Archive pour la catégorie 'Patrologie'

L’école d’ Alexandrie et les premiers conciles

17 juillet, 2018

Avant Nicée en 325, avant l’édit de Constantin en 317  ce fut le temps de martyrs, ce fut aussi le temps des premiers pères de l’eglise des « témoins » qui ont proclamé leur foi en Jésus Christ

comme saint Paul qui écrit

Je considère tout désormais comme désavantageux aux prix du gain suréminent qu’est la connaissance du Christ   (Philippiens3,8)

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L’école d’Alexandrie

elle fut fondée vers 180 par Pantène  

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Clément d’Alexandrie

Pantène eut pour disciple Clément d’Alexandrie  (150-215)

qui devint à son tour , à la mort de son maître  vers 200 le responsable de l’école

Son érudition était prodigieuse

 c’est en abondance qu’il cite les auteurs anciens

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Il eut pour élève Origène

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Origène (185-253)

Celui-ci fut en fait le véritable  fondateur qui donna à l’école toute sa renommée

Le plus savant et le plus intelligent des anciens pères (Döllinger)

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Origène eut pour disciple Grégoire le thaumaturge (274-270)

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Grégoire  de Nysse (335-395)

Bien après le concile de Nicée

Origène fut aussi  vénéré par Grégoire de Nysse

Celui-ci encore s’intéresse à tout

il aime tout ,la philosophie, les sciences

Il devient une véritable encyclopédie

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Des hommes cultivés

Ce sont tous des  savants cultivés ,ouverts au monde, philosophes, sages

ils connaissaient tous Philon

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L’évangile et la Bible…. avant tout !  

Origène publie  les  « Hexaples » contenant sur 6 colonnes parallèles

5 textes différents de la bible

auquel s’ajoute de  nombreux commentaires e la bible

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Clément écrit « le pédagogue »

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Gregoire de Nysse écrit « la vie de Moïse »

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Pas de dogmes 

ils restent humbles et n’essayent pas de déchirer le voile qui nous cache le mystère du Christ

et refusent les dogmes

pas question de trinité ni des 2 natures

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Origène ,souvent  termine ses textes  par une mise en garde  

Tout cela n’est pas présenté par nous comme des dogmes ,mais discuté par manière d’études et de recherche (Les principes 2,8,4) 

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Clément déclare dans les « Stromates V,1 »

Faudra-t-il toutefois prêter une oreille confiante à tous ceux qui parlent ou qui écrivent sans la moindre retenue? Gardons-nous en bien.

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Après le concile de Nicée

Tout changea en 325 

Avant Nicée ,les pères regardaient le Christ ,le pédagogue ,le sauveur ,le crucifié

Après Nicée ce fut la Trinité et les 2 natures du Christ

de la théologie !

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ce fut l’époque d’Athanase ,Cyrile d’Alexandrie… 

des  dogmes abscons

de la Trinité , de la mère de Dieu

des guerres et des divisions

des Ariens,  et des Nestoriens , ….

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Clément d’Alexandrie : Les Stromates (IV,2) : Surtout ,pas de dogmes !

16 juillet, 2018

Pourquoi l’auteur a-t-il  donné au présent livre le nom de « Stromates »

Nos commentaires, ainsi que nous l’avons déjà écrit pour les lecteurs ignorants et armés de reproches, continuent de ressembler à des tapisseries de représentations diverses, où le discours passe continuellement d’un sujet à un autre sujet, promettant une chose et concluant par une autre.

« Le mineur, dit Héraclite, qui cherche de l’or dans les entrailles de la terre, creuse beaucoup pour trouver peu. »

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Nos Stromates sont donc dans la main de l’homme,

que la raison peut guider au travers de ses recherches,

un auxiliaire pour la mémoire et pour la manifestation de la vérité.

 Mais ils ne dispensent pas le lecteur de mettre lui-même la main à l’œuvre, et d’ajouter ses réflexions aux nôtres, puisqu’au voyageur qui s’engage dans une route inconnue, il suffit de signaler la véritable route qui le conduit au terme de la course.

A lui de marcher ensuite sans guide, et de discerner le reste de son chemin par ses propres lumières.

 Toutefois, il me semble que la découverte du beau, qui est caché, n’est pas sans fatigues ni difficultés.

 « On n’arrive à la vertu que par la sueur; le sentier par lequel on monte à elle, est long et taillé à pic. L’entrée en est âpre ; mais lorsqu’on arrive sur la hauteur, il devient facile, quelque pénible qu’il ait été d’abord . »

Oui, elle est vraiment étroite et resserrée la voie du Seigneur, et le royaume de Dieu appartient à ceux qui le ravissent. Voilà pourquoi le Seigneur nous dit :

« Cherchez, et vous trouverez, »

 Il faut souvent, comme le vanneur qui a démêlé le bon grain de la paille, passer le froment au crible et le purger de ses immondices.

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livre IV 6

« Bienheureux donc les pacifiques I »

. La pacification parfaite est celle qui, parmi toutes les vicissitudes de la terre, garde une fermeté inaltérable, proclame la Providence toujours sainte, toujours admirable, assise quelle est dans la science des choses divines et des choses humaines, et découvre à sa lumière, dans les catastrophes qui troublent en apparence l’ordre de la nature, la merveilleuse harmonie de la création.

 Les pacifiques pacifient encore ceux qui sont assaillis par le péché, en leur apprenant à rentrer dans la foi et dans la paix. Mais la réunion abrégée de toute vertu, c’est notre Seigneur qui nous enseigne qu’il faut mépriser la mort, d’une manière plus parfaite encore et par amour pour Dieu.

Clément d’Alexandrie : « Les Stromates » La foi et l’amour ( livre V ch 1)

13 juillet, 2018

En lisant ce chapitre sur la foi écrit par Clément d’Alexandrie

On croirait lire d’une part les critiques violentes de Tyrell contre les théologiens à lépoque de la cris moderniste

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et d’autre part les propos du  cardinal Newman

quand il déclare que l’amour nous aide à croire

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La foi

il n’y a pas de connaissance indépendamment de la foi

la foi est l’oreille de l’âme,

 le Seigneur y fait allusion dans les mots suivants:

« Que celui qui a des oreilles pour entendre, »

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C’est par la foi qu’on peut mieux connaître Dieu

Affirmer que l’on peut connaître Dieu par l’excellence de sa propre nature, …, c’est nous vanter

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la foi est un don

 Abraham était-il alors élu, ou ne l’était-il pas ?

la preuve nous est acquise qu’il y a eu élection et salut avant l’avènement de Notre Seigneur.

« Car l’obéissance du patriarche lui fut imputée à justice. »

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Les théologiens

Évitez les questions vaines et inutiles, nous recommande le divin Paul ;car elles engendrent les contestations. »

Eschyle nous crie :

« Ne vous consumez pas inutilement dans de stériles labeurs. »

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Espérer que l’on comprendra tout à la manière de ce qui est palpable, c’est s’égarer loin de la vérité. Voilà pourquoi l’apôtre parle de la connaissance de Dieu dans un sens tout spirituel :

« Nous ne voyons Dieu maintenant, dit-il, que comme dans un miroir, mais un jour nous le verrons face à face. »

 Le spectacle de la vérité n’a été donné qu’à peu de mortels. C’est ce qui fait dire à Platon, dans l’Épinomide :

« Je n’oserais pas affirmer qu’il soit possible à tous les hommes d’arriver à la félicité et à la béatitude, elles ne sont le partage que d’un petit nombre. Telle sera ma croyance, tant que je serai ici bas ; mais j’ai le bon espoir qu’après ma mort je serai mis en possession de toutes choses. »

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Ces paroles de Moïse n’expriment-elles pas la même pensée ?

« Nul ne verra ma face sans mourir. »

 Il est clair, en effet, que nul, pendant le cours de cette vie mortelle, ne peut connaitre Dieu complètement.

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.« Que sont devenus les docteurs de la loi, dit l’apôtre?

Que sont devenus les esprits curieux des sciences de ce siècle ? Dieu n’a-t-il pas convaincu de folie la sagesse de ce monde ?»

Et ailleurs : « Je détruirai la sagesse des sages, et je rejetterai la science des savants, » c’est-à-dire, de ceux qui se croient sages, et qui se passionnent pour les disputes.

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La foi et l’Amour

seuls, ceux qui ont le cœur pur verront Dieu, »

Certes il faut chercher mais avec un cœur pur

Nous le disions, la foi ne doit point marcher isolée et oisive, mais conduite par l’esprit d’investigation. Loin de nous la pensée d’exclure toute recherche :

« Cherchez, dit le Seigneur, et vous trouverez. »

Mais il faut appliquer à la recherche la faculté clairvoyante de l’âme, écarter tous les obstacles qui pourraient gêner la découverte, et repousser loin de soi les querelles, l’envie et la dispute, un des plus redoutables fléaux de l’humanité.

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 Timon de Phliase a écrit ces paroles pleines de sens et de raison :

« Alors accourt la dispute aux paroles vides et sonores ; point de monstre plus cruel. C’est la compagne et la digne sœur de la querelle homicide. Elle s’attaque à tout, et se glisse partout ; puis, affermissant dans le mal l’esprit de l’homme, elle le précipite dans les folles espérances. »

Le poète ajoute un peu plus bas :

« Qui donc alluma leur fureur ? qui leur mit en main les armes de la cruelle dispute ? La multitude, rivale de la nymphe Echo. Irritée contre le Silence et la Réserve, elle répandit un jour une épidémie de paroles au milieu des hommes, et beaucoup en moururent. »

 Chercher à approfondir la nature de Dieu, avec le désir de se rapprocher de lui, et non dans un vain amour de dispute, est donc un exercice salutaire, car il est écrit dans David:

« Les pauvres mangeront et seront rassasiés. Vous qui cherchez le Seigneur, vous célébrerez ses louanges ; et votre cœur vivra éternellement. »

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Faudra-t-il toutefois prêter une oreille confiante à tous ceux qui parlent ou qui écrivent sans la moindre retenue? Gardons-nous en bien.

il faut aimer  « Dieu est amour; »

 Dieu  se donne à connaître à tous ceux qui l’aiment, comme aussi, « Dieu est fidèle, » il se communique aux fidèles par la voie du précepte.

II faut que nous nous confondions en lui par les liens de l’amour divin, afin de contempler la sainteté infinie à l’aide de la sainteté qui lui ressemble, ouvrant une oreille docile et sincère à la parole de la vérité, purs et simples comme les enfants qui nous obéissent. Tel était le sens mystérieux de cette inscription, quelle que soit la main qui la grava jadis à l’entrée du temple d’Epidaure.

« Il faut être pur pour entrer dans l’enceinte sacrée du temple. La pureté consiste à n’avoir que de saintes pensées. »

« Si vous ne devenez, dit le Seigneur, comme ces petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux. »

En effet, le temple de Dieu repose ici-bas sur trois fondements, la Foi, l’Espérance, la Charité.

 

Clément d’Alexandrie :Les Stromates (–livre V,12) Au Dieu inconnu

12 juillet, 2018

Clément d’Alexandrie est éblouissant quand il nous parle des philosophes grecs

Son érudition est immense

Clement est enthousiaste quand il nous parle du christ ,du pédagogue

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mais dés qu’il s’agit de faire de la théologie,

et de parler de Dieu il est plus réservé et nous dit

dans « les Stromates » (V,12)  que  Dieu ne peut être compris par l’intelligence, ni exprimé par la parole.

Platon, ce sincère ami de la vérité.dit

« Découvrir le père et le créateur de cet univers, n’est pas chose facile, et quand vous l’aurez découvert, il vous sera impossible de le révéler à tous. Car le mystère de son essence ne peut s’exprimer par des paroles, »

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.l’Écriture dit :

« Moïse entra dans la nuée où était Dieu, »

ces paroles signifient, pour qui est capable de comprendre, que Dieu ne peut être vu par les yeux, ni exprimé par la bouche de l’homme. La nuée, qu’est-ce à dire ? l’incrédulité et l’ignorance de la plupart des mortels offusquent la splendeur de la vérité.

Paul dit

« Je connais un homme en Jésus-Christ, qui fut ravi jusqu’au troisième ciel et de là, dans le paradis. Et il y entendit des paroles mystérieuses qu’il n’est pas permis à un homme de rapporter. »

 C’est pour cela que le divin apôtre s’écrie :

« O profondeur des trésors de la sagessse et de la science de Dieu ! »

 L’Évangile dit encore que 

« notre Seigneur a parlé à ses disciples en termes mystérieux. »

  le poète d Agrigente a dit :

« Levez les yeux, étendez la main tant que vous le voudrez, jamais vous ne pourrez atteindre à la Divinité

 

La foi est le grand chemin par lequel Dieu descend dans l’esprit de l’homme. »

Il est certain que la discussion présente, qui a Dieu pour objet, se hérisse de difficultés.

De quel nom appeler, en effet, celui qui n’est ni genre, ni différence, ni espèce, ni individu, ni nombre, ni accident, ni soumis à rien d’accidentel ? Direz-vous qu’il soit un tout ? L’expression demeure imparfaite, puisque un tout est une quantité mesurable, et que Dieu est le père de l’universalité des êtres.

. Il ne nous reste donc, pour nous faire comprendre le Dieu inconnu, que sa grâce et son Verbe,

 ainsi que Luc nous le montre dans les Actes des Apôtres, quand il met ces mots dans la bouche de Paul :

« Athéniens, en passant et en voyant les statues de vos Dieux, j’ai trouvé même un autel où il est écrit : Au Dieu Inconnu ; Ce Dieu donc, que vous adorez sans le connaitre, est celui que je vous annonce. »

Clément d’Alexandrie : le pédagogue (ch 1à 3) : Qu’est ce que le divin maitre

11 juillet, 2018

Clément d’Alexandrie (150-211) est  né à Athénes .Il arrive à Alexandrie en 180,fréquente l’école de Panténe puis en devient le responsable

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Le pédagogue  

Clément fait parti des premiers  pères de l’église

ébloui par la personne du Christ

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Il ne cherchera pas à dévoiler les mystères divins

Il ne parlera  pas de la Trinité comme les pères des siècles suivants

à partir du concile de Nicée

Il ne parlera pas des 2 natures du Christ

avec des mots savants 

il ne parle pas de dogmes

mais du sauveur du Verbe

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Il nous parle du pédagogue qui agit en nous depuis toujours

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Qu’est-ce que le divin Maître? (Ch 1) 

le Verbe est le chef de la religion, la pierre fondamentale de l’édifice de la foi. C’est par lui que, remplis de joie et abjurant nos vieilles erreurs, nous devenons jeunes pour le salut, chantant avec le prophète :

« Que le Dieu d’Israël est bon pour ceux dont le cœur est droit ! »

 Ce Verbe, arrache l’homme aux habitudes mondaines dans lesquelles il a été élevé,

 et le conduit à l’unique voie de salut, qui est la foi.

 

Excite-t-il dans nos cœurs des élans impétueux ? je l’appelle proprement le Verbe,

Il est dans la nature de toute religion d’exhorter les hommes; toute religion fait naître dans notre âme, qui est une émanation de Dieu, un ardent amour de la vie présente et de la vie future.

 

 le Verbe est tout à la fois médecin et précepteur,

Il  anime eeux qu’il a convertis et leur promet la guérison des blessures de leurs âmes,

il me paraît convenable de réunir tous ses titres dans un seul et de l’appeler le Pédagogue.

 

Le Pédagogue veut la pratique et non la théorie.

 Son but est d’orner les âmes de vertu et non de science. Il exige qu’on soit sage et non savant.

 

C’est ainsi que le Pédagogue fortifie nos âmes, en y faisant couler comme un baume adoucissant,

…ceux qui sont malades du corps ont besoin d’un médecin, ainsi ceux dont l’âme est malade ont besoin du Pédagogue pour guérir leurs passions.

 Ce n’est que plus tard qu’ils auront besoin des leçons d’un maître pour les initier aux secrets de la science et achever de meubler leur âme, capable dès lors de recevoir les révélations du Verbe.

 

Vous voyez donc que le Verbe s’étudie à nous mener à la plus haute perfection par une gradation aussi salutaire que raisonnable; vous voyez, dis-je, que ce Verbe, si plein d’amour pour l’homme, use d’une admirable économie, d’abord en nous exhortant, ensuite en nous dirigeant, enfin en nous instruisant.

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Un Dieu revêtu de la figure humaine (Ch.2.)

 Notre Pédagogue, mes chers enfants, est semblable à Dieu le père, dont il est le fils impeccable, irrépréhensible. 4 Son âme n’est pas l’esclave des passions. C’est un Dieu revêtu de la figure humaine, qui n’est tâché d’aucune souillure, soumis sans réserve à la volonté paternelle; Verbe-Dieu qui est dans le Père, qui est à la droite du Père, qui est Dieu avec un corps.

  C’est une image pure et sans tâche, à la ressemblance de laquelle doivent tendre tous nos efforts.

 Il est entièrement affranchi de toutes les passions humaines ; il est le seul qui nous juge, parce qu’il est le seul qui ne pèche point.

 L’ancienne loi procédait à notre instruction par la menace ;

 notre Pédagogue guérit les maladies de notre âme par les exhortations.

 Le Verbe, issu du Père, est le seul médecin des infirmités humaines ; il guérit par un saint enchantement les maladies de l’âme.

  notre Pédagogue, qui est la sagesse même, qui est le Verbe du Père, qui a créé l’homme, a soin de toutes ses créatures. Il guérit tout à la fois le corps et l’âme, et suffit à nos besoins comme médecin et comme sauveur.

 Non-seulement il guérit le corps, mais il guérit l’âme par ses préceptes et ses grâces.

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Bon ,juste , aimant (ch 3).

De la bonté du divin Maître et de son amour pour les hommes.

Le Seigneur nous est utile et nous aide en toutes choses comme homme et comme Dieu :

 nous remettant nos péchés, comme Dieu;

 nous enseignant de ne pas pécher, comme homme.

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C’est avec justice que l’homme est aimé de Dieu, puisqu’il est sa créature.

 ses mains ont pétri l’homme ;

par un souffle, il lui a communiqué quelque chose qui n’est propre qu’à lui.

…Ce Dieu, la bonté même, a aimé en nous ce qui est bon ;

car il y a effectivement dans l’homme quelque chose d’aimable, et c’est ce qui provient du souffle de Dieu.

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Il nous aime donc ; et comment ne nous aimerait-il pas, puisque, de son sein paternel, il envoie vers nous son fils unique, cette source inépuisable d’amour et de foi ? Le Seigneur lui-même avoue cet amour, lorsqu’il dit en s’adressant à nous :

« Mon père vous aime parce que vous m’avez aimé. »

Il l’avoue encore lorsque, s’adressant à son père, il lui dit :

« Vous les avez aimés comme vous m’avez aimé. »

 

Il est clair encore que ce Verbe divin exerce en votre faveur un autre office dont le but est de vous instruire dans les choses cachées, spirituelles et mystérieuses.

 Nous errons, en effet, dans cette vie comme dans des ténèbres profondes et nous n’y saurions marcher sans l’appui d’un guide qui ne se trompe point, d’un guide sûr et fidèle. Ce guide par excellence est le Pédagogue.

 Il est  le Verbe dont la vue perçante pénètre les plus secrets replis de notre cœur.

Clément d’Alexandrie , Le pédagogue (ch 7) ; Jésus le «pasteur » des patriarches et des prophètes

8 juillet, 2018

Dans son livre « le pédagogue « Clément d’Alexandrie écrit le nom de notre Pédagogue. est Jésus; mais lui-même se donne souvent le nom de pasteur : 

« Je suis, dit-il, le bon pasteur. »

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Notre Pédagogue est Jésus, Dieu saint, le Verbe, chef suprême de l’humanité tout entière, plein de douceur et de clémence.

Il avoue lui-même qu’il est effectivement notre Pédagogue, lorsqu’il dit de sa propre bouche :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, qui t’ai tiré de la terre d’Égypte. »

Qui donc a le pouvoir de faire entrer et de faire sortir ? n’est-ce point le Pédagogue ?

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Il apparut à Abraham et lui dit :

« Je suis le Seigneur ton Dieu, sois agréable à mes yeux. »

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Je trouve en l’histoire de Jacob une frappante image du Pédagogue.

On dit que Dieu en effet lutta avec Jacob

« Il demeura seul, et voilà qu’un homme lutta avec lui jusqu’au matin. »

Cet homme était le Pédagogue qui agissait et souffrait, qui instruisait son élève, l’exerçant à soutenir et à repousser les attaques de l’esprit malin. Les paroles suivantes font assez connaître que c’était le Verbe, le Pédagogue du genre humain, qui était alors l’adversaire de Jacob :

« Jacob l’interrogea, et il lui dit : Dis moi quel est ton nom ? et il lui répondit : pourquoi me demandes-tu mon nom ? »

Dieu, qui ne s’était pas encore fait Homme n’avait pas encore de nom.

C’est encore le Verbe qui est avec lui et qui lui dit longtemps après : « Ne crains pas d’aller en Egypte ».

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C’est encore lui qui instruit Moïse à bien remplir le ministère de Pédagogue. Le Seigneur dit, en effet :

« toi, va, conduis ce peuple où je t’ai dit. »

Le Seigneur était, dans la personne de Moïse, le Pédagogue de l’ancien peuple ; mais il est par lui-même celui du nouveau, et se montre à lui face à face.

…le Seigneur dit à Moïse : Mon ange marchera devant toi. »

Cet ange représente sa puissance évangélique comme Verbe, son autorité et sa dignité comme Dieu.

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«  le Seigneur, dit  à Jérémie,

Avant que je vous eusse formé dans le sein de votre mère, je vous ai connu ; avant que vous en fussiez sorti, je vous ai sanctifié. »

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 « Le Seigneur, disait David, m’a chatié avec sévérité, mais il ne m’a pas laissé en proie à la mort. »

Être chatié par le Seigneur, c’est être instruit par le Pédagogue, c’est être délivré de la mort.

C’est la même pensée qui agite l’apôtre lorsqu’il dit aux Corinthiens :

« Lequel aimez-vous mieux, » que je vous aille voir, le reproche à la bouche ou avec charité et dans un esprit de douceur? Le Seigneur, dit David, va faire sortir de Sion le sceptre de votre autorité. »

Le même prophète dit ailleurs :

« Votre houlette me fortifie, votre verge me console. »

La puissance du Pédagogue est donc, vous le voyez, une puissance grave, vénérable., consolante et salutaire

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le pédagogue  le Verbe a agit en tout temps

il est notre pasteur !

C’est lui qui nous conduit  

Clément d’Alexandrie : Le pédagogue ( Ch. 9) Les méthodes du Verbe

7 juillet, 2018

Dans son livre « le pédagogue « Clément d’Alexandrie écrit

Notre pédagogue , notre Verbe divin, emploie toute sa sagesse pour nous conserver.

 Il avertit, il réprimande, il blâme, il accuse, il menace, il guérit, il promet, il donne,

ne négligeant rien pour enchaîner et détruire le désordre de nos désirs.

Le Seigneur agit envers nous comme nous agissons nous-mêmes envers nos enfants,

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Le Seigneur ne nous désire point la volupté de la terre, qui passe si vite, mais la béatitude du ciel, qui ne passe point.

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Il avertit d’abord, et ses premiers avertisssements sont comme mêlés d’un tendre blâme,

Écoutez-le lui-même dans l’Évangile :

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui sont envoyés vers toi, combien de fois ai-je voulu rassembler tes enfants,  comme une poule rassemble ses petits sous ses ailes, et lu ne l’as pas voulu ! »

C’est ici une des plus grandes preuves de la bonté de Dieu, qui, connaissant toute l’insolence du peuple révolté contre lui et contre sa loi, ne laisse pas d’en avoir pitié et de l’exhorter à la pénitence par la bouche d’Ézéchiel:

« Fils de l’homme, tu habites an milieu des scorpions, parle-leur cependant, peut-être t’écouteront-ils. »

Écoutez-le dire à Moïse :

« Va, et dis à Pharaon de laisser mon peuple  

 Ne se lassant jamais d’avertir, il dit à son peuple, par la bouche d’Isaïe :

« Ce peuple m’honore des lèvres, mais son coeur est loin de moi. »

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II fait suivre ses avertissements répétés d’un blâme accusateur :

En voici un exemple dans Jérémie:

« Ils sont devenus comme des chevaux qui courent et qui hennissent après les cavales : chacun d’eux a poursuivi la femme de son voisin. »

Il joint aux reproches un motif de crainte, parce que la crainte du Seigneur est le commencement de la sagesse.

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La plainte

Le Pédagogue l’emploie dans ce passage d’Isaïe:

« J’ai nourri des enfants, je les ai élevés, et ils se sont révoltés contre moi. Le taureau connaît son maître; l’âne, son étable; Israël m’a méconnu. »

Après plusieurs plaintes semblables, il ajoute, par la bouche de Jérémie :

« ils m’ont abandonné, dit le Seigneur. »

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Le blâme se change ensuite en une accusation véhémente.

Ainsi  dans ce passage d’Isaïe :

« Malheur aux enfants déserteurs :…… Vous avez, vez abandonné le Seigneur et excité l’indignation du Saint d’Israël. »

« Leur crime, dit Jérémie a rempli le ciel de stupeur et frappé la terre d’épouvante.

 Mon peuple m’a abandonné, moi, source d’eau vive, pour se creuser des citernes, fosses entr’ouvertes, qui ne peuvent retenir l’eau.

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Lorsque l’image de leur crime a rempli d’horreur les coupables, le Pédagogue les console et les encourage comme il le fait dans les paroles de Salomon, où brille sa tendresse pour ses enfants :

« Combien de temps crierai-je sans être écouté ? Il n’y a plus d’obéissance dans mon peuple, il n’y a plus de foi dans mes fils. »

Il attend encore cependant, il attend leur retour.

Quelle admirable patience !

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 Mais enfin il se montre, et sa parole devient plus forte et plus incisive.

« Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui sont envoyés vers toi. »

…« A cause de vos crimes, leur dit-il, votre maison deviendra déserte. Je vous dis : Vous ne me verrez plus jusqu’à ce que vous disiez : Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur. Si, en effet, vous n’êtes point touchés de ma bonté ; si vous ne la reconnaissez point, vous reconnaîtrez mon pouvoir. »

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La malédiction est un discours énergique et un remède violent.

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…Pour tout dire,  en un mot, ces divers artifices qu’il emploie pour nous effrayer, sont comme une source et une fontaine de salut. Comme sa nature est d’être bon, sa volonté est de nous sauver.

Sa miséricorde s’étend sur toute chair. Il nous menace, il nous châtie pour nous conduire, comme un bon pasteur son troupeau

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Le medecin 

Ne sommes-nous pas malades, n’avons-nous pas besoin d’un médecin ? Ce médecin, c’est le Sauveur.

 Les remèdes qu’il nous donne ne sont pas toujours doux et agréables, ils sont quelque fois acres et violents

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Malades donc, nous avons besoin de ses secours pour guérir ;

 égarés, nous avons besoin  de sa main pour nous diriger;

 aveugles, nous avons besoin de sa lumière pour voir;

 il désaltère ceux qui ont soif, et leur donne à boire des eaux d’une fontaine vivifiante, qui apaisent d’avance toute soif à venir. Il donne la vie à ceux qui sont morts ; il est le pasteur des brebis ; il est le maître des enfants.

 Voyez-le expliquant aux prêtres, par la bouche d’Ézéchiel, la tendre sollicitude dont il est animé pour son troupeau ; sollicitude admirable qu’ils doivent prendre pour modèle :

« Je ferai paître mes brebis moi-même, je chercherai celles qui étaient perdues, je relèverai celles qui étaient tombées,

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Vos bontés, Seigneur, ont été plus rapides que mon espérance.

« Ils marcheront, dit le Seigneur, et ils ne tomberont point. »

Nous ne tomberons point parce que, pour arriver là où la chute n’est plus possible, il nous prête l’appui de son bras. Telle est sa bonté infinie.

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 Le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir.

Aussi l’Évangile nous le montre accablé de fatigue, ne reculant devant aucune des souffrances qu’il s’est imposées pour notre salut, et promettant de donner son sang pour la rédemption de plusieurs.

 N’est-ce pas le véritable caractère du bon pasteur ?

N’est-ce pas une libéralité magnifique, donner sa vie pour son troupeau ?

De Philon à Grégoire de Nysse : La vie de Moïse

6 juillet, 2018

 

Philon  (-20-+45)

 juif né à Alexandrie ,Philon  est un contemporain de Jésus

mais ne l’a pas connu

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Par contre, lui même est bien connu par les penseurs son temps 

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Origène qui réside à Alexandrie avant d’aller à Césarée possède de nombreux livres de  Philon qu’il cite au moins trois cents fois dans ses œuvres

Grégoire de Nysse qui fut le disciple d’ Origène en témoigne et cite Philon  à son tour    

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« La vie de Moïse » par Philon

Philon écrit cette vie de Moïse  pour le présenter aux grecs , en tant que le législateur des juifs   

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Cette vie est donc une biographie

et ressemble plus à « un roman historique » qu’à un commentaire spirituel  

ce qui est étonnant car d’habitude

ce qui intéresse Philon

quand il parle des personnages bibliques  

ce  n’est pas l’histoire

mais leur itinéraire spirituel

Il en est ainsi quand il écrit  sur Cain , Abraham ou sur Joseph

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« Homélie sur l’exode » par Origene

Origène fit plusieurs homélies sur l’Exode et parle donc de Moïse

Il s’intéresse peu à l histoire

et comme Philon ,dans la plupart de ses écrits

s’intéresse davantage à « l’itinéraire spirituel des âmes vers Dieu »

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« La vie de Moïse » par Gregoire de Nysse

Comme son maître Origène , Grégoire ne cherche pas à faire de l’histoire mais à édifier

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L ’épectase

Grégoire parle du progrès des âmes

de leur ascension vers Dieu

de la marche en avant de Moîse vers la terre promise

de son ascension en haut du Sinaï 

Cette ascencion vers le ciel est ce qu’on appellera désormais  une « épectase »

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« La Vie de Moïse et la « Vie de Jésus »

Daniélou dans son introduction à la « vie de Moïse »selon Grégoire  remarque :

Dans l’évangile de Jean  tous les grands épisodes de l’exode sont repris et appliqués  à Jésus ; Ainsi  le serpent d’airain ,la manne ,l’agneau pascal la colonne lumineuse ,la source jaillissante …Mais c’est surtout chez saint Paul que cette exégèse apparait  (p XVI)

ainsi Paul écrit aux Corinthiens  

je ne veux pas vous laisser  ignorer que nos pères ont tous été baptisés en Moise dans la nuée et dans la mer,  qu’ils ont tous mangé le même  aliment spirituel et qu’ils ont tous bu à un même breuvage spirituel ,car il buvait  à un rocher spirituel qui les accompagnait et ce rocher était le Christ (1 cor X,1-6)

Grégoire de Nysse : Introduction à la « Vie de Moîse »

5 juillet, 2018

Grégoire de Nysse  n’est pas un historien

En racontant « la vie de Moïse »

il ne cherche pas à faire de l’histoire 

ni même à édifier

la vie des grands hommes est proposée à leurs descendants comme un modèle de vertus mais il n’est pas possible à ceux qui ambitionnent de leur ressembler de passer par les mêmes événements matériels …. ainsi il faut passer du sens historique au sens spirituel ( Vie de Moïse 48)

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Grégoire commence donc  par nous donner un aperçu sur les principaux événements de la vie de Moïse dans un première partie assez courte ,puis il en vient au sens spirituel 

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Il veut à l’exemple d’Origène

dont il est un lointain disciple

nous apprendre à lire la bible

dans le « livre des principes » Origène dit en effet  

« Le sens purement  littéral  est pour les âmes puériles qui n’ont pas encore mérité d’avoir Dieu pour père (les hyliques)

le 2é sens  pour les âmes qui sont déjà sortis de la lettre…qui ont commencé à sortir des préoccupations corporelles et des désirs charnels (les psychiques)…Le 3é sens est pour les âmes  qui apprennent par l’Esprit Saint ,et non seulement avec des écrits ou avec un livre (4,2,4) (les pneumatiques)

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Dans la bible « le Verbe » nous parle

à nous, maintenant  

Apprenons à l’écouter

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Peu importe l’histoire !

Que me dit le Saint Esprit dans ces versets écrits il ya des siècles

d’autant plus que parfois ces récits choquent  notre raison

par leur violence

Ne pensons pas  encore une fois  en nous tenant à la lettre de l’histoire  ,que Dieu soit cause des souffrances de ceux qui les ont méritées  mais chacun est à lui même cause des malheurs qui lui arrivent ;86

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Que nous dit donc l’Esprit saint

à travers « la vie de Moïse »

à moi ,un croyant du XXIés

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Dieu nous parle

et agit en nous depuis toujours

Cette action existe  dés notre naissance  mais nous en prenons conscience que lorsque nous sommes suffisamment  familiarisés avec la vie d’en haut (44)

Grégoire de Nysse : Quelques interprétations de « la vie de Moïse »

4 juillet, 2018

Voici comment Grégoire de Nysse au cours du 4e siècle  interprétait   la vie de Moïse »

A nous maintenant de réinterpréter ces textes

avec l’aide de l’Esprit Saint

en fonction de ce que nous vivons

au cours de ce XXIé siecle

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La corbeille de Moïse et l’éducation

Moïse sera éduqué par la  fille du pharaon ,mais cette éducation ne suffit pas pour un croyant   

la fille de pharaon stérile et sans enfants  représente la philosophie profane …tell est bien l’éducation  profane qui conçoit toujours sans jamais enfanter …. ceci nous apprend que si nous fréquentons la culture profane nous devons pas tre sevré de celle qui nous a nourri et qui est l’église

Cette éducation doit donc être complétée par la lecture des Ecritures saintes

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Il est dit dans l’ AT que Myriam la sœur de Moise, cacha l’enfant dans une corbeille au moment de sa naissance

Or en hébreu corbeille se dit « Tiva » qui veut dire aussi « le mot » selon le rabbin Ouaknin

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les parents placent  Moïse  dans un coffre de peur qu’il ne se noie dans le fleuve .. ;ce coffre fait de joncs tresses ensemble représente l’éducation 

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Moïse ,plus tard vit un hébreux se battre avec un Egyptien

Ces ennemis qui luttent l’un contre l’autre représentent  la lutte entre les  idolâtres  et la vraie religion  (15)

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Le buisson ardent

Pour être illuminé à notre tour par le feu du buisson

il faut  d’abord  nous déchausser 

Se dépouiller du revêtement des peaux mortes dont notre nature a été revêtue aux origines lorsque nous fumes mis a nu pour avoir désobéi au commandement humain ….Quand nous aurons fait cela, la  connaissance de la Vérité  se manifestera d’elle-même  (22)

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Le nom de Dieu  est Yahvé

«  Celui qui est »

et tout ce qui n’est pas lui est néant

Aucune des choses qui tombent sous les sens ou qui sont contemplées pat l’intelligence subsistent  réellement  ,mais seulement l’être  transcendant et créateur de l‘univers  à qui tout est suspendu (24)

Ainsi s’approche de la vérite  tout homme qui, comme Moïse  maintenant se dépouille de son enveloppe terrestre et se tourne vers la lumière  qui vient du buisson,  vers ce rayon qui a brillé pour nous et qui est ,selon l’évangile est  la vraie lumière et la Vérité (26)

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Le serpent  

est souvent présent dans la vie de Moïse

les bâtons des magiciens ou même celui de Moïse se changent en serpent

Moise  tient à la main le bâton ,c’est-à-dire l’enseignement de la foi par lequel il va triompher des serpents d’Egypte (36)

Serpent contre Serpent !

Le serpent des origines qui a tenté Adam et Eve  

contre le serpent d’airain ,c’est-à-dire le messie crucifié , devenu lui même comme un serpent en prenant sur lui nos péchés

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Les plaies d’Egypte

L’ eau changé en sang

Comment se fait il que l’eau du Nil  fut empoisonné pour les égyptiens et non pour les juifs ?

Il n’ ya rien  d’étonnant  à ce que l’Hébreu  reste insensible aux maux dont souffrent les Egyptiens Ne voyons nous pas encore maintenant la même chose se produire ? Dans nos grandes villes où il y a de multiples croyances ,pour les uns la foi jaillit, limpide et transparente, de la fontaine ,de la divine didascalie , tandis que pour les mécréants, que figurent les Egyptiens c’est un sang empoisonné qui remplace l’eau (66)

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Les crapauds  

Ces animaux amphibies qui s’avancent par bonds, répugnants .. s’introduisent dans ,les maisons ,les chambres ,les celliers …mais ne touchent pas aux hébreux… Tel est bien la vie des hommes impurs et luxurieux  …(69)

  et si tu pénètres dans les celliers  c’est-à-dire dans les régions secrètes de l’âme ,là davantage  encore tu trouveras chez les débauchés un amas de crapauds (72)

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Les  ténèbres

Tout en étant éclairé par le soleil ,les Egyptiens ne voient pas la lumière  tandis que les hébreux continuent à la voir briller( 81)

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La mort des premiers nés

Ces morts sont insoutenables

Si on s’arrête au sens littéral comment donner des événements rapportés une interprétation défendable (91)

C’est à bon droit que nous nous tournons vers l’interprétation spirituelle …Quel est  ici l’enseignement ? C’est que celui qui engage la lutte contre quelques penchants mauvais doit arrêter les mauvais  mouvements dès leur première  apparition.. Le Seigneur nous l’enseigne  dans l’évangile   quand il nous invite à détruire la convoitise et la colère  afin de ne plus avoir à craindre ni l’adultère ni l’homicide (94)

 

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