans les années 1980, Boubakary a été tout de suite reconnu par les talibés (fidèles) comme le vrai leader de la zâwiya.

 Cependant il se détache de la tradition soufie et prêche un islam plus orthodoxe.

il a dû donc  concilier la religiosité « populaire » de ses fidèles avec orthodoxie religieuse chère aux pays du Moyen-Orient.

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Ittihad Islami (Union de l’islam).

Dans les années 1980 Doukouré fonde sa propre association, la Ittihad Islami (Union de l’islam).

il veut  transmettre aux fidèles un message positif et fédérateur  ce qui lui accroit  sa popularité.

Grâce à cette ambition unificatrice il reçoit dés le départ  l’appui financier et politique des États arabes et des ONG islamiques

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Le social

Il ouvre un institut franco-arabe (Al Elmi), un lycée privé (Ridwane), le Centre universitaire polyvalent du Burkina (cupb), ’une radio (Radio Ridwane pour le développement), ainsi que d’autres importantes structures à usage commercial.

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Enseignement

il insiste  surtout sur l’application du message coranique dans la vie quotidienne,

À l’occasion du dernier Mouloud, par exemple, le titre de son allocution était « Islam et protection de la santé », consacrée à l’importance du soin corporel en islam.

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Un islam africain

 son but est  de libérer l’islam de la forte connotation culturelle arabe dont il est imprégné, et ensuite de l’inscrire dans le contexte culturel africain, en préservant cependant la « pureté » du message.

 Il faut cependant reconnaître que la réalisation d’un « islam africain » reste pour le moment encore difficile, car l’influence du monde arabe en Afrique devient de plus en plus importante : il ne faut pas oublier que la plupart des intellectuels musulmans burkinabè sont formés dans les universités arabes les plus renommées, et que le poids des financements provenant des pays du Golfe joue évidemment un rôle prépondérant dans l’orientation des fidèles.

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Président de l’ISESCO  

Boubakar Doukouré est  devenu  le président du Conseil exécutif de l’Organisation islamique pour l’éducation, la culture, la science et la communication (ISESCO) basé à Rabat au Maroc, les 27 et 28 novembre 2012 lors de sa 33ème session

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 Là encore il se prononce sur les dérives et l’intolérance

« Prétendre travailler au nom de l’islam et tuer les autres est un paradoxe effarant »

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