Archive pour la catégorie 'Gregoire de Nysse'

Grégoire de Nysse : Le Massacre des innocents et les génocides

25 décembre, 2012

Le 28 décembre

nous fêtons les saints Innocents

massacrés 3 jours après la naissance de Jésus

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Massacre voulu par Herode , un petit tyran

Massacre ignoble

Comment peut on agir ainsi

tuer des enfants ?

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Pourtant

plus que jamais on en tue

au cours de combats fratricides

au cours de multiples génocides

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A propos de ce massacre

Grégoire de Nysse

dans son traité « sur la naissance de Jésus Christ »

écrit

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Quels mots pourraient retracer ces scènes de détresse ?

Quel récit pourrait évoquer ces souffrances ?

Ces cris et cette rumeur ?

Les tristes pleurs d’enfants, de mères, d’amis, de pères, et les douloureux appels qu’ils élèvent aux menaces des bourreaux ?

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Qui saurait décrire le bourreau brandissant son glaive nu sur un tout-petit,

l’oeil féroce et sanglant, la voix terrible,

et traînant d’une main l’enfant jusqu’à ses pieds, et de l’autre levant l’épée ?

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Et la mère, tirant son enfant vers son sein, et tendant sa propre nuque au fil de l’épée, afin de ne point voir de ses yeux, son malheureux petit déchiré par la main du bourreau ?

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Qui saurait exprimer le désespoir des pères ? Leurs adieux, leurs larmes, les derniers baisers dont ils couvrent leur fils ? Surtout lorsque ces scènes affreuses se répètent tant de fois en un seul jour ! Qui saurait évoquer ces tragédies si nombreuses et si diverses, les douleurs qui à nouveau étreignent les jeunes accouchées, l’atroce brûlure de l’amour maternel ?

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De malheureux nourrissons, les lèvres collées au sein, reçoivent le coup fatal dans les bras de leur mère ! Celles-ci, horrifiées, pressant sur leur poitrine la bouche de leur enfant, sont soudain inondées de sang. Que de fois le bourreau, levant brutalement le bras, massacre d’un seul coup et l’enfant et la mère, répandant à flots un sang qui est à la fois celui d’une mère et celui d’un fils.

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Or l’atroce sentence d’Hérode ne décrétait pas seulement le massacre de nouveau-nés, elle voulait encore que périssent les enfants jusqu’à l’âge de deux ans. Nouveau déchirement alors, vous l’imaginez : car nombreuses étaient les mères qui avaient eu deux enfants durant cette période.

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Quelles nouvelles scènes d’horreur vivaient alors ces malheureuses !

Deux bourreaux s’acharnaient sur une seule mère :

l’un entraînait un enfant qui tentait de fuir, l’autre arrachait du sein le nourrisson qu’elle allaitait. Quels tourments endurait la malheureuse !

Court-elle derrière le plus jeune, aux vagissements encore indistincts ? Mais elle entend l’aîné, qui parle déjà, l’appeler d’une petite voix brisée de pleurs. Que faire ? Où aller ? A quel cri son propre cri répondra-t-il ? A quels pleurs ses propres larmes ? Sur quel mort se lamenter, lorsque l’amour la torture pour les deux à la fois ?

Quelques symboles de Noël expliqués par Grégoire de Nysse

24 décembre, 2012

Grégoire de Nysse

dans son traité « sur la naissance de Jésus Christ »

trouve un sens symbolique

aux divers événements de la nuit de Noël  

Il écrit :

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Le Seigneur naît dans une grotte ?

Entendez cela de notre vie, aveugle, ténébreuse, souterraine,

où vient naître celui qui se manifeste aux hommes enfoncés dans les ténèbres

et l’ombre de la mort.

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Il est emmailloté de langes ?

C’est qu’il s’enroule dans les liens de nos péchés.

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La crèche où naît le Verbe est la demeure du bétail ?

C’est pour que le bœuf reconnaisse son maître et l’âne l’étable de son Seigneur.

Le Bœuf est celui qui vit sous le joug de la loi.

 L’Âne, la bête de somme,  est celui qui est chargé du péché de l’idolâtrie.

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 Et si dans la crèche il naît entre le bœuf et l’âne,

c’est pour décharger l’un du joug pesant de la Loi,

et délivrer l’autre du fardeau de l’idolâtrie.

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L’animal raisonnable se nourrit, lui, de pain.

Aussi est-ce dans l’étable, qui est le gîte du bétail,

 que celui qui descend du ciel vient s’offrir comme pain de vie, afin que les créatures stupides qui ont goûté à l’aliment spirituel se mettent à vivre dans l’Esprit.

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On peut remarquer aussi

que  Bethleem (= Beth lehem) en hebreu veut dire « la maison du pain » 

Le Solstice d’hiver : Noël et l’espérance en un monde meilleur

24 décembre, 2012

Pourquoi fêtons nous Noël

la naissance du rédempteur 

le 25 décembre .

au moment du solstice d’hiver

quand les  ténèbres diminuent

et  que les jours de rallongent ?

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Grégoire de Nysse

dans son traité « sur la naissance de Jésus Christ »

écrit   

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 Ce n’est point simple hasard,

 si le solstice survient au jour où la vie divine se manifeste aux hommes.

 Vois-tu la nuit parvenir à ses bornes extrêmes, s’arrêter et reculer ?

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C’est l’affreuse nuit du péché,

qui s’était allongée jusqu’à ses dernières limites ;

Le péché, par toutes sortes de ruses,

 l’avait menée au comble de l’abjection.

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Mais aujourd’hui, ses progrès s’arrêtent :

vaincue, elle recule pour bientôt disparaître.

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 Vois-tu grandir les rayons de lumière et le soleil monter plus haut de que coutume ?

 Comprends que l’avènement de la vraie lumière illumine toute la terre des rayons de l’évangile.

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La nuit arrive à son paroxysme 

Du temps du Pharaon, l’ennemi de Dieu 

il n’était point encore le temps  que le rédempteur se mêlât à notre vie.

 Il fallait qu’éclatât le forfait des Israélites.

 Il fallait que le monde vit le règne des Assyriens et l’orgueil destructeur d’un Nabuchodonosor.

Il fallait que se déchaînât la rage de Juifs contre les saints de Dieu et que l’on tuât les prophètes,…

Ajoutez encore au catalogue de cette ignoble floraison,

 le massacre des enfants ordonné par Hérode.

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Le retour à la lumiére :les jours se rallongent

. Alors, comme dit saint Paul aux Athéniens,

Quand tous les hommes s’étaient dévoyés, ensemble pervertis, quand tout avait sombré dans le péché, quand l’iniquité pullulait, quand les ténèbres du vice s’étaient étendues jusqu’à leurs limites dernières, alors survint la grâce ;

alors se leva le rayon de la vraie lumière,

alors brilla le soleil de justice

sur les hommes enfoncés dans l’obscurité et l’ombre de la mort 

Les cappadociens : Basile et les Grégoire

12 janvier, 2012

Les 3 cappadociens

ils sont 3

Basile le grand, le très grand (330-379)

 le moine administrateur ,un chef

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Grégoire de Nysse  ( 335-395 ?) un mystique longtemps écrasé par son ainé Basile

 Cliquez ICI

Grégoire de Nazianze (330-389) un ami de la famille

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Tous les 3 devinrent évêques

Basile à Césarée

Grégoire à Nysse 

L’autre Grégoire né  à Nazianze

sera évêque de la prestigieuse  Constantinople

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La famille de Basile

Basile et Grégoire de Nysse  sont des frères 

issus d’une famille qui a de la classe

Ils sont riches et cultivés

le père est rhéteur et avocat 

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il y a un 3é frère plus discret, moins célèbre

Pierre de Sébaste

qui sera évêque à Sébaste en Arménie

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Le grand père maternel est mort martyr

la grand mère maternelle avait été disciple d’un autre cappadocien

le  célèbre Grégoire le Thaumaturge

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Macrine la sœur ainée vit en moniale dans sa propriété

qu’elle a transformée en monastère

c’est elle qui a influencé le plus son frère Basile

et l’a entrainé vers la vie monastique 

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Etudes

Basile étudia à Césarée, Constantinople et à Athènes

où il fit la connaissance de Grégoire de Nazianze

Tous les deux furent alors très influencés par les œuvres d’Origène

et par le maître paient très renommé Libanius

Grégoire de Nysse était quand il était jeune

 plutôt attiré par les études littéraires et se maria

Grégoire de Nysse et Basile

11 janvier, 2012

Grégoire de Nysse et Basile

sont frères

mais sont loin de se ressembler  

L’un est poète

l’autre est réaliste

et a les pieds bien sur terre

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L’un ne sait pas gérer les biens de son diocèse

l’autre organise

crée un  complexe « la Basiliade » 

pour  les pauvres et  les démunis

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Les deux  écrivent sur la création

Grégoire exalte la grandeur de l’homme

les merveilles du corps

Il reste béat en contemplant un œil ou des oreilles

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Basile dans son « Héxameron »

raisonne 

explique la création 

sans trop d’émotion 

 en retire des conclusions

et des leçons de morale

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Tous les deux

ont en commun

leur grande érudition

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Ce sont des encyclopédies

de  fins orateurs

de grands écrivains

dignes disciples de Libanius

Gregoire de Nysse(335-395) poète et l’ami de l’homme

25 décembre, 2011

 1) Jeunesse

Jeune , Gregoire doit être exaspéré par sa famille

Son frère Basile est trop autoritaire

trop coincé

et sa sœur Macrine

c’est encore pire

Ils sont trop pieux

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Lui, il aime la vie

Il aime la littérature

Il l’écrit dans une lettre à Libanios (lettre 14)

Il devient professeur de rhétorique et se marie

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Il eut sans doute un fils

mais Grégoire devient  veuf vers 385

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2) Evêque de Nysse 

Macrine et Basile sont en embuscade

Ils veillent  et finirent par l’entrainer dans la solitude

En 371 Basile le sacre évêque bien malgré lui

mais il géra très mal son diocèse

Il aurait dilapidé des biens  et  procédé à des ordinations illégales.

Il est donc  déposé par un synode en 376

mais il reçût un accueil triomphale

quand il revint à Nysse en 377

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3) Orateur

Quel verbe !

Quelle éloquence !

un orateur hors norme

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Il fut  acclamé au concile de Constantinople

et devient ainsi un personnage incontournable

Il fait élire  son ami Grégoire de Nazianze comme président du concile

il fréquente l’empereur Théodose qui l’estime

 et prononce les éloges funèbres  de la fille et de l’épouse de Théodose

Grégoire de Nysse : le massacre des innocents

24 décembre, 2011

Dans son traité sur « la naissance de  Jésus Christ »

Grégoire de Nysse décrit longuement

« le massacre des innocents »

avec la même émotion

qui était celle de son frère  Basile

dans son homélie  

« la faim dans le monde »

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Le monde ne change pas

Les enfants sont toujours aussi malmenés

les  enfants soldats  

Les enfants esclaves  dans les mines

Les enfant frappés ,abandonnés, rejetés, sodomisés

voir le résumé du  rapport de l’UNICEF

cliquez ICI

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Les  questions posées par Grégoire

à propos du « massacre des innocents » par Hérode

au moment de la naissance de Jésus

sont toujours d’actualité

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 Que signifie cette tuerie d’enfants ?

Qu’ont-ils fait de mal ? Quel grief se sont-ils mérité, qui les condamne à mourir ?

 Leur seul crime est d’être nés et venus au jour.

Voilà pourquoi il fallait remplir la cité de bourreaux et assembler en foule mères, enfants, amis, pères, parents, amenés dans l’émoi général.

Quels mots pourraient retracer ces scènes de détresse ?

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 Quel récit pourrait évoquer ces souffrances ?

 Ces cris et cette rumeur ?

Qui saurait décrire le bourreau brandissant son glaive nu sur un tout-petit,

 l’œil féroce et sanglant, la voix terrible,

 et traînant d’une main l’enfant jusqu’à ses pieds, et de l’autre levant l’épée ?

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 Et la mère, tirant son enfant vers son sein, et tendant sa propre nuque au fil de l’épée, afin de ne point voir de ses yeux, son malheureux petit déchiré par la main du bourreau ?

Qui saurait exprimer le désespoir des pères ? Leurs adieux, leurs larmes, les derniers baisers dont ils couvrent leur fils ?

Grégoire de Nysse : Noel , Le solstice d’hiver, le retour de la lumière

24 décembre, 2011

Dans son traité sur la naissance de  Jésus Christ

Grégoire de Nysse

fait le lien entre la fête de Noel et le solstice d’hiver

Les nuits diminuent

les jours rallongent

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Jour d’espérance !

hommes relevez la tête !

Hommes  sonnez de la trompette des jours de victoire

Dieu se fait Homme  

l’homme devient Dieu  

cliquez ICI

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Sonnez de la trompette,

: Voici le jour qu’a fait le Seigneur, exultons et réjouissons-nous.

En ce jour les ténèbres commencent à diminuer

et les confins de la nuit reculent, refoulés par les rayons grandissants.

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Vois-tu la nuit parvenir à ses bornes extrêmes, s’arrêter et reculer ?

Vois-tu grandir les rayons de lumière et le soleil monter plus haut de que coutume ? Comprends que l’avènement de la vraie lumière illumine toute la terre des rayons de l’évangile.

 

 quand tout avait sombré dans le péché,

 quand l’iniquité pullulait,

quand les ténèbres du vice s’étaient étendues jusqu’à leurs limites dernières,

 alors survint la grâce ;

alors se leva le rayon de la vraie lumière,

alors brilla le soleil de justice sur les hommes enfoncés dans l’obscurité et l’ombre de la mort ; alors.

Selon les Ecritures

entends  Balaam prophétiser à pleine voix que

 : l’étoile de Jacob se lèvera.

Vois  les mages, ses descendants, observer,

 selon la prédiction de leurs ancêtres, le lever d’une étoile nouvelle,

Entends crier Isaïe : un enfant nous est né, un fils nous est donné

Voici : une vierge sera enceinte et enfantera un fils qu’elle appellera du nom d’Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous

 

Jour de joie :le chant des anges  

 

. Levons donc nos yeux vers l’armée céleste,

 contemplons le chœur des anges, écoutons leurs hymnes divins.

 Que chantent-ils en leur joie ?

 Gloire à Dieu dans les hauteurs, s’écrient-ils.

et  la paix sur la terre.

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Ils frémissent d’allégresse à ce spectacle, les anges.

La paix sur la terre

 Dieu se mêle à la nature humaine,

afin d’élever l’humanité à la hauteur de Dieu.

 

 

Grégoire de Nysse : La crèche de Noel

24 décembre, 2011

Dans son traité sur la naissance de  Jésus Christ

Grégoire de Nysse

donne un sens symbolique

à tout ce qui se passe

dans la crèche de Bethleem

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 Qu’y a-t-il dans la crèche  ?

 Un petit enfant enveloppé de langes repose dans une mangeoire.

Lui le divin sans limites

est enveloppé de langes 

et devint limité

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Que signifie que le Seigneur ait trouvé refuge dans une crèche, qu’il ait dormi dans une mangeoire

il naît dans l’esclavage pour nous délivrer des chaînes odieuses qui accablaient l’humanité esclave du tribut de la mort ?

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 La crèche où naît le Verbe est la demeure du bétail

le  Bœuf celui qui vit sous le joug de la loi.

 Âne, la bête de somme, chargé du péché de l’idolâtrie.

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 La pâture commune à tout bétail, c’est l’herbe.

L’animal raisonnable se nourrit, lui, de pain.

 Aussi est-ce dans l’étable,

 que celui qui descend du ciel vient s’offrir comme pain de vie,

« Bethleem » ou Beth -leem  veut dire en hébreux « la maison du pain »

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 Et si dans la crèche il naît entre le bœuf et l’âne,  c’est pour démolir le mur qui les sépare, et les recréer tout deux en lui pour ne plus former qu’un seul être nouveau ;

il décharge l’un du joug pesant de la Loi,

il délivre l’autre du fardeau de l’idolâtrie.

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Puis arrivent les mages

comme eux, levons les yeux au ciel 

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 Mais levons nos yeux vers les merveilles du ciel 

 Les uns lui offrent de l’encens comme à un Dieu,

 et honorent avec de l’or sa dignité royale.

C’est le mystère de la passion que figurent,

 par je ne sais quel don prophétique leur myrrhe

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Les mages par en offrant l’encens l’or et la myrrhe

proclament donc

que jésus est Dieu ,roi et homme

Grégoire de Nysse : La joie de la fête de Noel

24 décembre, 2011

Dans son traité sur la naissance de  Jésus Christ

Grégoire de Nysse

conclut son discours

en exultant de joie

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 Quelle fête serait plus heureuse que celle-ci,

 où le soleil de justice dissipe les abjectes ténèbres du diable

 et répand sa lumière sur toute la nature,

 où ce qui était tombé est relevé,

 ce qui était vaincu, ramené à la délivrance ;

ce qui était exilé, rappelé ;

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Tout est grâce dans cette fête.

 C’est elle qui inaugure les dons merveilleux dans les évangiles .

 Réjouissons-nous donc et exultons en ce jour !

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Les attributs du nouveau né

 

 Examinons donc tous les attributs du nouveau-né

 Bonté, sagesse, puissance, justice.

 Il est bon, puisqu’il a aimé les rebelles ;

 sage, puisqu’il a su les libérer de la servitude ;

juste, car il se donne en rançon pour racheter des vaincus,

 Puissant, parce qu’il n’est pas demeuré prisonnier de l’enfer

 et sa chair n’a pas connu la corruption.

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