Archive pour la catégorie 'Explorateurs'

Paul Crampel (1864-1891) au Gabon

27 juin, 2017

En  1889 , âgé de 25 ans ,Paul Crampel rejoint Brazza en Afrique. Sa vie est racontée par  Pierre Kalck  dans son livre « Un explorateur du centre de l’Afrique ,Paul Crampel » (l’Harmattan)  

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Lors des ses premières tournées avec Brazza, Paul Crampel a d’excellents rapports avec Brazza  

En route ,je ne me sépare pas de Brazza .Nous couchons sous le même morceau de toile accroché à la même branche 

il devient secrétaire de Brazza à la place de Chavagne 

Plus tard il portera un jugement plus sévère 

je le trouve plus que jamais  hésitant ,flottant d’idées …sans moi ,je crois qu’il resterait des mois à noircir des brouillons d’où rien ne pourrait sortir (p 12)

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Le bassin de l’Ogooué

 Brazza lui demande d’abord d’explorer le nord du bassin de l’Ogooué dans l’actuel  Gabon    mais en fin de mission il est attaqué par des commerçants fans Il est gravement blessé  et doit fuir

la marche ,la fièvre ,les privations aggravent ma blessure et me causent des souffrances intolérables …la douleur d’aigue devenant sourde ,la jambe s’engourdit est pesante et comme paralysée …je me traine  …tout le jour Brazza fut cependant satisfait de expédition  et il demanda la légion d’honneur pour Crampel  …en Vain (p 38)

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Rentré en France ,Paul Crampel prend contact avec un journaliste Harry Alis  au « journal des débats » pour se faire connaître et trouver de l’argent dans le but  de découvrir le Tchad

Il savait que dés 1888 Albert Dolisie avait fondé sur le fleuve Congo et l’Oubangui , 3 postes dont l’un à Liranga ,Mossaka  et le dernier  à Bangui  ,la capitale actuelle ouvert en juin 1889 (p 46)

Il rêve d’atteindre Bangui à son tour et continuer ensuite sa route vers le nord à la découverte d’une région totalement inconnue

Une tache blanche sur la carte correspondant sensiblement au territoire de l’actuelle république centrafricaine (p 46)

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Retour à Brazzaville

Comme Brazza ,Paul Crampel préférait  la diplomatie à la force contrairement à Stanley qualifié par la presse parisienne de « canonneur de nègres » 

En revenant en Afrique ,il est outré par le comportement des blancs  et écrit  a son ami Harry Alis ,

Je suis écœuré de Cotonou .J’ai vu des gens féroces  les nôtres …je ne me représentais pas ainsi les devoirs d’un officier !j’ai vu et entendu des choses abominables (p 64)

Il entendait aussi parler des guerres qui avaient lieu  en même temps contre les musulmans à Ségou  et les non musulmans au Dahomey

Chavannes qui avait été secrétaire de Brazza avant  Crampel  reconnaitra dans ses mémoires que la colonie était  un dépotoir où étaient  envoyés les indésirables le commandant marchand  parlait  de « marécages puant »( p 70)

A Libreville il rencontre Emile Gentil qui finalement réalisera son grand projet  Il retrouve Brazza qui a l’air de ne pas approuver son projet  et qui lui  met des bâtons dans les roues Crampel pensait partir de l’embouchure de l’Ogooué  puis rejoindre l’Alima pour enfin arriver sur le Congo et l’Oubangui  

par ailleurs Brazza avait réservé ses moyens disponibles et Crampel l’ignorait ,  pour une mission en direction du Tchad par la sangha  dont il avait charge Fourneau p 94 

Il realisera autrement son rêve de se diriger vers le Tchad 

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L’expédition de Paul Crampel vers le Tchad

26 juin, 2017

Pierre Kalck  dans son livre « Un explorateur du centre de l’Afrique ,Paul Crampel » (l’Harmattan)raconte la première expédition de Paul Crampel au nord du Gabonpuis entreprend le récit de sa deuxième expédition vers le Tchad

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Bangui 

Le grand rêve de Paul Crampel était en effet d’atteindre le lac Tchad

en longeant le « Chari »

Il avait choisi Bangui comme camp de base   

et y arrive 25 septembre 1890

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Or il trouva à Bangui un petit poste  sans cesse harcelé par les indigènes

il était désormais impossible à Crampel d’abandonner Bangui dans cette situation critique…

,il restait certain que Crampel avait bel et bien sauvé ce poste de Bangui et qu’en agissant ainsi il avait rendu possible un Oubangui français ;L’histoire doit lui en tenir acte (p 84) 

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Dar el Kouti

Enfin il part vers le nord le 1 janvier 1891

les 500 kms environ qui séparaient l’Oubangui de la capitale d’alors du Dar el kouti  n’avaient jamais été  parcourus encore par un européen (p 97 )

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Crampel avait choisit pour le seconder le jeune Albert Nebout (né en 1862)  qu’il avait rencontré lors de son passage au Sénégal .Nebout ,fut alors très impressionné par Crampel .Il écrit  

« dans son regard ,on lit un vie intense ,une intelligence remarquable et sa voix ,un peu net un peu dure accuse  beaucoup de décision et d’énergie (p 61)

Nebout survivra à l’expédition et  rédigera un  rapport officiel .(p 100)

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Il lui fallait 150 porteurs

Il ne les avait pas

Crampel décide alors de constituer 3 campements entre lesquels il ferait monter les bagages de proche en proche ;Il comptait partir en avant avec un petite escorte à partir du  3é campement (p106)

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Il était  arrivé le 13 février à Cha qui était la capitale de Senoussi sultan de Dar el Kouti ,vassale du Ouadaï  et porté au pouvoir de dar el Kuti par Rabah (p 115)

..Dés son arrivée Senoussi avoua à Crampel qu’il n’était pas tout a fait le maitre des lieux  

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Les porteurs et les sénégalais ont peur du marchand d’esclaves  et se sauvent

D’autres sont malades… et  c’est la débandade !

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Crampel est aussi malade mais il tient bon   

Il écrit à Nebout resté au 3é campement

Pour moi  ,loin d’être découragé ,j’ai plus que jamais confiance ,car mon contact est pris avec les musulmans Si tout notre personnel abandonnait ,je marcherais quand même avec les quelques  fideles …Je reste ici avec 5 hommes c’est raide (p122)

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Mort de Paul Crampel

Ensuite tout devient flou !

Que s’était  il donc passé à El Kouti

Entre le 25 février  date de la première lettre de Crampel à Nebout et de la désertion des 4 tirailleurs  et le 26 mars date du 2é courrier  adressé à Nebout et de l’exécution d’un déserteur bassa repris ( p 125)

On sait par ailleurs que Crampel était trés malade et qu’il avait la fièvre 3 jours sur 4 (p 126)

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Dans un lettre adressée  à Nebout le 3 avril ,Crampel écrit  

Je pars chez un grand sultan à 200 kms d’ici (p 130)

Ce fut sa dernière lettre  

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Plus tard dans un rapport officiel,  Nebout écrit

Peu de temps après avoir écrit cette lettre .. ; notre chef fut appelé par Senoussi dans un village .IL s’y rend accompagné de Ben Said …Frappés  traîtreusement  à coups de crosse ,,ils sont achevés à coup de fusils puis dépouillés de leurs vêtements ,le corps entièrement ouvert ,ils sont trainés dans la brousse et abandonnés par leurs assassins (p 135)

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Nebout décide alors d’abandonner l’exploration

Il écrit  dans son journal le 20 mai

Dans 6 jours nous aurons atteint l’Oubangui …J’ai hâte ,moi aussi d’arriver .rien ne m’intéresse plus .J’ai l’âme désespérée ( p 137)

Le 13 juillet il rencontrait Mgr Augouard sur le bas Oubangui (p 137)

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Qui a tué Crampel ?

En fait on ne sait pas !

En 1897 Senoussi jure à Pierre Prins qu’il n’y est pour rien

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En 1901 Senoussi de nouveau jura 7 fois sur le coran qu’il n’était pas coupable (p 148)

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Ce qui est sûr c’est que lors de la chute de Rabah

on retrouva 30 fusils de la mission Crampel (p158)

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Une part du butin et des armes pris à Crampel est retrouvée chez Rabah (p 187)

En outre

Rabah faisait des 15 sénégalais de la mission Crampel,  qu’il avait fait chercher au Kouti ,ses gardes personnels( p 188) 

Ferdinand De Béhagle et Pierre Prins en Afrique centrale

9 juin, 2017

 Dans « une histoire inconnue de l’Afrique centrale (1895-1899) » tome 2 , Pierre Prins nous raconte ce qu’il  a vécu en 1998 avec Ferdinand de Béhagle qui voulait à tout prix rencontrer  à ses risques et périls le Rabah le terrible  tyran de Bornou

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De Béhagle

C’est  un commerçant avant d’être un officier  au service de la France

Il défie le monde et  rêve de rencontrer Rabah malgré les dangers ou à cause des dangers , 

Est ce un défi  ?

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Il se dit envoyé par Emile Gentil ce qui n’est pas tout à fait exact et  emprunte le vapeur ‘Leon Blot »

 une baleinière  démontable de 18 m. utilisé par Émile Gentil en 1895 et 1897.

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De Béhagle rejoint Pierre Prins chez le sultan Gaourang en août 1898

Pierre Prins raconte

2 blancs sortent du Léon blot ..le plus petit coiffé d’une chéchia dressée sous une coiffe bleu se présente en me tentant  la main d’un geste bref : De Béhagle… puis se tournant vers son compagnon  Mercuri  mon second ..Ce dernier domine son patron de la tête et des épaules et sa poignée de main est celle d’un fameux gaillard ; Celle de De Béhagle  est sèche et fébrile ( p 150)

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Les 2  ne s’entendent pas .

De Béhagle  apparemment est une brute 

Mercuri veut le quitter

Je n’ai qu’un regret c’est d’être venu avec cet homme ,  Je n’ai qu’une halte c’est de m’en aller (p 153)

De Béhagle  joue au petit chef, n’écoute pas les conseils des autres

La politique de la France ? …il s’en moque !

Il veut avant tout faire du commerce

Cela va lui coûter cher !

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Selon Gaourang, Rabah désire en fait s’emparer du « Léon Blot »

 S’emparer  du vapeur et de tout ce qu’il portait quel aubaine !  Il attend que Béhagle  tombe dans le piège qu’il a tendu ( p 187) 

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De Béhagle s’entête et veut continuer vers Bornou malgré les ordres 

 Pins l’accompagne  

Naturellement je pars avec lui .Surveiller et freiner dans l’attente de je ne sais quel miracle  qui redresse tout .Voilà mon but  (p 264)

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Les villes mortes sur les rives du Chari

C’est in défilé des villes mortes  sur 200 kms

On trouve 20 petites villes et villages … qui ne sont plus que des villes mortes .. un désert entouré de murailles  effondrées ,des champs en friche …Des fugitifs qui fuient depuis 1894 devant l’envahisseur et le passage des hordes de Rabah ..Populations qu Genil me vantait  pour leur nombre ,leur créativité  ,leur gentillesse, aujourd’hui poignées  de gueux, craintifs ,affamés et abêtis (p 290 )

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Rabah est la maudit. Les ruines que tu rencontres partout sont son œuvre …Que peuvent ils  attendre de bon de cet esclave fils d’esclave ? Esclave révolté de Zobeir Pacha  (p 292)

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Bougman :capitale de Baguirmi

On aperçoit Bougman ,l’ancienne  capitale du Baguirmi,  encore prospère sous le sultan Abu Sekkin Mohammed (1871-1884)

ville impériale d’Abu Sekkin ,elle conserve les vestiges du palais de terre d’une cour puissante  …l’épaisseur de ses murs de briques et ce qui demeure de l’enceinte fortifié en  témoigne .En 1872 Bougman comptait encor 6000 habitants  (p 314)

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Cette capitale fut abandonnée  par ses successeurs  dont Gaourang (1885-1900 )

après le passage de Rabah

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C’est à peine si De Béhagle  y jette un regard

mon divorce avec De Béhagle est absolu ,définitif.  J’aspire au moment  où nous tirons chacun de notre bord .Je suis las de cette présence hérissée sceptique ,envahissante (p 317)

Soudain  apparaissent les hautes murailles fortifiées de la grande ville de Kousseri  dominant la rive gauche de Logone.(p 341)

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Départ de De Béhagle

Nous décidons de nous séparer .Il  est décidé  à se rendre chez Rabah  par la voie terrestre et part à la  à la recherche d’animaux porteur

….Sa caravane disparaissait  derrière les buissons …Inch Allah

C est un hypnotisé qui s’en va vers le nord ,un de ces esprits  aventureux  sans mesure  …qui toujours foncent délibérément vers la mauvaise voie  avec le même inutile courage ( p 377)

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En janvier 1899 rabah  l’aurait aussitôt enchainé et dépouillé  de ses marchandises  à Dikoa (p 417)

en septembre il est pendu

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Prins prend la route du retour  et rencontre  à Ouadda prés de Kanga Bandoro,  Emile Gentil  qui  lui-même revient de France (p482)

il m’étreint à pleins bras ,rarement frères d’armes s’accueillirent plus émus  « mon bon Prins ! »( p483)

 

Peu après  Emile Gentil et Lamy vaincront  Rabah lors de la bataille de Kousséri

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Prins retourne en France pour une vacance bien méritée  avnt de repartir

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L’Afrique décrite par les premiers européens qui s’y sont aventurés

23 mai, 2017

D‘après « Quand les Européens  découvraient l’Afrique intérieure »  par Olivier Grenouilleau 

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Les chefs 

Les voyageurs sont obligés de passer par les chefs de la région  

Si ils obtiennent un droit de passage ,ils seront en sécurité

sinon ,les voyageurs prennent des risques

c’est ainsi que l’expédition de Park se termine mal (p 128)

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Les habitations  

Les voyageurs n’ont pas l’air de s’offusquer en parlant de « misère »  ou de « sauvages » 

les villages ressemblent apparemment à ceux de nos campagnes à la même poque

Les maures habitent des tentes,  les bergers des huttes ,

les mandingues se contentent de chaumière  petites et commodes ;un mur de terre d’environ 4 pieds de haut ,sur lequel est une couverture conique  faite de bambou et de chaumes sert pour la demeure du roi comme pour celle du plus humble esclave .les meubles sont  également  simples …une jarre ..  quelques vases d’argiles (Park)  p 189

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Mollien nuance 

Il écrit : rien ne distingue le palais d’un roi nègre de la case du dernier de ses sujets

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Les voyageurs  traversent des grandes villes qui sont parfois fortifiées…comme chez nous

Joak est une ville une ville  de 2000 habitants  entourée d’une haute muraille  dans laquelle on a pratiqué un grand nombre de meurtrière (Park)  p 184

les habitants ont grand soin de balayer les allées qui conduisent à leurs cases (Caillé)

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L’habillement des mandingues est simple ,propre et leur va bien

les grandes personnes sont vêtues sinon avec gout du moins avec propreté …(Lander)p 181

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Les guerres

Ce sont souvent des petits conflits qui durent peu , sans de véritables motivations

La guerre est chose fréquente ,voir permanente   avec son cortège de destruction et de pillage  les guerres de nation à nation sont rares………….les rois font seulement les uns chez les autres des incursions pour enlever des esclaves………le plus fort est toujours  prêt à fondre sur le plus faible ..ils n’ont pas d’autre  but que de s’enrichir en faisant des prisonniers  pour les vendre (Gray) p 228

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ils y avaient peu de morts

Il est vrai que l’essentiel est d’éviter de frapper trop fort afin de s’enrichir avec la vente des prisonniers  (Lander) p 236

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La grande guerre qui va durer 10 ans a lieu plus tard, avec El Hadj Omar entre 1857 et 1864

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Clapperton a quand même l’occasion de voir l’armée plus ou moins décomposé de Dan Fodio qui avait combattu avant 1815

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je n’ai jamais vu d’armée marcher avec si peu d’ordre …Tout finissait  par une grimace ou une mine menaçante (Clapperton) p 233

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  Les voyageurs ne semblent pas prendre consceince de l’importance des guerres musulmanes (p 238)

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Agriculture et commerce

Je fus étonné de trouver dans l’intérieur  de l’Afrique ,l’agriculture à un tel degré d’avancement :leurs champs  sont aussi bien soignés que les nôtres.Ce sont de vrais laboureurs  qui travaillent pour avoir un belle et abondante récolte …ce ne sont plus les nègres esclaves  des mandingues (Caillé)p 243

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Les commerçants  

Les routes ne sont pas sûres

Pour plus de sécurité ,il faut mieux se déplacer en caravane  

Des caravanes  pouvant regrouper  jusqu’à 400 personnes  …pour se prémunir contre les mauvaises rencontres..  les guerriers  de sentier  qui vivent de pillages

Ils fallait souvent payer des taxes   ….On essaie parfois d’y échapper mais difficilement ….mais plus encore .. ;c’est de la guerre que souffrent les marchands    (p 254)

 

Les voyages en Afrique de Mungo Park et Mollien au début du 19é

22 mai, 2017

D‘après « Quand les Européens  découvraient l’Afrique intérieure »  par Olivier Grenouilleau 

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L’époque  

Tous ces voyages  eurent lieu au début du 19é siècles ,avant  1830

au temps de ces voyageurs la traite des  noirs et le commerce légitime coexistent ,sans que le second semble encore  vraiment l’emporter sur la première  pourtant en perte de vitesses ( p 35 ) 

Quoi de commun entre un Mollien  fils d’avocat  ayant fait des études classiques  et un Caillé ,fils d’un boulanger alcoolique et condamné au bagne pour vol ?Mais ils sont tous jeunes. Mollien a 22 ans quand il part .Park et les frères Lander ont 24 ans ?Caillé a 25ans .Clapperton a 38 ans  (p 45)

 Tous se retrouvent  seuls en pays inconnus … Tous sont plus ou moins malades …Il succombent tous soit au cours du voyage  soit peu de temps après .C’est le cas  de Clapperton , Caillé et Richard  Lander .Mollien est le seul à s’éteindre  doucement à Nice âgé de 76 ans (p 53)

Chaque fois qu’une expédition un peu plus importante tend à se déployer ,elle est mise en échec  par la resistance des chefs interieurs ( p 54)

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 Mungo Park (1771-1806) 

Park est un ecossais

Il aurait été le premier occidental à explorer le fleuve Niger et à visiter les villes de  Ségou et Bamako.

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Il effectue un  premier voyage entre 1795 et 1797)

Il travers le Sénégal visite le Kaarta mais est fait prisonnier pendant quatre mois par le chef  des maures Ali qui le traite en esclave…Il s’échappe et  atteint la ville de Ségou où il peut enfin voir le Niger. Il remonte le fleuve sur 110 km mais, épuisé et malade, décide de rejoindre Ségou

En 1805 ,il repart et meurt  noyé lors de la descente de rapides sur le Niger près de Bussa, dans le Nigéria actuel.

Il part  de Gorée et  rallie Bamako. Il descend le Niger en bateau .avec 40 Europeens  mais la maladie et les embuscades des autochtones déciment l’expédition : Malgré tout , il descend le Niger sur 1 600 km, avant d’être attaqué par les Haoussas. Sur le point d’être submergé, il se retire vers le fleuve où il se noie avec ses compagnons restants.Un guide et un porteur rescapés ont rapporté sa fin tragique.

Lander récupéra certains des effets de Park, mais son journal ne fut jamais retrouvé

 Il aime pas les maures autrement dit les musulmans  

Les maures ont tous les vices des arabes  ,sans posséder leurs  vertus. Ils se servent du prétexte d’une religion intolérante pour opprimer les étrangers ,tandis que les nègres surtout  les mandingues ,incapables de comprendre une doctrine qui met une foi aveugle à la place  des devoirs sociaux ,préférent  rester dans leur humble  ignorance(p 154)

Il est vrai que Park a été très malmené en tant qu’esclave de Ali  

j’étais étranger ,sans protection et chrétien. Chacun de ces titres suffisait pour écarter du cœur d’un maure tout sentiment d’humanité

 par contre  il fait l’éloge de l’hospitalité des noirs 

Je ne peux oublier  la charité désintéressé ,la tendre sollicitude avec laquelle ces bons nègres  depuis le roi de Sago jusqu’aux pauvres femmes qui en divers  temps  m’ont secouru  mourant de besoin dans leurs chaumières ,compatirent à mes malheurs et contribuèrent à me sauver la vie   ( p170)

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Mollien (1796-1872) 

Mollien embarque en juin 1816 sur la célèbre frégate de la Méduse.  Il fait donc naufrage ,en réchappe et échoue sur l’île de Gorée 

En 1818, il est chargé par le gouverneur de la colonie d’aller reconnaitre les sources du Sénégal, de la Gambie et du Niger

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Les descriptions  

Mollien admire : Du sommet de cette montagne ,un coup d’œil  magnifique s’offrit à ,nos regards Depuis que je m’étais enfoncé  dans l’ intérieur de l’Afrique ,mes yeux n’avait en rien aperçu de si beau une vaste plaine bien cultivée se déployait devant moi ; des champs egtianet entre mêles de bosquets d’arbres ;plusieurs grands villages annonçaient la richesse du pays au milieu du quel s’élevait Sedo  ville dont la population peut monter à 6000 âmes ( p 92)  

les chefs

 la sureté dont je ne cessais de jouir ,après un accord ,prouve que la foi des serments est gardé religieusement par les nègres …..par contre les petits rois  les roitelets sont souvent pitoyables et tyranniques (Mollien) p 132

 Molien note que les noirs ont hérité  des tous les vices des européens 

dans sa préface il écrit

le contact des européens a été funeste aux peuples qui habitent les côtes….(p 152)

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L’hospitalité

Comme Park ,Mollien félicite les africains pour leur hospitalité  

Elle est pratiquée si généralement par les nègres qu’ils ne la regardent pas comme une vertu mais comme un devoir..Il l’exercent avec une générosité qui n’a pas de bornes et ne s’en font pas un  mérite (  p 170)

Les voyages en Afrique de René Caillé et de Clapperton au début du 19é siécle

19 mai, 2017

D‘après « Quand les Européens  découvraient l’Afrique intérieure »  par Olivier Grenouilleau 

 

René Caillé (1739-1838) : Tombouctou

fils d’un boulanger alcoolique condamné au bagne pour vol ,il s’évade en lisant des romans d’aventure  

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En Avril 1827 ,il part de Boké  longe le massif de Fouta Djalon, passe les sources du Sénégal, atteint Tiémé dans l’actuelle Côte d’Ivoire où il tombe malade .

En Janvier 1828 il reprend sa route , séjourne à Djenné  du 11 au 23 mars 1828 .puis  prend un bateau pour Tombouctou qu’il atteint le 20 avril 1828

Le 4 mai, il se joint à une caravane pour aller au Maroc et atteint Féz

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Clapperton(1766-1827) : Sokoto

Clapperton est né en 1766

Il commence à explorer l’Afrique  en 1822

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1é voyage

En 1822 Clapperton part de Tripoli ,atteint le lac Tchad , traverse le Bornou où il est très bien accueilli par le sultan .Il suit donc la route que les commerçants empruntent depuis si longtemps

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Il passe ensuite a Sokoto

 il fut comblé de marques d’attention les plus flatteuses  …par Bello le sultan (p 41)

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Clapperton rentre à  Tripoli  en janvier 1825

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2é voyage

 A Sokoto Clapperton apprit du sultan Bello  que l’établissement d’une relation amicale avec l’Angleterre lui serait  très agréable ..de même qu’il était t prêt à adopter des mesures propres à arreter la partie du commerce des esclaves  p 42

Clapperton y retourne donc .

Il arrive en novembre 1826 à Ouidah  avec Richard Lander, traverse le pays Yoruba et le fleuve Niger,  atteint Kano en juillet puis Sokoto. Il projette ensuite de se rendre au Bornou mais meurt de  dysenterie le 13 avril 1828.

 Richard Lander, rentre en Europe en rapportant les notes de Clapperton (p 52)

puis repart en 1830 avec son frère

le pays au-delà de Fariga ressemble à quelques unes des plus belles provinces d’Angleterre vers la fin du mois d’avril tant il est verdoyant et magnifique( p 95)

  mais Lander est moins enthousiaste en parlant des habitants

en pensant à nos petites maisons si propres et leurs habitants si affairés ,les sales huttes de boue et les naturels indigènes souillent de leur aspect le pays qu’ils habitent et l’âme se resserrent ici à la vue d’une belle nature au lieu de s‘épanouir p 97

 à l’intérieur des terres, le peuple est plus sérieux  plus grave dans ses manières que ceux qui avoisinent les côtes …presque tous les nègres de la côte sont de misérables fripons( p 152 …)