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Grégoire de Nysse :L’homme est créé à l’image de Dieu

22 décembre, 2011

Dans le chapitre  5 de son livre sur « la création de l’homme » 

Grégoire de Nysse écrit : 

1) L’homme  est créé à la ressemblance de Dieu  

 Songez à la pureté, à la liberté spirituelle, à la béatitude

à l’éloignement de tout mal,

et à tout le reste par quoi prend forme en nous

la ressemblance avec la Divinité

 

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: En vous-même, vous voyez la Raison et la Pensée,

imitation de Celui qui est en vérité Esprit et Verbe.

**

Dieu est encore Amour et source d’amour

Donc  si l’amour est absent, tous les traits de l’image en nous sont déformés.

**

Enfin la Divinité voit tout, entend tout, scrute tout.

 Vous aussi, par la vue et l’ouïe, vous percevez les choses et par la pensée, vous pouvez examiner et scruter l’univers

 

 

2) l’Esprit  dans l’homme 

 A proprement parler, il n’y a qu’une seule faculté,

l’esprit qui est en nous et qui se répand à travers les sens pour percevoir les choses.

 C’est lui qui par les yeux contemple le monde visible

 lui qui par l’ouïe entend ce qui se dit ;

 c’est lui qui aime ce qui le charme et écarte ce qui lui déplaît ;

 c’est lui qui utilise la main à sa volonté, prenant les objets ou les repoussant par elle selon qu’il juge utile et s’en servant comme d’un instrument.

Grégoire de Nysse : les plantes ,les animaux et l’homme

22 décembre, 2011

Grégoire ne serait il pas le «Teilhard de Chardin »  de son temps

en expliquant dans son livre sur « la création de l’homme » ch 8

que l’homme est au sommet de la création

il écrit :

 

L’ordre de création des êtres

: Pourquoi les produits du sol germent d’abord,

Pourquoi viennent ensuite parmi les vivants les êtres sans raison

et enfin, après la formation de ces êtres, l’homme.

**

Bien sûr, nous apprenons par là, — ce qui est à la portée de tout le monde —, que le Créateur a fait l’herbe en vue des vivants et les bêtes des champs en vue de l’homme : avant les animaux, il crée leur nourriture ; et, avant l’homme, tout ce qui doit servir à sa vie.

**

 Mais je soupçonne Moïse d’avoir voulu donner à entendre par là une doctrine mystérieuse et, sous des mots cachés, de livrer une philosophie de l’âme que les « philosophes de l’extérieur » ont entrevue, sans la saisir clairement.

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Les degrés dans la vie corporelle.

l’Écriture nous enseigne que la force qui est dans les vivants et les êtres animés est de trois sortes

La vie

 premièrement, celle qui permet aux êtres de s’accroître et de se nourrir, On l’appelle « naturelle » : elle se trouve chez les plantes.

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les sens

Secondement, il y a une autre forme de vie, qui possède la première et qui a en plus un organisme sensoriel. C’est le cas des animaux sans raison : ils se nourrissent et se développent, mais ont aussi une activité sensible et la perception.

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La raison

 Enfin la perfection de la vie corporelle se trouve dans la nature rationnelle, c’est-à-dire la nature humaine :

elle se nourrit, a des sens,

 participe de la raison

et se gouverne par l’esprit.

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,Parmi les corps vivants, les uns ont la sensa­tion, les autres en sont dépourvus.

A son tour, la nature sensible se divise en rationnelle et en irrationnelle.

**

L’ordre suivi par Moïse.

Moïse parle de la formation des plantes…

puis des  êtres sensibles…

enfin  les êtres doués de raison

En  dernier lieu,  l’homme est créé

; car la nature avance vers la perfection par un ordre et un chemin régulier.

**

On ne peut s’empêcher de penser à Pierre Teilhard de Chardin

qui dans le « phénomène humain » parle de l’évoluion

depuis la matière jusqu’à l’homme

et encore même au-delà

la noosphère

**

Même division de l’âme humaine chez  saint Paul.

 

L’Apôtre nous apprend la même chose par ses paroles aux Éphésiens

 Pour désigner la partie nutritive, il dit le « corps »

; par « âme », il entend la partie sensitive ;

 par « esprit », la partie intellectuelle

**

: il appelle l’un « charnel »,(Hylique)  celui qui ne voit que le ventre et le plaisir ;

 l’autre est 1′ « animal » (Psychique) , intermédiaire entre la vertu et le vice,

 enfin le dernier est le « spirituel »(pneumatique, qui consiste en la perfection de la vie selon Dieu.

voir  la première épitre aux Corinthiens de saint Paul  (15,44ss)

 

Grégoire de Nysse : Le corps de l’homme est une merveille

22 décembre, 2011

Grégoire est  un poète

un homme « émerveillé »

oh !pas blasé

pas du tout

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Le monde est beau

le corps est beau

**

il ne cesse de s’étonner de s’ébahir

dans son livre sur « la création de l’homme » ch 3 ,9

sur la constitution du corps de l’homme

 

1) La stature droite.

La stature de l’homme est droite, tendue vers le ciel et regar­dant en haut. Cette attitude le rend apte au commandement et signifie son pouvoir royal.

…, tandis que le corps de tous les autres animaux est penché vers le sol,

**

2) Les mains.

Les mains lui sont, pour les besoins du langage, d’une aide particulière. Quelqu’un qui verrait dans l’usage des mains le propre d’une nature rationnelle ne se tromperait pas du tout,

elles nous permettent de représenter nos paroles par des lettres

.. Sans doute peut-on dénombrer par milliers.. la finesse de ces instruments qui suffisent à tout

.. pourtant c’est avant tout pour le langage que la nature a ajouté les mains à notre corps.

**

Voici une opinion bien originale !

Si l’homme n’avait pas de mains pour l’aider à manger

sa bouche serait tout entière occupé à manger

et sa constitution ne nous permettrait pas de parler

 **

 Si l’homme en était dépourvu, les parties du visage auraient été formées chez lui, comme celles des quadrupèdes, pour lui permettre de se nourrir :

 il aurait entre les dents une langue toute autre que celle qu’il a, forte en chair, résistante et rude, afin de malaxer

La constitution des parties entourant la bouche ne serait pas conforme aux besoins du langage.

. Mais puisque la main a été donnée au corps, la bouche peut sans difficultés s’occuper de servir à la parole

**

3) Les oreilles 

chose, selon moi, la plus extraordinaire de toutes celles qui se passent en nous !

Car quelles sont les dimensions de l’intérieur de l’oreille, où s’écoule tout ce qui entre en nous par son moyen ?

 Où sont les secrétaires pour transcrire les paroles qui y pénètrent ?

 Où sont reçus les objets qui sont déposés ? Comment, dans la diversité des sons qui de partout s’y précipitent les uns sur les autres, l’esprit n’est-il pas confondu et égaré pour discerner la place respective de chacun d’eux ?

maintenant on croit tout savoir

mais en fait comment se fait il qu’on  entende

C’est quand même un mystère

**

4) Les yeux (10)

Ce qui se passe dans les yeux présente un caractère aussi étrange : comme par les oreilles, l’esprit, par les yeux, saisit ce qui est à l’extérieur du corps ; il tire à lui les images des choses visibles et reproduit en lui-même les traits de ce qu’il voit.

**

5) les 5 sens

Imaginez une grande ville recevant par plusieurs entrées tous ceux qui y viennent en même temps : tous ne courent pas ensemble vers le même quartier de la ville, mais les uns vont à l’agora, les autres dans leurs demeures, d’autres aux assemblées, d’autres vers les grandes rues, d’autres vers des ruelles, d’autres aux théâtres, chacun enfin va suivant son idée

 Quelque chose de pareil se passe en cette cité de l’esprit, bâtie en nous-mêmes :

 sur chacun des objets dont les différentes entrées des sens l’ont rempli,

 l’esprit opère un travail de vérification et de distinction pour les répartir ensuite comme il convient aux endroits consacrés à la connaissance.

**

Condillac philosophe du 18é fera les mêmes remarques dans son « Traité des sensations »

 Cicéron et bien d’autres encore

regardent  la création

avec la même admiration

cliquez  ICI

 

Grégoire de Nysse : L’esprit de l’homme ,un mystère ?

21 décembre, 2011

Dans son « livre sur la création de l’homme »

Grégoire s’ébahit

devant les merveilles du corps de l’homme

et les 5 sens

mais l’esprit

qu’en est il ?

Là ! Grégoire  est perplexe

et se le demande dans les chapitres 11 et 12 de son livre 

**

Quelle est donc la nature de l’esprit, qui se divise dans les facultés sensibles et qui tire de chacune d’elles, d’une manière conforme à leur nature, la connaissance de l’univers ?

**

— Vous dites que l’esprit est simple et sans composition ! Comment alors se dissémine-t-il dans la multiplicité des parties sensibles ? Comment dans l’unité la diversité ? Comment dans la diversité l’unité ?

**

La tête et le cœur (12)

Diverses opinions sur la localisation : tête, cœur

Les uns veulent placer dans le cœur la partie supérieure de l’âme,

d’autres affirment que l’esprit habite dans le cerveau.

**…

L’un dit que le mouvement de la pensée est du même genre que celui du feu, puisque l’un et l’autre sont sans arrêt.

Or en sait que la chaleur a sa source dans le cœur. Aussi ces auteurs, comme ils tiennent que le mouvement de l’esprit se confond avec la mobilité de la chaleur, concluent que le cœur qui renferme la chaleur est le réceptacle de la nature spirituelle

**

. L’autre groupe part du fait que les méninges (c’est le nom de la membrane qui entoure le cerveau) sont comme le fondement et la racine de tous les organes des sens ; de là ils donnent à penser que l’activité de l’esprit ne peut avoir de siège ailleurs que dans cette partie où s’ajuste l’oreille et où les sons qui y tombent viennent frapper.

De même c’est par son union à cette membrane dans la cavité des yeux que, grâce aux images qui tombent sur les pupilles, la vue exprime les choses à l’intérieur de l’esprit.

De même c’est dans le cerveau que, par l’odorat qui les attire, se fait le discernement des différentes odeurs.

La sensation du goût est soumise, elle aussi, au discernement de cette méninge :

**

Décidemment Grégoire connaît les classiques

il connaît les arguments des stoïciens des platoniciens

et se réfère surtout à Posidonius

le célèbre savant d’Apamée (135- 51 av JC)

qui lui aussi avait un savoir encyclopédique

**

Pour ma part, je reconnais sans peine que la prépondérance des affections physiques trouble souvent l’intelligence et que les dispositions du corps émoussent l’activité naturelle de la raison.

J’admets aussi que le cœur est la source du feu qui est dans le corps et que les fortes émotions ont leur retentissement sur lui.

**

Le chagrin (ch 12)

Mais je ne puis y voir la preuve de ce que la nature incorporelle soit circonscrite en des délimitations spatiales.

 En effet, nous le savons, le délire ne vient pas de la seule ivresse ; la maladie des membranes qui entourent les côtes s’accompagne également, au dire des médecins, d’un affaiblissement de la pensée

**.

A propos du chagrin

Gregoire une fois de plus

 nous étonne

Pour lui les effets du  chagrin ne se manifestent

pas dans les cœur  mais dans l’estomac

**

Par ailleurs, dans l’état consécutif au chagrin et qui agit sur le cœur, les choses ne se passent pas comme l’on dit

: ce n’est pas le cœur, mais l’entrée de l’estomac qui est ainsi

**

Voici ce que disent ceux qui ont examiné avec soin ces phénomènes : quand nous sommes dans le chagrin, les conduits se contractent et s’obstruent naturellement dans tout le corps et tout l’air qui ne peut sortir est repoussé vers les profondeurs.

Alors les viscères, qui ont besoin de respirer, se trouvant comprimés de tous côtés, l’attraction de l’air se fait plus forte et la nature, pour remédier à cet affaissement, cherche à élargir ce qui s’est rétréci.

 Cette difficulté de respirer, nous en faisons le signe du chagrin et nous l’appelons gémissement et soupir.

**

Le rire (ch 12)

Ce qui se passe dans la joie et le rire confirme encore davantage ce que nous disons. Les conduits du corps sont relâchés et dilatés par le plaisir, chez ceux par exemple qu’une bonne nouvelle épanouit.

**

La nature, pour faciliter la sortie commode de cet air,

élargit la bouche et écarte de chaque côté les joues pour permettre la respiration.

 Le nom donné à ce phénomène est le rire.

Grégoire de Nysse :le sommeil et les bâillements

21 décembre, 2011

Surprenant vraiment

ce Grégoire de Nysse

dans son livre sur « la création de l’homme »

Tantôt il  s’exprime comme Teilhard de Chardin  (ch.8)

en  plaçant l’homme au sommet des la création

Tantôt il semble citer Condillac  en parlant des 5 sens (ch. 10)

**

Il connaît

les écrits de  Posidonius (135-51avt J-C)

et de Gallien (129-201 ap JC )

sur l’anatomie et les maladies

qui ont tant inspiré les médecins du moyen âge

**

Quand Grégoire écrit dans le chapitre  16

de son livre « la création de l’homme »

 du sommeil et des bâillements 

on croirait entendre les médecins  du  « malade imaginaire  de Molière

qui avaient des  « vapeurs »

**

Le sommeil

 assure, le relâchement de sa tension selon les besoins

. Ce relâchement opportun est nécessaire à la conservation du corps ; grâce à lui, la nourriture peut se répandre sans obstacle à travers tout le corps par les conduits intérieurs, aucune tension n’empêchant ce passage

**

. Les vapeurs, tendant, comme l’air, à s’élever et montant toujours plus haut, se trouvent dans la région de la tête, …Les yeux se recouvrent des paupières, comme si.. le poids de ces vapeurs, faisait abaisser les paupières sur les yeux., pour permettre la distribution de la nourriture qui s’introduit ainsi par chacun de ces conduits avec les vapeurs.

**

Le bâillement

Pour cette même raison, si les exhalaisons venues de l’intérieur, rétrécissent les endroits où se trouvent les sens

 le système nerveux, rempli de ces vapeurs, se tend naturellement lui-même et cet allongement amincit la région chargée des vapeurs.

…la luette fait s’abaisser la mâchoire inférieure,

et  tandis que l’intérieur de la cavité ainsi formée se détend en forme de cercle,

 cette sorte de suie lourde répandue en ces organes est exhalée avec le souffle

.  

Grégoire de Nysse : l’homme créé à l’image de Dieu

20 décembre, 2011

Qui donc est l’homme ?

telle est la question de Grégoire de Nysse

dans son livre sur « la création de l’homme » ch 16

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1) Définitions de l’homme :

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Selon les  philosophes

Certains « philosophes de l’extérieur » ont eu sur l’homme

 des idées vraiment mesquines et indignes de sa noblesse.

 Ils ont cru glorifier l’humanité en la comparant à ce monde-ci.

Ils appellent l’homme un « microcosme », composé des mêmes éléments que l’univers

**

Selon l’Église

Selon l’Église, en quoi consiste la grandeur de l’homme?

 Non à porter la ressemblance de l’univers créé,

mais à être à l’image de la nature de celui qui l’a fait.

**

2)  En quoi l’homme peut il être  une image de Dieu ?

 

Comment donc l’homme, cet être mortel, soumis aux passions et qui passe vite,

 est-il image de la nature incorruptible, pure et éternelle ?

D’un côté, la parole divine ne ment pas, lorsqu’elle fait de l’homme l’image de Dieu ;

 de l’autre, la pitoyable misère de notre nature n’a pas de commune mesure avec la béatitude de la vie impassible.

**

 Après la parole : « Faisons l’homme à notre image » et après avoir indiqué la fin de cette création, il est écrit  :

 « Dieu fit l’homme et Il le fit à son image. Il les fit mâle et femelle…».

Or cette division étrangère est  aux attributs divins.

**

Certes ,mais comme il est facile de le constater,

 le composé humain participe de deux ordres :

 de la Divinité, il a la raison et l’intelligence qui n’admettent pas en elles la division en mâle et femelle ;

 de l’irrationnel, il tient sa constitution corporelle et la division du sexe. Tout être qui participe de la vie humaine possède l’un et l’autre caractère dans leur intégralité.

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3) Alors l’image en quoi ? 

: « C’est à l’image de Dieu que l’homme a été fait. » Ce qui équivaut à dire :

 il a rendu la nature humaine participante de tout bien.

**

En effet, si la Divinité est la plénitude de tout bien et si l’homme est à son image, est-ce que ce n’est pas dans cette plénitude que l’image aura sa ressemblance avec l’archétype ?

 Donc, en nous, sont toutes les sortes de bien, toute vertu, toute sagesse et tout ce que l’on peut penser de mieux.

 Un de ces biens consiste à être libre de tout déterminisme

**

4) Différence entre l’image et son modèle  

 si l’ image  n’avait aucune différence avec elle, elle ne serait plus du tout un objet à la ressemblance d’un autre, mais exactement semblable au modèle dont rien absolument ne la séparerait

**

. Quelle différence y a-t-il donc entre la Divinité et celui qui est à sa ressemblance ?

Ceci exactement : l’une est sans création, l’autre reçoit l’existence par une création.

**

Universellement on admet le caractère immuable et toujours identique à lui-même de la nature incréée,

 tandis que la nature créée ne peut avoir de consistance que dans le changement

**

5) Tous les hommes sont à l’image de Dieu 

L’esprit habite semblablement chez tous

. Il n’y a pas de différence entre l’homme qui est apparu lors du premier établissement du monde et celui qui naîtra lors de l’achèvement du tout : tous portent également l’image divine

Grégoire de Nysse : l’homme un animal

20 décembre, 2011

 Au début de son livre sur « la création de l’homme » 

Grégoire de Nysse

s’émerveille devant la beauté de la création

et la grandeur de l’homme créé à l’image de Dieu 

mais dans la suite de son exposé

Grégoire de Nysse est plus réservé

et constate quand même

qu’il y a de l’animal  dans l’homme

,**

1) Les hommes et les animaux ont des caractères communs

Comme les animaux sont venus dans le monde avant l’homme

ils lui ont communiqué quelque chose de leur nature,

**

Mais ce qui est un bien chez les animaux peut devenir

un mal chez les humains

**

La colère ne peut être un point de ressemblance entre Dieu et l’homme ;

 le plaisir ne saurait non plus définir la nature supérieure

et la lâcheté, l’audace, le désir des grands biens, la haine

 ne sont guère des notes qui conviennent à la Divinité.

Ces caractères, c’est de la nature irrationnelle que la nature humaine les tire.

**

 Toutes les protections qui servent à la conservation de la vie animale

, transportées dans la vie humaine, donnent ces mouvements des « passions ».

 Ainsi le courage préserve les carnivores ;

et la recherche de la volupté est la sauvegarde des plus féconds.

**

 Dans la constitution de l’homme,

 toutes ces dispositions et autres semblables

 se sont introduites à la suite de notre naissance animale.

**

. Par son esprit déiforme, l’homme  porte les traits de la beauté de Dieu ;

 par les poussées en lui de ces « mouvements », il a  la similitude de la brute.

 

2) La lutte  entre l’animal et le divin dans l’homme

**

Souvent aussi son raisonnement s’abrutit

 et la plus mauvaise partie de notre être recouvre la meilleure

…, il se produit un renversement de l’empreinte de Dieu en nous

 vers l’image de la brute ;

**

 Ainsi le désir de la volupté

prend dans les péchés des hommes une telle extension

 et donne naissance à de telles variétés de fautes de plaisir

 qu’on n’en trouve pas de pareilles chez les animaux.

**

 L’excitation à la colère est de même famille que l’instinct des bêtes,

mais chez nous elle se développe par l’aide que lui apportent nos raisonnements.

 De là viennent le ressentiment, l’envie, le mensonge, les embûches, l’hypocrisie.

Tous ces sentiments sont le produit de la mauvaise culture de l’esprit.

**

Ainsi ce qui est gloutonnerie chez les porcs devient chez nous cupidité

 et la hauteur du cheval devient de l’orgueil.

 Tous les instincts qui venaient chacun de la nature irrationnelle de la bête,

 chez nous sont transformés en vices par le mauvais usage de l’esprit.

**

3) Victoire du divin sur l’animal dans l’homme

**

À l’inverse, si le raisonnement impose sa domination à ces mouvements, il donne à chacun d’eux la forme de la vertu

La colère devient de la force, la timidité de la prudence

 la haine devient le détournement du vice,

 la force de l’amour donne le désir de la vraie beauté

**

Ainsi l’on comprend sans mal que tous ces mouvements, dirigés en haut par l’activité supérieure de l’esprit, deviennent conformes à la beauté de l’image divine.

**

La vie de celui qui par la vertu s’est élevé loin des souillures consolidera en nous une meilleure idée de l’homme.

 

La vue de ceux en qui l’image n’a pas été obscurcie

confirme notre foi en la création de l’homme comme image de Dieu.

Grégoire de Nysse : Discours Catéchétique :Introduction

18 décembre, 2011

Le discours catéchétique

de Grégoire de Nysse 

n’’est pas toujours facile à lire

et ne nous ravit pas comme son remarquable récit

sur « la création de l’homme »

**

C’est un livre pour intello

il faut être fort en philo

Du reste, il est destiné pour les maitres en catéchèse

**

Grégoire de Nysse est rhéteur

professeur d’art oratoire

Il se plait dans les mots

affine ses raisonnements

**

Les questions qu’il pose

sont très intéressantes

et on a vraiment envie d’avoir des réponses

mais en vain

car la plupart du temps

on y comprend rien

Dommage !

**

Pourquoi le mal ?

Grégoire répond comme les gnostiques du désert

et les platoniciens de son temps

Le monde n’ a pas été créé par le Dieu Bon

mais par un démiurge ou un archonte 

un ange qui a voulu se rendre semblable à Dieu 
cliquez ICI

 **

-   Pourquoi l’incarnation ?

N’y avait il pas d’autre solution  pour assurer le salut de l’humanité ?

cliquez ICI

**

Autres questions

-  Comment Dieu peut il accepter de se soumettre à une naissance humaine

-  Pourquoi les hommes n’ont-ils pas tous la foi ?

 

Grégoire de Nysse : L’homme est à l’image de Dieu

18 décembre, 2011

 

Dieu est mort

L’homme n’est plus rien

C’est à cet homme abattu

que Jésus de Nazareth

s’était adressé

**

Jésus

a profondément respecté l’homme

Il a regardé le berger

il a aimé la petite vieille qui donne son obole au temple

la femme qui balaie sa case

le paralysé, l’aveugle

**

A Tous il a dit : Debout !

levez vous

vous êtes fils de Dieu !

vous n’êtes pas rien !

**

Les hommes sont devenus 

des esclaves de régimes totalitaires

croupissent  dans la misère

Les hommes sont humiliés ,bafoués,rejeté

plus que jamais l’homme est méprisé 

cliquez ICI

**

C’est peut être le moment de relire

un grand poète du 4é siècle

un grand théologien

Grégoire de Nysse

qui ne cesse de nous dire que nous ne sommes pas rien

Nous sommes  des fils de Dieu

**

A la même époque 

au 4é siècle 

les ariens 

s’époumonaient à dire que

Jésus n’était  pas Dieu

contre les évêques

qui au cours de nombreux conciles

se disputaient et se tiraient la barbe

en affirmant le contraire

**

Grégoire de Nysse  ,lui, dit 

l’homme est à l’image de Dieu 

et le prouve en particulier dans son discours catéchétique

**

L’homme est à l’image de Dieu

Il ne peut en être autrement

car Dieu nous a créé pour  partager sa gloire avec nous

Pour ce faire il faut que l’homme en soit digne

et capable de comprendre 

Il est donc à l’image de Dieu

**

C’est parce que l’homme est grand

que Dieu s’est incarné

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Grégoire de Nysse : Discours Catéchétique (V) : l’homme créé à l’image de Dieu

17 décembre, 2011

Dans son discours catéchétique

Grégoire de Nysse

répond à la question

Pourquoi Dieu a t il créé l’homme ?

**

1) Dieu nous a créé pour se faire connaître

le Dieu logos créateur de la nature humaine ,

lui qu’aucune nécessité n’a poussé à former l’homme, mais qui dans la surabondance de son amour a suscité par un acte créateur, la genèse d’un tel être

**

car  sa lumière ne devait  pas rester invisible

ni sa gloire sans témoins

ni sa bonté sans bénéficiaires …

du fait qu’il n’y aurait eu personne pour y participer et en jouir

**

2) Pour que nous soyons capables de le connaître, il nous a créé à son image

 

Ainsi donc si l’homme accède à l’existence en vue de prendre part aux biens divins ,il est forcement doté d’une constitution telle qu’il soit apte à avoir part à ces biens 

**

créé pour jouir des biens divins il devait avoir quelque affinité de nature avec  ce à quoi il est appeler à participer

est pourquoi il a été doué de vie , de raison de sagesse et de tous les biens dignes de la divinité

notre nature ne devait à aucun prix en être privé dans sa constitution ,mais elle devait posséder en elle même la disposition à l’immortalité pour que grâce à cette capacité innée ,elle put connaître ce qui lui est supérieur et éprouver le désir de l’éternité divine

C’est ainsi que l’homme a été créé à l’image de Dieu

 car la ressemblance qui est  celle de l’image

comporte l’ensemble de ce qui comporte la divinité

 

3) Puisque nous sommes fils de Dieu ,nous sommes libres

 

L’homme n’aurait pas été privé du plus beau et du plus précieux des ces biens ,je parle du don précieux de l’indépendance et de la liberté

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