Archive pour la catégorie 'Théologiens écrivains Africains'

Jean Marc Ela (1936-2008) : Sa première mission avec Baba Simon

7 août, 2016

Jean-Marc Ela, né à Ebolowa, dans le Sud Cameroun, est un  prêtre catholique du diocèse d’Ebolowa, enseignant, sociologue, anthropologue et théologien.

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Comme Ka Mana

Jean Marc Ela est un combattant

Il se bat pour l’avenir de l’Afrique  

mais Ka Mana a été formé par des pasteurs a Strasbourg

puis il a suivi des études dans les universités en Belgique

et a été pasteur dans des grandes villes au Sénégal ou en Centre Afrique

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Ce n’est pas le cas de JM Ela

Lui aussi a suivi des études en Europe

mais il est plus prés des problèmes du peuple

à cause de son expérience 

vecue avec Baba Simon chez les paysans du nord Cameroun

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JM Ela  raconte cette expérience dans son livre  « le cri de l’homme Africain » publié en 1980

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Ma foi d’Africain

puis de nouveau il écrit dans  « ma foi d’Africain » publié en 1985

 Je vais  me retrouver  dans une région affectée par un état  de servitude larvée comme Baba Simon me la présenté dès le soir de  mon arrivée au Nord Cameroun (ma foid’Africain p 24)

 Là ,il va rencontrer une grande misère subie en silence

Souvent la résistance  passe par le détour de la parole ou du silence ; le rire du noir et son humeur sont des armes de la culture africaine « Pour m’empêcher de pleurer,j’ouvre la bouche puis je ris ( p 17)

 il faut aussi revenir à la parole muette d’un peuple qui refuse de se taire dans une Afrique bâillonnée

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« la bonne nouvelle » consistera donc à aider les gens à sortir de leur dépendance

..Dans un certain dénuement institutionnel :pas de baptêmes pendant plusieurs années ,s’il le faut et admettre que l’essentiel ce n’est pas que l’église soit remplie tous les dimanches mais que l’évangile devienne un  lieu de rencontre et de rassemblement au-delà des différences et des affrontements (p 28)

Ce qui s’impose c’est le passage du catéchisme à la révélation  dans la situation où l’homme aspire à sortir d’une situation de de misère et de captivité

 Nous cherchons Dieu à travers  la voix d’un peuple qui demande la pluie en période de sécheresse dans le conteste d’une civilisation de l’anti- frère qui exploite les plus pauvres. Comment faire  pour que  les richesses du travail reviennent à ceux qui les produisent   (p 29)

 ….On a créé des dispensaires et des hôpitaux pour avoir une main d’œuvre en bonne santé et  qui en plus payent des impôts

…les gens meurent de faim car on les a obligés à cultiver du coton au lieu du mil qui les nourrissait

 Sous l’arbre où chaque communauté se retrouve  pour entendre la parole de Dieu,les hommes de foi se demandent comment les gens du peuple peuvent devenir  les penseurs et les ingénieurs de leur avenir (p 33)

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Dans son livre sur sa « foi d’Africain »

Jean Marc Ela parle longuement du « culte des ancêtres »

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et de la culture de l’oralité

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En 2003 il ecrit

« repenser la theologie africaine »

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Jean Marc Ela : L’exode et la lutte de l’homme Africain

3 août, 2016

Dans son livre  « Le cri de l’homme Africain »  publié en 1980 Jean Marc Ela insiste sur l’importance du « livre de l’exode » dans la bible  pour les africains qui sont chrétiens 

 

Dieu se révèle chaque jour 

dans la vie de l’église

dans son histoire

Il faut lire la parole de Dieu dans le monde lui même….L’histoire autant que la vie de l’Eglise doivent être considérées comme le lieu par excellence de la recherche et de la réflexion humaine (le cri..p41)

Si le Dieu de la prédication n’est en somme que le dieu des théodicées ,c’est à dire finalement de la métaphysique grecque ,il n’est pas autre chose qu’une idée suprême et éternelle ,sans lien avec ce qui se passe sur la terre des hommes(p 42)

Dans l’esprit de la majorité des convertis être sauvé c’est aller au ciel ,mais être sauvé c’est déjà maintenant être libéré des forces d’aliénation qui asservissent l’homme (p43)

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L’exode : Un peuple libéré 

Ainsi se comprend « le livre de l’exode » dans la bible

l’événement central par lequel Dieu se révèle lui même en intervenant dans l’histoire de son peuple c’est l’exode (p44)

Moise n’est pas envoyé en Egypte pour prêcher la conversion spirituelle mais bien pour faire sortir Israël de « la maison de servitude »

Pour que le peuple puisse écouter la parole de Dieu ,sereinement 

il faut d’abord qu’il soit libérer de toutes servitudes de toutes exploitations

 Dans cette perspective ,les églises ne devraient elles pas s’adresser aux pharaons d’aujourd’hui afin qu’ils  rendent la parole, la décision et la liberté au peuple de Dieu ?

Les églises comme Moïse  doivent dénoncer les abus les plus criants des systèmes en place  et intervenir  à tous les niveaux  pour défendre  les plus faibles (p 51)

 

Un peuple qui se bat  

En Afrique,  dire que la religion est une source d’aliénation n’a pas de sens (p 55)

dire que les religions des africains entrainent leur sous développement  n’a pas de sens

Pour les pays dominants de l’occident ,le sous développement en Afrique apparait naturel ;Il est attribué à la religiosité et aux structures mentales  de ces « peuples misérables »…..Voir dans les religions traditionnelle un frein au développement ,c’est supposer que l’occident est parfaitement innocent dans la situation où se trouve l’Afrique depuis la traite des noirs (p 58) 

Or depuis la période esclavagiste ,en Afrique comme en Amérique ,les religions des noirs  n’ont jamais été des obstacles à leur luttes mais furent ,pour ces luttes mêmes  ciment de cohésion naturelle et armes utilisées contre l’oppression (p 60)

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Les églises indépendantes

Là où s’élève  un prophète noir ,là s’éveille un nouvelle conscience de l’homme et de sa situation historique.. ainsi les églises indépendantes  représentent  une volonté de rupture avec une société oppressive et aliénée  …la religion ne se réduit pas à un rapport avec le surnaturel  elle apparait comme une force sociale (p62)

A travers les prières  s’expriment l’immense cri des opprimés p63

Les prophètes noirs n’aspirent pas à revenir aux dieux des ancêtres mas à faire entendre ,dans un contexte africains le message de évangile    

Ce qui frappe dans les mouvements messianiques c’est l’utilisation inattendue du thème du « salut  ..le messie apparaît moins comme « médiateur de la grâce » que « libérateur des opprimes » (p63)

 Le christianisme officiel est réduit à n’être  plus q’un code morale ( p65)

 L’impuissance des églises  européennes à révéler la puissance libératrice de l’évangile  explique la naissance et le développement des églises indépendantes

 

Que doit donc  faire l’église  officielle ?

Ne faut il pas réexaminer le christianisme des sources pour retrouver le noyau inhérent à l’évangile 

 L’église doit libérer l’évangile d’un christianisme embourgeoisée qui est apparu en Afrique comme une forme particulière de l’idéologie de domination au service de l’impérialisme européen

Si Dieu se dit dans l ‘histoire c’est aujourd’hui dans les lieux de tension et de conflit où se prépare l’avenir  que l’église doit révéler le Dieu vivant

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Croire

croire  c’est changer le monde

La foi nous pousse à travailler pour que toute réalité devienne en Jésus Christ « une créature nouvelle »

La foi au Dieu de l’espérance rend à l’homme l’énergie que le mobilise pour préparer les matins neufs de la     création  nouvelle où l’homme serait enfin réinvesti de sa dignité

L’homme de foi est un homme de création

La foi nous porte dans toute situation de détresse et de souffrance pour apporter à l’homme dépossédé une promesse et une espérance de vie

La foi est le témoignage rendu à Dieu qui prend en main la cause de ceux qui ne peuvent des défendre par eux mêmes

Croire c’est avoir un rôle à jouer dans les changements provoqués par le règne de Dieu qui signifie la fin de la souffrance des pauvres et la libération des opprimés (Mtt. 11,4)(le cri… p 115)

 

Un fait est clair :nous ne pouvons plus comprendre et vivre la foi que dans un contexte de libération des opprimés (p 116)

Un culte authentique n’est possible que comme le lieu de guérison des malades et de relèvement de ceux qui sont tombés

 

et Jean Marc Ela  de citer tous les prophètes de l’ancien testament depuis  Amos ,Osée,Michée Isaie.. Jérémie …

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Jean Marc Ela : Le culte des ancêtres

31 juillet, 2016

Dans son livre « Ma foi d’Africain » Jean Marc Ela réhabilite « le culte des ancêtres »

 

Nul n’ignore le rôle et la fonction des statues et des masques d’ancetre dans une grande partie des sociétés africaines( p 37)

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Tout d’abord ,c’est à tort que l’on parle du « culte des ancêtres »,

il ne s’agit pas d’un culte

il s’agit  uniquement d’une marque de respect pour le fondateur du clan 

ce n’est pas la peur qui pousse  l’homme du nord Cameroun à garder « la statue » de son père, mais le besoin de rester en communion avec lui et de le faire participer aux différents moments de la vie familiale  (p 41)

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Il n’y a rien  là qui s’oppose à la foi chrétienne (p 43)

Cependant parfois si un malheur arrive dans une famille, des « devins » en concluent 

que quelqu’un a manqué de respect aux ancêtres et l’on recherche le coupable pour le punir

cette situation peut provoquer des conflits entre la foi et la traditions (p 45)

 

Les ancêtres ne remplacent pas Dieu mais servent parfois d’intermédiaires

Il est plus juste de parler de rôle médiateur que jouent dans l’au-delà ,les chefs de famille

Ainsi 

si on doit transmette un message important ,on ne s’adresse pas  directement à la personne concernée, mais à un tiers , même en sa présence ( P 46)

Un gourou ,un célébrant, un prêtre  ne s’adresse pas directement à une personne qui lui demande des conseils mais il passe par un intermédiaire  qui « traduit » sa pensée

   

Pour les gens les événements de la vie quotidienne ont toujours une signification en rapport avec la croyance aux ancêtres  des lors il faut « décoder » la réalité  à partir des différents signes qui se manifestent

Voici un cas tout simple : Que veut dire notre ancêtre si une feuille de bananier frappe sur le toit en tôle de la maison au cours de la nuit 

Jean Marc Ela : L’art de raconter

29 juillet, 2016

Dans son livre « Ma foi d’Africain » nous parle de la culture de l’oralité  

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Une civilisation de l’oral

L’oralité étant le trait dominant de la culture africaine ,on, doit souligner la prépondérance du symbole dans le discours humain ..Les formes d’expression orale ,les gestes ,les rites ,les actions et les techniques comme les institutions ,les êtres et les objets de l’univers contribuent en définitive à la constitution d’une symbolique  qui mène à la compréhension du langage de l’Africain( p 60)

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L’importance des symboles

le symbolisme de l’eau apparait dans les rituels de bénédiction de mariage ,de guérison et de purification

On sait l’importance de la salive dans les traditions bantoues .Cracher sur le visage d’autrui n’est pas une injure ou un affront mais un geste de bénédiction (p 63)

l’eau est une bénédiction pour le paysan

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Tel est la signification  fondamentale de l’initiation qui en Afrique représente le jeu de la vie et de la mort et en définitif le triomphe de la vie (p 67)

s’initier c’est à la fois mourir ici bas et renaitre  (p 68)

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Raconter l’évangile

Pas plus que Jésus de Nazareth lui même dont les façons de parler rappellent celles des paysans et des bergers ,l’homme noir ne parle le langage d’Aristote  assumé par la théologie officielle du catholicisme (p 68)

il nous faut pour être contemporain de Jésus Christ  vaincre la distance historique et culturelle qui nous sépare de l’évangile  (p 69)

Une telle recherche exige une sorte d’éthique de la transgression ,par laquelle nous osons rompre avec les catégories de pensée  les institutions et les gestes qui nous sont venus de dehors ,lesté de tout le poids de l’Occident  gréco-latin   afin de retrouver ,a partir de notre contexte culturel le surplus de sens du mystère chrétien (P 69)

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La manducation de la parole  

La lecture silencieuse est une tradition occidentale .L’Africain  même scolarisé  finit toujours par libérer la parole

Le sens passe par le son qu’on interprète  

c’et la manducation de la parole( p 73)

Lors de la  célébration de la parole toute l’assemblée communie par la prise de la parole ,la recherche du sens ,l’interrogation et l’échange ,la prière et le chant   .L’Africain ne parle pas seulement avec des images mais aussi avec tout son cops ,ses mimiques et ses attitudes (p 74) 

Ka Mana : Un combattant

26 juillet, 2016

Ka Mana originaire de la RDC est un combattant

Il est un militant

il veut « reconstruire » l’Afrique

une Afrique qui a été dénaturée par des siècles de domination étrangère

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Il veut réveiller les chrétiens endormis 

trop soumis

trop fatalistes 

trop irrationnels

pour les inciter à créer un monde neuf

une Afrique nouvelle

Il le raconte dans son livre « Christ d’Afrique »

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C’est en Alsace

qu’il a appris à combattre

lors de sa formation auprès d’un pasteur protestant 

j’ai compris alors le sens de ma mission  une tâche précise immense et lourde :créer, inventer en permanene la réponse concrète et pratique de Dieu dans le combat contre la détresse de l’homme ( Christ d’Afrique p 118)

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On retrouve chez lui le même combat que chez les militants de « l’action catholique » quand les premiers jocistes luttèrent contre les injustices ,avec le slogan « Voir  juger agir »

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Ce fut ensuite sans cesse son obsession

combattre  contre les injustices

combattre pour un monde nouveau,  en église

ce qu’il fit à Bangui et ce qui lui valut d’être expulsé de Centrafrique 

pour « moralité douteuse et activité incompatible avec les fonctions de bon pasteur  (p 130)

puis au Sénégal   en 1990

Ce fut mon 2é échec africain .plus lourd et plus grave que le premier  parce qu’il s’accompagne d’une véritable dépression de mon être (p 143)

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Il continue cependant à combattre ,au Zaîre

en 1993 il ecrit son livre « Théologie africaine pour temps de crise « 

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Il se bat pour la vie

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Il se bat  pour les pauvres en  Afrique

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et s’oppose aux  théologiens qui se s’engagent pas dans ce combat

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Il se bat pour les femmes

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Ka Mana : Le Christ de Bimwenyi –kweshi

25 juillet, 2016

Au début de son livre « Christ d’Afrique »

Ka Mana nous parle 

du professeur charismatique

l’abbé Oscar Bimwenyi-kweshi

qui à profondément influencé 

les étudiants de la faculté de théologie de Kinshasa

entre 1961 et 1981

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Bimwenyi-kweshi

Il était un des premiers  maîtres à enseigner « la théologie africaine »

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Son Christ est celui qui accréditait par son incarnation ,les orientations de la culture africaine  dans ses composantes majeurs que sont l’ouverture à l’invisible ,le respect de la sagesse traditionnelle et du sens communautaire …et l’exigence de la vie en plénitude (p 23)

Mais qu’est ce que Bimwenyi  voulait  vraiment dire  en déclarant à ses étudiants médusés 

Si le Christ que les occidentaux nous ont apporté est le vrai ,il doit être crucifié sur toutes les collines et les montagnes de nos pays ,dans toutes nos savanes et nos forets .Son sang devra couler sur nous et nos enfants jusqu’à la fin des temps (p 20) ?

Avec cette  fracassante déclaration sur la mort nécessaire et urgente du Christ occidental sur nos terres, ll s’agissait aussi  de la mort du Christ des collaborateurs de Rome que représentaient  l’abbé Laurent Monsengwo  et le pères René de Haes  ou le chanoine Vanneste (p 24)

De plus ,en insistant sur le retour aux traditions africaines

il est obligé de faire abstraction de « Jésus Serviteur » 

 les bases théoriques qu’il posait  permettait de penser  le Christ à l’intérieur d’un cadre purement africain :le christ ancêtre ,Christ maitre initiateur ,Christ chef  (p 25)

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Ses disciples

Bimwenyi eut comme éléve 

l’abbé B Bujo qui plus tard s’exila en Suisse

l’abbé Ngindu Mushete

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 L’Abbé François Nkombe Oleko

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Mgr Nyeme Tese (+2010)

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Théologie 

La  théologie enseignée par Bimweni 

sera peu à peu remplacée

par le mythe d’Abraham enseigné à Bangui 

et le mythe de Moïse à Kinshasa

puis par la théologie de la reconstuction avec J M Ela

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Le mythe d’Abraham

Abraham a rompu avec son monde , ;Il a coupé le cordon ombilical de sa culture..

Aisni l’homme ne se situe plus par son histoire et son allégance à un passé .Il est créature du verbe  ..qui le pousse à être un homme entierement transformé 

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Le mythe de Moîse 

un jeune  prêtre catholique José Mpundu 

organise un groupe ,sous le signe du prophete Amos

en vue de liberer son peuple comme Moïse a libéré le sien

Ka Mana : Le Christ des pauvres

24 juillet, 2016

Dans son livre « Christ d’Afrique » Ka Mana nous présente le Christ  venu pour sauver les pauvres en se référant  aux livres de JM Ela « le cri de l’homme Africain » et « ma foi d’Africain »

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Lorsque Jésus s’adresse pour la première fois aux juifs de Nazareth

il lit une prophétie d’Isaïe

 

L’Esprit du Seigneur est sur moi
parce qu’il m’a conféré l’onction
pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Il m’a envoyé proclamer aux captifs la libération
et aux aveugles le retour à la vue,
renvoyer les opprimés en liberté,
proclamer une année d’accueil par le Seigneur. (
Is 61)

 

Il est bon de placer la christologie africaine aujourd’hui sous  le signe de cette prophétie  ……Pour Jésus les pauvres sont des forces de novation …la bonne nouvelle n’est bonne nouvelle que si elle rend les pauvres capables d’agir(p 44)

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Un monde pauvre à libérer

Lorsque nous parlons des pauvres ,..ne pensons pas seulement aux quartiers misérables de nos bidonvilles  mais au continent africain tout entier

La parole du Christ est une parole  agissante  avec des principes nouveaux, des valeurs de liberté ,de solidarité, de dignité et la capacité de faire toutes choses nouvelles selon la projet même de Dieu (p49)

 l’amour se dévoile  comme le cœur et le ressort profond de la stratégie de Jésus

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L’église

c’est à l’église qu’incombe aujourd’hui la responsabilité de ce programme de Jésus qui consiste à annoncer la bonne nouvelle (p 56) 

L’église  pour être fidèle à sa tache et à sa vocation en Afrique  devra opérer une triple mutation radicale  

 Passer de l’Esprit de compromission avec toutes formes de pouvoir  ..à l’Esprit de contestation et de remise  en question radicale

Passer d’une forme de l’église de contestation et de remise en question à une église d’incarnation et de libération

Accomplir cette logique de libération en se rénovant 

 L’église  d’Afrique ne peut accomplir sa mission sans être en mesure de créer ,avec l’esprit de Dieu ,un nouveau type de société ,une nouvelle forme de culture ,une nouvelle façon d’assumer la politique et l’économie  selon l’Esprit et la « stratégie » de Jésus  

 nous avons à construire une église à la mesure de notre temps ,à la hauteur des problèmes de notre époque et de notre continent, une église sur tous les fronts  pour faire reculer l’inhumain et laisser l’humain  resplendir  dans son exigeante vérité (p 57)

Ka Mana : Le Christ donne la vie et nous rend libre

19 juillet, 2016

Dans son livre « Christ d’Afrique » Ka Mana  nous montre que l’Africain  est un homme qui aime la Vie  

 

l’Africain est un homme qui veut vivre pleinement 

un homme qui veut la Vie  en abondance  

Un homme qui a faim de vie (p 82ss)

 

En 1992 la CETA (conférence des églises de toute l’Afrique) avait consacré son assemblée générale à

à cette question de « la vie abondante en Jésus Christ »   

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La liturgie

Cette soif ,cette faim est visible lors des liturgies

Dans la liturgie, l’homme comme corps, comme rythme ,comme exubérance individuelle et communautaire, engagé dans la croissance de vie,  rencontre le Dieu fait homme, le créateur incarné dans le tuf culturel de notre humanité ( p 85)

…Le Christ nommé, chanté et dansé dans la liturgie est véritablement un ferment de la transformation des êtres( p 86)

 

mais ces liturgies ont leurs limites

La célébration des cultes est souvent devenue un pur lieu festif, que déserte la conscience des changements à opérer en profondeur …… (91)

Ces liturgies  finissent par devenir des aires de soumission à la fatalité et de consolation facile dans des prières mal orientées …loin de tous les enjeux décisifs de nos sociétés (p 92)

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La libération

Pour VIVRE l’Africain doit d’abord se libérer

se prendre en main

agir en homme

confiant

créatif  

La libération c’est redevenir un homme ..,dans un contexte où cela même vous était enlevé…Redevenir un  homme c’est retrouver son pouvoir de créativité naturel (p96)

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La guérison 

Le Christ est le libérateur qui réinstaure l’homme dans sa capacité de vaincre les pouvoirs de la mort pour le triomphe de la vraie vie…. Le lieu  le plus visible de cette force de libération est le ministère  de guérison qui prend de plus en plus d’ampleur dans les églises africaines (p 97)

 C’est en ce sens, que Ka Mana approuve le ministère de la guérison

L’Africain est malade de honte

affaibli par des siècles de soumission

paralysé par un complexe d’infériorité

il a besoin d’être guéri

et le guérisseur c’est le Christ 

La libération se définit alors comme une réinsertion totale de l’homme dans le cadre social et le champ de la communauté  où il se sent rétabli dans son être et où il peut retrouver sa dignité  et son souffle (p97)

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Le combat  

l’Africain doit se guérir

Combattre

ne pas tout attendre de la providence

ne pas se résigner au nom de la fatalité

et prendre ses responsabilités  

pour créer un monde nouveau

un monde selon le Christ  

 Le christ libérateur nous engage dans une bataille pour la libération et la promotion intégrale de l’homme c’est à dira la bataille du développement

Le discours de la  plupart des conférences épiscopales africaines vont dans ce sens

 Le christ est un christ volcanique qui libère les énergies de résistance publique et  guide le combat des peuples au nom du développement intégral

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La Vie

Ce combat

c’est cela VIVRE

 Cette vie n’est pas un simple besoin de prospérité économique ou de sécurité matérielle dans un champ social spirituellement  tranquille  ;mais une réorientation globale de nos combats pour que l’humain en devienne réellement l’enjeu  (102)

 Se mettre en marche

changer de coeur

C’est cela VIVRE 

Se libérer non  seulement de l’esclavage des systèmes politiques et dictatoriaux ,..mais de nous mêmes  et de ce que nous croyons être notre « nature », notre histoire ,notre identité 

Vivre avec le, Christ  

Nous devenons agents de la vie en abondance parce que Jésus Christ est devenu nous ..« Ce n’est plus moi qui vis mais c’est le Christ  qui vit en moi »

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Une triple révolution

Le commencement d’une nouvelle destinée est fondée sur une triple révolution pour l’ humain

La révolution de la rationalité

  contre les puissances de la fatalité et « l’enflure de l’irrationnel »

La révolution de  la moralité 

pour que les chrétiens deviennent  responsables et solidaires

la révolution de la spiritualité

 pour que les chrétiens s’engagent  à renouveler le monde selon « la technique » du Christ 

Ka Mana : Des théologiens qui ne combattent pas pour une Afrique en devenir

17 juillet, 2016

Dans son livre « Christ d’Afrique » Ka Mana n’est pas toujours tendre avec certains théologiens et responsables d’église qui ne combattent pas comme lui pour plus de justice ,de démocratie ou de liberté en Afrique  

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Il attaque de front

ceux qui ont préféré le « rêve » au combat  

ceux qui se compromettre avec des autorités incompétentes ou illégitimes  

ceux qui scandalisent  par leur façon de vivre

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La folie mystique  du professeur François Nkombe Oleko (1946-2014)

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F Oleko fut un des professeurs de Ka Mana  

C’’etait un enseignant  compétant ,sérieux, doté d’une profonde vison morale des réalités  humaines et d’un ferme sens de l’engagement au service des églises et de l’Afrique

..il y avait dans ce jeune professeur une espèce de foi tranquille ,raisonnable et rayonnante dans la force de l’évangile

 Grande et terriblement forte fut ma surprise lorsqu’un matin ,j’appris qu’il venait de basculer dans un étrange spiritualité mystique  avec des visions, des révélations  de la part de Dieu ,de songes et des rêves prémonitoires ;…Il changea de comble en comble et  le niveau de son enseignement baissa (Christ d’Afrique p 153)

 il fut victime d’un syndrome d’aveuglement de  la raison sous  la lumière d’un faux soleil mystiaue p 157   

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Les compromissions de Tharcisse Tshibangu

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Théologien mondialement connu,maitre à penser de toute une génération .. expert auquel tout le monde recourt dés qu’il s’agit d’aborder les grands thèmes de la réflexion sur l’Afrique contemporaine …Il a toujours posé problème à mes yeux pour le manque d’articulation entre son engagement pour la réflexion et son silence sur les situations politiques sous le régime dictatorial de Mobutu  qu’il a longtemps servi comme « recteur magnifique» et comme chancelier de l’université  …

Le recteur magnifique est tranquillement resté à la tête de l’université  ,imperturbablement glorieux et silencieux face à un regime politique qui détruisait  l’avenir de sa propre jeunesse (p 166)

C’était le comportement irresponsable d’un chrétien qui n’ a pas pu discerner le mal politique global dont souffre sa société en crise (p 168)

Mgr Tshibangu  le sait aujourd’hui  depuis qu’il a été nomme évêque de Mbuji-Mayi et qu’il vit enfin loin des sphères politiques …Il reconnait qu’il a  mal agi… et c’est enfin pour lui « l’heure du courage » le courage de ne plus capituler

Mgr est maintenant devenu le symbole de ce qu’il n’aurait jamais dû cesser d’être :le ferment des forces  vives qui inventent  la, figure avenir de l’Afrique

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Les scandales  

Ka mana ne craint pas  de dénoncer les scandales occasionnés par les responsables de nos église

l’adultère ,il ya quelques années du président de l’alliance réformée mondiale  Allan Boesak et les rumeurs de Lomé sur la vie privée de l’ancien évêque de la capitale Mgr Dosseh (p 178)

Héléne Yinda et Ka Mana : Les femmes africaines et le Christianisme

15 juillet, 2016

H Yinda et Ka Mana»

s’interrogent sur la vie des femmes africaines  avant et après l’arrivée du Christianisme

dans un livre écrit  en commun

« pour la nouvelle théologie des femmes africaines » 

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Les femmes étaient elles libres, indépendantes, respectées

 avant l’arrivée des colonisateurs et  des missionnaires ?

On ne sait pas trop !

Une chercheuse reconnue ,Cth Coquery-Vidrovitch) l’avoue

 Nous ignorons presque tout de l’univers féminin précolonial » ( p 41)

L’arrivée des missionnaires changea t elle en bien la vie des femmes ?

Qui sait ?

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On peut dire en tous les cas 

qu’il existait une conception de la dépendance féminine aussi forte en Afrique que l’a été en Europe une certaine vision  juridico chrétienne de la domination masculine (p 47)

Il est clair  qu’ en Afrique , les problèmes pour les femmes ,c’est de se libérer de tous les atavismes culturels dont sont chargés les coutumes vécues aujourd’hui encore. Le catalogue de telles coutumes qui vont des rites de veuvage aux systèmes d’héritage ,de l’excision au mariage précoce serait long à faire ( p 48)

Ce qui est important… Au lieu de lire l’histoire africaine du christianisme selon un schéma manichéen qui verrait dans l’époque missionnaire une étape d’ombre qu’aurait suivi un étape de lumière ,il faut savoir qu’ à travers le discours de l’époque missionnaire dans les mentalités qui le structurent  « l’essentiel de l’essentiel » de la foi chrétienne est passé :le Christ

  … A partir du moment où le Christ  est annoncé comme la voie de l’humain et la mesure  de toute chose ,ni les traditions ancestrales de l’Afrique  ni la culture des missionnaires ne peuvent plu être vécues comme avant .Un nouveau destin commence .. ;

…Avec le Christ  rien ne serait plus comme avant

La femme fait irruption sur la scène religieuse ( p 54.. 55)

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