Archive pour la catégorie 'Gregoire de Nysse'

Les cappadociens : Basile et les Grégoire

12 janvier, 2012

Les 3 cappadociens

ils sont 3

Basile le grand, le très grand (330-379)

 le moine administrateur ,un chef

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Grégoire de Nysse  ( 335-395 ?) un mystique longtemps écrasé par son ainé Basile

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Grégoire de Nazianze (330-389) un ami de la famille

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Tous les 3 devinrent évêques

Basile à Césarée

Grégoire à Nysse 

L’autre Grégoire né  à Nazianze

sera évêque de la prestigieuse  Constantinople

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La famille de Basile

Basile et Grégoire de Nysse  sont des frères 

issus d’une famille qui a de la classe

Ils sont riches et cultivés

le père est rhéteur et avocat 

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il y a un 3é frère plus discret, moins célèbre

Pierre de Sébaste

qui sera évêque à Sébaste en Arménie

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Le grand père maternel est mort martyr

la grand mère maternelle avait été disciple d’un autre cappadocien

le  célèbre Grégoire le Thaumaturge

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Macrine la sœur ainée vit en moniale dans sa propriété

qu’elle a transformée en monastère

c’est elle qui a influencé le plus son frère Basile

et l’a entrainé vers la vie monastique 

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Etudes

Basile étudia à Césarée, Constantinople et à Athènes

où il fit la connaissance de Grégoire de Nazianze

Tous les deux furent alors très influencés par les œuvres d’Origène

et par le maître paient très renommé Libanius

Grégoire de Nysse était quand il était jeune

 plutôt attiré par les études littéraires et se maria

Grégoire de Nysse et Basile

11 janvier, 2012

Grégoire de Nysse et Basile

sont frères

mais sont loin de se ressembler  

L’un est poète

l’autre est réaliste

et a les pieds bien sur terre

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L’un ne sait pas gérer les biens de son diocèse

l’autre organise

crée un  complexe « la Basiliade » 

pour  les pauvres et  les démunis

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Les deux  écrivent sur la création

Grégoire exalte la grandeur de l’homme

les merveilles du corps

Il reste béat en contemplant un œil ou des oreilles

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Basile dans son « Héxameron »

raisonne 

explique la création 

sans trop d’émotion 

 en retire des conclusions

et des leçons de morale

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Tous les deux

ont en commun

leur grande érudition

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Ce sont des encyclopédies

de  fins orateurs

de grands écrivains

dignes disciples de Libanius

Gregoire de Nysse(335-395) poète et l’ami de l’homme

25 décembre, 2011

 1) Jeunesse

Jeune , Gregoire doit être exaspéré par sa famille

Son frère Basile est trop autoritaire

trop coincé

et sa sœur Macrine

c’est encore pire

Ils sont trop pieux

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Lui, il aime la vie

Il aime la littérature

Il l’écrit dans une lettre à Libanios (lettre 14)

Il devient professeur de rhétorique et se marie

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Il eut sans doute un fils

mais Grégoire devient  veuf vers 385

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2) Evêque de Nysse 

Macrine et Basile sont en embuscade

Ils veillent  et finirent par l’entrainer dans la solitude

En 371 Basile le sacre évêque bien malgré lui

mais il géra très mal son diocèse

Il aurait dilapidé des biens  et  procédé à des ordinations illégales.

Il est donc  déposé par un synode en 376

mais il reçût un accueil triomphale

quand il revint à Nysse en 377

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3) Orateur

Quel verbe !

Quelle éloquence !

un orateur hors norme

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Il fut  acclamé au concile de Constantinople

et devient ainsi un personnage incontournable

Il fait élire  son ami Grégoire de Nazianze comme président du concile

il fréquente l’empereur Théodose qui l’estime

 et prononce les éloges funèbres  de la fille et de l’épouse de Théodose

Grégoire de Nysse : le massacre des innocents

24 décembre, 2011

Dans son traité sur « la naissance de  Jésus Christ »

Grégoire de Nysse décrit longuement

« le massacre des innocents »

avec la même émotion

qui était celle de son frère  Basile

dans son homélie  

« la faim dans le monde »

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Le monde ne change pas

Les enfants sont toujours aussi malmenés

les  enfants soldats  

Les enfants esclaves  dans les mines

Les enfant frappés ,abandonnés, rejetés, sodomisés

voir le résumé du  rapport de l’UNICEF

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Les  questions posées par Grégoire

à propos du « massacre des innocents » par Hérode

au moment de la naissance de Jésus

sont toujours d’actualité

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 Que signifie cette tuerie d’enfants ?

Qu’ont-ils fait de mal ? Quel grief se sont-ils mérité, qui les condamne à mourir ?

 Leur seul crime est d’être nés et venus au jour.

Voilà pourquoi il fallait remplir la cité de bourreaux et assembler en foule mères, enfants, amis, pères, parents, amenés dans l’émoi général.

Quels mots pourraient retracer ces scènes de détresse ?

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 Quel récit pourrait évoquer ces souffrances ?

 Ces cris et cette rumeur ?

Qui saurait décrire le bourreau brandissant son glaive nu sur un tout-petit,

 l’œil féroce et sanglant, la voix terrible,

 et traînant d’une main l’enfant jusqu’à ses pieds, et de l’autre levant l’épée ?

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 Et la mère, tirant son enfant vers son sein, et tendant sa propre nuque au fil de l’épée, afin de ne point voir de ses yeux, son malheureux petit déchiré par la main du bourreau ?

Qui saurait exprimer le désespoir des pères ? Leurs adieux, leurs larmes, les derniers baisers dont ils couvrent leur fils ?

Grégoire de Nysse : Noel , Le solstice d’hiver, le retour de la lumière

24 décembre, 2011

Dans son traité sur la naissance de  Jésus Christ

Grégoire de Nysse

fait le lien entre la fête de Noel et le solstice d’hiver

Les nuits diminuent

les jours rallongent

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Jour d’espérance !

hommes relevez la tête !

Hommes  sonnez de la trompette des jours de victoire

Dieu se fait Homme  

l’homme devient Dieu  

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Sonnez de la trompette,

: Voici le jour qu’a fait le Seigneur, exultons et réjouissons-nous.

En ce jour les ténèbres commencent à diminuer

et les confins de la nuit reculent, refoulés par les rayons grandissants.

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Vois-tu la nuit parvenir à ses bornes extrêmes, s’arrêter et reculer ?

Vois-tu grandir les rayons de lumière et le soleil monter plus haut de que coutume ? Comprends que l’avènement de la vraie lumière illumine toute la terre des rayons de l’évangile.

 

 quand tout avait sombré dans le péché,

 quand l’iniquité pullulait,

quand les ténèbres du vice s’étaient étendues jusqu’à leurs limites dernières,

 alors survint la grâce ;

alors se leva le rayon de la vraie lumière,

alors brilla le soleil de justice sur les hommes enfoncés dans l’obscurité et l’ombre de la mort ; alors.

Selon les Ecritures

entends  Balaam prophétiser à pleine voix que

 : l’étoile de Jacob se lèvera.

Vois  les mages, ses descendants, observer,

 selon la prédiction de leurs ancêtres, le lever d’une étoile nouvelle,

Entends crier Isaïe : un enfant nous est né, un fils nous est donné

Voici : une vierge sera enceinte et enfantera un fils qu’elle appellera du nom d’Emmanuel, ce qui signifie : Dieu avec nous

 

Jour de joie :le chant des anges  

 

. Levons donc nos yeux vers l’armée céleste,

 contemplons le chœur des anges, écoutons leurs hymnes divins.

 Que chantent-ils en leur joie ?

 Gloire à Dieu dans les hauteurs, s’écrient-ils.

et  la paix sur la terre.

**

Ils frémissent d’allégresse à ce spectacle, les anges.

La paix sur la terre

 Dieu se mêle à la nature humaine,

afin d’élever l’humanité à la hauteur de Dieu.

 

 

Grégoire de Nysse : La crèche de Noel

24 décembre, 2011

Dans son traité sur la naissance de  Jésus Christ

Grégoire de Nysse

donne un sens symbolique

à tout ce qui se passe

dans la crèche de Bethleem

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 Qu’y a-t-il dans la crèche  ?

 Un petit enfant enveloppé de langes repose dans une mangeoire.

Lui le divin sans limites

est enveloppé de langes 

et devint limité

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Que signifie que le Seigneur ait trouvé refuge dans une crèche, qu’il ait dormi dans une mangeoire

il naît dans l’esclavage pour nous délivrer des chaînes odieuses qui accablaient l’humanité esclave du tribut de la mort ?

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 La crèche où naît le Verbe est la demeure du bétail

le  Bœuf celui qui vit sous le joug de la loi.

 Âne, la bête de somme, chargé du péché de l’idolâtrie.

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 La pâture commune à tout bétail, c’est l’herbe.

L’animal raisonnable se nourrit, lui, de pain.

 Aussi est-ce dans l’étable,

 que celui qui descend du ciel vient s’offrir comme pain de vie,

« Bethleem » ou Beth -leem  veut dire en hébreux « la maison du pain »

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 Et si dans la crèche il naît entre le bœuf et l’âne,  c’est pour démolir le mur qui les sépare, et les recréer tout deux en lui pour ne plus former qu’un seul être nouveau ;

il décharge l’un du joug pesant de la Loi,

il délivre l’autre du fardeau de l’idolâtrie.

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Puis arrivent les mages

comme eux, levons les yeux au ciel 

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 Mais levons nos yeux vers les merveilles du ciel 

 Les uns lui offrent de l’encens comme à un Dieu,

 et honorent avec de l’or sa dignité royale.

C’est le mystère de la passion que figurent,

 par je ne sais quel don prophétique leur myrrhe

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Les mages par en offrant l’encens l’or et la myrrhe

proclament donc

que jésus est Dieu ,roi et homme

Grégoire de Nysse : La joie de la fête de Noel

24 décembre, 2011

Dans son traité sur la naissance de  Jésus Christ

Grégoire de Nysse

conclut son discours

en exultant de joie

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 Quelle fête serait plus heureuse que celle-ci,

 où le soleil de justice dissipe les abjectes ténèbres du diable

 et répand sa lumière sur toute la nature,

 où ce qui était tombé est relevé,

 ce qui était vaincu, ramené à la délivrance ;

ce qui était exilé, rappelé ;

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Tout est grâce dans cette fête.

 C’est elle qui inaugure les dons merveilleux dans les évangiles .

 Réjouissons-nous donc et exultons en ce jour !

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Les attributs du nouveau né

 

 Examinons donc tous les attributs du nouveau-né

 Bonté, sagesse, puissance, justice.

 Il est bon, puisqu’il a aimé les rebelles ;

 sage, puisqu’il a su les libérer de la servitude ;

juste, car il se donne en rançon pour racheter des vaincus,

 Puissant, parce qu’il n’est pas demeuré prisonnier de l’enfer

 et sa chair n’a pas connu la corruption.

Grégoire de Nysse : La soif de savoir

24 décembre, 2011

Grégoire s’intéresse à tout

il aime tout    

la philosophie, les sciences

Il devient une véritable encyclopédie

et en prime

il parle et écrit admirablement

. **

Il devient l’élève du célèbre philosophe et maitre  Libanios

Puis devenu enseignant à son tour

Grégoire exhorte même les jeunes à étudier la culture « profane »

(Vie de Moïse).

**

Il lit Platon, les Stoïciens, Plotin ,les  néo-platoniciens …

et plus tard Origéne

 Il apprend les mathématiques, l’astronomie,

s’intéresse à la médecine

**

A partir de 385,

au cours des dix dernières années de sa vie

tout en se dévouant à son diocèse et aux communautés monastiques

il s’attache davantage aux recherches mystiques

et  compose l’essentiel de son œuvre spirituelle :

les Homélies sur le Cantique des Cantiques

la Viede Moïse, Sur la perfection

l’Enseignement sur la vie chrétienne.

Grégoire de Nysse émerveillé devant un monde magnifique

23 décembre, 2011

On nous montre  trop souvent

à la télévision

de notre temps 

que des horreurs

des enfants affamés

des femmes en pleurs

des hommes en guerre

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L’art contemporain

malheureusement

étale aussi nos malheurs, nos contradictions

nos tristesses

une terre en détresse

polluée

désertée

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Au cours du 4é siècle

un poète 

un chrétien

qui plus est.. éloquent

Grégoire de Nysse 

décrit quant à lui

dans son livre sur « la création de l’homme »

un monde merveilleux

beau

créé par Dieu

**

Chaque chose reçut la beauté qui lui revient :

 le ciel, l’éclat des astres,

 la mer et l’air, les animaux qui y nagent ou qui volent,

 la terre, la diversité des plantes et des troupeaux, tous ces êtres qui reçoivent ensemble leur vitalité de la volonté divine et que la terre mit au monde dans le même instant *(chap 1).

**

Maintenant

on méprise ce monde  

Les yeux rivés sur un i’pod

nous ne savons plus regarder

la nature qui nous entoure

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La terre qui avait fait germer en même temps les fleurs et les fruits était remplie de splendeurs ;

 les prairies étaient couvertes de tout ce qui y pousse.

 Les rochers et les sommets des montagnes, les versants des coteaux et les plaines, tous les vallons se couronnaient d’herbe nouvelle et de la magni­fique variété des arbres ;

 ceux-ci sortaient à peine de terre que déjà ils avaient atteint leur parfaite beauté. Naturellement toutes choses étaient dans la joie ;

 les animaux des champs amenés à la vie par l’ordre de Dieu bondissaient dans les taillis par troupes et espèces.

**

Dans les trains

rares sont encore les personnes qui regardent le paysage

les yeux  rivés à leur écran

**

Les oreilles collées aux téléphones

nous ne savons plus écouter

la musique du monde 

**

Partout les couverts ombragés retentissaient du chant harmonieux des oiseaux.

 L’on peut aussi imaginer la vue qui s’offrait aux regards

sur une mer encore paisible et tranquille dans le rassemblement de ses flots ;

**

Dans les petits ports de plaisance

l’étalage du luxe et des yachts

narguent les pauvres  

et ailleurs la mer est souillée par le pétrole 

ou des algues vertes

**

 Les ports et les abris, qui s’étaient creusés d’eux-mêmes le long des côtes selon le vouloir divin,

 joignaient la mer au continent.

 Les mouvements paisibles des vagues répondaient à la beauté des prés,

 faisant légèrement onduler le sommet des flots sous des souffles doux et bienfaisants

Grégoire de Nysse : L’homme est grand

23 décembre, 2011

 

Dans son livre sur « la création de l’homme » 

chapitre  2  3 et 4

Grégoire de Nysse

après  s’être émerveillé devant  la beauté de la nature

nous parle de l’Homme

**

1) La grandeur de l’homme

Alors Dieu fait paraître l’homme en ce monde,

pour être la  merveille de l’univers

à la fois  contemplateur et maître :

 il veut que leur jouissance lui donne l’intelligence de celui qui les lui fournit, tandis que la grandiose beauté de ce qu’il voit le met sur les traces de la puissance inef­fable et inexprimable du Créateur.

 

Voilà pourquoi l’homme est amené le dernier dans la création, non qu’il soit relégué avec mépris au dernier rang, mais parce que dès sa naissance, il convenait qu’il fût roi de son domaine.

 

En le créant,  il jette un double fondement

par le mélange du divin au terrestre,

 afin que par l’un et l’autre caractère,

 l’homme ait naturellement la double jouissance de Dieu par sa divine nature

, des biens terrestres par la sensation qui est du même ordre que ces biens

 

2) Dieu soigne davantage la création de l’homme

La puissance divine improvise pour ainsi dire la création,

qui vient à l’existence aussitôt qu’ordonnée

. Pour la formation de l’homme, au contraire,

 une délibération précède

**

 En effet Dieu dit, selon les mots de Moïse, « Faisons l’homme à notre image et ressemblance

 ; qu’il commande aux poissons de la mer, aux bêtes de la terre, aux oiseaux des cieux, aux animaux et à toute la terre »

**

 Chose étonnante ! Le soleil est créé et aucune délibération ne précède.

Pour le ciel il en est de même.

Pour de telles merveilles, un mot suffit pour les constituer…

**.

. Il n’y a que pour la création de l’homme que l’auteur de l’univers s’avance avec circonspection : il prépare d’abord la matière dont il le composera, il le con­forme à la beauté d’un archétype, puis, selon la fin pour laquelle il le fait, il, lui compose une nature accordée à lui-même et en rapport avec les activités humaines, selon le plan qu’il s’est proposé

**

3) Le roi de la création   

Ainsi le meilleur des artistes fabrique notre nature comme une création adaptée à l’exercice de la royauté

. Par la supériorité qui vient de l’âme,

 par l’apparence même du corps,

 il dispose les choses de telle sorte que l’homme

soit apte au pouvoir royal.

**

.. ; l’âme spontanément  manifeste ce caractère royal,

 par son autonomie et son indépendance

 et par ce fait que, dans sa conduite,

elle est maîtresse de son propre vouloir

**

». Ainsi la nature humaine, créée pour dominer le monde, à cause de sa ressemblance avec le Roi Universel, a été faite comme une image vivante de l’archétype par la dignité et par le nom **:

mais, au lieu de pourpre, elle est revêtue de la vertu, le plus royal de tous les vêtements ;

 au lieu d’un sceptre, elle s’appuie sur la bienheureuse immortalité ;

 au lieu d’un diadème royal, elle porte la couronne de justice,

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