Archive pour la catégorie 'Afrique'

Les invasions des mandingues du Mali vers le sud

11 avril, 2017

Jusqu’au XIIé s les  commerçants du « Soudan » se  ravitaillaient dans le nord et ignoraient  le sud qui ressemblait à un  cul de sac sans ouverture vers l’extérieur

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Les Mandingues du Mali  envahissent la Gambie et la Sierra Léone   

Au XII é siècle une première immigration pacifique des mandingues cultivateurs avait eu lieu vers la Côte Ouest de l’atlantique Gambie et de la Sierra Leone.

Ils auraient appris la riziculture aux peuples pécheurs de la côte

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En 1312 ,une 2é immigration  plus guerrière  eu lieu avec les soldats de  Soundiata 

Aboubakar Ier  occupe des territoires compris entre la Gambie et la Sierra Leone  avec la complicité des premiers portuguais 

La Casamance et la guinée Bisau ont donc constitué la première porte océane de l’empire du mali  au XIOX et V é s

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Les commerçants Dioulas et les Lançados

Vers 1500 quand les caravelles des portugais arrivèrent sur les côtes de l’Atlantique ,les mandingues du Mali  partis de Tombouctou et de Djenné commencèrent à regarder vers le sud et à apporter marchandises jusqu’à El Mina

Ces commerçants  étaient des  « Dioulas », qui veut dire en malinké « commerçants »

Ce fut la  victoire de la caravelle sur le chameau (M. Godhino)

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Les lançados étaient des aventuriers portugais ou cap verdiens, très actifs , qui s’aventurèrent très loin à l’intérieur des terres

Ils flirtaient avec les Dioulas et avec de petites embarcations ,ils  fréquentaient les rivières  qui conduisaient vers le soudan et les marchés de l’ intérieur .Ils allaient aux foires de Kantor où s’arrêtaient les caravanes de l’or en provenance de Bambouk 

Parfois ,ils habitaient dans un village africain 

Parfois ils construisaient eux mêmes leur propre comptoir 

Par leur intermédiaire ,une ambassade fut envoyée en 1493-95 par le roi du Portugal Jean II à l’empereur du mali Mansa Mamadou II   

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Les mandingues vers le sud

Puis les mandingues se dirigèrent vers le sud

Là ,au bord de l’atlantique vivaient

cachés  dans la foret 

sans trop évolués

depuis  des siècles

les peuples les  plus anciens ,les plus authentiques de l’Afrique noire

comme les Krou qui occupaient le  sud-ouest et le centre-ouest de la côte d’Ivoire et une partie du Liberia

« L’histoire des krou s’est déroulée  dans un isolement exceptionnel ,à un rythme très lent et dans un cadre très morcelé (Y Perso)

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Là aussi, arrivaient  de plus en plus nombreuses les caravelles des portugais

les commerçants et les négriers se rejoignaient 

Voir « La côte Ouest africaine du Sénégal à la côte d’ivoire »  par Christophe Wondji p 66ss 

La décadence des royaumes en Afrique de l’Ouest à partir du XVIé siécle

10 avril, 2017

Entre le XIe et XVIé siècle les voyageurs arabes et portugais  s’extasiaient devant ordonnance des états africains de  la qualité de leur gouvernements et de leur richesses

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Ensuite ce fut fini !

A partir du XVIé siècle 

les grands empires ouest africains du moyen âge avaient disparus

l’empire du Ghana

l’empire du Mali

l’empire des Songhaï (ou Gao) ont disparu

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La décadence s’accentua avec l’arrivée des européens et la traite des esclaves

ce fut alors l’explosion de petits royaumes sur la côte de l’Atlantique

 

royaumes-africains

Le royaume de Cayor

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Le royaume d’Assigny

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Le royaume de Commendo

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Le royaume d’Ouidah 

qui deviendra le Dahomey

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Le royaume  de Sape ou Sapi  

« Au xve siècle, les Portugais signalent la présence vers le sud du “Royaume des Sapes”. Celui-ci pose un autre problème : est-il une grande confédération tribale englobant divers  peuples ? Est-ce un royaume formé entre cap Verga et cap Sainte-Anne, à la suite du glissement vers le Sud des tribus , sous la direction de chefs mandé,? Dans l’état actuel de notre information, il est difficile de choisir entre ces deux hypothèses. » (Wondji, 1985 : 75).

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A l’intérieur ,loin des côtes , dans la foret

des royaumes plus puissants fondés par des hommes venu de l’empire du Mali

durèrent plus longtemps

royaume-de-l'ouest-africain

 

Le kaabou  en Gambie

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Le Fouta-Djalon en Guinée

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Le royaume des Baoulé en côte d’ivoire

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L’empire Kong à cheval entre la Côte d’ivoire et le Burkina fasso

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Le Royaume de Kaabou

9 avril, 2017

Tiramakan Traoré

La province de Kaabu ,située entre la moyenne Gambie ,le Rio grande et le Fouta-Djalon a été occupée  par Tiramakan Traoré, général de l’armée malienne  de Soundiata Keita , au début du XIIIé siècke

Cette province était gouvernée par le « Farin »  au nom de souverain du Mali

Elle devient puissante car elle  contrôle au  XVIe siècle tout le commerce du Kantor qui traite l’or de Bambouk

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L’empire du Mali s’affaiblit sous les coups du Songhay et le Kaabou  devenu indépendant en  1537  unifie tous les pays mandingues  des environs

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Au 15e et 16e siècles, les portugais, connaissaient le « Farinkaabu » c’est-à-dire le chef suprême de la région, mais ne l’avaient jamais rencontré .Le Farin était un chef  ,un noble

il déléguait ses subalternes pour commercer avec les étrangers   

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 Kansala

Sa capitale était Kansala

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Jusqu’au 19e siècle, les morikunda (lieu d’implantation des familles musulmanes) étaient encore minoritaires et seulement tolérés dans le monde kaabunké, car l’islam pour les kaabunkés animistes ne pouvait être qu’une religion d’appoint au culte ancestral exercé dans le bois sacré et souvent protégé par le « Bida », le serpent sacré. 
Le plus célèbre des lieux de culte traditionnel du Kaabus’appelait Tamba –Dibbi  situé non loin de la capitale Kansala. 
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La chute de Kansala

Au 19é le plus célèbre des chefs de guerre du Kaabu fut Ghalen Sonko  

mais il mourut alors que la théocratie musulmane du Fouta Djalon, au Sud- Est de Kaabu devenait de plus en plus menaçante

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Le Fouta Djalon attaquât le Kaabu en une série de batailles qui aboutirent vers 1865 à la chute et a la destruction de la capitale Kansala, sous le règne du dernier souverain mandingue Dianké Wali Sané.

Celui-ci organisa une résistance  héroïque mais ce fut une hécatombe à Kansala, connue sous l’expression « Tourban-Kansala »,

Malgré tout, pour les traditions mandingues, Tourban-Kansala est symbole de courage, de puissance, de résistance et d’attachement à l’intégrité territoriale de la patrie kaabunké sacrée. 

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Le Fouta-Djalon (Guinée)

7 avril, 2017

La révolution musulmane

Au XVIIIé s ,le Fouta-Djalon  se trouvait sur la route des  commerçants qui venaient du Soudan  

mais ces routes n’étaient plus sûres à cause de la traite des esclaves qui s’intensifiait ;

Plusieurs marabouts organisèrent donc un mouvement pour se défendre ,aidés par  les commerçants  Dioulas  qui  voulaient  un pays unifié plutôt que les petites chefferies  incapables de  les protéger

C’est ainsi que se forma  lentement  le futur royaume du Fouta Djalon  

 

Fouta Djalon

 

Karamokho Alfa (1725-1751)

Il est né  d’origine peul ,né vers  1700 dans  la région de Labé en Guinée.

A 12 ans  il part au Mali parfaire ses études islamiques, et à son retour , il fonde le royaume théocratique du Fouta-Djalon

Il choisit la ville de Labé ,(au centre la Guinée) comme capitale

En  1725, il prend  le titre d’Almany ( l’iman) le commandeur des croyants

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Ibrahim Sori Maoudo (1751-1791)

Après la mort de Karamokho Alfa vers 1751, le pouvoir revint  à Ibrahim Sori dit Maoudo  (le Grand),

Il continua la guerre au nom du djihad  ,mais moins fanatique et plus pragmatique que Karamokho ,il juge plus utile  de conquérir les peuples pour les vendre comme esclave

un esclavagiste de plus !

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La fin du royaume    

Le royaume du Fouta-Djalon  arrive à maintenir son indépendance  et même à s’agrandir

mais le pouvoir ayant été pris par des marabouts plus souples et moins scrupuleux la traite des esclaves reprit de plus belle 

La colonisation française commença en 1838 en Guinée.

Le dernier almany du Fouta indépendant, Bokar Bio est vaincu à  Porédaka en 1896

Le Fouta est intégré dans sa majorité à ce qui deviendra la  Guinée Française, 

L’Empire Kong (1710-1898) ( Côte d’ivoire )

6 avril, 2017

Cet empire est situé au nord est de la côte d‘ivoire et dans une partie du Burkina-Faso

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La ville de Kong

Kong aurait été fondée à la même époque que Djenné (1043-44). selon Louis Binger

c’est encore une histoire de commerçants

Dés qu’une ville se développe ou même un empire c’est que les commerçants ne sont pas loin

A cette époque ces commerçants étaient les dioulas venus du Mali dés le XII »

Ils  échangeait des marchandises venus du nord, comme le sel et le textile, contre celles des forêts du sud  ( noix de cola ,or, esclaves )

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Sékou Oumar Ouattara

En 1710 Sékou Oumar Ouattara, un guerrier dioula, dont le nom d’origine était «  Traoré » , envahit la région, conquit la ville de Kong  et en fait sa capitale ,puis part à la conquête  de ce qui sera un empire  

Il n’est pas seulement guerrier  

Il a ses convictions

Il fait le djihad

et a beaucoup d’esclaves

il est en lien avec les marabouts de Djenne » et de Tombouctou  

Ouattara règne en  monarque absolu. La mosquée de sa ville est aussi belle que celle de Djenne .et son palais est renommé   

Dans les années 1730, l’Empire Kong était le plus grand État de l’Afrique occidentale au sud du fleuve Niger

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Samory Touré

En 1897 , Samory Touré détruisit la ville, car ses dirigeants ont résisté à sa domination et refusé de l’aider dans sa campagne contre la France.

En 1897  L’empire tombe sous la domination coloniale française .

 

Le royaume des Baoulés (Côte d’ivoire )

5 avril, 2017

Le Denkyira

Entre 1620 et 1868  ,Le royaume de Denkyira était un État puissant au Sud de l’actuel Ghana,

Il domina la région ,pendant tout le XVIIe siécle  grâce au commerce de l’or et des esclaves

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Les ashanti et Osei Tutu  

En 1701, Osei Tutu ,à la tête des Ashanti , et avec l’aide des hollandais et les anglais fit scission

et fonda le royaume des Ashanti

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Les Baoulés

en 1750 à la suite du décès de Opoku Ware  qui avait succédé à Osei Tutu ,un usurpateur Kuis Obodon se fit introniser et assassina l’héritier légitime, le frère de Abla Pokou

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Abla Pokou

A la mort de son frère Abla Pokou  émigra avec son peuple Baoulé du Ghana vers la côte d’ivoire

cette reine Abla Pokou est devenue mythique

La légende raconte qu’au moment de l’exode avec son peuple ,elle aurait sacrifié son fils unique pour traverser une rivière.

d’où le nom de son peuple les  » Baoulé »

qui signifie « L’enfant est mort »

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la capitale de son royaume est « Sakassou »  qui veut dire lieu des funérailles  

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Aujourd’hui

Le 12ème Roi des Baoulé, Nanan Kouakou Anougblé III (1995-2016), a été inhumé , en présence du président Alassane Ouattara le lundi 7 mars 2016.  Nanan N’Ga Tanou Monique, la régente de la cour royale, a été désignée comme la 13è Reine du peuple baoulé.

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Relations entre les écrivains africains en France et les écrivains afro-américains

4 avril, 2017

  Selon Dominic Thomas dan son livre ‘Noirs d’encre » publié en 2013, la première  génération des écrivains africains se trouvant en France ont été très influencés   par les afro-américains  comme Claude Mc Kaymav Cay  Richard Wright et Chester Himes 

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Cette influence est nette chez Sembene Ousmane

quand on le compare avec Mc Cay et Richard Wright

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Claude Mc Cay : Banjo

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Dans ce roman » Banjo »  écrit en 1929, Mc Cay  raconte la vie d’une communauté noire qui vit à Marseille

une   communauté noire  strictement  hiérarchisé  qui place les antillais en haut et les Sénégalais  en bas .Le mot terme Sénégalais  désignant d’une façon méprisante tous les negro africains 

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Ousmane Sembéne : Le docker noir

Il écrit ce roman en 1956

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On lui reproche d’avoir  plagier le «  banjo » de Claude Mc Kay

mais  Ousmane  a été lui-même  docker à Marseille où il a reçu une formation syndicale.

Il  réagit contre les intellectuels de Paris qu’il juge trop bourgeois

 (Noirs d’encre  par Dominic Thomas p 106 )

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On y apprend que le quartier africain de Marseille est surnommé « Le petit Harlem marseillais »

De tous les côtés  affluaient  des hommes de couleur,  poussés par les vicissitudes de la vie et de la navigation …unis par un esprit de communauté ,de solidarité ,ils formèrent ce village ( p 113)

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Richard Wright

« le docker noir » ressemble aussi étonnamment à « l’ enfant du pays » de  Richard Wright

Ils ont la même histoire

Tous les 2 ,  « le docker » et « l’enfant » sont condamnés pour avoir commis un meurtre

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Pourtant les auteurs se différentiaient nettement

Ce qui distingue l’écrivain africain et l’écrivain afro américain c’est que ce premier fut élevé dans une culture noire qui malgré les bouleversements de la traite  et de la colonisation continue à exprimer une identité  culturelle africaine ;;; en revanche l’écrivain afro américain sevré des terres et de sa culture ancestrale par la traite se trouve tiraillé entre une culture africaine à laquelle il n’appartient plus et une culture américaine  qui le rejette ( P 99)

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Ds échanges interculturelles plus cordiales  commencèrent avec «   présence africaine » à partir de 1947

le comité de patronage de la 1é édition comprenait en effet  des personnalités comme Camus  ,Aimé Césaire ,Gide,Paul Hazoumé  Senghor …Richard Wright  (p 102) 

Le film d’Alain Gomis « Félicité » Un chef d’œuvre

3 avril, 2017

Peu de paroles ! Des sentiments

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Le jeune accidenté  amputé d’une jambe ne dit pas un  mot pendant tout le film

rien ,rien …

il dit rien

il regarde,

il refuse de manger

comment peut on exprimer une telle souffrance ?

comment dire sa détresse ?

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Félicité parle peu

mais quand elle crie

elle se roule par terre

elle se débat

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Un cri si fort

si bruyant

qu’il finit par  toucher le cœur des riches

qui enfin perçoivent la misère

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Quand Félicité chante  

son chant aussi  est un cri

un cri

un cri de désespoir

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Le désespoir, la détresse

ce sont des  ténèbres     

des noyades dans la nuit

des scènes interminables

qui n’en finissent pas

Tristesse !

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Le désespoir d’un peuple qui rie de lui même  

qui se moque de sa propre misère  

en regardant la statue  du robot

installé au centre de la ville

Progrès !

Quel progrès !

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L’amour ?

Comment dire son amour ?

Felicité va le dire à l’homme qui n’est pas son mari

à l’homme qui l’a tant aidé

si  maladroit, mais si  généreux  

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Elle ne crie pas contre la fille qui couche avec lui

Cela n’a pas d’importance

Pas la peine d’y tenir compte

pas la peine d’en faire un drame

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Félicité  dit seulement  

« tu es l’homme qui me convient »

et l’homme de répondre à l’africaine

avec un proverbe

« On ne met pas ensemble la chèvre et le chou »

2 romans sur l’ esclavage écrits par des africains Ousméne Sembéne et Henriette Akofa

2 avril, 2017

Ousmane Sembéne : La noire de …

En 1962   Ousmane  avait  abordé ce problème de l’esclavage  moderne dans son roman  ‘la noire de… »

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Henriette Akofa : « l’esclave moderne en 2000

Henriette Akofa est une togolaise qui elle même s’est retrouvée en France victime de cet esclavage moderne

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La « noire de » Sembène  était une  victime de l’idéologie coloniale  française t andis que « l’esclave » moderne de Akofa  est la victime de structures oppressives  autant dans l’Afrique postcoloniale qu’ au sein de la diaspora en France

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  Ce nouvel esclavage conduit des milliers d’enfants et de femmes des pays pauvres pourvoyeurs vers les pays riches du continent « employeur »  de main d’œuvre ,où ils sont soumis au travail forcé sur des plantations ,à la servitude économique  ,à la servitude et à l’exploitation sexuelle ( Dominic Thomas : Noirs d’encre   p 132)

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Ce livre est préfacé par Robert Badinter  qui souligne

l’adolescente quitte son Togo natal pour ce qu’elle croit être Paris  et ses lumières …que d’illusions    

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A peine  arrivée à Paris, elle est employée par un couple africain qui l’accable de travaux ménagers et l’empêche de sortir  

je suis allé regarder la France par le fenêtre .Dans mes rêves,je ne la voyais  pas comme cela J’avais imaginé un pays avec beaucoup  d’arbres et de couleurs .Là sur le boulevard gris ,c’était le même goudron ,le même ciment qu’à Lomé .Et puis je n’avais pas l’habitude de voir des barreaux aux fenêtres (p 136)

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Akofa  fustige les autorités Françaises qui, par leur silence complice,  tolèrent l’oppression en refusant de parler d’esclavage 

Deux « féministes » africaines Fatou Keita et Calixthe Beyala

1 avril, 2017

Fatou Keïta : « rebelle «  en 1998

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Fatou  Keïta est une ivoirienne rebelle

Oui !

Elle ose aborder des problèmes qui font mal

les regarder en face

tel que l’excision 

Les femmes africaines sont doublement victimes  d’abord de l’intérieur, au sein même de leur culture, et ensuite de l’extérieure (leurs sauveteurs )…Si l’impact du féminisme  occidental a été bénéfique aux femmes africaines ,les effets positifs on y été constamment amoindris par le rôle des militantes occidentales  qui tiennent à parler  pour les femmes africaines ,,les faisant ainsi se taire( Dominic Thomas : Noirs d’encre  p 154)

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Maintenir la pratique de l’excision permet aux immigrés d’éviter la marginalisation et donc la rupture avec la société d’origine ,et peut être  et c’est le plus important ,de lier des liens avec la  communauté africaine résidente en France  (p 157)

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Son Roman: “Rebelle”

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On apprend que grâce à l’excision les jeunes femmes allaient enfin devenir des femmes  digne d’être respectée  ..le village entier les admirerait  mais la narratrice pose alors la question

N’étaient elles pas née femmes ?

Fatou Ké¨ta ,pense t elle à la déclaration de Simone de Beauvoir qui dans un autre registre avait déclaré « .on ne nait pas femme on le devient » en affirment que la féminité  ne peut être acquise que par une  émancipation consciente et en assumant sa responsabilité personnelle  (Dominic Thomas : Noirs d’encre  p 166

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Calixthe Beyala

Calixthe est bien connue en France

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C’est une militante

Elle attaque

et on l’attaque

Elle défend sa culture mais avec un esprit critique

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En 1995 elle s’adresse aux françaises  

lettre d’une africaine à ses soeurs occidentales

Elle parle de l’excision et la polygamie

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En 2000 elle écrit aux siens

lettre d’une afro Française à ses compatriotes  (2000)

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Certes elle est féministe

Mais  avec les africains il lui faut prendre des gants

Elle négocie !  

C’est le féminisme de la négociation  

dans de nombreuses cultures africaines ,le fondement des valeurs partagées sont les principes de négociation ,d’arrangement, de compromis ,d’équilibre …le féminisme  africain combat avec les armes de la négociation et du compromis

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L’arrogance des occidentaux

François Lionnet déclare  

Condamner l’excision en tant que violation des droits de L’homme  c’est présupposer arbitrairement qu’une telle pratique est la seule forme  de violence  sanctionnée culturellement et qui mérite d’être dénoncée alors que nous savons que de nombreuses autres formes de violence  ne sont pas réprimée par la loi dans le contexte occidentale ,et que certaines de ces pratiques sont répréhensibles et choquantes pour les africains ( p 164)

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