Archive pour la catégorie 'Afrique'

Les voyages en Afrique de René Caillé et de Clapperton au début du 19é siécle

19 mai, 2017

D‘après « Quand les Européens  découvraient l’Afrique intérieure »  par Olivier Grenouilleau 

 

René Caillé (1739-1838) : Tombouctou

fils d’un boulanger alcoolique condamné au bagne pour vol ,il s’évade en lisant des romans d’aventure  

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En Avril 1827 ,il part de Boké  longe le massif de Fouta Djalon, passe les sources du Sénégal, atteint Tiémé dans l’actuelle Côte d’Ivoire où il tombe malade .

En Janvier 1828 il reprend sa route , séjourne à Djenné  du 11 au 23 mars 1828 .puis  prend un bateau pour Tombouctou qu’il atteint le 20 avril 1828

Le 4 mai, il se joint à une caravane pour aller au Maroc et atteint Féz

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Clapperton(1766-1827) : Sokoto

Clapperton est né en 1766

Il commence à explorer l’Afrique  en 1822

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1é voyage

En 1822 Clapperton part de Tripoli ,atteint le lac Tchad , traverse le Bornou où il est très bien accueilli par le sultan .Il suit donc la route que les commerçants empruntent depuis si longtemps

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Il passe ensuite a Sokoto

 il fut comblé de marques d’attention les plus flatteuses  …par Bello le sultan (p 41)

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Clapperton rentre à  Tripoli  en janvier 1825

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2é voyage

 A Sokoto Clapperton apprit du sultan Bello  que l’établissement d’une relation amicale avec l’Angleterre lui serait  très agréable ..de même qu’il était t prêt à adopter des mesures propres à arreter la partie du commerce des esclaves  p 42

Clapperton y retourne donc .

Il arrive en novembre 1826 à Ouidah  avec Richard Lander, traverse le pays Yoruba et le fleuve Niger,  atteint Kano en juillet puis Sokoto. Il projette ensuite de se rendre au Bornou mais meurt de  dysenterie le 13 avril 1828.

 Richard Lander, rentre en Europe en rapportant les notes de Clapperton (p 52)

puis repart en 1830 avec son frère

le pays au-delà de Fariga ressemble à quelques unes des plus belles provinces d’Angleterre vers la fin du mois d’avril tant il est verdoyant et magnifique( p 95)

  mais Lander est moins enthousiaste en parlant des habitants

en pensant à nos petites maisons si propres et leurs habitants si affairés ,les sales huttes de boue et les naturels indigènes souillent de leur aspect le pays qu’ils habitent et l’âme se resserrent ici à la vue d’une belle nature au lieu de s‘épanouir p 97

 à l’intérieur des terres, le peuple est plus sérieux  plus grave dans ses manières que ceux qui avoisinent les côtes …presque tous les nègres de la côte sont de misérables fripons( p 152 …)

Rabah (1842- 1900 ) : Du Soudan au Bornou

18 mai, 2017

L’histoire de Rabah est intéressante car  elle se passe entre l’Egypte et Bornou en passant par Khartoum C’est l’histoire du Soudan et du Bornou à la fin du XIXés

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Rabah est né prés de Khartoum vers 1842

il sert dans la cavalerie Egytienne lors d’une campagne en Ethiopie

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Ziber  (ou Az Zubayr)

En 1870 ,Rabah  se met au service de Ziber ,un marchand d’esclave

en 1872 Ziber se nomme  pacha gouverneur  du « Bahr el ghazal » ( la riviére aux gazelles)  un région fertile située au sud Soudan actuel

En 1874  Ziber conquiert le sultanat du Darfour

En 1876  Il  se rend au Caire pour solliciter sa confirmation comme gouverneur de la region ,mais il y est retenu prisonnier et son fils Suleyman qui se révolte, est tué.

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Rabah , un chef de guerre

En 1879 Rabah  se sauve vers le sud  et occupe un territoire entre l’Oubangui et le Nil au sud de Ouaddai

 

Darfour

En 1887 il envahit  le Darfour avec des bazingirs,(des esclaves soldats) et  s’installe au Dar Kouti, ( près de Ndélé  (en centre Afrique )

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Le Bornou (1893-1900)

En  1893 Rabah attaque Kouka la capitale duBornou 

où régnait paisiblement Hachem , un bon vivant  philosophe ,,ami des lettres ,débonnaire ,choyé par les 400 femmes de son harem ,mais absolument pas guerrier  

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Rabah n’en fit qu’une bouchée .. il brula la ville de Kouka  et installa  sa capitale à Dikoa (au nord ouest du Nigeria actuel prés de Maudiguri )

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En 1896 il marche sur Kano  tandis que son vassal Mohammed al-Sanussi fondait une capitale fortifiée,à  Ndele,

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tous les 2 continuaient la traite des esclaves

On a pu estimer entre 1500 et 2000 le nombre des esclaves exportés chaque année par  Mohammed el-Senoussi,  et encore plus par Rabah

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La guerre avec les Français( 1895-1900)

La France convoitait la région

En 1895 Emile Gentil, arrive du Gabon en naviguant sur le fleuve Congo et  l’Oubangui avec le vapeur Léon Blot.

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En 1897 il atteint le lac Tchad  

En 1900 il est rejoint   par le commandant Lamy qui arrive du nord et  qui prit le commandement de l’ensemble.

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Ce fut la bataille de Kousséri  (en face de Ndjamena actuel)

Les Français, avec  1 300 hommes, bat Rabah

qui eut la tête coupée

le commandnant Lamy  mourut aussi 

Ce fut la fin d’un monde !

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Emile Gentil en entrant  entre dans l’imposante capitale de  Dikoa. fut très impressionné par le grandeur du palais

Les voyages en Afrique de René Caillé et de Clapperton au début du 19é

16 mai, 2017

D‘après « Quand les Européens  découvraient l’Afrique intérieure »  par Olivier Grenouilleau 

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René Caillé (1739-1838) : Tombouctou

fils d’un boulanger alcoolique condamné au bagne pour vol ,il s’évade en lisant des romans d’aventure  

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En Avril 1827 ,il part de Boké  longe le massif de Fouta Djalon, passe les sources du Sénégal, atteint Tiémé dans l’actuelle Côte d’Ivoire où il tombe malade .

En Janvier 1828 il reprend sa route , séjourne à Djenné  du 11 au 23 mars 1828 .puis  prend un bateau pour Tombouctou qu’il atteint le 20 avril 1828

Le 4 mai, il se joint à une caravane pour aller au Maroc et atteint Féz

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Clapperton(1766-1827) : Sokoto

Clapperton est né en 1766

Il commence à explorer l’Afrique  en 1822

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1é voyage

En 1822 Clapperton part de Tripoli ,atteint le lac Tchad , traverse le Bornou où il est très bien accueilli par le sultan .Il suit donc la route que les commerçants empruntent depuis si longtemps

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Il passe ensuite a Sokoto

il fut comblé de marques d’attention les plus flatteuses  …par Bello le sultan (p 41) 

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Clapperton rentre à  Tripoli  en janvier 1825

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2é voyage

 A Sokoto Clapperton apprit du sultan Belleo  que l’établissement d’une relation amicale avec l’Angleterre lui serait  très agréable ..de même qu’il était t prêt à adopter des mesures propres à arreter la partie du commerce des esclaves  p 42

Clapperton y retourne donc .

Il arrive en novembre 1826 à Ouidah  avec Richard Lander, traverse le pays Yoruba et le fleuve Niger,  atteint Kano en juillet puis Sokoto. Il projette ensuite de se rendre au Bornou mais meurt de  dysenterie le 13 avril 1828.

 Richard Lander, rentre en Europe en rapportant les notes de Clapperton 

puis repart en 1830 avec son frère

le pays au-delà de Fariga ressemble à quelques unes des plus belles provinces d’Angleterre vers la fin du mois d’avril tant il est verdoyant et magnifique  (p 95)

  mais Lander est moins enthousiaste en parlant des habitants

en pensant à nos petites maisons si propres et leurs habitants si affairés ,les sales huttes de boue et les naturels indigènes souillent de leur aspect le pays qu’ils habitent et l’âme se resserrent ici à la vue d’une belle nature au lieu de s‘épanouir p 97

 à l’intérieur des terres, le peuple est plus sérieux  plus grave dans ses manières que ceux qui avoisinent les côtes …presque tous les nègres de la côte sont de misérables fripons p 152 …  

Michel Leiris : L’Afrique fantôme

10 mai, 2017

Entre 1931 et 1933 Griaule  organise la mission « Dakar-Djibouti » a fin de ramasser tous les objets susceptibles de nous faire mieux comprendre la vie et la culture des Africains entre Dakar et Djibouti

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Michel Leiris tient un journal au jour le jour et le publie en 1934

dans son livre « l’Afrique fantôme »

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L’équipe sous couvert de recherche scientifique

vont tout se permettre et agisse en maitre

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 « Aux officiels, toutefois, qui estimeraient que décidément nous en prenons trop à notre aise dans nos transactions avec les nègres, il sera aisé de répondre que tant que l’Afrique sera soumise à un régime aussi inique que celui de l’impôt, des prestations et du service militaire sans contre-partie, ce ne sera pas à eux de faire la fine bouche à propos d’objets enlevés, ou achetés à un trop juste prix. » Précisons cependant que cette dernière remarque est émise sur le territoire d’une colonie française. Il y a, en revanche, peu à opposer quand c’est l’administration d’un État souverain comme l’Éthiopie qui tente d’intervenir… »

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Vois quelques citations prises dans le journal de Leiris

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Les rafles

 p 76 : « dans  tous les autre villages  on rafle  tout ce qu’on peut trouver en fait de costumes de danse, objet usuels ,jouets d’enfants etc… »

p 78 : vol d’objets sacrés

« Grand émoi religieux :objet simple ,élémentaire dont l’abjection  est une terrible force  parce q’y est condensé l’absolu de ces hommes et qu’ils y ont imprimé leur propre force

p 81 : « A Segou, il faut embarquer 350 objets sur un des chalands qui doivent partir pour Mopti

p 82  « Entrée en catimini dans une case .Griaule prend 2 flutes et les glisse dans ses bottes  puis nous remettons les choses en place et nous sortons   

P 125 « On nous avait refusé avec effroi plusieurs statuettes à faire tomber la pluie ainsi qu’une figure aux bras levés … Le lendemain j’emportais la fameuses statuettes aux bras levés que j’ai volé moi méme

…Je l’ai d’abord caché sous ma chemise …… »

p 128 : « Vers la droite de la grotte ,dans un petit sanctuaire ,une belle statue de bois …Il est convenu que cette nuit ,nous irons nous en emparer 

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La danse des masques

p 101 : Cette danse se passe chez les dogons de Sanga dans les falaises de Bandiagara pres de Mopti Elle commence avec « la mère du masque » qui est une pale fixée au bout d’une corde et qui vrombit quand on anime cette corde d’un mouvement de rotation

Le plus haut des masques  est appelé   le masque à étage »

D’autres  masques dont le déguisement comporte des seins postiches sont couvertes de terre noircies

D’autres ont des sortes de heaumes surmontés de croix de lorraine

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Les masques « croix de lorraine » se courbent et grattent la terre avec leur cime avec un bruit de raclement qui fait penser à un cheval piaffant

p 114 : Le masque « la maison a étage » racle aussi la terre en reculant. On dirait un serpent. A chaque fois qu’il  se reléve ,on dirait  une verge qui rebande après avoir molli… ;A genoux qu’il était, il se relève et s’en va en caracolant

Tous ces masques sont actuellement au musée du quai Branly à Paris

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Les chefs 

P 80 : « Le côté potentat  de ces gens est difficilement imaginable . Le pouvoir de n’importe quel chef d’état européen fait rire à cote de cette féodalité . le nombre des hommes ,des femmes ,des serviteurs et des clients est toujours impressionnant »

p 140 : « Nous approchons de la côte des esclaves . A Abomey : remparts en ruines  résidences agrémentées d’obusiers  et de canons. Le fameux palais des rois : défiguré . On a tout repeint mais sous le chaume ,un toit de tôle …deuxième mort de Béhanzin. A Ouidah  anciennes demeures portugaises »

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Les Haoussas  

p 151 : « A Maradi ,voutes croisées haoussa ; gens à mines de Sarrazins ,souvenir des croisades  

A Kano :lumières électriques ,voies droites ,aspect grande banlieue à gare de triage ,agents nègres d’ opérette  ,à chéchias et pèlerines de conspirateurs …. »

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Au Cameroun chez les Kirdi ,c’est à dire des païens ,des  non musulmans ,Leiris prend plaisir à décrire des scènes plus qu’érotique 

p 166 ; « Femmes et filles sont nus  à l’exception d’un très petit cache sexe…De temps en temps une femme ou fille se détache du cercle et vient se rouler à terre au milieu … »

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Les « boy » des colons

p 172 : « Ces gens qu’on emploie, sans aucune garantie de travail auxquels il est usage de coller des amandes à tout bout de champ …ces domestiquas qu’on met à la porte du jour au lendemain, cet employé qu’un commerçant de Garoua ,son patron tue d’un coup de poing… »

ces gens qu’on brime ,qu’on pressure de toutes les manières ,par l’impôt, le  travail forcé ,le service militaire ,,la prison 

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Le Gabon  

P 185 : « Le pays est à un tel point christianisé ,qu’il faudrait des jours de marche pour atteindre en pleine forêt  des coins non gangrenés …

Missionnaires et commerçants s’ingénient à décomposer le pays Pas un homme, pas une femme qui ne soient vêtus à l’européenne. Pasteurs et curés exhibent des trognes hideuses…….

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La suite se passe en Ethiopie

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L’Afrique Fantôme » (2é partie) : Les peintures des Eglises en Ethiopie

9 mai, 2017

Entre 1931 et 1933 Griaule  organise la mission « Dakar-Djibouti »afin de ramasser tous les objets susceptibles de nous faire mieux comprendre la vie et la culture des Africains entre Dakar et Djibouti

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Au cours de ce long voyage ,Michel Leiris tient un journal au jour le jour et le publie en 1934

dans son livre intitulé « l’Afrique fantôme »

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Dans la deuxième partie de ce livre, Leiris raconte ce qu’ils ont fait en Ethiopie

Ce  passage est davantage connu à cause des peintures qu’ils ont dérobées dans les églises d’Ethiopie

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Gondar

La mission arrive à Gondar le 1 juillet 1932

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Michel Leiris s’intéresse surtout au  culte des zar, ces esprits qui possèdent leurs adeptes dans certaines circonstances rituelles.

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Ce qui nous intéresse davantage

ce qui nous étonne

ce qui nous scandalise 

c’est la façon dont tous les membres de cette mission se sont alors  comportés

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Déjà au Mali ils avaient agis comme des maîtres pour qui « tout était permis » 

mais en Ethiopie ils se sont vraiment comportés comme des voyous, des malfrats, des voleurs  

Michel Leiris lui-même le confesse et s’en repend

Du reste Griaule lui reprochera de l’avoir raconté dans son livre

« Griaule qui était le chef de la mission ,et avec qui me liait alors une amitié  à laquelle  le premier coup devait être porté par la publication même  de ce livre (Introduction à la réédition de 1950)

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Le pillage

Le 14 juillet 1932  Ils sont rejoint par l’abbé Jérome

Abba Jérôme est un ,grand lettre abyssin prêtre catholique interdit au Vatican (p 319)

Il  jouera un rôle important  pour amadouer les  autorités locales

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Le 11 juillet arrive le peintre  Roux  qui doit faire des copies des peintures murales

Ils promettent au clergé de l’église que les copies seront meilleures et plus fraiches que les anciennes

Roux commence par les peintures de l’église d’Antonios  près de Gondar .Elles sont donc  de-marouflées et remplacées par des copies .Les peintures originales sont emballés et emportés .Elles  sont maintenant au musée du quais Branly à Paris

Aujourd’hui ,rien ou presque rien ne  demeure des œuvres de Roux dan l’église d’Antonios .Pourtant les originaux y  avaient été  conservés pendant prés de 2 siecles 

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Griaule  prévoit de recommencer avec les peintures de l’église de « Sainte Marie des gondariens »

mais cette fois là ce fut plus difficile et l’on apprend comment Griaule savait  manœuvrer pour tromper les autochtones  

l’alaqua Sagga chef des églises de la province… qui  avait donné son plein accord pour le remplacement des décorations de l’église par des peintures neuves…vient d’envoyer 2 messages téléphoniques dont ,l’un à l’empereur ,pour dire que l’enlèvement des peintures anciennes des églises mécontente le clergé de Gondar …….. …Il a été alors décidé que nous irions remplacés  les peintures  de Gandoroech Maryam comme si de rien n’était……mais pour parer tout incident ,nous partons en force (p362)

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Ensuite il a fallu passer la douane

Pour parer à cette fouille redoutée tout était bon :camouflage, dissimulation ,dispersion des œuvres parmi les nombreuses caisses de la caravane ( p 409)

C’est ainsi qu’au nom du patrimoine et de la culture nous avons pris les trésors d’Ethiopie

La côte orientale de l’Afrique : Les swahili

8 mai, 2017

La côte orientale de l’Afrique, longtemps appelée le pays de Zendj (= pays des Noirs), a été fréquentée dès les premiers siècles de notre ère par des navigateurs alexandrins et chinois

Ce commerce a très tôt concerné l’or, l’ivoire, les peaux, la cire, les esclaves en échange de verroteries, d’outils de métal et d’étoffes. Des esclaves noirs sont vendus jusqu’en Chine au VIIIe siècle.

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Entre les VIIIé et IXé sècles, c’est  une vague d’immigration perse menée par le sultan de Chiraz qui arrive dans la région   Selon la légende, celui-ci et ses six fils instaurent  un pouvoir économique et politique perso-musulman pour des siècles sur une partie de la côte Est-africaine

Cet afflux de population allochtone profite au commerce de l’or, de l’ivoire, des peaux de léopards et des esclaves qui sont envoyés vers le Moyen-Orient, les Indes et la Chine tandis que les tissus indiens et les porcelaines chinoises y sont importés.

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Entre le VIIe et le XIIIe siècle, diverses cités-États créées par des Arabes y sont fondées : Lamu, Pate, Malindi, Mombasa, Sofala, plus au Sud, qui sert de relais au commerce avec le royaume du Monomotapa, et, sur une île, Zanzibar (nom dérivé de Zendj).

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Les villes swahili

Ces villes étaient composées essentiellement de cases mais devaient aussi avoir des constructions en pierre

C’’etait surtout des  centre  commerciaux ou affluaient des  marchandises indigènes et mouillaient les navires  exotiques. Ces villes étaient aussi des centres de rayonnement islamique (Unesco :histoire générale de l’Afrique  tome IV p 500)

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Mogadiscio 

Au début du 13é siècle Yakut, un géographe syrien (+1229)  visite  Mogadiscio et écrit que c’était  une des plus belles villes d’Afrique Orientale  .Les habitants étaient  des arabes musulmans

La ville exportait le bois d’ébène ,l’ambre, l’ivoire  ( histoire p 501) 

En 1332 ibn Batouta  admire les tissus de Mogadiscio qui sont vendus en Egypte 

Monbassa

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Kilwa

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Zanzibar

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Sofala (Maputo)

Les Arabes s’établirent à Sofala vers 1120

 En 1489, le Portugais Covilham visita cette ville et vanta les mines d’or de son arrière-pays. Vascoi de Gama y toucha en 1502. En 1508, les Portugais chassèrent les Arabes par la force et s’y établirent solidement, en y construisant la forteresse dont les restes subsistent encore. Leur possession porta primitivement le nom de capitainerie de Sofala. 

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Cette vieille cité historique, qui en était la capitale, jadis florissante, a été supplantée par Lourenço-Marquès (renommée Maputo, depuis l’indépendance du Mozambique) et Beïra.

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Bagamoyo. 
Ce village de la côte orientale d’Afrique, en face de Zanzibar, ne comptait que 10 000 habitants au XIXe siècle. Mais son importance lui venait de ce qu’il était le point de départ des caravanes qui prenaient la route des grands lacs. Il devint ainsi le marché le plus important de la côte; En 1869, la congrégation française des Pères du Saint-Esprit s’y est établie. Elle a fondé un établissement agricole, des écoles, des ateliers, un orphelinat, une crèche

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Conclusion

Monbassa  plusieurs fois détruite par les portuguais a toujours réussi à se relever

Kilwa a davantage souffert mais le trafic d’esclaves avec l’île de France (ile Maurice)  et  l’ile de Bourbon (La réunion  a permis de prospérer au  18e s .D’autres villes ont disparus à jamais ou sont devenus de simples villages  non par la faute des portugais mais plutôt de l’action des peuples voisins les Oromo et les Zimba

(Histoire générale de l’Afrique Unesco tome V p 895)

Mombasa.(Kenya)

5 mai, 2017

Le port de Mombasa aujourd’hui au Kenya, bien abrité a été regardé très tôt comme un des meilleurs de la côte orientale d’Afrique. De quoi expliquer aussi une histoire des plus mouvementées :

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En 1505,elle fut  prise et incendiée par les Portugais

En 1528  Mombasa se relevait à peine de ses ruines lorsque qu’elle fut de nouveau détruite de fond en comble.

On peut dire de cette ville qu’elle n’était reconstruite que pour être détruite à nouveau jusqu’à l’année 1740 où elle passa  aux mains de l’iman de Mascate. Sa prospérité lui a été assurée quand elle est devenue, en 1898, la tête de ligne du chemin de fer reliant l’Ouganda et toute la vallée du haut Nil à la côte.

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 Prise du Fort Jésus par Yusuf  Muhammad Yussuf 

L’histoire de Yusuf  est restée dans les mémoires car il s’est attaqué au Fort Jésus construit par les portugais et toujours visible à Monbassa  

En 1609 le sultan est assassiné .Les portuguais exige que son fils Yussuf lui succede ,mais ce fils n’avait que 7ans

Les portugais l’envoie faire des études à Goa

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A Goa ,Yusuf est baptisé et se marie avec une femme d’ascendance portugaise et asiatique

Il sert ensuite sous les drapeaux portugais dans le golfe persique et se distingue par quelques exploits

En 1630 il est de retour à Mombassa où il est mal accueilli car il est devenu chrétien .De plus les portugais n’ont aucune considération pour lui

Yusuf  reprend donc sa foi musulmane et adopte le nom de Muhammad Yusuf et il attaque le fort Jesus le 15 Aour 1631.Pendant six jours, il massacre les 150 personnes formant la population portugaise de l’île ainsi que 72 Africains

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Il mourut en 1637

(Unesco Histoire genéral de l’Afrique p 885 tome V)

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Le Fort jésus

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Kilwa, la ville des rois zendjs

4 mai, 2017

 En 1331  Ibn Battouta,  écrit

« la ville de Kilwa, des Zanj, est l’une des villes les plus belles et bien construites au monde, l’ensemble est élégamment construit «  

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Les Chroniques

D’après « les Chroniques de Kilwa »,écrites en 1530  la cité fut fondée par des réfugiés venus de Shirâz.

En  957-985 Ali b. al-Hussein fut le premier sultan de Kilwa qui crea un centre commercial pour l’or en provenance du Zimbabwe

mais de 957 à 1131, Kilwa dût se battre  avec les villes voisines pour s’imposer 

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A la fin du XIIe siècle Kilwa acquit le monopole du commerce de l’or de Sofala. 

Ibn Battûta précisa que cette or provenait de Yufi, situé à un mois de marche de la côte .

Il échangeait cet or avec des poteries importés de Chine. Les céladons souvent bleutés étaient très demandés 505

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Au XV é siecle arrivent les portuguais  qui vont durablement marquer l’histoire de la région, . Vasco de Gama atteint Malindi en 1498.

 En 1505, les portuguais  s’emparent de Sofala et de Kilwa  puis de Mombasa dont il feront leur principale base.

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La mosquée

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Le sultan Suleiman b. al-Hassan (1170-1189) construit le caravansérail fortifié d’Husuni Ndogo .

Une première  mosquée fut détruite par un tremblement de terre en 1331

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le sultan al-Hassan b. Sulaiman II (1331-1332) la restaure en partie et l’agrandit 

Il se fit aussi  construire un somptueux palais à Husuni Kubwa .

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On peut voir aussi un petite mosquée à coupole

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Entre 1466 et 1476, Kilwa  fut secouée par des guerres civiles qui aboutirent à l’auto émancipation de certaines villes vassales comme Sofala ou Zanzibar . Ce fut donc  une ville affaiblie que Vasco de Gama découvrit en 1498 .

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 Entre les années 1570 et 1589, les Zimbas originaires de la vallée du Zambèze,se répandirent sur la côte en quelques années et attaquèrent Kilwa en 1587 . ce fut la fin de la domination de Kilwa sur le sud de la côte orientale.

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Le fort omanais de Gereza

Entre 1710 et 1837, les Omanais vont construire des forts à Zanzibar, Lamu et Siyu. et à Kilwa

Au XVIIIe siècle, Kilwa  fit le  commerce des esclaves vendus aux français pour les îles Maurice et Bourbon.

De cette époque date aussi le palais fortifié de Makutani, rénové en 1776.

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Le sultanat de Zanzibar

3 mai, 2017

La conquête perse et l’islamisation

Au XIé s, les Omanais établis à Zanzibar s’opposent aux Chirazis ce qui n’empêche pas ces derniers de continuer à s’implanter dans la région.

Au XIIIés les premiers bâtiments en pierre apparaissent à Zanzibar 

au XVés , Zanzibar constitue un sultanat prospère à côté des cités de  Monbassa ,Kilwa et Malindi plaques tournantes africaines du commerce entre ce continent et les Arabes, Perses et Indiens.

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Occupation par les portugais

La place ne fut définitivement connue sous son nom qu’à partir de 1499, lorsqu’elle fut visitée pour la première fois par  Vasco de Gama, à son retour de l’Inde. En 1503, les Portugais s’y établirent, et Zanzibar devint peu à peu le principal entrepôt commercial de l’Afrique orientale 

En 1503 Les Portugais, s’installent à Monbassa et sur les îles de Pemba

En 1590  les portugais construisent une église  dans l’ile ce qui marque le début de la ville de Zanzibar(le  quartier deStone Town).

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A partir de la fin du 1600, les Portugais commencent à perdre pied dans la région

En 1622 La Perse reprend Ormuz

En 1650 Oman prend Mascate et et recupére  Zanzibar, en 1668

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Possession omanaise

ce fut la période de la traite des esclaves

 Zanzibar  vit alors de culture de la datte qui necessite beaucoup de main-d’œuvre,

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À raison de 500 esclaves supplémentaires par an, Zanzibar atteint vite le nombre de cinq mille esclaves,

En 1744 les Africains, capturés jusque dans la région des Grnds lacs étaient employés dans les nombreuses plantations de canne à sucre et de Clou de girofle de Zanzibar  .De Plus  3 000 d’entre eux  transitaient par an pour être vendus au Moyen Orient et dans les mascareignes.

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L’affaiblissement de la puissance omanaise (perte de plusieurs villes swahili) au début du XIXe siècle donne à Zanzibar une importance nouvelle.

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Seyid Saïd(1790-1856)

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Seyid Saïd, le Sultan de Mascate s’ installe à Zanzibar en  en 1832 

À partir de  1833 se met en place  le commerce  de l’ivoire utilisé pour la fabrication des boules de billard et des touches de piano.

en 1840 le sultan d’Oman devient sultan d’Oman et de Zanzibar et fait de « Zanzibar city » sa capitale.

.Il développe la culture de la girofle qui fera sa fortune. Sa tête de pont sur le continent sera Bagamoyo.

Entre 1830 et 1873, environ 700 000 esclaves furent vendus sur le marché de Zanzibar4.

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Le sultanat en 1880

En 1880, le sultanat de Zanzibar avait une étendue considérable, Il comprenait, l’île de Zanzibar, l’île de Pemba au Nord, celle de Mafia au Sud, une partie de la côte africaine, depuis la presqu’île des Somalis jusqu’au Mozambique portugais; du côté de l’Ouest, jusqu’aux grands lacs, les limites n’étaient pas déterminées.

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Mais à partir de 1885 commence la rivalité de l’Allemagne et de l’Angleterre dans l’Afrique orientale et le sultan de Zanzibar fut alors en butte aux intrigues et aux entreprises rivales de l’Allemagne et de l’Angleterre. 

 
En 1890 un traité exproprie le sultan de Zanzibar  au profit de l’Angleterre et de l’Allemagne

 

 

Jean claude Zeltner : Tripoli carrefour de L’Europe et des pays du Tchad

2 mai, 2017

Les turcs et les Espagnols  

en 1500 sur la mer méditerranée

Les corsaires barbaresques règnent en maître

Las !Le cardinal Cisneros  administrateur de la Castille décide donc d’attaquer le « ports de Barbarie »

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Les chevaliers  de Malte à Tripoli (1510-1551)

En 1508 les espagnols attaquent Oran 

En 1510  La ville de Tripoli est détruite .C’est un carnage .6000 maures sont tués

La ville étant  en ruine ,elle va désormais végéter

Les caravanes partiront  plus de Tripoli mais de Misrata

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En 1530 Charles Quint, confie la ville à l’ordre de Malte, pour la relever

En vain !

En 1551 les Chevaliers attaqués de nouveau par les turcs

 sont contraints de capituler devant l’amiral turc Sinan Pacha.

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Léon l’Africain

Tout cela nous est raconté en 1518 par un voyageur arabe Al Hasan ben Mohammed al Fasi qui deviendra célèbre sous le nom de Léon l’africain

C’est un des témoins les plus importants en Tripolitaine pour cette période

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Il raconte donc que  ce n’est pas de Tripoli que partent les caravanes car la ville a été détruite par les espagnols  ,mais de Misrata qui devient un carrefour pour les  marchandises venu du sud  et vendu en Turquie ou en Europe

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Agadez

Le mot Agadez veut dire  dans la langue du pays  « le grand marché »

Cette ville  en effet située au nord du Niger était le carrefour des caravanes qui reliaient la berbèrie à l’Afrique noire.

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Mohammed al Fasi  s’est rendu à  Agadez ,mais il ne semble pas avoir été plus loin

Il dit cependant

que le roi de Tombouctou s’est emparé de Kano

que Bornou fut en guerre contre Kanem et que cette guerre a duré 100 ans (1460-1564)

Les commerçants étaient alors obligés de faire un détour et passer par l’Air pour rejoindre le sud  

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Peu après son voyage dans le sud Al Fasi fut pris par des corsaires chrétiens

C’est ainsi qu’il arrive à Rome et qu’il devient Chrétien  baptisé par le pape Leon X lui même qui lui donna son nom

Plus tard il retourne à Tunis  et redevient musulman

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Batailles navales

Pendant  ce temps les batailles continuent en mer  

Le génois Doria , pour Charles Quint

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et Barberousse à partir d’Alger, pour Soliman

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Dragut à Tripoli

Tripoli passe donc en 1551 sous la tutelle de l’Empire ottoman dans le cadre de la  régence de Tripoli,

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les ottomans participent  dès lors à la guerre de course menée par les États Barbaresques contre les États chrétiens, sur mer comme sur terre.

depuis les années 1550, elle est dirigée par le corsaire Dragut basé à Djerba

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 En 1559, les chevaliers de Malte et Philippe II envisagent une expédition contre Tripoli, mais après avoir pris Djerba (février 1560), ils subissent une contre-attaque ottomane fulgurante (pour l’époque) et subissent une grave défaite (juillet 1560), ce qui met Tripoli à l’abri.

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Le commerce avec Bornou

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