Archive pour la catégorie 'Histoire de l’eglise'

L’Allemagne catholique du 19é siecle

19 avril, 2016

Rappel historique  

En 1848 la révolution a lieu aussi Allemagne

et à partir de 1850 la Prusse ,sous la direction de Bismarck, commence à réaliser l’union de « la petite Allemagne » en entreprenant les  trois guerres contre le Danemark,l’Autruche et la France

En 1871, le roi Guillaume de Prusse est couronné premier empereur allemand à  Versailles

En 1872 commence le combat pour la civilisation (Kulturkampf)

Bismarck n’apprécie pas le dogme de l’infaillibilité du pape

Il coupe les ponts avec le Vatican 

Les « lois de Mai » sur le clergé ressemble à la «  constitution civil du clergé » votée pendant  la revolution  (Fliche tome 21 p389)

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L’église Catholique

Dans son épilogue du 2é tome de son « Allemagne religieuse catholique » Georges Goyau écrit   

 Au début du 19é s l’église catholique allemande était moribonde; Son apparente fragilité ,sa pauvreté ,n’inspiraient que mépris ..Elle avait perdue ses cadres….La main de Dieu enlevait ses évêques…La main des hommes supprimait les évêchés »

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Les ordres religieux étaient tous partis  

Plus de bibliothèques monastiques !

Plus d‘université !

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Ce n’est pas auprès des rois, que l’église  trouvait le salut .Les bienfaits de Louis 1 de Bavière furent éphémères 

 la classe supérieure est comme possédée et égarée : Une sorte de vent d’orage s’est engouffré dans le manteau de son orgueil et de sa vanité ;..Ces gens ignorent  où ils vont » (Görres)

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L’église se ressaisit

ce fut d’abord  le cercle de la princesse Galitzine à Munster 

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Ce fut Gorres et la table ronde  à Munich

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Ce fut la forte personnalité de Johanne Sailer

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Ce fut aussi l’influence des romantiques 

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En politique ,de 1838 à 1848 l’épiscopat prit  nettement conscience qu’il lui fallait opter entre 2 parties

l’obéissance à Rome ou l’esclavage à l’endroit de l’état 

C’est en se rattachant à Rome  d’une façon plus étroite et plus confiante  que le catholicisme allemand prépara une époque nouvelle durant laquelle il serait prospère et respecté (Goyau)

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Ce fut l’action, de Geissel

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Ce fut l’assemblée de Wursbourg

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Les écrits de Döllinger

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Le social

 La fin du siécle l’église allemande  bien avant « rerum novarum »

fut tres attentive aux problèmes sociaux  

avec Ketteler

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et Kolping 

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Les exégètes protestants allemands du 19é siècle

18 avril, 2016

Au cours du 19é siècle

les exégètes allemands étaient  non seulement érudits

et connaissaient les langues anciennes

mais aussi audacieux

car ils osaient critiquer des livres qui devaient rester inviolables aux yeux des croyants

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Ces chercheurs étaient protestants

et par conséquent, plus libres

Ils n’avaient pas peur des foudres des théologiens du Vatican

 

David Friedrich Strauss, (1808-1874) et « les vies de Jésus »

Strauss est un théologien protestant Allemand qui enseignait à Tubingen

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Il est surtout connu en tant qu’historien 

En 1835 il écrit « la vie de Jésus » 

et démontre que les évangiles ne sont que des mythes et non de l’histoire

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David Strauss est révoqué par les autorités de l’université  et vécut désormais comme professeur de lycée

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En 1854 Lidwig Feuerbach (1804-1872 )

publie « L’essence du christianisme »

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En 1863 Renan  prend la relève en France

et écrit sa « vie de Jésus »

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En 1865 Strauss se réveille et écrit « Le Christ de la foi et le Jésus de l’Histoire »

pour répondre à un livre posthume de Schleiermacher édité sous le titre « La Vie de Jésus ».

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Charles-Henri Graf (1815-1869)

né à Mulhouse

étudie à Strasbourg

puis enseigne en Allemagne  

En 1866 il publie « Les livres historiques de l’Ancien Testament »

et  en 1869 « le prétendu corpus du pentateuque »

où il est le premier à mettre en doute les dates de composition des livres du pentateuque

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Julius Welhausen (1844-1918)

Ce théologien protestant est le fils d’un  pasteur

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A partir de 1862 il étudia la Théologie à Göttingen

et se passionne pour les livres de l’Ancien Testament,

Il  découvre  les livres de Karl Heinrich Graf sur l’ Ancien testament

et se penche à son tour sur les sources du pentateuque

n 1872 Wellhausen  il écrit sur les livres de Samuel

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Les 4 sources du pentateuque

c’est alors qu’il élabore une  hypothèse sur les 4 sources de l’Ancien testament

qui sont encore très utiles pour les chercheurs modernes

 le  document jahviste (J), où le Dieu d’Israël est nommé  YHWH

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Sa fixation (orale ou écrite) aurait eu lieu à Jérusalem à la fin du Xés avnat jésus Christ sous le règne de  Salomon,

le document Elohiste (E), où le Dieu d’Israël est nommé  Elohim,

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le Hiqtoire deuteéronomiste (Dt)

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le Document sacerdotal .(P)

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Harnack

Docteur en théologie ,en droit  en médecine  et en philosophie, il  est considéré comme le théologien protestant et l’historien de l’Eglise le plus considérable de la fin du XIXés  et du début du XXé s

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C’est ainsi qu’en 1902 Loisy écrivit « l’évangile et église » (le petit livre rouge ) 

pour réfuter le livre « sur l’essence du Christianisme » écrit par Harnack

c’est ainsi que commença en France la crise moderniste

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L’Assemblée de Wurtzbourg en 1848

17 avril, 2016

Cette assemblée fut convoquée à Wurtzbourg  par Mgr Geissel -archevêque de Cologne après la révolution de 1848

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Mgr Geissel  qui semble avoir préparé cette réunion avec Dollinger

veut réveiller les catholiques et  réfléchir sur la situation de l’église en cette période de crise révolutionnaire 

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Le constat

En cette année décisive  de 1848 Geissel  constate  dans un rapport préliminaire 

qu’il existe désormais  en Allemagne 2 forces politiques qui s’opposent

d’une part « une bureaucratie vieillissante »

et d’autre part « la jeune démocratie radicale »

Or toutes les 2 sont hostiles au catholicisme 

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L’Eglise doit donc se préparer  à se passer de l’Etat

 ou du moins à limiter les droits de l’Etat sur l’église

Les protestants déjà s’efforcent dans toutes l’Allemagne d’unifier leurs énergies

et de s’ériger en puissance capable de faire face aux exigences de l’état

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Les laîcs catholiques  présents dans les assemblées parlementaires et s’intéressant aux questions religieuses prouvent ainsi leur capacité de défendre l’église

Le petit clergé aussi se réveille et réclame la réunion de synodes

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Décisions de l’Assemblée

Les catholiques ne réclament pas une séparation de l’église et de l’état

Mais  seulement une plus grande liberté

Ils  réclament  leurs  droits sur l’enseignement

Ils  veulent choisir eux-mêmes leurs curés et leurs évêques en toute liberté 

Ils  veulent pouvoir se réunir en synode régulièrement

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Certains théologiens dont Döllinger parlaient  d’établir « une église nationale allemande » mais Geissel trouvait que ce projet était dangereux et risquait de diviser les catholiques allemands …ce qui arriva du reste plus tard avec les « vieux catholiques »  avec qui Döllinger pensa se rallier un moment  après la proclamation de l’infaillibilité du pape 

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Par contre Geissel voit le salut des catholiques allemands dans un rapprochement de plus en plus grand avec Rome

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Une pentecôte allemande ?

Ce fut « une véritable pentecôte de l’église germanique réssucitée »

« L’espérance y soufflait.

L’église d’Allemagne ressuscitée, faisait  bonne figure aux nouveautés

Certains se demandaient si la révolution de 1848 n’avait pas été providentielle pour l’église 

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Geissel écrivait à Pie IX

Nous ne nous opposerons pas aux désirs et aux tentatives des allemands pour constituer leurs états d’une façon nouvelle ,mais nous ferons usage des libertés publiques  pour le plus grand avantage de l’église

(G Goyau. L’Allemagne religieuse  tome 2 chapitre sur 1848 ) 

Le rapprochement des catholiques allemands avec le pape

15 avril, 2016

Le Cardinal Geissel ( 1796- 1864)

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En 1818 Geissel est ordonné prêtre

En 1837 il est nommé évêque de Spire puis de Cologne en 1845

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Il négocie très habilement avec les autorités en Allemagne qui pour cela avaient beaucoup d’estime pour  lui 

Le roi Louis 1 de Bavière l’ennoblit  en 1839 

Le pape Pie IX le nommera cardinal en 1850

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A la tête du clergé allemand 

le plus ardent défenseur du pape est certainement  Geissel

Il reprouve l’attitude de certains évêque français qui  à son avis sont un eu trop gallicans

Il approuve le syllabus

Il se réjouit quand le pape proclame  le dogme de l’immaculée conception

Il aurait certainement  voté pour l’infaillibilité du pape ,mais il est mort avant le concile 

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Aloïs Flir (1805-1859)

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Ce tyrolien séjournait à Rome et n’appréciait guère les italiens au début de son sejour en Italie 

en 1853 il écrit

« Rome  ,comme ville m’est une nausée .Les églises  ne m’inspirent qu’antipathie … c’est en 1854 que j’ai appris à estimer véritablement la science allemande …On trouve ici à peine ce que en Allemagne  on nomme la science allemande … Avec cela les italiens ont un immense orgueil .Ils se réputent comme des savants infaillibles

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Puisque les italiens méprisent les allemands ,

Aloïs Flir entreprend en  devenant responsable du collège de l’Anima à Rome,de faire connaître le science Allemande…

Mais en se faisant ,  il s’aperçoit que la dite science n’est pas si parfaite et lui qui admirait Gunther et les philosophes finit par déclarer que  leur « superbe et leur intolérance lui déplaisait « 

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Ainsi  peu à peu il apprend à estimer les italiens

et milite en faveur du pape

Il meurt à Rome recteur du collége de « l’Anima »

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Comme Kolping fut un peu l’Ozanam des allemands

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Flir en fut le Mgr de Ségur  

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Görres et la table ronde  

Evidemment  Görres aussi travailla pour rapprocher Rome et  les allemands

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Döllinger (1799-1890)

15 avril, 2016

 Né en Bavière, Döllinger est  un prêtre, allemand  historien et théologien

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Un théologien.

Döllinger ,est devenu prêtre avant tout pour être théologien

Sa détermination est telle qu’en 1850 il refusera l’archevêché de Salzbourg

pour continuer à faire de la théologie

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En 1832 il reçoit Lamennais et ses amis Lacordaire  et Montalembert  à Munich.

En 1842 il fréquente les théologiens britanniques d’Oxford

En 1848 il semble encore ultramontain

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La science Allemande

 La théologie enseignée en  Allemagne est bien supérieure à  celle qui est enseigné à Rome en particulier par les jésuites

« l’attachement des Jésuites  au thomisme les disqualifiait  

(G. Goyau dans L’Allemagne religieuse tome 2  p 252 )

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Döllinger proclamait que Rome avait vraiment  besoin de l’Allemagne  qui cultivait  et développait « la conscience

scientifique de l’église »

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en 1863 lors d’un congrès à Munich, Döllinger  déclare  

«Dans les choses religieuses  c’est la théologie qui donne à la saine opinion publique  son essence et sa vertu … et devant cette opinion  ,à la fin tous s’inclinent ,mêmes les chefs de l’église …

Cette théologie serait elle en France ,…en Espagne .. en Italie…. Non ! mais elle est  en Allemagne

…Puisque les 2 yeux de la théologie sont la philosophie et l’histoire et que dans ces 2 domaines l’Allemagne devenait l’institutrice  de toutes les nations (p 257)

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  De plus il trouve que  Rome reléguait trop souvent à l’arrière plan les particularités des peuples et  ne se rendait  pas compte que le catholicisme allemand vivait quotidiennement  en face du protestantisme  et que pour cela, il fallait des armes nouvelles p 238

Döllinger voudrait donc  « une église nationale allemande »  qui tout en restant unie à Rome aurait sa vie propre

Contre l’avis des  évêques allemands, Döllinger préfère la théologie enseignée dans les universités ouvertes au monde extérieure à celle des  séminaires qui sont repliés sur eux mêmes 

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Les états pontificaux

En 1861 la situation des états  temporels du pape préoccupe tous les esprits 

Et Döllinger écrit« l’Eglise et les églises »

 « ce livre est un chef d’œuvre admirable à plusieurs égards et qui est destiné à produire un bien incalculable et à fixer l’opinion à ce sujet » (Gratry)

Il  ne désire pas la fin de la souveraineté temporel du pape….mais ne la réclame pas non plus comme Montalembert et Dupanloup qui se battaient en faveur  des états du pape..

Il propose même au  pape Pie IX  de venir s’installer en Allemagne ce qui contribuerait  à parfaire l’éducation  désastreuse de la curie romaine

 « le germanisme  rendrait  Rome intelligente » (Goyau p 247 tome IV)

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Döllinger est excommunié    

En 1854 Döllinger réagit contre le  dogme de l’Immaculée conception

en 1864 contre le syllabus »

et en 1870,  contre le  dogme de  l’infallibilité du pape

« En tant que chrétien, en tant que théologien, en tant qu’historien et en tant que citoyen, je ne peux accepter cette doctrine. »

Il est donc excommunié .mais soutenu par les universitaires, il est élu recteur de l’Université de Munich.

Discussions sur la raison et la foi en Allemagne au cours du 19é s

13 avril, 2016

Qui est Dieu ?

Kant :

Selon Kant « On ne peut rien savoir ni sur Dieu ni sur l’âme ni sur l’au-delà »

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Gunther :

Au contraire ,ce théologien catholique  essaie d’expliquer les mystères en  raisonnant

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Möhler :

Pour ce prêtre catholique, ami du protestant August Neander

on ne parvient vraiment à Dieu

ni par la raison

ni par la foi

mais par le vécu et l’expérience

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Ce sera l’opinion professée en partie ,à la fin du siècle

 par le premier concile du Vatican qui condamnait le fidéisme

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Friedrich Schleiermacher

rejoint la pensée de Möhler et de Neander

Le parfait chrétien qui saura le mieux s’observer lui-même, sera le plus parfait théologien

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Görres 

Ce mystique découvre Dieu

en apprenant l’histoire des hommes

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Hegel :

Dieu est perçu différemment par les hommes

au cours des siècles

en fonction de leur vécu et de leur culture

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Hegel admiratif des Lumières et de la Révolution dans sa jeunesse, dira plus tard que la Révolution et le rationalisme abstrait ont conduit à la Terreur. Il cherche donc à élaborer une rationalité qui s’accorde avec le réel.

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NB

Newman dans le même temps

expliquait aux anglicans

le rôle de l’imagination et de la raison

au cours de nos recherches sur Dieu 

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Parmi les romantiques allemands : Zacharias Werner

12 avril, 2016

Les romantiques allemands

écrivains ou artistes 

attirés par le gothique et le moyen äge

contribuèrent  fortement

à la renaissance du catholicisme en Allemagne 

au cours du 19é s

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Görres

était un romantique

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Fréderic Schlegel,

faisait parti du « cercle d’Iena » à l’origine de l’école romantique

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Schlegel consacrera les 20 dernières années de sa vie à l’apologie de l’Eglise en écrivant

« une  Histoire de la littérature ancienne et moderne, »

(G. Goyau dans L’Allemagne religieuse tome 1 p 191)

que l’on peut comparer au  « génie  du christianisme » de Chateaubriand

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Novalis

grand ami des 2 fréres  Schlegel

fut aussi attiré par les catholiques 

mais il mourut protestant  

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Werner  Zacharias (1768-1823)

Ce poète ,dramaturge et prédicateur

fut une des figures les plus originales parmi les romantiques allemands

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Sa mère, déjà avait un petit grain !

Elle se prend pour la Vierge Marie et croit avoir donné naissance au Messie 

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Jeune ,Zacharias a une vie dissolue .Un vrai poète libertin ,II se marie 3 fois

« sans parler des péripatéticiennes qu’il « chassait » au palais royal quand il se rendait à Paris

« même sur les saintes collines de Rome j’ai été criminel : J’ai déshonoré Rome et me suis déshonoré moi même

Subitement en 1810 il se convertit

En 1813 il entre au séminaire

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En 1815 ,la diplomatie européenne réunies à Vienne en congrés ,se pressait aux sermons d’un prêtre qui s’accusait de ses propres péchés et qui parlait en prophète  : « Un Augustin doublé d’un Savonarole :C’était Werner  (P205)

Le  matin,  on allait entendre le nouveau saint Paul en chaire .

Le soir,     on applaudissait au théâtre ses drames de jeunesse : Attila ,Luther, le fils de la Vallée ;

et du haut de la chaire ,Werner ,maigre et blême, lançait de ses yeux caves et de sa voix caverneuse

l’anathème contre ses propres drames

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Dorothée la femme de Schlegel écrivait à son mari

« les prédications de Werner ici continue de faire « furore » ;  Des gens s’y rendent qui de mémoire  d’homme ,n’allaient pas à l’église ;

Ils ont des invectives contre lui ,mais s’y rendent toujours .. (p205)

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Romantique dans l’âme ,Werner allait se faire rédemptoriste  quand subitement il mourut

Görres (1776-1848) : L’historien des mystiques. le « gourou » de « la table ronde » à Munich

11 avril, 2016

Görres et né à Coblence en 1776 et meurt à Munich en 1848

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Le journaliste

Görres se fait d’abord remarqué en tant que  romantique  et journaliste miltant e »n faveur des catholiques

 il y a une entente générale dans toute l’Allemagne protestante ,pour dénaturer  et évincer les livres catholiques ;il nous faut un périodique de pénétration générale « 

Ce sera le journal ‘Catholique’

Les romantiques avaient réintégré le catholicisme dans l’art

Görres réintégrait le catholicisme par la science, et supprimait les cloisons étanches entre la révélation et le savoir 

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Professeur d’histoire

En 1833 le roi Louis1 de Bavière ouvre l’université de Munich et demande à Görres d’y enseigner l’histoire 

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Görres enseigne une  philosophie de l’histoire plutôt que l’histoire elle-même »

Pour lui l’histoire est 

La servante de la fraîche et verte vérité qui n’ a pas besoin de manteau pour se couvrir

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Görres cherche Dieu

Et le devine à travers les événements  historiques

« et si Dieu voulait se taire, il lui arracherait ses tacites pensées » 

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Ancien romantique, il célèbre les « oiseaux des tempêtes» qu’avaient été les mystiques du moyen âge

Le jeune Montalembert qui a suivi un moment ses cours écrivit   

Là s’ouvrit pour moi une source nouvelle d’études et de jouissances :La nature envisagée sous le point de vue catholique  et populaire du moyen âge

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La mystique

Entre 1836 et 1842 il publie 5 volumes sur « La mystique divine, naturelle et diabolique »  « 

Troublante encyclopédie de tous les merveilleux ,diabolique et divin, scientifiquement classés. Les extatiques s’y racontent et les stigmatisées saignent

La mystique  de Görres est peut être la protestation la plus ferme et la plus vigoureuse que la science catholique ait faite de nos jours contre le rationalisme des temps modernes (Freppel)

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La table ronde

Görres est un charismatique ,un polémiste mais aussi un rassembleur

Des  littérateurs ,artistes ,juristes, théologiens … se rassemblèrent  autour de lui pendant plus de 20 ans

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On rencontrait autour de « la table ronde » des juristes , des canonistes ,des hommes qui  voulaient que les catholiques interviennent activement dans  la vie politique 

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On rencontrait Clément Brentano, un poéte et un mystique

C’est lui qui poussa Görres à écrire sa « mystique’ »

C’est encore lui qui fera connaître Catherine Emmerich en écrivant sa vie

 cette princesse de contes de fées qui ne pouvait ouvrir la bouche sans en laisser échapper des perles » (Döllinger )

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Sous le toit de « papa Görres » on faisait mieux que de nouer des relations ,l’on resserrait des liens d’âmes

Quels nobles et ardents entretiens….les apologies enflammées du vieux Görres ,les savantes déductions, de Döllinger ,la verve originale de Brentano (Falloux)

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Lamennais ,Montalembert ,Lacordaire  rencontrèrent Görres à Munich en 1832  

(Voir le chapitre sur l’école de Munich par G. Goyau dans L’Allemagne religieuse tome 2)

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« La table ronde » de Görres  et « le cercle » de la princesse Galitzine 

On a vraiment envie de comparer la table ronde du «papa Görres » de Munich

avec le cercle de la « sainte famille » de Munster

réunie autour  de la princesse Amélie Galitzine

vers 1800

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La principauté de Munster au début du 19é siècle

10 avril, 2016

Munster était au début du 19é s une principauté ecclésiastique

gouvernée par un évêque

En 1802 elle fut sécularisée par la Prusse

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Le diocèse était géré par 2 prêtres remarquables 

 

François  de Fürstenberg (1729-1810)

Il  était le vicaire général de Munster depuis 1762

puis il fut exclusivement préposé à l’instruction publique à partir de 1780

C’était à la fois  un homme « éclairé » et un croyant strict et zélé

D’une part, Il luttait contre l’ignorance et  voulait que le peuple soit instruit  

D’autre part, il rejetait  un certain rationalisme  qui ne s’attachait qu’aux choses matérielles

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Bernard Overberg (1754-1826)

Ce prêtre pauvre et zélé fut appelé par Fürstemberg  pour le seconder aux service des écoles

C’était  un saint et en un excellent pédagogue

Il était  aussi très estimé par la princesse Galitzine qui le choisit comme directeur spirituel

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Sur l’obélisque qui lui fut érigé, il était écrit

Instituteurs des instituteurs pendant 43 ans. Ainsi lui fut il donné de devenir le bienfaiteur de toute le ville de Munster…une grande partie de la jeunesse d’Allemagne est ,de plus en plus, élevé d’après sa méthode .IL provoquait le règne de Dieu par ses paroles et par ses actes (G Goyau L’Allemagne religieuse 1 p 287)  

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En outre, 2 personnages illustres vinrent habiter dans cette ville 

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La  princesse Amélie Galitzine  (1748-1806)

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Cette princesse érudite et dévote , qui retrouve la foi en 1786

fut attirée par la sagesse de Fürstenberg et vint s’installer à Munster

L’ancienne amie des philosophes, de Diderot… de Jacobi ..  était aujourd’hui l’amie des hommes d’église ;Elle s’éclairait en les écoutant ,ils s’éclairaient  en la faisant  parler  .Overberg mangeait à sa table et vivait sous son toit.  Fürstenberg la visitait  presque chaque jour (G Goyau, l’Allemagne religieuse p 254)

La sainte famille de Munster réunie autour de la princesse était  plus qu’un laboratoire de pensée chrétienne  ; elle était comme une fédération d’âme sœur et mieux encore….Toutes ses âmes ensemble montaient de Platon vers le Christ  (p 284)

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Stolberg écrit en 1806

 « Ce fut une des âmes les plus riches ,les plus grandes et les plus aimables qu’il  ait connu …des philosophes l’ont admirée pendant  sa vie .. ;et l’innocente  jeunesse de son village met des fleurs sur sa tombe »( p 285)

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Friedrich Stolberg

fut attiré aussi par la ville de Munster

et par l’ambiance fervente et catholique  qui y régnait

et vint y habiter à son tour  

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Friedrich Stolberg (1750-1819) poéte et historien

8 avril, 2016

Le comte Friedrich Léopold de Stolberg est un poète allemand

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Un jeune exubérant

 « attablé chez la mère de Goethe, le jeune Stolberg  demanda à boire du sang des tyrans »

et en même temps il détestait « le poison de Voltaire » (G Goyau l’Allemagne religieuse1 p 175)

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Un poète ,un savant

Il traduit l’ Iliade (1778),Platon (1796 à 1797),Eschyle (1802) et Ossain (1806)

Cependant il refusait d’encenser les dieux grecs et proclamait que

si la poésie n’est pas consacrée à la vérité ,elle scintille mais ne réchauffe pas »

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Sa conversion

Stolberg  cherchait cette chaude vérité

mais ne trouvait chez les pasteurs qu’une froide théologie 

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Avec  sa femme il lit Fénelon ,et François de Sales

puis étudie « le catéchisme du concile de Trente » et « l’exposition de la doctrine catholique  par Bossuet

et surtout ils rencontrent  la princesse Gallitzin

une femme savante qui tient salon à Munster 

une femme dévote qui a retrouvé sa foi catholique en 1786

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Stolberg écrit  « Elle est à l’aise avec son Dieu ,ne vivant que pour lui et dans lui » (p 178)

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Amélie Gallitzin fut pour les Stolberg ce que sera Bloy pour les Maritain

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En Mai 1800 Stolberg  recevait avec sa femme  le baptême dans la chapelle de la princesse Galitzine à Munter

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Histoire de la religion de Jésus

Cette histoire fut  éditée en 15 volumes  entre 1807 et 1819 date de sa mort 

une histoire qui commence avec la création du monde et se termine avec la mort de saint Augustin  

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« Dans ces 15 volumes, la science souvent est fraîche et trop fraîche ,

mais l’âme est chaude ,toujours chaude

trop longtemps on avait grelotté sous la froide étreinte du rationalisme .Solberg voulait aller au-delà

 par la même qu’elle est humaine ,la raison humaine ne peut atteindre à la connaissance des vérités divines et Dieu réserve cette connaissance à l’humilité qui écoute sa parole et à elle seule  (p 276)

….L’étude de l’histoire de Jésus est avant tout une  chose de cœur  

 

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