Archive pour la catégorie 'Afrique'

Mauritanie :L’iman Elhacem ould Dedew et Omar el Béchir

28 décembre, 2009

 Le Cheikh Mohamed El Hacen Ould Dedew président du «Centre de Formation des Oulémas»,en Mauritanie  vient de rédiger une fatwa ,lors de la venue d’Omar el Bechir en Mauritanie, qui   nous intrigue

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Il affirme que le fait de soutenir le Président soudanais, le général Omar Hassan Ahmed El Béchir est un devoir pour tout musulman,

 Tous les musulmans, gouvernants et gouvernés, ont le devoir, en vertu de
la Charia, de soutenir le Président du Soudan, le général Omar El Béchir contre
la CPI et il leur est interdit de le lâcher ou de l’extrader
»

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Qui est donc cet iman qui semble si influent et si admiré  en Mauritanie et qui prend une telle position qui nous choque, nous occidentaux

On peut déjà remarquer qu’il avait été arrêté à plusieurs reprises, sous le régime de l’ancien président  Ould Sid’Ahmed Taya, avant le coup d’Etat du 3 août 2005.

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On peut essayer de mieux saisir sa personnalité en considérant ses nombreuses prises de positions à propos des extrémistes et de la violence

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Vis-à-vis des Jihadistes Salafistes  

En nov 2009 il invite à entamer un  dialogue « sérieux et constructif » avec des détenus présumés terroristes

«Le dialogue est la seule voie pour circonscrire l’extrémisme et empêcher la jeunesse d’adhérer à ses courants»,

Selon Cheikh Dedew, les détenus présumés terroristes de la prison centrale de la capitale, dont le nombre dépasse 60 , peuvent être classés en plusieurs catégories.

1  Ceux qui ont commis des actes de violence contre des tiers

Ceux là  « doivent être jugés de manière rapide et juste conformément à la charia  islamique

2 Ceux qui n’ont commis de violences, ni contre l’Etat, ni contre le peuple mauritanien, mais qui prônent une idéologie fondamentaliste extrémiste , qui contestent l’autorité de l’Etat et qui sont partisans de l’usage de la violence.

 Avec ceux là , il convient de dialoguer pour tenter de les ramener au droit chemin

3 Ceux qui  n’ont commis aucun acte de violence, qui ne prêchent pas la violence, et qui ont été  arrêtés pour avoir  affiché  une fois de la sympathie avec les groupes violents.

Pour eux, Prolonger leur détention pourrait être néfaste  et rendre difficile leur réintégration sociale.

On ne peut qu’approuver de tels propos 

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Son indépendance vis-à-vis des autorités

Il sait  tenir tête devant  les autorités quand il se sent dans ses droits

Ainsi en 2004 ,il a refusé d’obtempérer quand les autorités mauritaniennes lui ont demandé  de limiter ses prêches à la seule mosquée « Ossama » de Nouakchott  et de  signer un engagement dans ce sens ;Il déclare alors  :

« J’ai refusé de signer cet engagement, parce que j’estime que l’ordre de donner conseils aux musulmans et de les éclairer sur le bon chemin émane de Dieu et non de l’Etat qui, ainsi, ne saurait me retirer ce qui ne lui appartient pas »

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Selon les autorités  mauritanienne de cette époque  Ould Dedew était le chef de la tendance  islamiste « wahabiste ». Il était en liberté provisoire, avec une quarantaine d’autres islamistes inculpés notamment, de « complot contre l’ordre constitutionnel ».

** Il réprouve la violence et en recherche la cause . 

Il condamne l’attentat-suicide qui eut lieu en aout 2009

Et réagit fermement en cherchant les raisons de cette violence dans la misère des jeunes qui se trouvent sans avenir et qui sont récupérés par des extrémistes

Il critique l’option sécuritaire  qui est inefficace selon lui, préconise le dialogue avec des extrémistes et  invite à aider les jeunes en leur préparant avenir meilleur

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On ne peut être que davantage étonné devant sa prise de position à propos de  Omar El Béchir

Soudan :Tourabi et Omar el Béchir

28 décembre, 2009

L’iman Ould Dedew  Mauritanie  soutient Omar  el Béchir et lance une  fatwa contre ceux qui approuvent la  condamnation de El bechir par le CPI

Ce n’est pas le cas de Tourabi qui fut pourtant longtemps un des plus proches conseillés  de Omar el Béchir au Soudan  

Tourabi 

est le grand penseur du Soudan ,la grande référence des islamistes. Longtemps il a été présenté dans la presse occidentale comme « le pape noir du terrorisme » ami d’ Oussama Ben  Laden quand celui-ci avait des entreprises au Soudan

C’est lui qui aurait  fait appliquer
la Charia au Soudan

Et pourtant Il fit ses études de droit en France et présenta un thèse à
la Sorbonne en 1964 puis   devint avocat avant de  prêcher un islamisme dur et pur

En 1969 le général Nimayri communiste prend le pouvoir et condamne Tourabi à sept ans de prison .

En 1977 Tourabi est libéré, aidé par les dirigeants d’Arabie Saoudite qui avaient  peur d’un gouvernement communiste aussi prés de leur pays 

En 1989 le général Omar el Béchir  prend le  pouvoir avec l’aide de  Tourabi, qui est alors un des responsables des  « frères musulmans »  et directeur pour l’Afrique du Congrés mondial islamique  

Mais Tourabi a aussi des ambitions politiques

En 1995 ,il est élu président du parlement soudanais et tente de négocier avec le chef des armés de libération du sud , John Garang

En décembre 1999 il aurait tenté de prendre la place de El Béchir

Depuis lors, Tourabi est plusieurs fois mis en résidence surveillée ou même emprisonné

Il n’ a pas meilleure presse chez les américains qui le soupçonnent de soutenir Al Qaeda et Oussama Ben Laden 

2001 Tourabi toujours  en résidence surveillée garde encore toute son influence

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On voit donc que les relations entre Omar el Béchir et Tourabi ,après avoir été cordiaux sont devenus très tendues

Or voici que de nouveau Tourabi prend position sur les massacres au Darfour et approuve la condamnation de CPI

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Tourabi et le Darfour 

On le soupçonne d’avoir eu des milices à son service au Darfour

Puis dernièrement  Tourabi devenu  chef du Parti du congrès populaire (PCP), fut  accusé plusieurs fois  d’ avoir noué des  liens avec Khalil Ibrahim, le chef du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM), le plus militarisé des groupes rebelles du Darfour. qui a mené une attaque en mai 2009 sur la ville jumelle de Khartoum, Omdurman, mais qui avait été repoussé par les forces de sécurité soudanaises.

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En janvier 2009 Tourabi  avait déclaré que El-Béchir était « politiquement coupable » de crimes commis au Darfour et qu’il devait se rendre devant
la Cour pénale internationale (CPI)

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Or Justement, le CPI lance un mandat d’arrêt contre El Béchir  pour crimes de guerre et contre l’humanité au Darfour où l’on compte de puis 2003 ,plus de 300. 000 morts  de 2,7 millions de déplacés selon l’ONU

Tourabi ne peut qu’approuver une telle condamnation

Les Couples Africains :Sidi Ould Cheikh Abdallahi et Mohamed Absel Aziz en Mauritanie

22 février, 2009

Pas de mariage possible

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Le 6 aout 2008   le général Mohamed Abdel Aziz, ancien chef de la garde présidentielle ,à la tête d’une junte .prend le pouvoir et chasse le premier président démocratiquement élu du pays, Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

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 Sidi Ould Cheikh Abdallah, a finalement été libéré  quatre mois après le coup d’Etat qui l’a renversé. C’est avec un convoi composé de quatre véhicules militaires qu’il a été ramené à son domicile de Nouakchott, avant d’être laissé maître de ses mouvements.

Sidi Ould Cheik Abdallah était jusque-là assigné en résidence surveillée dans son village natal de Lemden, situé à 250 km de Nouakchott, la capitale mauritanienne.

Le général Mohamed Ould Abdel Aziz cède ainsi à l’une des principales exigences de
la Communauté internationale qui réclame le retour à l’ordre constitutionnel sous peine de sanctions. Début décembre, Mohamed Ould Abdel Aziz s’était engagé, sous la pression de l’Union européenne (UE) et de l’Union africaine (UA), à libérer le premier président du pays, démocratiquement élu en mars 2007, « sans conditions et au plus tard le 24 décembre ».

C’est chose faite, désormais. Juste après sa libération dans la capitale mauritanienne, Sidi Ould Cheikh Abdallah a regagné son village natal de Lemden. Il envisage de préparer son retour à Nouakchott, « dans la sérénité et selon son propre agenda », ont indiqué, à l’AFP, certains de ses proches.

 Libre, Sidi Ould Cheikh Abdallah affirme qu’il compte se comporter comme le président légitime, démocratiquement élu. « Je suis fermement décidé à lutter pour faire échouer ce coup d’Etat », a-t-il déclaré

Les autorités du pays, elles, ne l’entendent pas de cette oreille. Selon Mohamed Abderrahmane Ould Moine, le ministre de
la Communication, « Sidi Ould Cheikh Abdallahi doit comprendre qu’il ne représente plus rien, ni personne en Mauritanie aujourd’hui ».

Les couples Africains :Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina en Madagascar

21 février, 2009

Il n’ y pas encore accord entre les 2 hommes mais beaucoup de sang a déjà coulé

Andry Rajoelina, maire d’Antananarivo, prend la tête d’un mouvement de protestation lancé voici trois mois à Madagascar. Avec le but de renverser le président en exercice, Marc Ravalomanana.

Le 7 fevrier  Des manifestants suivent un mot d’ordre lancé par l’ex-maire d’Antananarivo surnommé « TGV » par ses partisans  et marchent vers le palais de Marc Ravalomanana

La garde présidentielle ouvre le feu ,tuant au moins trente et une personnes et en blessant plus de deux cents.

Andry Rajoelina n’a peur ni de la langue de bois ni des déclarations enflammées.

« On a élu un président de  la République pour respecter la Constitution, pas pour la bafouer. Il a acheté un avion à 60 millions de dollars sans appel d’offres, c’est un président qui a tué ses compatriotes. Lors des pillages, il a ordonné aux forces de l’ordre de ne pas intervenir,. C’est un pilleur, un violeur, un tueur. »

Cette tragédie va-t-elle continuer et engendrer encore beaucoup de violence

Un mariage est il possible entre les 2 hommes ?

Rajoelina déclare « Les discussions sont terminées, car une de nos conditions est la démission du président, mais il ne veut pas partir. »

Le maire déchu ajoute qu’il refuse de négocier avec quelqu’un qui a « du sang sur les mains »


Les couples Africains :Robert Mugabe et Morgan Tsangirai au Zimbabwe

21 février, 2009

Un mariage pas encore très stable 

1987 : modification de la constitution. Robert Mugabe devient le président du Zimbabwe au 31 décembre.

2000:  Mugabé entreprend les premières   expropriations de fermes appartenant à des blancs. .

Il s’ensuit dés 2003 une  grave crise agraire et politique.

 L’État installe sur les terres réquisitionnées des proches du régime, officiellement anciens combattants de la guerre d’indépendance. Ceux-ci n’ont cependant pas les connaissances, ni le matériel nécessaire pour cultiver leurs lopins et beaucoup de terres restent en friches

Suite à une campagne intensive des mouvements des droits de l’Homme, des Britanniques et de l’opposition, le  Commonwealth impose des mesures de rétorsion contre les principaux dirigeants du Zimbabwe. Au sein du Commonwealth, Mugabe reçoit cependant le soutien de plusieurs pays africains et dénonce des mesures prises à l’instigation des pays « blancs »

2004: L’ancien grenier à blé de l’Afrique ne peut plus subvenir à ses besoins et 70 % de la population se retrouve sans emploi.

2005: Entre 500 000 et 1,5 millions d’habitants des  Bidonvilles  d’Harare, bastions de l’opposition, sont expulsés à la fin du printemps et leurs habitations sont détruites

Une réforme constitutionnelle restreint  les droits de propriété et permet au gouvernement de priver n’importe qui de passeport pour raisons « d’intérêt national ».

L’inflation dépassait les 1 000 % en 2006, et les 100 000 % en 2007. L’exode de la population vers les pays voisins s’accélère.

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Les élections ont lieu en 2008

En obtenant officiellement près de 48 % des suffrages en dépit des fraudes, Morgan Tsvangirai devance Robert Mugabe (43 %).

les violences 

Lors de la campagne du second tour, le pays est le théâtre de violences politiques continues marquées par des atrocités commises par la police contre des membres de l’opposition et leur famille mais aussi par l’arrestation de ses principaux chefs

Dans ce climat de terreur, Morgan Tsvangirai décide à cinq jours du second tour de l’élection présidentielle de boycotter celle-ci, permettant ainsi à Robert Mugabe d’être réélu


De plus, depuis le mois d’août, une épidémie de cholera sévit dans le pays et a déjà fait selon l’OMS : 2 971 morts, ainsi que 56 123 personnes contaminées (chiffres officiel au 27 janvier 2009). Toujours d’après l’OMS, jusqu’à la moitié des 12 millions de Zimbabwéens sont susceptibles de contracter la maladie en raison de l’insalubrité des conditions de vie dans le pays.

Fevrier2009

Mugabe accepte que Tsvangirai devienne premier ministre mais il a en fait pour le moment aucune autorité

Les couples Africains :Mwai Kibaki et Raila Odinga au Kenya

21 février, 2009

Un mariage violent  

Le  27 décembre 2007  Mwai Kibaki, est réélu comme président du Kenya  mais cette élection est vivement contestée .D’ou de nombreuses manifestations violentes  

L’opposition  est  menée par Raila Odinga,le  candidat malheureux à l’élection présidentielle, qui reproche notamment à la police d’avoir tiré sur les manifestants.

Le 8 janvier 2008 : Raila Odinga  veut bien rencontrer le président sortant mais en présence  du président de l’Union africaine John Kufuor.

Plusieurs personnalités internationales comme Condoleezza Rice, secrétaire d’État américaine, ou le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon, ont appelé les deux candidats à la négociation afin de mettre un terme aux violences

Le 13 avril 2008, les 2 parties  trouvent enfin une solution

Mwai Kibaki reste président et nomme Raila Odinga comme Premier ministre dans un cabinet de coalition,

Les violences 

Ce mariage entre 2 hommes qui voulaient le pouvoir a  engendré  beaucoup de misère    

Un nouveau bilan de la police fait état de plus de 1 500 morts depuis le déclenchement des violences. Le conflit a également fait environ 300 000 déplacés

Le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine a condamné « les violations massives des droits de l’Homme commises au cours des dernières semaines » et « demandé qu’une enquête approfondie soit menée en vue d’identifier les responsables de ces violations et de les traduire en justice 

Des affrontements ethniques ont éclaté dans le bidonville de Kibera.

La police a annoncé l’ouverture d’enquêtes sur plus de 200 personnages locaux, dont des hommes politiques, des leaders religieux et des hommes d’affaires, soupçonnés d’avoir financé ou incité aux violences, certains suspects ayant été interpellés


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