Archive pour la catégorie 'litterature africaine'

Breytenbach : Un afrikaner opposé à l’apartheid

23 septembre, 2018

Un poète

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Un peintre

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Un Afrikaner

Il raconte sa vie , dans son livre « retour au paradis »

Le monde dans lequel je suis chez moi c’est l’Afrique ;J’appartiens à un peuple qui est la mortification de l’Afrique ,un peuple de colons sans métropole  dont personne  ne veut partager l’histoire. A présent  je vis parmi les « toubabs » ,un caillou dans leur chaussure ,je baisse seulement la tête  ; Depuis 3 siècles déjà mon peuple n’est formé de rien d’autre que d’Afriquas  (p117)

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Un militant contre l’apartheid

Il épouse en France une vietnamienne  et ne peut donc  plus retourner en Afrique du sud

Il s’installe à Paris et lance un mouvement clandestin de résistance au régime d’apartheid, l’Okhela, qui devait organiser des réseaux de Blancs au service de l’ANC de Nelson Mandela

Lors d’un séjour clandestin en Afrique du Sud, en 1975, il est arrêté et condamné à 9 ans de prison

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La même année en 1975,,le prince Zoulou  Mangosuthu Buthelezi, fonde l’inkhata qui devint lors des années 1980, un adversaire résolu de l’ANC

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Retour au paradis

Après avoir été emprisonné puis exilé  pour avoir été opposé à l’apartheid ,il revient en Afrique croyant y trouver un paradis

Serait il déçu ?

Tant d’aéroport palaces ,tant de rêveurs qui veulent toucher le gros lot ,tant de portraits  de dictateurs qui salissent les murs ,tant de  ministres impatients avec de gros ventres et de grosses bagues ,et des parasites avec des imitations de cravates club et des serviettes vides …tant de troupeaux de passagers qui à heures fixes déroulent leurs tapis de priére pour se prosterner en direction de la Mecque comme des oies en colère qui tendent leur cou vers le  sol pour siffler   P22

Quelle Afrique ?  un continent  titubant apparemment destiné à l’extinction   … regardez vous  mêmes ;De plus en plus de bébés naissent avec le sida … les criquets  remplissent le ciel ,les déserts dévorent et digèrent la terre … des espace civiques se flétrissent et se fanent …., des soldats ,des politiciens, des hommes d’appareil  infestent l’Etat  et produisent  la corruption, le gaspillage ,le népotisme    ..les intellectuels  ont des langues de bois et des culs poudrés, … des pays sont gouvernés par les diktats du FMI, et de la ban que mondiale

L’ Afrique est en train d’être  avalée par les sables du silence et pour la seconde fois. Tout d’abord il y a eu le silence noir de la honte à propos de l’esclavage ,maintenant c’est le silence indifférent d’une real-politik inavouée (p 119)

Suis-je devenu un étranger ;Je suis en train de gratter pour retrouver mes racines afrikaners

après tout les afrikaners  ne sont pas des salauds tellement répréhensibles .Ssi on les laisse tranquille  ,ils ne intéressent pas vraiment aux autres ,c’est que leur esprit ont été perverti  par l’exclusivisme européen ;Ils ont au moins un peu de respect pour la nature et les animaux .Un peu c’est vrai( p 125)

Il est heureux des changements qui  sont en cours. C’est merveilleux d’être a nouveau  fier d’être Afrikaner  de s‘éloigner de la, pourriture ;Un frémissement parcours le pays ; si seulement il n’y avait pas cette violence inacceptable .De Klerk suit la bonne voie  (p 77)

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Diner au Trocadéro avec Mitterand et Mandela

en 1990 Breyten est invité à diner par le président Mitterrand

une toile de tente à rayures était dressée sur la terrasse qui surplombe la seine et la tour Eiffel éclairée de lumière sirupeuses

Nous étions 11 à diner  ,les Mitterrand ,les Mandela, Wole Soyinka venu du Nigeria par avion (a chaque fois qu’un chef d’état lui fait signe ,il s’exécute) Jessie Norman ,Barbara (Une chanteuse française,) un ami de Bamako … Renaud (un jeune troubadour français rebelle).Mitterrand portait un écharpe noire pour accentuer son allure cléricale  …Mitterrand est un artiste du pouvoir

Mandela a une dimension morale ; Il sonne vrai (retour au paradis  p 223)

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Breyten Breytenbach: Retour au paradis

22 septembre, 2018

 

Une afrique qu’il aime

dans son livre « retour au paradis »  

Breytenbach  donne ses impressions  en visitant l’Afrique

après  7 ans en prison  

après la fin de l’apartheid

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Le  bonheur de Breytenbach  en ces jours là

consiste à retrouver une Afrique qu’il aime

a rejoindre des amis qu’ils soient noirs ou blanc  ( p55)

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Sénégal et au Burkina  

il y retrouve

Miriam Tlali

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il y retrouve  Sembene Ousmane « allumant son éternelle pipe » 

et les vieux qui s’accrochent  pouvoir

on peut les comprendre ,après une vie entière consacrée à la lutte,  la prison, le bannissement ; De quoi vivraient il s’ils prenaient  leur retraite maintenant ,ils n’ont rien prévu pour l’avenir  (p 56)

Les étrangers rencontreront ces sud-africains polis et joyeux et n’imagineront peut être pas les décennies  de survie  aux dents serrées ,dissimulées aujourd’hui par des sourires et des clins d’œil ( p57 )

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Au Sénégal  ll va dorénavant  diriger le « Gorée Institute, » installée sur l’ancienne île aux esclaves,

cet institut (Centre pour la Démocratie, le Développement et la Culture en Afrique) a été fondé à la suite de la conférence de Dakar qui s’est tenue en 1987 sous l’égide du président Abdou Diouf, alors président très investi dans la lutte contre le régime de l’apartheid

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Il rencontre aussi Sankara au Burkina

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Tombouctou

Tombouctou une ville étrange murée avec des fissures  comme le squelette  d’un animal préhistorique enfoui dans le sable …Là, furent autour du fleuve de glorieux empires , des bataille épiques..  des armées soulevant une histoire de poussiére, des mosquées construites en style « soudanais » (p 72)

o toi qui va à Gao  fais un détour par Tombouctou ,murmure mon nom à mes amis et porte leur le salut parfumé de l’exilé qui soupire après le sol où résident  ses amis, sa famille, ses voisins (p 73)

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Le centre  de Johannesburg 

Les rues  ressemblent aux rues de n’importe quelle autre ville africaine ,avec des marchands ambulants, des messagers,  des joueurs d’échecs, de carte…  des pickpockets,  des filles de joie et des clochards. Les chiffres de la criminalité sont phénoménaux ;Les gens  se font dévaliser  en plein jour (p 76)

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Pretoria  

J’ avais juré de ne plus jamais remettre les pieds en cette ville

que cette terre soit détruite . !. que les criquets dévorent ses jacarandas ! que le stade soit utilisé pour des meetings  politiques de l’ANC ….Que les généraux aient une gangrène sur la langue ! Que les étudiants effrontés de son université soient obligés d’aller vivre dans le township  de Malelodi ! ….Que toute la population masculine blanche  de Pretoria  avec leurs idées de porcs et leurs  moustaches de fascistes  s’éveillent un matin pour se voir sans la glace  et soient  brusquement  frappés  en se rendant  compte de qui et de quoi ils ont vraiment l’air …

Aucune pluie ne  pourra jamais laver les cellules et les cachots de Pretoria  de leurs stigmates de mort sous la torture ni ne pourra laver les esprits et les mains de ses« securocrates » (P150)

Le journal de la ville : une bouillie quotidienne de crétinerie et de propagande 151…   

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Un Bantoustan : Le venda

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Le personnel noir a veillé à ce que les médecins hollandais qui travaillaient depuis des années dans l’hôpital local soient chassés :le résultat c’est que les services médicaux sont en grande partie effondrés ..(p90)         

 

André Brink : « Au plus noir de la nuit » avec Saint Jean de la Croix

19 septembre, 2018

Le roman d’André Brink  commence par une nuit d’amour entre une blanche Jessica et un noir Joseph Malan 

nous sommes à la plage ;une immense plage  de sable blanc qui s’étend sur des kilomètres entre dunes et brisants  p18

un acte d’amour

strictement interdit entre  une blanche et un noir

un acte qui mérite la mort

qui engendre la nuit

C’est ainsi qu’Adam et Eve furent chassés du paradis

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L’ancien Testament  

Joseph Malan raconte ensuite la vie de ses ancêtres 

qui ressemble étonnamment à l’histoire des juifs dans l’ancien testament après la chute d’Adam et Eve  

Ce  fut la nuit obscur

de génération en génération

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L’apartheid

Ce fut la pire des nuits  en Afrique du sud 

la détresse, la haine 

je me bats pour le droit élémentaire d’être accepté  en tant qu’être humain . Je me bats pour que les gens admettent que je sens ,que je pense ,que je souffre et que je crois comme un être humain  Si je n’agissais pas ainsi ,j’en arriverais mo im ^me à oublier que je suis humain  p 387

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Le nouveau testament

Au-delà de cette nuit, existe il autre chose ?

au-delà de ce mépris des hommes

au-delà de cette souffrance 

reste il encore de l’espoir

et un peu d’amour ?

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Les pleurs !

 Pleure ,je veux que tu pleures . Pour Adam l’assassin ,pour Moïse et sa femme sombre ;pour Rachel qui ne peut pas être  consolée pour Abraham et sa magnifique fille blanche ; Pleure pour Jacob . ;Pleure pour le chant d’une note de piano dans l’obscurité,  pour l’appel lancé par la cloche aux esclaves.  Pleure Joseph ,pleure pour toi-même pleure  O Seigneur (p 380)

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La nuit

Est-ce la nuit décrite  par Jean de la croix ?

O nuit plus désirable que l’aube !

O nuit qui nous a rassemblés

Amant et bien aimée

Bien aimée métamorphosé en amante !

 p 323

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Je n’ai pas été surpris  d’apprendre que la plus grande partie du « cantique spirituel » de Jean de la croix avait été écrit en prison ; Isolé du soleil espagnol  aveuglant  ,il avait pu vivre dans cette obscurité  qu’il chérissait tant  p 334

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La grâce et l’amour 

La nuit !

est ce la fin de tout ?

nous avons tant besoin de grâce !

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Dans sa prison, Joseph se souvient  d’un dialogue ,entre lui et un jésuite  

aucun de nous n’a besoin d’excuses..Nous avons besoin de la grâce et aucun de nous n’n a jamais assez la grâce ?

Ne jamais confondre notre résistance  avec la haine…  Avoir cet amour qui donne un sens à notre existence (p 364)

 

André Brink : « Au plus noir de la nuit » : La malédiction de Cham

14 septembre, 2018

  « Au plus noir de la nuit »  le début de ce roman ecrit par André Brink ressemble à une bible relue et interprétée par un noir qui a été catéchisé par une huguenote blanche appelée Hermein

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Jessica et Joseph Malan

Jessica une blanche et Joseph un noir s’aiment se le disent et s’enlacent …

nous sommes à la plage ;Une immense plage  de sable blanc qui s’étend sur des kilomètres entre dunes et brisants  (p18)

Comme Adam et Eve à l’origine du temps

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La généalogie de Joseph

joseph commence par raconter l’histoire de sa famille  

La mère du premier enfant de sa famille fut Adam

On le baptisa Adam et on  lui donna le nom de Malan (p50)

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puis il y eut Moïse 

celui-ci était capable de réciter par cœur chaque nouvelle loi esclavagiste (p 54)

Il s’arrangeait aussi pour prononcer ses propres discours  …Il parlait de liberté, d’égalité  et de fraternité  (p55)

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Il y a eu Job 

Dieu a tout donné ; Dieu a tout repris, qu’il soit béni (p 58)

Le seigneur est un bon berger  (p 69)

Puis est né Abraham Malan (p 73)

Avec David note lignée reprend son cours normal (p 80)

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La malédiction de Canaan

quand Joseph avait encore 10 ans sa catéchiste huguenote  

,avec une profonde conviction nous lut l’histoire de Noé est de ses fils , et maudit soit Canaan,  qu’il soit l’esclave des esclaves de ses frères .Puis elle ferma la bible ,la posa sur ses genoux ,et le menton dans les mains , assise sur une caisse dans un ilot de soleil , elle nous dit « tout est venu de là, vous comprenez ? Nous les blancs, nous sommes les descendants de Sem et de Japhet ,et vous vous êtes les descendant de Ham  et de son fils Canaan ,et voilà pourquoi les choses sont ainsi (p 95)

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Un peu d’humour

Le jour de Noël ,en pleine cérémonie il a fallu changer les couches du  bébé qui remplaçait Jésus dans la crèche   (p99)

 

André Brink : « Au plus noir de la nuit » L’insatisfaction des exilés

13 septembre, 2018

Joseph Malan le heros du livre de « au plus noir de la nuit d’andré brink   est un homme cultivé

Il fait du théâtre  

Il connait Shakespeare,… Michel ange.. les grands classiques de la culture occidentale    

Mais que reste il de sa propre  identité ?

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Il est obligé de fuir son pays

pour pouvoir jouer  en public

il  part !

ll erre en Angleterre ,pendant  des années

il perd son âme !

J’avais choisi l’incertitude et l’insatisfaction ,l’insécurité et le changement. J’avais en fait choisi la possibilité plus que la certitude ,l’espoir plus que la perfection .Et l’errance plus que l’envie d’arriver à destination  (p 191)

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Tous les sud-africains qu’il rencontrait, vivaient avec la même insatisfaction ,le même désarroi ,la même angoisse

ils voulaient se retrouver chez eux !

la plupart étaient  expatriés ,quelques-uns réfugiés ,d’autres en exil volontaire  .il y avait des blancs,  des gens de couleur et des noirs :  avocats, médecins ,écrivains,  professeurs, sociologues, prêtres ;Un microsome qui maintenait une forme d’apartheid par rapport au monde qui les entourait , conditionnés  qu’il étaient  par ce systéme qu’ils  avaient tentés de fuir ( P 193)

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L’un d’eux ,Simon ,ivre, en pleurait  

Ne pleure pas mec. On rentre chez nous demain..On rentre chez nous demain (p 204)

Peu à peu l’ancienne angoisse  réapparu ; Ce n’était pas le théâtre que j’avais attendu toute ma vie. J’ai réalisé  avec panique que j’étais toujours prisonnier de mon attente  (p 207)

l’insatisfaction ,la passion et l’angoisse dormaient en moi . J’étais prêt à relever le défi de Simon .Rentre chez Toi  ( p 209)

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J’étais un étranger à Londres

Pour la première fois  ,malgré ma sincérité, le théâtre était devenu pour moi une fuite devant les problèmes …je n’étais qu’un comédien au cœur d’une vieille société sophistiquée et assez vaine qui s’offrait le luxe d’avoir des artistes …Le problème était en moi  C’était moi qui ne pouvait pas jouer le rôle important en dehors de ma propre société ( p 214)

Je suis donc rentré  chez moi

André Brink « Au plus noir de la nuit :l’Apartheid

12 septembre, 2018

Joseph Malan le héros du livre « au plus noir de la nuit »d’ André Brink  revient en Afrique du sud  après un long séjour en Angleterre

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Acteur de théâtre ,il veut jouer chez lui dans son pays

les grands classiques du théâtre européen

Shakespeare …

tout en les adaptant à son public noir

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Mais que de déceptions en retrouvant les siens

Soweto

Ses longues rangées de maisons identiques .. séparées par  des lambeaux de terre rouge sang ;points d’eau, odeur fétides due au manque d’hygiène …. « regarde ces maisons, regarde les bien …je m’imagine parfois  devant elles en trian de ciere :Attttention en avant aaaarche ! Gauche droite ,gauche droite !

A quatre heure et demie cinq heure six heures  du matin  désolant spectacle des gesns qui partent travailler dans la boue et la pluie : bruits  de ces milliers de pas, bourdonnement étouffé de ces voix …..l’horrible ronronnement des voitures  de police qui patrouillent dans les rues à heures fixes.. une voix qui crie ou qui supplie ,des portes d’acier qui claqent ..  (P252)

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comment supporter tout cela

Nous qui avons vu des gens chargés sur des camions de Sophiatown

(quand En 1955, le gouvernement fit déplacer de force 65 000 résidents noirs de Sophiatown vers le nouveau township de Soweto)

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Nous qui avons vu des cadavres d’enfants charriés hors de Sharepeville  (p 254)

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Partout où j’ai vécu :; j’ai vécu avec eux, blancs ou jaunes ,métis ou noirs…Ici il sont sur la défensive dés qu’on leur pose des questions ;Comme si chacun se méfiait des autres ….(p 312)

Heures des repas dans les rues : Blancs qui entrent en foule dans les cafés et restaurants ,Noirs accroupis sur les trottoirs avec du pain et du coca-colas p 258

Des vieillards à moitié sourds, a moitié aveugle et à moitié gâteux p 272

Alors que je cherchais une ambulance pour une gamine noire qui  allait  mourir ,ils m’ont dit que c’était interdit par les réglements d’envoyer  une ambulance  pour blanc à un malade de couleur p 363

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Les écriteaux

immeubles neufs interdits aux chiens et aux indigènes p 259

Ascenseurs réservés aux marchandises et aux gens de  couleurs  p 260

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Noir je ne veux pas être différent ,noir, marron foncé ,c’est la couleur de la terre  c’est la couleur du tronc d’arbre, c’est la vie Blanc c’est le ver ,la fiente, le pus, la pourriture…..Plus vite tu t’en rendras compte plus vite tu deviendras humain (p262)

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les arrestations non justifiés, les brimades

pendant 5 ou 6 jours passé au tribunal ,j’ai observé de prés, le cœur et le foi ,les poumons et les boyaux ,les veines ,le sexe et les glandes de cette ville, de ce pays qui est le mien ;Je suis sorti en titubant et j’ai refusé d’y retourner p 259

 la prion et les tortures

Ils m’ont frappé sur le dos pendant que je léchais la vomissure à travers mon sang et mes dents cassées p 287

….Se briser, se briser, cela peut aller jusqu’ou ? p293

Aminata Traore : La gloire des imposteurs

24 août, 2018

Aminata Dramane Traoré est une femme politique et écrivaine malienne, née en 1947 à Bamako.

Elle a été ministre de la « Culture et du Tourisme » sous la présidence d’Alpha Konaré entre 1997 et 2000 mais a préféré reprendre sa liberté de parole en quittant le gouvernement .

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Ue militante Alter mondialiste

Pour elle le libéralisme est responsable du maintien de la pauvreté au Mali

 

Le viol de l’imaginaire (2001)

Ce livre est une critique de la mondialisation néolibérale.

Aminata Traoré montre la nécessité de « décoloniser les esprits »,

 de « confronter les mots des discours dominants aux faits tels que nous les vivons »,

de procéder au « lavage des cerveaux de l’élite politique et intellectuelle africaine »,

de « relire et redire l’Afrique en vue de la soustraire au discours misérabiliste, trompeur et démobilisateur de la finace et de celui des dirigeants africains qui s’en font l’écho ».

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La société africaine est minée par des programmes d’ajustement structurel qui se poursuivent allègrement

et « les sociétés civiles africaines sont totalement écartées du processus de décision et n ‘ont aucun moyen de se faire entendre de leurs dirigeants ».

Nos propres dirigeants nous embarquent dans des programmes qui ne sont, ni plus ni moins, qu’une version tropicale des recettes que préconise la communauté des créanciers. »

Le NPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique)

n’est autre que  « la promotion d’un programme néolibéral… » de quelques dirigeants «sans consulter leurs peuples ».

« Une autre Afrique est possible, une Afrique réconciliée avec elle-même, disposant pleinement de sa faculté de penser son propre avenir et de produire du sens, une Afrique qui aura mis un terme au viol de l’imaginaire. »

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Elle s’insurge depuis longtemps contre l’ajustement structurel qui a affaibli les Etats subsahariens tout en leur imposant un système néolibéral « structurellement violent ».

Elle dénonce  le fait que des milliers de jeunes n’ont  aucune chance d’avoir un boulot chez eux, ni la possibilité d’aller voir ailleurs,

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La gloire des imposteurs (2014)

Ce livre est écrit  en collaboration avec Boubakar Boris Diop

les imposteurs ,ce sont ceux qui en attaquant la Lybie  ont engendré la violence actuelle dans toute l’Afrique

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Aminata Traoré déclare

Je suis Malienne et je dis haut et fort qu’on nous a volé le Mali, sous prétexte de le protéger des djihadistes. »

 « La vérité est que ceux-ci n’auraient pas fait régner la terreur à Kidal et encore moins à Konna si Nicolas Sarkozy, encouragé en coulisse par un certain Bernard-Henri Lévy, n’avait pas cru devoir mettre la Libye à feu et à sang en faisant fi des tragiques conséquences, parfaitement prévisibles, de son activisme

Personne ne songe à demander des comptes à ces deux-là, ne serait-ce qu’au regard du chaos dans lequel est tombé Benghazi qu’ils prétendaient sauver. Pardonne-moi de revenir sur cette dimension de la crise.  Tout le monde la dit  » malienne  », mais je tiens à faire remarquer que notre pays a été plutôt soufflé par la violence des ingérences occidentales dans le  » printemps arabe  ».»

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et Boubakar d’ajouter

. De toutes les puissances européennes, la France est la seule à n’avoir jamais pu se résigner à décoloniser et l’opération Serval va évidemment la conforter dans cet entêtement. » Serval, c’est l’imposture dans toute sa splendeur, l’imposture dans toute sa gloire : le succès a dépassé les plus folles espérances des stratèges ».

 et il constate amèrement que sans une armée digne de ce nom, aucun pays ne compte vraiment.»

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Les migrants

En 2015 lors d’un interview à TV 5 Aminata Traoré  déclare

 «  Quand les jeunes sortent les femmes sortent …Ce sont eux, les femmes et les jeunes qui nous feront évoluer

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Le Bandung du nord

En mai 2018, elle participe à la conférence internationale « Bandung du Nord », organisée par le Decolonial International Network à saint Denis prés de Paris ,afin de « questionner la mémoire coloniale »

Le Bandung du Nord a pour objectif de proposer l’idée d’une Internationale Décoloniale qui scellerait une alliance politique entre les mouvements  décoloniaux d’Occident. Il s’agira de forger des projets et des outils de lutte et de résistance face, d’une part, à la montée des nationalismes suprémacistes et de l’ultra libéralisme et, d’autre part, à la poursuite de la domination impérialiste sous toutes ses formes..

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Tanella Boni : Ecrivaine ivoirienne

19 août, 2018

née à Abidjan en Côte d’Ivoire ,Tanella Boni  enseigne la philosophie  à l’université de Cocody

entre  1991 et 1997 elle fut présidente de l’Association des écrivains de Côte d’Ivoire

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Elle assiste aux « rencontres artistiques de l’Afrique et du Nord »  à Lille en l’an 2000

Pour la huitième fois,ces rencontres étaient organisées à Lille par l’Association Arts et Médias d’Afrique. A cette occasion, éditeurs et journalistes, libraires et opérateurs culturels, ainsi qu’une cinquantaine d’écrivains francophones, anglophones se sont rencontrés

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Les  écrivains africains sont toujours  sous le choc des drames que vivent les Africains

le génocide au Rwanda  

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Les guerres en Sierra leone

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le troubles en côte d’ivoire  

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A propos de cette  rencontre Tanella Boni écrit !!

Public et journalistes n’hésitent pas à nous la poser, parfois de manière impromptue : « pourquoi écrivez-vous ?  » Ecrire pour sauver la part d’humanité en péril dans le monde. Ecrire parce qu’il s’agit de défendre la vie contre la mort ambiante. Les écrivains africains n’ont que les mots pour dire et témoigner. Ils n’ont pas d’autres armes.

l’écrivain avance sous le soleil ou dans l’ombre. .. Parfois il ne sait pas où il va…. il se met en marge du commun des mortels pour mieux dire la condition humaine. Or, aujourd’hui, la condition humaine est en danger. L’humanité de l’homme, de la femme et de l’enfant est remise en question par mille atrocités, mille crimes commis, souvent collectivement, pour assouvir quelque passion humaine, trop humaine : la soif du pouvoir qui met à mal la démocratie recherchée, la haine de l’autre (proche ou lointain), les désirs du ventre…

. Ainsi, pouvons-nous lutter contre l’oubli du mal, ce que l’homme est capable de faire à son semblable, qu’il considérait, l’instant d’avant, comme son enfant, son frère, sa soeur, sa femme, son mari, son ami, son voisin, son père ou sa mère. Ne jamais oublier le mal qui entache le lien de l’humain à l’humain. Oui, après le Rwanda, il est encore possible d’écrire, même si nous devons inventer des mots neufs pour dire l’innommable…

Là où il est question des liens entre humains.

 Là où le bien et le mal s’affrontent. Là où la dignité humaine est à l’honneur et où la bonté du coeur pourrait être un des rares remèdes capables de guérir les plaies de l’humanité. Mais comment sauver l’humanité à mains nues, rien qu’avec des mots ? Toute la question est là…

Aujourd’hui plus que jamais, s’impose à nous l’impérieux devoir « d’écrire dans l’odeur de la mort »

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Que vivent les femmes d’Afrique. 

En 2008 Tanella Bono publie un essai sur les femmes

L’Afrique vit aujourd’hui entre pauvreté et richesse, archaïsme et modernité, désespoir et vitalité. Aucun autre continent ne juxtapose aussi intensément les contraires, mêlant les méfaits et les bienfaits de la mondialisation aux conflits politiques et aux mutations intellectuelles. Dans cette évolution extraordinaire et mal connue, les femmes d’Afrique tiennent un rôle décisif.

Elles sont en effet victimes d’une domination masculine omniprésente, qui les réduit souvent au silence, les enferme dans les lieux traditionnels – le marché, la cuisine, la maternité – et perpétue les mutilations sexuelles, comme l’excision ou le repassage des seins.

En même temps, elles inventent tous les jours des initiatives nouvelles, commerciales, citoyennes, solidaires. Elles prennent la parole, s’organisent et s’entraident. Elles créent peut-être, sans même le savoir, le visage du monde de demain. 

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Véronique Tadjo (ivoirienne ): Voyage au bout du Rwanda

16 août, 2018

Née  en 1955 à Paris,  d´un père ivoirien et d´une mère française, élevée à  Abidjan, Véronique est une ivoiriéne, auteur de poèmes, de romans et d’ouvrages pour la jeunesse

Elle a séjourné longtemps au Kenya ,en Angleterre… puis en Afrique du sud où elle dirige depuis 2007 le Département de Français de l’ Université à Johannesbourg.. ;. Elle est lauréate du  Grand prix littéraire d’Afrique noire en 2005

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Romancière ,elle ne rêve pas

Avec son peuple  avec sa race ,elle souffre  elle prie ,elle cherche la paix

et aborde les sujets de tous les jours

dans  cette Afrique qu’elle aime

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Elle aborde des sujets graves, le viol ,le sida. ;

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A l’ombre d’Imana ,

Dans ce livre ,dont le sous titre est « voyages au bout du Rwanda » ce  qui évoque le célèbre roman de Céline, « Voyage au bout de la nuit » elle parle du génocide au Rwanda

Mais alors que le livre de Céline débouche sur un pessimisme noir, celui de Tadjo se veut malgré tout un chant d’amour, comme l’illustre la photo de Catherine Millet en couverture, où deux enfants (Hutu et Tutsi ?) s’embrassent fraternellement.

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Consolate dit des mots à voix basse …elle ne s’impose pas, elle parle sans emphase…Son père est mort sa mère est en prison son frère aussi ; Ses deux sœurs sont quelques part dans la ville ;Le pays pour elle et un exil qui n’en finit pas .Elle est là mais elle est parti depuis longtemps, depuis la guerre et le génocide. Elle ne reconnaît pas le sol qui l’a trahie et qui continue à la rejeter puisqu’elle ne trouve plus rien à quoi ,se raccrocher. Pourtant elle s’est  remise à faire les gestes du quotidien  ,les gestes ordinaires de la vie qui renait mais qui n’ plus de saveur.On sent qu’elle et seule et qu’elle restera seule pendant des siècles    ( Esi Sutherland-Addy …Des femmes écrivent l’Afrique tome 1 p 556)

Les conséquences du génocide au Rwanda auraient pu être traitées de façon sordide et sans pitié. Mais la romancière semble vouloir éveiller chez le lecteur la réconciliation plutôt que la haine, une réflexion sur la nature humaine plutôt que la rancœur ».

C’est sublime !

C’est évangélique ! 

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Ses œuvres

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Relations entre les écrivains africains en France et les écrivains afro-américains

4 avril, 2017

  Selon Dominic Thomas dan son livre ‘Noirs d’encre » publié en 2013, la première  génération des écrivains africains se trouvant en France ont été très influencés   par les afro-américains  comme Claude Mc Kaymav Cay  Richard Wright et Chester Himes 

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Cette influence est nette chez Sembene Ousmane

quand on le compare avec Mc Cay et Richard Wright

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Claude Mc Cay : Banjo

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Dans ce roman » Banjo »  écrit en 1929, Mc Cay  raconte la vie d’une communauté noire qui vit à Marseille

une   communauté noire  strictement  hiérarchisé  qui place les antillais en haut et les Sénégalais  en bas .Le mot terme Sénégalais  désignant d’une façon méprisante tous les negro africains 

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Ousmane Sembéne : Le docker noir

Il écrit ce roman en 1956

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On lui reproche d’avoir  plagier le «  banjo » de Claude Mc Kay

mais  Ousmane  a été lui-même  docker à Marseille où il a reçu une formation syndicale.

Il  réagit contre les intellectuels de Paris qu’il juge trop bourgeois

 (Noirs d’encre  par Dominic Thomas p 106 )

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On y apprend que le quartier africain de Marseille est surnommé « Le petit Harlem marseillais »

De tous les côtés  affluaient  des hommes de couleur,  poussés par les vicissitudes de la vie et de la navigation …unis par un esprit de communauté ,de solidarité ,ils formèrent ce village ( p 113)

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Richard Wright

« le docker noir » ressemble aussi étonnamment à « l’ enfant du pays » de  Richard Wright

Ils ont la même histoire

Tous les 2 ,  « le docker » et « l’enfant » sont condamnés pour avoir commis un meurtre

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Pourtant les auteurs se différentiaient nettement

Ce qui distingue l’écrivain africain et l’écrivain afro américain c’est que ce premier fut élevé dans une culture noire qui malgré les bouleversements de la traite  et de la colonisation continue à exprimer une identité  culturelle africaine ;;; en revanche l’écrivain afro américain sevré des terres et de sa culture ancestrale par la traite se trouve tiraillé entre une culture africaine à laquelle il n’appartient plus et une culture américaine  qui le rejette ( P 99)

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Ds échanges interculturelles plus cordiales  commencèrent avec «   présence africaine » à partir de 1947

le comité de patronage de la 1é édition comprenait en effet  des personnalités comme Camus  ,Aimé Césaire ,Gide,Paul Hazoumé  Senghor …Richard Wright  (p 102) 

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