Archive pour la catégorie 'François de Sales'

« Sainte Chantal (1572-1641) » par Henri Bremond, un livre mis à l’Index

12 juillet, 2014

 

Cette biographie de  Sainte Chantal par Henri Bremond

fut  parait il mise à l’index

Pas étonnant !

Trop d’ironie !

Trop de petites pointes acérées contre des biographes timorés

qui ont peur de ternir l’image de leur Sainte

trop humaine

un peu trop joyeuse taquine

voire mondaine 

dans sa jeunesse

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Bremond écrit

En vérité les hagiographes sont des êtres singuliers

Ils  n’ont jamais vu jouer un enfant et  tremblent toujours pour le réputation de leur héros ..

Ils le veulent constamment ,uniquement saint  

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Pensez ! Chantale aimait son mari

Elle pleure quand il meurt en 1601

après un accident de chasse

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Un régal

ce livre contesté est un régal

bien écrit

digne de madame de Sévigné la petite fille de Jeanne de Chantal

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Un livre qui nous fait aimer  une sainte si humaine

La jeune fille naïve sinon frivole

la jeune épouse qui gère sa maisonnée avec tant de sagesse

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La protégée si affectueuse  de François de Sales

et la fondatrice de la visitation

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Sainte Chantal jeune épouse et mère de 6 enfants devient religieuse

12 juillet, 2014

 

En 1912 Henri Bremond  dans une biographie sur sainte Chantal

nous donne un récit plein de fraicheur

sur une jeune femme

de son temps

épouse d’un mari volage

mère de plusieurs enfants

veuve

et enfin religieuse

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Le mariage

Cette jeune femme est Jeanne-Françoise Frémyot

qui se marie avec un Rabutin,en 1592  

et devient ainsi la baronne de Chantal

à l’âge de 20 ans

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Assez vite son mari ,

(un Rabutin, ne l’oublions pas !)

lui  avoue qu’il est presque ruiné

et qu’en outre il est obligé de reprendre bientôt la campagne

en tant que militaire 

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ll lui fait donc comprendre délicatement 

qu’il  comptait sur elle

pour remettre  à flot les affaires de sa maison ,pendant son absence (Sainte Chantal p16)

Ce qu’elle fit

magistralement ! (p 16)

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Le ménage est vraiment unis

ils eurent 6 enfants

Malheureusement son mari Christophe de Rabutin meurt

en  1601, victime d’un accident de chasse.

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La veuve

En 1604, Chantal  rencontre François de Sales

venu à Dijon pour prêcher un carême

et le choisit comme directeur spirituel

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On vit alors la baronne de Chantal

à cheval et chantant  des psaumes

sur les routes de Bourgogne  

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Elle plaçait  dans un petit sac à l’arçon de sa selle

le livre des psaumes

mis en vers par  Philippe Desportes  abbé de Tiron p 66)

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Elle n’avait jamais revu le malheureux qui avait  bien involontairement tué son mari

et  se révoltait à la pensée de le revoir

Elle avait repoussé d’une manière frémissante et catégorique

ceux qui avaient tenté de l’acheminer à cette cruelle entrevue

Mais a la demande de  François de Sales

elle fit quand même la démarche douloureuse 

et quand le malheureux devint père ,

elle lui offrit d’être la marraine de l’enfant ( Sainte Chantal p 68 )

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Le tatouage

Son entourage voulait qu’elle se remarie

et on lui présenta un prétendant

C’est alors que de sa propre main

elle gravit le nom de Jésus sur son cœur  p 70

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A Dijon elle fréquenta pendant 4 ans les carmélites  de la ville

jusqu’en 1610 ,quand François de Sales lui demanda de venir le rejoindre à Annecy

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C’est ainsi qu’elle ne devint pas carmélite

mais que la « visitation » qu’elle va fonder avec François

ressemblera  au « carmel » p 76

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La « Visitation » de Sainte Chantal et de Saint François de Sales

8 juillet, 2014

En 1610

Chantal et François de Sales ouvrent à Annecy

le premier couvent des visitandines 

François y pensait depuis longtemps

mais c’est un savoyard

et il a pris  son temps

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En 1604 il rencontre à Dijon

une jeune veuve  la baronne de Chantal

C’est avec elle qu’il va réaliser  son projet

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Henri Bremond  dans sa biographie sur sainte Chantal

nous raconte l’amitié grandissante entre elle et François

puis la prise en main des ‘visitandines  par Chantal 

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Une  amitié grandissante

Ce fut certes  un amour platonique

mais un grand amour quand même

de deux grands mystiques   

qui exprimèrent leur admiration mutuelle

dans une  correspondance très abondante  

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Ce sont des lettres qui ont dues terriblement gêner les hagiographes

car ils en parlent peu

Bremond ,lui, en est tout ému ! 

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Voilà ce que François écrivait à sa « chére fille »

Dieu ce me semble m’a donné à vous ,

je m’en assure toutes les heures plus fortement (Brémond Sainte Chantal p 122 )

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Dés le commencement que vous conférâtes avec moi de votre intérieur

Dieu me donna un grand amour de votre esprit

…quand vous vous déclarâtes à moi plus particulièrement ,

ce fut un lien admirable à mon âme pour chérir  de plus en plus la vôtre (p 123)

**

A l’honneur de Dieu, que ceci ne se communique  point à personne ,

car j’en ai dit un petit peu trop ,quoique avec toute vérité et pureté

**

Ainsi de suite ..de lettres en lettres

Quelle aubaine pour Bremond !

Quelle gêne pour les « pisse-vinaigres » 

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La fondatrice

En vieillissant Chantal semble perdre la fraicheur de sa jeunesse

sans doute sous le poids de ses responsabilités

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Il me parait en effet indiscutable, un certain nombre de visitandines ont eu parfois

quoique rarement, l’occasion de trouver leur supérieure séche ,

plus cassante et plus sévère qu’elles ne l’auraient voulus (Bremond p 190)

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Elle même écrit 

je suis faite de telle façon qu’il faut que je dise franchement

 que le blanc est blanc ,et que le noir est noir

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En fait elle avait un accueil facile ,encourageant

 pourvu que l’on abusa pas trop de sa patience

elle écoutait véritablement les sœurs  selon leurs besoins

 avec une aimable bonté et patience

 mais après cela elle coupait court aux superfluités  avec une si grande fermeté

 que l’on avait pas l’assurance de s’approcher d’elle pour cela  p 192

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Elle disait qu’une des choses qui lui pesait davantage ,

en la charge de supérieure  etait l’obligation de conscience

de faire la correction et de donner des pénitences

La « visitation » au 17è siècle : Une congrégation de « dévotes » ou des « moniales du désert »

7 juillet, 2014

La « Visitation » congrégation de religieuses

fondée par François de Sales et Sainte Chantal

n’est déjà plus tout a fait au 17è s ce que voulaient les fondateurs

c’est-à-dire une  société de  sœurs toute dévouées à Jésus Christ

ne cherchant que la Volonté de Dieu

dans un esprit tout a fait évangélique

et sans austérités exagérées

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Les visitandines ne sont elles pas tombées  très vite dans les mêmes travers

que les moines du désert des premiers  siècles

pour qui apparemment suivre Jésus consistait à « souffrir pour le Christ »

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Le monde est mauvais 

il faut y renoncer

et faire pénitence

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Certes ! François de Sales

écrit dans le « traité de l’amour de Dieu »

« Notre libre  arbitre n’est jamais aussi libre

 que quand il est esclave de la volonté de Dieu

comme il n’est jamais aussi esclave que quand il sert notre propre volonté »

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Oui ! il faut faire la Volonté de Dieu 

et renoncer à soi même

« Que celui qui veut  être mon disciple, qu’il renonce à lui même et qu’il me suive » (Mc 8,31)

**

Mais « renoncer à soi même » ne veut pas dire

rechercher la souffrance

et vivre en ascète

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Delumeau dans son livre : « un chemin d’histoire »( p 216 à 230)

écrit 

« Au 17è siécle ,chez les Visitandines ,l’austérité était devenue extrême

Beaucoup de sœurs ne prennent pour toute nourriture que le minimum vital

jeûnant une grande partie de l’année

Elles recherchent les mets grossiers ou ceux qu’elles détestent 

Certaines sœurs vont juqu’à manger des insectes

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Au prix de souffrances extraordinaires ,elles luttent contre le sommeil

L’hygiène corporelle est considérée comme tout à fait superflue et à ce titre blâmable » 

**

Non !

Cela n’est pas l’évangile !

au contraire de telles pratiques ne peuvent que nous détourner de la religion !

**

« Dés leur entrée au cloitre les sœurs sont « mortes au monde »

 et elles s’efforceront à mourir à elle même ,en pratiquant une morale très austère

Mais !

« mourir au monde » veut dire « mourir au péché » 

et renoncer au mal

mais Jésus n’a jamais dit qu’il fallait de telles austérités 

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Au contraire !

« Voyez les oiseaux du ciel .. ;Observez les lys des champs » (Mtt 6,26) 

Ne Soyez pas inquiet ! Vivez dans le joie

Votre père celeste vous aime 

«  C’est l’amour que je veux et non les sacrifices » 

François de Sales (1567-1622) et les protestants

6 juillet, 2014

François de Sales 

et né au château de Sales en 1567

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En 1534 ,François de Sales est envoyé par son évêque

dans le chablais autour de Thonon

pour reconquérir le territoire

envahi par les protestants 

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Thonon

Thonon avait été une des grandes villes

 d’ Amédée VIII  premier duc de Savoie

né à Chambéry 

et qui fut pape un court moment en 1439

sous le nom de Felix V

On ne peut pas plus catholique !

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Il avait  construit son palais de Ripaille à Thonon

à coté du prieuré des chartreux

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Des chartreux à Ripaille …curieux !

Toujours est il qu’un siècle plus tard

Thonon et le chablais

sont devenus protestantes

et on n’y dit plus la messe 

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Il faut reconquérir la ville

et toute la région

ce  fut l’affaire du jeune  François de Sales entre 1594 et 1596

et ce ne fut pas rien

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La conquéte  

: « C’est par la Charité qu’il faut ébranler les murs de Genève,

 par la charité qu’il faut l’envahir, par la charité qu’il faut la recouvrer

. Je ne vous propose ni le fer ni cette poudre dont l’odeur et la saveur rappellent la fournaise infernale …

. Nous devons vivre selon la règle chrétienne,

de telle sorte que nous soyons enfants de Dieu non seulement de nom, mais encore d’effet. »

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Les tracts et la publicité

Puisque personne venait  l’écouter 

François  imprima ses sermons sur des tracs

ce qui lui vaut d’être le patron des journalistes 

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Il est vrai que du coté des protestants

Calvin composait des cantiques

pour répandre la bonne nouvelle 

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Luther composait son catéchisme

et demandait à Durer et Cranach

pour répandre des gravures et des images pieuses

malgré les huguenots iconoclastes

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les uns comme les autres avaient dejà le sens de la publicité

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Théodore de Bèze

Thoron c’est près de Genève

François par 3 fois en 1597 essaie donc de rencontrer Theodore de Béze qui  avait succédé à Calvin

mais ce fut en vain

 Béze est un parpaillot de vieille roche ,

un calviniste granitique où s’usent en vain les serres du faucon papiste .

le  miel ne corrode pas le silex

Titan de 78 ans Bèze est trop vieux, trop dur (François de Sales par François Angelier p 122)

François  avait alors 30 ans

un jeunot

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Evêque

François devient évêque de Genéve en résidence à Annecy

Il fonde la visitation en 1610

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Il meurt en 1622

 

François de Sales, le pape François et François Xavier ont « ras le bol » des théologiens

5 juillet, 2014

Les controverses de François de Sales

François de Sales  doit d’abord se battre contre les protestants 

dans le Chablais

et  même  à Genève

chez  Théodore de Béze

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Il se bat aussi avec les catholiques eux mêmes

lors d’une discussion en 1605 entre les dominicains et les jésuites

sur la liberté et la grâce

L’empoignade est féroce

et aucune conclusion ne s’annonce

Ras le bol !

**

Las ! François  réagit

Ce n’est pas le moment de se disputer

il faut s’aimer

**

Plus tard François de Sales  écrivit à propos de cette discussion  

Il y avait beaucoup d’autres choses desquels l’église gémissait

et auxquelles il fallait plutôt avoir  du soin

qu’à l’éclaircissement de cette question qui n’apporterait rien de bien

à la république chrétienne et y causerait  beaucoup de mal

 (François de Sales par Francois Angelier p 181)

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Le pape François

Ras le bol !

Laissons les théologiens discuter entre eux

sur la Trinité ,l’incarnation ,la transsubstantiation

N’est ce pas aussi l’avis d’Athénagoras et  du pape François 

Quant aux théologiens,

enfermons-les sur une île, qu’ils discutent entre eux,

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François  Xavier

N’y a-t-il pas plus urgent que toutes ces vaines discussions

C’est bien ce que François Xavier

écrit à des amis dans une Lettre datée du 15 janvier 1544

**

« Je crains que beaucoup de ceux qui étudient dans les universités n’étudient davantage pour obtenir par la science des dignités, des bénéfices, des évêchés, plutôt qu’avec le désir de se conformer aux besoins requis par  les dignités et par les états ecclésiastiques…..(…)

Je me suis senti presque poussé à écrire à l’université de Paris (…) pour leur dire que des milliers de gentils se feraient chrétiens s’il y avait des ouvriers pour prendre soin de chercher et d’aider les personnes qui s’attachent non pas à leur propre biens mais à ceux de jésus Christ ».

Le voyage de François de Sales à Paris en l’année 1602

3 juillet, 2014

En1602

François de Sales  est encore jeune

Il a 35 ans 

mais il est coadjuteur à Anncy  depuis 1598 

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Henri IV  

Cette année là

François doit se rendre à Paris pour affaires

et y reste 8 mois 

On lui demande de prêcher devant la reine

et  rencontre Henri IV à Fontainebleau

qui le trouve à son goût et lui propose l’évêché de Paris

Il refuse mais aurait très bien pu faire la paire avec Henri IV

comme Richelieu avec Louis III

et Mazarin avec Louis XIV

**

Madame Acarie

François  rencontre

par l’entremise de Bérulle 

madame Acarie

qui va marquer sa vie

**

Dans le salon de « l’hôtel Acarie » 

il rencontre en plus de Bérulle

Benoit de Canfeld

Dom Beaucousin et tous les protecteurs des carmélites 

qui vont arriver d’Espagne en 1605

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**

Directeur spirituel

Mieux encore 

ces dévots personnages ,ayant connu le bienheureux Francois ,

le prièrent de vouloir accepter une place en leur assemblée

et le choisirent comme directeur spirituel

**

Même Madame Acarie 

Elle lui ouvrait son cœur ,son seulement au sacrement de pénitence ,

mais encore dans des entretiens particuliers ; et lui fait un profit non pareil auprès d’elle ,

puisant l’un et l’autre les eaux vives de la perfection chrétienne dans la pratique du divin amour

**

C’est la première  fois que François de Sales rencontre une telle mystique

Plus tard  il avouera qu’il n’ avait pas su profiter de cette chance

Il se repentit depuis d’avoir été si réservé

 à s’informer des profondes et cachées perfections de cette très vertueuse demoiselle …

A cause du grand respect que j’avais pour  elle

je n’osais pas m’enquérir de la moindre chose

**

Evêque

En cette fin d’année

Le 8 décembre 1602 François de Sales est ordonné évêque de Genève 

et le 14 dec 1602 il est intronisé dans la cathédrale d’Annecy 

(François de Sales par François Angelier p 137ss) 

François de Sales : La visitation ou la Ruche

1 juillet, 2014

en 1610

jour de la Trinité 

François de Sales  ouvrit la première maison de la « Visitation » à Annecy

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La Visitation

Les sœurs  s’emploieront à plusieurs œuvres de charité en faveur des pauvres et des malades

C’est à leur service que ces bénites âmes veulent d’abord se consacrer  …

Elles auront une maison ou elles vivront ensemble  et le plus pieux des oratoires (Trochu p 365)

**

Moins sévères  que les carmélites en plein essor

et chez qui madame de Chantal voulait entrer  

ces sœurs devaient être davantage tournées vers l’extérieur

**

C’est une congrégation simple ,instituée pour les femmes

 qui pour leur infirmité corporelle

 ou pour n’avoir pas envie  d’entreprendre des grandes rigueurs

,ne peuvent entrer  es religions formées ou réformées ;

car elles auront un refuge doux et gracieux

avec la pratique des vertus essentielles de la dévotion

**

Elles chanteront le petit office de notre Dame …

et vagueront à toutes sortes de bons exercices ,

notamment à celui de la sainte et cordiale union intérieure

**

Une ruche

François compare « la visitation » à une ruche

ou les abeilles font leur miel

après avoir butiné de fleur en fleur

 

Toute ma maison sera une ruche spirituelle ,

en laquelle une partie des abeilles mystiques

 ménagent le miel et la cire des oraisons et autres exercices intérieurs

,et l’autre sortir pour cueillir le suc des œuvres de miséricordes

 entre les pauvres et affligés ,

qui sont aux yeux de Dieu , de belles fleurs entre les épines

**

Dans une lettre datée de 1611 François  dit à son correspondant

Je recommande à vos prières ,

la santé de la mère abeille de notre nouvelle ruche :

Elle est grandement travaillée par la maladie

**

La naissance de cette congrégation a lieu la même année

que la mort de sa mére qui ,mariée très jeune avait seulement 15 ans de plus que son fils

François aurait  pu la considérer comme une sœur ainée

et  lui montra toujours une respectueuse tendresse

elle mourut en 1610

Cette même année ,le jour de la Trinité

François  ouvrit la première maison de la visitation à Annecy

 

François de Sales : Eloge de l’Oraison et de la méditation sur la passion

30 juin, 2014

François de Sales 

dans la deuxième partie de son introduction à la vie dévote (II,1)

recommande à tous de faire oraison

il écrit

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Une eau de bénédiction  

L’oraison mettant notre entendement en la clarté et lumière divine,

et exposant notre volonté â la chaleur de l’amour céleste,

il n’y a rien qui purge tant notre entendement de ses ignorances

et notre volonté de ses affections dépravées :

**

 C’est l’eau de bénédiction qui, par son arrosement,

 fait reverdir et fleurir les plantes de nos bons désirs,

lave nos âmes de leurs imperfections

 et désaltère nos cœurs de leurs passions.

Clqiuez ICI

**

Méditation sur la passion .

 » Méditez  particulièrement  sur la  passion de Notre Seigneur:

..Il est la lumière du monde:

 c’est donc en lui, par lui et pour lui que nous devons être éclairés et illuminés;

 c’est l’arbre de désir à l’ombre duquel nous nous devons rafraîchir;

c’est la vive fontaine de Jacob pour le lavement de toutes nos souillures.

**

Ce n’est pas pour rien que Le Sauveur s’appelle le pain descendu du ciel;

car, comme le pain doit être mangé avec toutes sortes de viandes,

 aussi le Sauveur doit être médité, considéré et recherché en toutes nos oraisons et actions ».

.**

Le Saint suaire

François de Sales vénérait le saint Suaire qu’il nommait « le bouclier de ce pays »

car il se trouvait à Turin après avoir été longtemps à Chambéry 

Il écrit dans une lettre

« Ma mére me dédia à Notre Seigneur alors que j’étais encore dans ses entrailles

 devant ce saint étendard de salut … »

**

Son ami  Jean Pierre Camus évêque de Belley écrit 

«  François ne se départait  pas de la présence du saint Suaire

 Il l’avait en broderie ,en peinture ,à l’huile en taille douce ,en enluminure ,en miniature …en gravure .

Il le mettait dans sa chambre ,se chapelle   à son étude ,en sa galerie …par tout

**

En cela François ressemble encore à  Charles Borromée

qui avait le tableau de la passion dans son bureau 

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François de Sales : La présence de Dieu

29 juin, 2014

Dieu est  toujours là

on ne le sait pas

on ne le sent pas

mais il est là ;

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Il est là, quand on prie

y croyons nous vraiment ?

**

François de Sales écrit dans la « vie dévote » (II,2)

 

Dieu est en tout et partout,

 et il n’y a lieu ni chose en ce monde où il ne soit d’une très véritable présence;

De sorte que, comme les oiseaux, où qu’ils volent, rencontrent toujours l’air,

ainsi, où que nous allions, où que nous soyons, nous trouvons Dieu présent.

Chacun sait cette vérité, mais chacun n’est pas attentif à l’appréhender.

**

 Les aveugles ne voyant pas un prince qui leur est présent,

 ne laissent pas de se tenir en respect s’ils sont avertis de sa présence;

 mais la vérité est que d’autant qu’ils ne le voient pas,

 ils s’oublient aisément qu’il soit présent,

 et s’en étant oubliés, ils perdent encore plus aisément le respect et la révérence.

**

… C’est pourquoi toujours, avant l’oraison, i

l faut provoquer notre âme à une attentive pensée et considération de David, quand il s’écriait :

Oh ! que ce lieu, dit-il, est redoutable! Vraiment Dieu est ici, et je n’en savais rien»

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Le second moyen de se mettre en cette sacrée présence,

 c’est de penser que non seulement Dieu est au lieu où vous êtes,

 mais qu’il est très particulièrement en votre cœur et au fond de votre esprit,

 lequel il vivifie et animé de sa divine présence, étant là comme le cœur de votre cœur et l’esprit de votre esprit;

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Le troisième moyen, c’est de considérer notre Sauveur,

lequel en son humanité regarde dès le ciel toutes les personnes du monde,

mais particulièrement les chrétiens qui sont ses enfants,

et plus spécialement ceux qui sont en prière,

desquels il remarque les actions et déportements.

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Or, ceci n’est pas une simple imagination, mais une vraie vérité;

car encore que nous ne le voyions pas,

si est-ce que de là-haut il nous considère :

saint Etienne le vit ainsi au temps de son martyre.

et nous pouvons bien dire avec l’épouse :

« Le voilà qu’il est derrière la paroi, voyant par les fenêtres, regardant par les treillis. »

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