Archive pour la catégorie 'Augustin'

28 Août : Fête de saint Augustin

28 août, 2015

Augustin

un géant

un docteur, un savant

l’inventeur du péché originel

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Le péché originel

Adam et Eve ont mangé du fruit défendu

de l’arbre de la connaissance du bien et du mal

 

Ce péché est le péché qui se trouve à l’origine de tous les autres

c’est-à-dire le fait de

 « décider de soi même ce qui est bien ou mal »

 

Augustin--michael-Pacher

 

Dieu me défend de faire tel acte  car c’est un mal  

j’en décide autrement  : C’est un bien pour moi  

Donc je fais ma Volonté et refuse celle de Dieu

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Lecture : La volonté de Dieu (1th 4n1-8)

la volonté de Dieu c’est que vous  viviez dans la sainteté

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Evangile : La parabole des 10 vierges (Mtt 25,1-13)

ou « la parabole des 5 vierges pas assez folles

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Les vierges folles ne sont pas assez folles

Elles  n’ont pas confiance en la Bonté de Dieu

Elles  n’ont fait confiance qu’en leur propre démarche

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le péché originel c’est donc aussi le manque de confiance  en Dieu

c’est la tentation suprême

Pére  ne nous soumets pas à la tentation 

 

Le traité sur « La vie bienheureuse » de saint Augustin

16 janvier, 2014

Dans un petit traité intitulé « la vie bienheureuse

Augustin imagine un dialogue sur le bonheur

avec des amis et sa mère

au cours d’un repas

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Etre heureux c’est posséder Dieu

Est-on toujours heureux, quand on a ce que l’on veut?

Alors ma mère dit

 Quand on veut le bien et qu’on le possède,

on est heureux;

mais quand on veut ce qui est mauvais et quoiqu’on le possède,

on est malheureux

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Puis il interroge un convive

Quand on  a peur , est-on heureux, selon toi?

Non, dit-il.

Et, quand on peut perdre ce que l’on aime, n’avons-nous pas peur ?

  oui !

Donc, quand on aime et qu’on possède de tels biens,

il est impossible d’être heureux.

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Ainsi il est indubitable pour nous que,

lorsqu’on est décidé a être heureux,

il faut se procurer un bien permanent

et à l’abri des rigueurs de la fortune.

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Or Dieu seul est  éternel et permanent.

Par conséquent,  posséder Dieu c’est être heureux.

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Quel est l’homme qui possède Dieu. ?

Pour les uns,  on possède Dieu quand on fait sa volonté .

Pour d’autres ,on possède Dieu  quand on mène une vie vertueuse.

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Etre vertueux c’est avoir Dieu pour soi.

Quand on cherche Dieu, quand on ne l’a pas encore trouvé,

 on ne l’a ni pour soi, ni contre soi ;

mais on n’est pas abandonné de Dieu.

Dieu favorise celui qui le cherche

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Se contenter de ce qu’on a

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Le Bonheur selon saint Augustin

16 janvier, 2014

Posséder Dieu

Dans un petit traité intitulé « la vie bienheureuse »

saint Augustin déclare

que le seul bonheur qui puisse exister

c’est de posséder Dieu

Dans ses « confessions » il avait déjà écrit sa célèbre phrase 

Mon cœur n’est pas satisfait tant qu’il n’a trouvé Dieu

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Savoir se détacher de tout pour ne posséder que Dieu  

C’est être dans le malheur que d’être dans le besoin, on n’en doute pas;

mais nul n’est dans le besoin s’il possède Dieu

et s’il se contente de ce que Dieu lui donne  

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Le sage usera des choses qui lui semblent utiles  s’il les a sous la main.

 S’il ne les a pas, l’absence de ces objets ne suffira pas pour l’abattre..

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Comment le sage pourrait-il être malheureux, quand il n’arrive rien qui puisse contrarier sa volonté?

Car ce qu’il sait ne pouvoir arriver, il ne peut le vouloir.

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Un homme était malheureux, parce qu’il craignait de perdre ses biens ,

 et pourtant il ne lui manquait rien.

On peut donc être malheureux sans être dans le besoin.

et cet homme riche et opulent , par cela même qu’il craignait de perdre sa fortune,

était dans le besoin, puisqu’il lui manquait la sagesse.

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. Oui, la plus grande et la plus déplorable indigence, c’est le manque de sagesse,

et, quand nous avons la sagesse, rien ne peut nous manquer.

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L’indigence n’est pas l’opposé de l’opulence

mais l’indigence est le contraire de la plénitude 

La sagesse nous donne pas l’opulence mais la plénitude

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être heureux,

ce n’est pas  

Ne pas être dans l’indigence,

c’est être sage

Mais quelle est la sagesse digne de ce nom, si ce n’est la sagesse de Dieu?

 

Saint Augustin : Connaître Jésus selon selon l’Esprit

19 mai, 2013

Au  cours d’un sermon (270) sur la pentecôte

Saint Augustin commente la parole de jésus

 

« Il vous est avantageux, dit-il, que je m’en aille; car si je ne m’en vais, le Paraclet ne viendra pas en vous

. Que veulent dire ces paroles ? »

Il me semble que les disciples étaient fort attachés à la nature humaine du Christ Notre-Seigneur, et que tout hommes qu’ils étaient encore, ils avaient pour son humanité une affection tout humaine.

Lui voulait en eux une affection divine qui les rendît spirituels de charnels qu’ils étaient;

Je vais donc, leur dit-il, vous faire un don qui vous rendra spirituels :

ce don est le don de l’Esprit-Saint lui-même.

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 Or, vous ne pourrez devenir spirituels qu’après avoir cessé d’être charnels ,

 et vous ne cesserez d’être charnels

que quand mon corps disparaîtra de devant vous pour faire place dans vos coeurs à ma divinité.

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Jésus ne voulut pas envoyer l’Esprit-Saint le jour même de son ascension, il voulut attendre non pas deux jours ni trois, mais dix ; pourquoi ?

 

La loi est accomplie par le venue de l’esprit 

Le chiffre 10 représente  la loi

Et ce fut 10jours après l’ascension

Que le Saint-Esprit est descendu pour nous amener à accomplir la loi par la grâce :

.**

Ainsi donc l’Esprit-Saint a été envoyé pour faire accomplir la loi et pour réaliser cette parole du Seigneur: « Je ne suis pas venu abolir la loi, mais l’exécuter »

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vous pourrez le constater d’ailleurs et le reconnaître aisément. c’est l’amour qui accomplit la loi.

« Car l’amour de Dieu a été répandu dans nos coeurs par l’Esprit-Saint qui nous a été donné » .

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 N’est-ce donc pas avec raison qu’à la suite de ces dix jours qui rappellent encore la perfection de la loi, Jésus-Christ Notre-Seigneur a envoyé le Saint-Esprit, puisque c’est sa grâce qui nous accorde d’accomplir la loi que le Sauveur n’est point venu abolir, mais accomplir ?

 

Le chiffre 7 représente l’esprit 

 

 C’est le nombre sept qui dans l’Ecriture est consacré au Saint-Esprit ;

Vous savez assez que dix est le chiffre  de la loi.

 Un mot pour rappeler que sept est celui du Saint-Esprit.

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D’abord, au commencement du livre de la Genèse, sont relatées les oeuvres que Dieu fit en 7 jours .

 

Dans tout ce qu’énumère l’Écriture jusqu’aux oeuvres du sixième jour, jusqu’à la création de l’homme à l’image de Dieu, il n’est point parlé de sanctification. Nous voici au septième jour ; Dieu ne crée rien, il se repose, et il sanctifie ce septième jour.

 Ainsi c’est avec le nombre sept que parait pour la première fois la sanctification ;

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C’est aussi ce que fait entendre Isaïe quand il parle des 7 dons de l’Esprit

 « l’Esprit de sagesse et d’intelligence  de conseil et de force, de science et de piété, l’Esprit de crainte de Dieu »

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 . Dix, c’est la loi ; sept, l’Esprit-Saint.

N’est-ce pas nous enseigner que

 pour vivre éternellement avec le Seigneur, on ne comptera que ceux qui auront accompli sa loi par la grâce du Saint-Esprit 

Saint Augustin : Le baptême de l’eau et celui de l’Esprit

19 mai, 2013

Au cours d’un sermon (269) sur la pentecôte

Saint Augustin  compare le baptême de l’eau et celui de l’esprit

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Augustin dit :

Il ne faut pas croire qu’en recevant le baptême au nom de la sainte Trinité,on reçoit aussi et conséquemment l’Esprit-Saint, 

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Les uns en effet n’ont mérité de recevoir le Saint-Esprit qu’après avoir été baptisés, et il a fallu que pour le leur  donner les Apôtres vinssent à Samarie, où ils avaient été régénérés en leur absence

Apprenant que la Samarie  avait accueilli la parole de Dieu ..Pierre et Jean vinrent chez eux et prièrent  pour eux car ils avaient été  seulement baptisés au nom de Jésus (Act 8,14)

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 D’autres, mais c’est l’unique exemple qu’on puisse citer, l’ont reçu avant même le baptême: c’est Corneille et ceux qui l’accompagnaient;

Pierre leur parlait ,quand l’esprit saint tomba sur tous ceux qui écoutaient sa parole (Act X,44)

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Sur d’autres, et c’est ce qui arriva surtout fréquemment, il descendit pendant que les Apôtres imposaient les mains

. Il en est encore sur lesquels il est descendu sans qu’il n’eût aucune imposition de mains et pendant que tous étaient en prière ; comme il est arrivé le jour de la pentecôte

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Il en est même, répétons-le, qui l’ont reçu sans que personne imposât les mains, sans que personne priât et pendant que tous écoutaient la divine parole : nous venons de le voir dans la personne de Corneille et de ceux de sa maison.

**

Cette distinction si marquée entre la réception du baptême et la réception de l’Esprit-Saint, nous dit de ne pas regarder  comme ayant le Saint-Esprit ceux qui ont reçu le baptême de l’eau

.**

N’ont pas reçu le baptême de l’esprit

ceux qui ne peuvent donner aucune preuve de leur amour pour l’unité chrétienne !

 « Car la charité de Dieu est répandue dans nos cœurs », non par nous

, mais « par l’Esprit-Saint qui nous a été donné (Rom 5,5).

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Les hérétiques disent qu’ils ont le baptême du Christ

 Vous avez le baptême du Christ, leur répondons-nous; venez pour avoir aussi son Esprit. Redoutez cette parole de l’Ecriture : « Quiconque ne possède point l’Esprit du Christ, celui-là n’est point à lui (Rom VIII,9)

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 Vous vous êtes revêtus du Christ en recevant son sacrement; revêtez-vous de lui encore en imitant les exemples  de celui dont il est écrit : « Je vous donne un commandement nouveau, c’est de vous aimer réciproquement

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Ah ! comprenez donc que vous ne posséderez cet Esprit divin qu’en vous attachant de cœur et par une charité sincère à cette unité sainte.

St Augustin :Le bon pasteur est celui qui enseigne et ouvre la porte (Jn 10,1-10)

22 avril, 2013

Dans son 45é traité sur l’évangile de saint Jean

Augustin commente la parabole du bon pasteur

: Celui qui n’entre point par la porte dans la bergerie , mais qui y entre autrement est un voleur( Jn 10,10.)

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Les mercenaires

Les mercenaires et les voleurs qui entrent dans la bergerie

sont ceux qui enseignent  une fausse doctrine

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Les sages

Ce sont  les sages qui ont certes  une bonne conduite

Mais qui n‘ont pas la foi  

 . Il en est un bon nombre qui, en raison d’une certaine régularité de conduite, passent pour être des hommes irréprochables, de bons époux, d’excellentes femmes, des innocents et des observateurs de tous les préceptes de la loi.

Ils font toutes ces œuvres, mais ils ne savent pour quelle fin,

et par conséquent leurs œuvres sont inutiles

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… Quant à l’espérance vraie et certaine de vivre toujours, personne ne peut l’avoir s’il ne connaît préalablement la vie,

 c’est-à-dire le Christ

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On retrouve dans ces propos d’Augustin

Le fameux adage

qui maintenant nous hérisse

« Hors de l’église pas de salut »

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Et pourtant Jésus dit dans le même évangile

J’ai d’autres  brebis encore

qui ne sont pas de cet enclos

Celles là aussi je dois les mener (Jn 10,16)

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Les philosophes

. On a vu aussi certains philosophes disserter subtilement sur les vertus et les vices

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 Les Juifs

 Les Pharisiens lisaient les Ecritures, et ce qu’ils lisaient leur parlait du Christ ;

Sa venue était l’objet de leurs espérances ;

 il était au milieu d’eux, et ils ne le reconnaissaient pas ;

ils se vantaient d’être du nombre des voyants, c’est-à-dire du nombre des sages,

ils refusaient de confesser le Christ et n’entraient point par la porte ;

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Les hérétiques

Ce sont ceux  qui  parlent du Christ

, non dans le sens de la vérité, mais selon leurs sens propre.

Ce sont ceux  soutiennent que le Christ est un homme et qu’il n’est pas Dieu ;

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Le bercail

Tenez ceci pour certain :

le bercail du Christ, c’est l’Eglise catholique ;

quiconque veut y pénétrer, doit passer par la porte et confesser hautement le vrai Christ,

 et il doit non-seulement confesser le vrai Christ,

 mais chercher la gloire du Christ,

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Les prophètes de l’ancienne alliance 

Les prophètes étaient à la fois  des pasteurs

et des brebis qui ont entendu la voix du Verbe

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Avant la venue du Sauveur, les Prophètes ont paru ;

Etaient-ils des voleurs et des brigands ?

 Non, car, au lieu d’être en dehors de lui, ils étaient avec lui.

Il avait envoyé  devant lui des hérauts,

 mais il tenait en ses mains le cœur de ces émissaires divins.

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 Voulez-vous être certains qu’ils étaient venus avec le Christ qui est toujours ? Il s’est fait homme dans le temps. Qu’est-ce à dire : toujours? « Au commencement était le Verbe  ». Ceux qui sont venus avec le Verbe sont donc venus avec le Christ. « Je suis», dit-il, « la voie, la vérité et la vie  » . S’il est la vérité, les Prophètes sont donc venus avec lui, puisqu’ils ont dit la vérité

mais . Tous ceux qui sont venus en dehors de lui sont,« des voleurs et des brigands »

  Moïse, qui a conduit les Israélites à travers la mer Rouge, représente le Christ ; le peuple qui la franchit, ce sont les fidèles ; la mort des Egyptiens signifie la rémission des péchés. Les signes sont différents, la foi est la même. Il en est de la diversité des signes comme de la diversité des paroles ;

 Certes, ils croyaient comme nous, avec cette seule différence que l’avenir était l’objet de leur foi, et que le passé est l’objet de la nôtre. Voilà pourquoi l’Apôtre a dit: «Ils ont bu le même breuvage spirituel»

 Tous ceux donc qui, dans les temps antérieurs au Christ, ont ajouté foi aux prédictions  d’Abraham, d’Isaac, de Jacob, de Moïse, des autres patriarches et des autres Prophètes qui annonçaient le Christ, ceux-là en étaient les brebis; ils ont entendu le Christ lui-même; non une voix étrangère, mais sa propre voix.

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 Voilà que Notre-Seigneur Jésus-Christ est venu et qu’il a prêché ;

c’était, sans contredit, la voix par excellence du pasteur :

ses paroles sortaient de la bouche même du pasteur.

Si, en passant par l’organe des Prophètes, elles étaient bien celles du pasteur,

 que dire de celles qui tombaient de ses propres lèvres ?

 N’étaient-elles pas, plus que toutes les autres, les paroles du pasteur ?

 

Mais qui sont donc les véritables brebis ?

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La porte et le pâturage 

 La porte, qui est le Seigneur-Christ, ne s’élève pas bien haut;

 pour y passer, il faut s’abaisser, afin de pouvoir y entrer sans se blesser la tête.

et celui qui escalade le mur, ne s’élève que pour tomber.

….Si quelqu’un entre par moi, il sera sauvé ; et il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages ».

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Entrer et sortir

« Il entrera, et il sortira, et il trouvera des pâturages ».

Il y a donc, non-seulement une manière d’entrer,

 mais aussi une façon légitime de sortir par la bonne porte, qui est le Christ

. Mais quelle est cette louable et heureuse manière de sortir ?

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Je pourrais dire que nous entrons, quand nous réfléchissons intérieurement,

 et que nous sortons, lorsque nous nous livrons à quelque occupation extérieure.

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 Et parce que, suivant le langage de l’Apôtre, le Christ habite en nos coeurs par la foi (2),

entrer par le Christ, c’est conformer ses pensées aux enseignements de la foi,

et sortir par le Christ, c’est prendre cette même foi pour guide même dans nos oeuvres extérieures,

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. Personne ne peut sortir par la porte, c’est-à-dire, par le Christ

, pour entrer  dans la vie éternelle où nous verrons Dieu face à face,

s’il n’entre d’abord dans l’Eglise par la même porte, par le même Christ

, pour y puiser la vie du temps où nous n’apercevons Dieu que par la foi.

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Les vrais pâturages se trouvent surtout dans le séjour où seront rassasiés tous ceux qui ont faim et soif de la justice . C’est dans ces pâturages qu’est entré celui à qui il a été dit : « Tu seras aujourd’hui avec moi dans le paradis  »

 

Saint Augustin :Les brebis qui vont et viennent et la prédestination

22 avril, 2013

Dans son 45é traité sur l’évangile de saint Jean

Augustin commente la parabole du bon pasteur( Jn 10)

qui rassemble ses brebis

et s’interroge

 

Qui sont donc les vraies brebis ?

Judas a écouté Jésus : Pourtant c’était un loup

Ceux qui crucifièrent le Sauveur ne l’avaient pas écouté

et pourtant ils faisaient partis de son troupeau,

puisque jésus  disait :

 « Lorsque vous aurez élevé « le Fils de l’homme, alors vous saurez que je suis ( I Jean, VIII, 28.

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Il y en a qui l’écoutent, quoiqu’ils ne soient point ses brebis,

 et parmi ses brebis, il en est qui ne l’écoutent pas ;

 certains loups suivent le pasteur à la voix, et certaines brebis lui désobéissent :

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certains disent

Quand on ne l’écoutait pas, on n’était pas encore du nombre des brebis, mais du côté des loups;

dès qu’on a entendu sa voix, on s’est transformé :

de loup on est devenu brebis ;

à peine changé en brebis, on a entendu le pasteur, on l’a trouvé et suivi,

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Les brebis égarées sont elles encore des brebis ?

 Dans les évangiles on  parle « d’une brebis égarée »

Mais comment se fait-il qu’on se soit égaré sans démériter le nom de brebis?

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Beaucoup sont choisis parmi les hérétiques pour entrer dans le bercail du Christ et devenir catholiques

 et lorsque ces brebis errantes sont rentrées dans la bergerie,

elles reconnaissent la voix du pasteur,

 éprouvent une grande joie de s’être replacées sous sa houlette,

et rougissent de s’en être écartées.

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Il se présente quelquefois des circonstances déplorables dans la vie des chrétiens devenus catholiques,

. Ils se laissent aller à l’erreur et reviennent ensuite à la vérité.

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Evidemment, ils étaient catholiques ;

s’ils étaient catholiques fidèles, ils étaient des brebis,

et s’ils étaient des brebis, comment ont-ils pu entendre la voix d’un étranger,

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Les prédestinés

Vous le voyez, mes frères, la question est très-difficile à éclaircir.

 Je dis donc : « Le Seigneur connaît ceux qui lui appartiennent Il connaît ceux qu’il a choisis d’avance, il connaît les prédestinés ;

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 car il est écrit de lui : « Ceux qu’il a connus dans sa prescience, il les a aussi prédestinés pour être conformes à l’image de son Fils, afin qu’il fût lui-même le premier-né entre plusieurs frères. Et ceux qu’il a prédestinés, il les a appelés, et ceux qu’il a appelés, il les a justifiés, et ceux qu’il a prédestinés, il les a glorifiés. Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? »

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 « Le Seigneur connaît donc ceux qui lui appartiennent » ;

ce sont ses brebis.

Souvent elles s’ignorent elles-mêmes,

mais le pasteur les connaît,

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 Que de loups se rencontrent au-dedans du bercail  !

 et aussi, que de brebis au dedans !

que de loups au dehors !

 et que de brebis en dehors  !

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Combien vivent aujourd’hui dans la débauche, qui deviendront chastes !

 Combien blasphèment maintenant le Christ, qui croiront plus tard en lui !

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Et que de personnes chastes deviendront libertines !

 Que d’hommes sobres se noieront dans le vin !

Que de chrétiens se tiennent fermes, et feront pourtant une lourde chute !

Ce ne sont point des brebis.

 (Nous parlons ici, bien entendu, des prédestinés, de ceux dont Dieu sait s’ils lui appartiennent.)

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Les uns l’écoutent la voix du Christ  et les autres ne l’écoutent pas ;

 mais si nous nous reportons à la prédestination, nous verrons que les premiers ne sont point les brebis du Sauveur, et que les seconds font partie de son troupeau.

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Celui qui  a quitté le bon chemin,

 se rapproche afin d’entendre la voix du pasteur,

et de suivre celui qui a dit : « L’homme qui aura persévéré jusqu’à la fin, sera sauvé ».

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Quel pasteur, en effet, appelle ses brebis par leur nom, et les conduit de ce monde jusqu’à la vie éternelle ? N’est-ce pas celui-là seul qui connaît les noms des prédestinés ?

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Que penser de cette conception sur la predestination

Saint Augustin lui même s’emmelle les pédales

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Saint Augustin compare les 2 pêches miraculeuses

18 avril, 2013

.Dans son 122é traité sur l’évangile  de Saint Jean

Saint augustin compare le récit de la première pêche miraculeuse

qui eut lieu au cours de la vie publique de jésus (Luc 5,1-11) 

Et la pêche miraculeuse qui eut lieu après la résurrection (Jn 21,4ss)

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Dans le premier récit (Luc 5,1-11)

Le sauveur  nous a instruits sur ce qu’est l’Eglis  maintenant.

 Dans ce 2é récit  

le Sauveur annonce ce que sera l’Eglise plus tard

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Les poissons

 Les poissons pris à la première pêche, sont les bons et les méchants dont se compose aujourd’hui l’Église :

 Les poissons  en second lieu, ne  représente que les bons,

 dont elle se composera pendant l’éternité,

 lorsqu’à la fin des siècles la résurrection des morts aura parfait le nombre de ses membres.

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Dans le premier récit ,Jésus ne s’était pas, arrêté sur le rivage pour commander aux Apôtres de prendre des poissons ; mais « il entra dans une des barques, qui était à Simon, et le pria de le conduire à quelque distance de la terre, et s’asseyant, il instruisait de là le peuple.

 Dans le premier cas, le Christ a fait allusion à notre vocation ;

 dans le second, à notre résurrection.

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Jeter le filet à droite

La première fois on jette à la première place venue :

 « Jetez les filets pour pêcher », dit le Sauveur,

pour nous faire comprendre que les bons et les méchants sont aujourd’hui mêlés ensemble ;

La 2é fois il dit

 «Jetez le filet à la droite de la barque », pour montrer que les bons étaient seuls à la droite.

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La rupture du filet

Dans le premier cas, la rupture du filet marquait les schismes ;

 Mais , pour le second, l’Evangéliste a eu le droit de dire :

«  le filet ne se rompit point»,

 Car après les siècles, dans la profonde paix des saints, il n’y aura plus de schismes.

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Les barques qui sombrent

Autrefois, les disciples prirent une si grande quantité de poissons, que deux barques en furent remplies, et ‘elles menaçaient de sombrer sous la charge ;

Pourquoi avons-nous à gémir sur une foule de scandales qui désolent l’Eglise ?

C’est qu’on y voit entrer une immense multitude dont les mœurs sont tout opposées aux exemples des saints, c’est qu’on ne peut l’empêcher d’y pénétrer et d’exposer la discipline au danger presque certain d’un naufrage.

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La 2é fois les Apôtres ont jeté le filet du côté droit, et « ils ne pouvaient le tirer tant il y avait de poissons  » Les voici ceux qui jouiront de la résurrection de la vie, c’est-à-dire, qui seront à la droite, ceux qui, au sortir de cette vie, se trouveront enfermés dans le filet du nom chrétien, ne seront connus que sur le rivage, ou, pour mieux dire, à la consommation des siècles

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Après cette vie, plongés dans le sommeil de la paix comme dans les profondeurs de la mer, ces chrétiens de la droite attendent, au sein de l’Eglise, que le filet parvienne au rivage vers lequel on le tirait à la distance d’environ deux cents coudées.

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Ailleurs saint Augustin avait de la même façon comparé les 2 récits de la multiplication des pains

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Une deuxième explication du nombre 153 selon Saint Augustin

9 avril, 2013

Dans son recueil : (Les 83 questions LVII)

Saint Augustin nous explique pourquoi on trouve  153 poissons lors de la pêche miraculeuse

qui eut lieu après la résurrection (Jn 21,4ss)

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Dans son 122é traité sur l’évangile  de Saint Jean

Il nous donne une toute autre explication

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, le nombre des poissons n’a pas été sans mesure , il est nettement déterminé :

 cent cinquante-trois ; nous allons, avec l’aide de Dieu, en expliquer la portée.

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La loi = 10

 Quel est le nombre qui représente la loi ? N’est ce pas  le nombre dix;

Les 10 commandements

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l’Esprit = 7

Quand l’esprit s’unit à la loi  le nombre sept s’ajoute, en une certaine façon, au nombre dix ;

 car ce nombre sept est l’emblème de l’Esprit-Saint ,

les lettres sacrées en fournissent de remarquables preuves.

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. Le prophète Isaïe compte jusqu’à sept le nombre des dons de l’esprit : « Esprit de sagesse et d’intelligence, esprit de conseil et de force, esprit de science et de piété; et l’esprit de la crainte du Seigneur le remplira (.Isa. XI, 2, 3.)  

 . Que lisons-nous dans l’Apocalypse? N’y est-il point parlé des sept Esprits de Dieu Apoc. III, l.

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153

Le Saint-Esprit s’adjoignant à la loi, et ajoutant ainsi le nombre sept au nombre dix, il en résulte le nombre dix-sept.

 Si tu comptes tous les nombres depuis un jusqu’à dix-sept, et les additionnes ensemble, tu arriveras au chiffre total de cent cinquante trois.

  Tous ceux qui se trouvent soumis à l’influence du saint Esprit et de sa  grâce, sont figurés par ce nombre

 

Augustin ,pas encore satisfaitpar sa propre explication  ajoute  

 Le nombre 153 est aussi composé de trois fois cinquante, plus trois, qui représentent le mystère de la Trinité :

le nombre cinquante est formé par le résultat de sept multiplié par sept, auquel on ajoute un;

car sept fois sept font quarante-neuf.

 On y ajoute un, pour signifier que celui qui est symbolisé par sept à cause de ces sept opérations, est un :

 nous le savons, le Saint-Esprit a été envoyé le cinquantième jour après la résurrection du Sauveur, il avait été promis aux disciples, et ils avaient reçu l’ordre de l’attendre

 

 

Les pères de l’église ,Chrysostome Ambroise ,Augustin et les femmes

6 avril, 2013

Saint Luc  écrit dans son évangile

 que les femmes furent les premières à voir Jésus ressuscité

et que les disciples ne voulurent pas les croire

 Leurs paroles leur parut du radotage

 et ils ne croyaient pas en elles (Luc 24,10)

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Saint Jean Chrysostome  

Dans son homélie 86 sur l’évangile de Jean (Homélie 86 )

Jean Chrysostome

n’est pas tendre non plus avec les femmes

Un vrai misogyne qui considère que non seulement

Madeleine n’est pas très intelligente

Mais qu’elle avait des sentiments très grossiers  

Il déclare

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Madeleine  eut l’avantage de voir la première ce que les disciples ne virent point

Et  de voir deux anges vêtus de blanc assis au lieu où avait été le corps de Jésus,

 l’un à la tête et l’autre aux pieds;(Jn 20,11)

La seule vue de ce vêtement lui inspirait de la joie et du plaisir.

 Et comme cette femme n’avait pas l’intelligence assez élevée pour tirer des linceuls et du suaire là preuve de la résurrection, le Seigneur fit quelque chose de plus, il lui fit voir des anges assis, vêtus d’habits de fête et de réjouissance, pour la consoler et l’encourager par ce spectacle.

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Et un peu plus loin

 Au reste, il n’était pas à propos d’élever tout à coup à la sublime connaissance de la résurrection

 une femme qui avait l’esprit et des sentiments si bas et si grossiers;

 il fallait l’y amener peu à peu. 

Cette femme a une grande affection et un grand amour,

 mais elle n’a encore rien de grand dans l’esprit;

 c’est pourquoi Jésus se fait connaître à elle, non au visage, mais au son de la voix.

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Saint Ambroise

Dans son traité sur l’évangile de Luc (Luc 24,1-12)

Fiat plutôt de la théologie  

Au début la femme fut l’instigatrice du péché pour l’homme,

A présent celle qui avait goûté la première à la mort a vu la première la résurrection.

Elle compense le désastre de l’antique déchéance par l’annonce de la résurrection.

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Les lèvres de la femme avaient autrefois donné passage à la mort ;

 les lèvres d’une femme rendent la vie. 

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Saint Augustin

Dans son traité 121 sur l’évangile de Jean

Augustin parle plutôt de la  sensibilité des femmes qui comprennent plus vite avec leur cœur

qu’avec leur tête

Il écrit :

«Marie se tenait hors du sépulcre, pleurant ».

Les hommes s’en retournant chez eux,

le sexe le plus faible se trouvait comme cloué à la même place

 par un sentiment d’amour plus fort que lui.

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Augustin selon son habitude

préfère commenter le texte d’une façon allégorique

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La femme représente  l’église

Les paroles « Ne me touche pas, car je ne suis  point encore monté vers mon Père » (Jn 20,17)

, doivent être entendues en ce sens que cette femme était la figure de l’Eglise,

 formée par les Gentils

, et qui a cru en Jésus-Christ

 seulement après son ascension;

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