Archive pour la catégorie 'Basile de Césarée'

Basile de Césarée : Utilisation de la richesse

28 décembre, 2011

 

Basile témoin de son temps

décrit

dans son « homélie sur les riches »

le train de vie des riches du 4é siècle aprés J.C.

Sa description ,assurément

vaut  pour tous les temps

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Les voyages et le luxe  

dépenses   pour les voyages, ou la splendeur de la maison.

 Rien de plus surprenant que de voir toutes les inventions du luxe.

C’est une multitude de chars enrichis d’argent et d’airain pour traîner les hommes ou les bagages. …

 On voit des haras de chevaux,

Nos riches fastueux ont des bains à la ville, des bains à la campagne.

Le marbre brille dans toutes leurs maisons :

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Des fleuves d’or ne pourraient satisfaire les désirs d’une femme qui fait acheter les parfums des contrées les plus lointaines,

Elle fait enchâsser dans l’or les pierres précieuses qu’elle recueille de toutes parts.

les unes entourent son cou, d’autres enrichissent sa ceinture, d’autres lui lient les pieds et les mains : les femmes somptueuses se plaisent à être enchaînées

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. Quel plus grand service , dites-moi , tirez-vous de sièges d’ivoire, de lits et de tables d’argent

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Les assurances vie 

Lorsqu’ils ont consumé leurs revenus par tant de dépenses inutiles,

 ils enfouissent le reste et le mettent en lieu sûr.

L’avenir est incertain, disent-ils, il faut se précautionner contre les nécessités imprévues.

Comment vivrai-je, dira le riche, si j’abandonne tout ce que j’ai ?

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Basile est vraiment outré par les riches

et le dit  souvent dans ses divers écrits

Ainsi dans son « discours adressé aux jeunes »il écrit

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Etre curieux de parure, est aussi honteux que d’être impudique ou adultère.

 Eh! qu’importe à un homme de sens d’être revêtu d’habits somptueux ou de n’avoir qu’un vêtement simple, pourvu que ce dernier puisse le garantir du froid et du chaud?

 Il faut donc éviter dans tout le reste le superflu, et ne travailler pour le corps qu’autant que c’est le bien de l’âme

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Dans son « Hexaméron »

 alors que son frère Grégoire de Nysse qui traite du même sujet

était émerveillé devant les merveilles de la création

Basile moralise et parle de la mauvaise utilisation

des biens de la terre qui appartiennent à tous

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Cet homme  est remarquable par son opulence, il est environné dune troupe de flatteurs, escorté d’un grand nombre de faux amis qui ambitionnent ses bonnes grâces, et de parents dont les manières ne sont pas moins fausses ;

soit qu’il sorte de sa maison, soit qu’il y revienne,

il traîne à sa suite une foule d’esclaves empressés de lui rendre divers services :

 le faste dont il s’entoure excite l’envie de tous ceux qui le rencontrent.

 Aux richesses, ajoutez la puissance,

 les honneurs accordés par le prince,

 le respect des nations,

 le commandement des armées,

 un héraut qui marche devant lui en criant

Basile de Césarée et « les indignés »

27 décembre, 2011

Basile

évêque de  Césarée

au cours du 4é siècle après JC

organise la « Basiliade »

un grand centre

au service des plus démunis

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En même temps il s’indigne

dans son « homélie sur les riches »

devant les injustices

des puissants qui exploitent les pauvres

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Les riches et les squatteurs

vous  inventez mille prétextes pour envahir ce qui appartient à votre prochain?

 La maison de ce voisin, dites-vous, offusque la mienne ;

 c’est une maison de bruit et de tumulte; c’est un refuge de vagabonds.

 Quel prétexte n’alléguez-vous pas pour inquiéter un voisin qui vous gêne?

 vous ne lui donnez aucun repos, vous le persécutez sans relâche,

 vous ne cessez pas de le tourmenter et de le vexer jusqu’à ce que vous l’avez contraint de chercher une autre retraite.

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L’homme cupide est un mauvais voisin à la ville comme à la campagne.

 La mer respecte les bornes qui lui ont été assignées;

la nuit observe toujours les mêmes règles:

 l’homme cupide ne connaît ni temps,

il ressemble au feu qui saisit et dévore tout.

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 Les fleuves qui n’ont que de petits commencements, croissent peu-à-peu , se débordent enfin avec impétuosité , et entraînent tout ce qui s’oppose à leur passage.

 C’est ainsi que ceux qui ont établi leur puissance sur les ruines de plusieurs qu’ils ont opprimés, s’enhardissent à des injustices nouvelles, et se servent des premières victimes de leur cupidité comme d’un instrument pour en accabler d’autres.

 C’est des excès même de leurs crimes qu’ils tirent les moyens d’augmenter leur puissance.

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Les puissants  

 Rien ne résiste à la violence des richesses; tout cède à leur tyrannie,

 tout redoute cette puissance énorme.

 Quand on a souffert: d’un riche, on est moins occupé à s’en venger qu’à prendre des mesures pour n’en pas souffrir de nouveau.

 Si vous lui résistez, il vous charge de coups

: si vous vous plaignez , vous serez accusé de l’avoir insulté,

 vous serez traîné devant les tribunaux, jeté en prison.

On trouvera des faux témoins qui mettront votre vie en péril

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Les témoignages évidents de ces crimes sont  

les larmes de l’orphelin, les gémissements de la veuve,

 les pauvres que vous aurez outrages,

 les serviteurs que vous aurez maltraités ,

 les voisins que vous aurez irrités.

Basile de Césarée et la faim dans le monde

26 décembre, 2011

le PAM

le programme alimentaire mondiale

nous donne en cette fin d’année 2011

les tristes chiffres des affamés dans le monde

cliquez ICI                         

 

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Au 4é siècle après Jésus Christ

Basile de Césarée

« l’abbé Pierre » de l’époque

témoin d’une famine

prononça une homélie

« dans un temps de famine et de sécheresse » 

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Quoi de plus triste que la faim!

c’est la plus horrible de toutes les misères humaines;

 c’est la plus affreuse de toutes les maladies;

c’est la plus cruelle de toutes les morts.

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 Le tranchant de l’épée en un instant met fin à nos jours;

la violence du feu nous arrache promptement la vie;

 les dents des bêtes féroces déchirent nos principaux membres et ne nous font pas languir longtemps:

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la faim est un long martyre,

une douleur prolongée,

une maladie sourde et interne,

 une mort toujours présente

 et qui tarde toujours à frapper le dernier coup,

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 Elle épuise l’humeur radicale, mine peu à peu les forces.

 La chair flétrie s’attache aux os;

 le teint perd sa fleur;

 le rouge disparaît avec le sang qui diminue;

 le blanc s’évanouit par la maigreur qui noircit la peau;

 le corps livide offre un triste mélange de noirceur et de pâleur.

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 Les genoux tremblants ne se remuent qu’avec peine;

 la voix devient faible et grêle;

 les yeux creusés et enfoncés dans leur orbite,

 ressemblent à la noix desséchée dans son écorce;

 le ventre vide, rétréci, défiguré

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Celui qui rencontre un homme dans un état si pitoyable,

 et qui passe sans être touché,

 de quel excès de cruauté ne sera-t-il, pas capable?

 ne doit-il pas être compté parmi les bêtes farouches,

 regardé comme un scélérat et un assassin?

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oui,

 celui qui ne remédie pas, quand il le peut, à un mal aussi funeste,

et qui diffère par avarice, pourrait être condamné comme homicide.

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