Archive pour la catégorie 'Tyrrell'

Georges Tyrrell (1861-1909)

23 décembre, 2015

George Tyrrell, est un protestant irlandais. qui est devenu catholique puis jésuite rédacteur au Month 

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Tyrrell

Il est « moderniste »

mais il n’est pas Loisy

Tyrrell est aussi  un disciple  de Newman

qui  réfléchit  ,raisonne, analyse

mais avec  foi et amour

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Un saint des temps modernes

mal compris de son temps

un prophète rejeté par les scribes

un homme proche de Dieu

 

De 1898 à 1907 : Lettres à Henri Bremond  

Il suffit de lire les lettres qu’il écrivit pendant 10 ans  entre  1898 et  1907

à son ami H Bremond

jésuite  comme lui

et honnis comme lui

par les penseurs accrochés à leurs principes

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Tyrrell recherche la Vérité

il scandalise les « bons chrétiens »

il est rejeté par les censeurs

Que de souffrances

mais assumées

acceptées pour la vérité !

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Lettre à un professeur d’Anthropologie (1906)

De son temps ,

les progrès de la science bouleversent les consciences

des  chrétiens honnêtes sont troublés

en particulier des savants  

Tyrrell veut les apaiser

et écrit pour cela à un professeur

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Il est mal compris par les théologiens

Ce fut le début de l’hostilité des censeurs contre lui

et dés 1906 il est expulsé de la Compagnie de Jésus

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De Charybde à Scylla (1907)

en 1907 ,2 ans avant de mourir, il rassemble plusieurs  articles

en un seul livre sur ses thèmes préférés

 à savoir  l’expérience personnelle, et surtout la distinction entre les dogmes et la  révélation

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Cette année là,  Pie X dans son encyclique « Pascendi » qui condamne le modernisme

Cette année là ,Tyrrell  est excommunié

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George Tyrrell meurt le 15 juillet  1909

 Fidèle à son sacerdoce il  avait écrit

 « si aucun prêtre n’est présent à mon enterrement, que tout se passe dans le silence le plus complet. Si une pierre est placée sur ma tombe qu’il y soit écrit que j’ét étais un prêtre catholique, et qu’elle porte les emblèmes traditionnels du calice et de l’hostie. 

G Tyrrell : Lettres à Henri Bremond

22 décembre, 2015

Pendant 10 ans

depuis 1898 jusqu’ à sa mort en 1907

G Tyrrell se confie à son ami H Bremond

( lettres à Henri  Bremond  traduite et annotées  par Anne Louis-David )

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Il se confesse

Il se dit

Cela lui fait du bien

car il en a gros sur le cœur 

trop d’ennemis se liguent contre lui 

Si je me tire indemne des foudres de l’inquisition je suis presque  d’avis qu’il serait  bon que je me réduise pratiquement au silence pendant quelques années ;car une condamnation quelle qu’elle soit détruirait  une bonne partie de l’influence de mes œuvres précédentes aux yeux des catholiques pieux  qui sans cela se laisseront petit à petit pénétrer par un esprit plus libéral  et seront prêts à accueillir des vérités qu’ils ne peuvent supporter maintenant  (P 62 Lettre à Bremond 1900)

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Son but

Tyrrell ne veut surtout pas choquer

mais aider les honnêtes gens

 qui de son temps

peuvent perdre la foi à cause des découvertes  récentes de la science

je crains que beaucoup de gens foncièrement bons et religieux  ne soient  perdus pour l’église à cause du déchirement de cette crise décisive qui nous menace maintenait (P 68 en 1900)

j’ai rencontré à Londres tant de catholiques  moribonds à la recherche de modus vivendi que j’ai décidé d’écrire un  livre pour aider spirituellement les gens qui en sont là  (P 102en  1901)

Si je dois être mis à l’écart  je me dirais catholique d’espérance et de désir. Du moins je serais alors dans l’âme, de l’église et je serais sincère (p79 en 1900)

Surtout rester vrai !

Je commence à penser que le seul péché véritable est le suicide ou le fait de ne pas être soi même (p 96 en 1901)

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Les théologiens

 Je crains fort que vous vous laissiez  tourmenter par les absurdités des méthodes ecclésiastiques actuelles et que vous n’étudiez pas assez les étoiles ou n’essayez pas de vous calmer en vous disant combien tout cela est infiniment petit vu de la haut cette bataille de microbe 

Dieu considère les iles comme une tres petite chose ,et mesure l’océan dans le creux de sa main (He 12,27)

prendre dans nos mains toute la masse grouillante de l’humanité avec ses chamailleries ,comme une très petite chose qui mérite une curiosité sereine et non dénuée de bienveillance plutôt qu’une indignation volcanique  qui nous fait du mal à nous mêmes et qui ne sert à rien ,(P76 en 1900)

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Farm Street

Georges Tyrrell  a vécu plusieurs années à Farm Street

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Un peu plus tard il écrira

Farm Street,  grand centre de commérages et forteresse de l’esprit des ténèbres ( p 101 en 1901)

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Dans mon article.. je montre que l’église  fait en plein le jeu des agnostiques ;je traiterai la compagnie des jesuites  comme le cerveau de l’église  (p 104en 1901)

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Richmond

En 1900 Georges i s’installe à Richmond  dans une maison des jésuites et y reste jusqu’à son expulsion des jésuites  en 1906

« Le supérieur le père Farmer était un de mes plus fidèles amis

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il étudie ,il médite, il écrit

Je crois que Newman vous attire car il combine l’ardeur et la spiritualité de la piété  évangélique et les doctrines catholiques qui donne à cette piété une base  ferme (p 78 )

il aime la foi des petits

Qu’imaginer de mieux qu’une foule r populaire pénétrée de cette foi simple et solide  p 107

quand les hommes entendent des lectures bibliques ,même d’une façon morne et apathique  ,une espèce d’inspiration demeure toujours possible et c’est justement d’inspiration que notre piété mécanique  manque 

Ce qu’il écrit ne plait pas à tout le monde

et en 1906  le supérieur des jésuites le  menace  de l’exclure de la compagnie

Commence alors pour lui ,les années les plus pénibles de sa vie

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G .Tyrrell : Lettres à H. Bremond entre 1906 er 1908

21 décembre, 2015

Entre 1906 et  le 15 juillet 1909 ,date de sa mort

G Tyrrell a vécu les moments les plus terribles  de sa vie

non seulement à cause  d’une maladie  très pénible qui le rendit irritable

mais surtout parce qu’il fut peu à peu rejeté

d’abord par les jésuites

puis excommunié par le pape

Il se confie donc régulièrement à son ami H Bremond

(voir les  « lettres à Henri  Bremond  traduite et annotées  par Anne Louis-David »

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Il ya 2 jours j’ai eu une longue lettre dans le style « carissime «  regrettant l’alternative où je me trouve ,mais disant  que si je ne désavoue pas mon dossier et ne publie pas également un désaveu de « la lettre au professeur d’anthropologie »  il sera obligé de me renvoyer et de me suspendre

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Si j’ avais été moralement prêt à opérer un changement plus radical et à rompre complètement avec Rome   tout aurait été plus facile  ….mais  je vois  chaque jour plus clairement  que reformer le catholicisme est la seule cause qui vaille la peine de se battre (P 209   25,1,1906)

 L’ordonnance a été signifié.. .Suspendu à mon corps défendant je vais m’attacher à garder tout ce que je peux garder de mon sacerdoce  ,et je suis revenu au bréviaire  non pour son sens mais pour sa valeur presque sacramentelle en tant que signe extérieur de communion avec Rome ….je communierais même quotidiennement si je pouvais le faire sans scandale (p 217 1906) 

Il écrit  le 4 fevrier 1906 à Mgr Amigot 

Mercredi je dis  ma dernière messe…et si je n’étais pas catholique  romain par  une conviction indéracinable ,je dirais évidemment chaque jour ma messe en privé  mais étant donnée ce que je suis  je dois à ma conscience de respecter le décision du saint Siège   (P 218 )

 On a jamais  l’intention de quitter l’église  mais qu’arrive  t il si l’église  nous quitte  comme des barques abandonnées sur la grève quand la marée descend ,  (p 219)

  Seul, abandonné, il trouve refuge chez des prémontrés  français réfugiés en Angleterre  après la loi de 1905

C’’est bizarre, tres médiéval .En uns sens  ces moines sont des païens et pourtant réellement ils sont chrétiens humains…Toute leur conversation roule sur des recettes de cuisine ( p 221)

Le prieur passe toute la journée dans sa bibliothèque à faire de la chartreuse dans des bouteille sales ( p 231)

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Ayant lu «  Lamennais et Grégoire » par Gibson , il se retrouve certainement dans l’abbé Grégoire quand il écrit

Grégoire ,vraiment un homme ,un vrai saint (p 231)

en 1907 quand est publie   »son livre de charybde à Scylla », il écrit

Le livre tout entier  est abominablement lourd  et je suis ravi de sentir que c’est un dernier mot un « evomissemen » ou une évacuation ( 248 Juin 1907)

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Entre temps il continue a demander sa réhabilitation car il désire dire la messe

Le 8  septembre 1907 parait l’encyclique « Pascendi » qui condamne le modernisme

  ils sont fou à lier je ne vais pas continuer à gaspiller patience et diplomatie pour leur complaire …excommuniez moi et aller tous au diable ,tas d’imbécile et de coquins (Sept 1907 p 263)

 en Octobre il est excommunié

On m’a coupé la tête  Amigot évêque  de Southwark me dit officiellement que je sui excommunié à cause de mes articles dans le «Iimes » je garderai un silence  digne et continuerai à écrire comme si rien ne s’était produit (p 269)

 il meurt le 15 juillet 1909

H Bremond et présent à son enterrement

le lendemain l’évêque de Southwark télégraphiait  au prieur des prémontrés

« interdisez à Bremond de die la messe »    

G. Tyrrell :Lettre à un professeur d’Anthropologie

19 décembre, 2015

Tous les chrétiens ont été bouleversés

quand on leur parla du bigbang 

vers les années 1900 !

On leur avait tant dit que le monde avait été créé en 6 jours

« depuis plus de 4000 ans »

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Il y avait  de quoi !

Stupeur et tremblement !

Les savants ,les premiers, se mirent à douter

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L’un d’eux ,un professeur d’Anthropologie se confia à Tyrrell

qui lui répondit longuement 

 

Le doute était inévitable

Tandis que la Théologie demeurait immuable  la science prenait une expansion rapide et ses moyens et méthodes de recherches ont amoncelé tant de difficultés que les esprits  les plus capables et les plus cultivés sont les moins aptes à effectuer  une réconciliation entre la théologie orthodoxe et les autres sciences ….L’adhésion de l’esprit  est devenue une impossibilité sans qu’il y ait l’ombre de faute de leur part (p 38)   

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Pour ne pas douter

il leur  suffisait alors de ne pas penser pour être en paix

pris individuellement les membres du clergé disent sincèrement qu’ils sont eux-mêmes incompétents pour aborder de tels problèmes (p 42)

Aassurément s’il est une catégorie de catholiques capables ou obligés de se rendre capables de traiter ces matières ,c’est celle à laquelle Vous appartenez par profession

 Je ne méconnais pas les dangers spirituels et moraux de quelqu’un qui trouve soudain toutes ses anciennes barrières détruites ,toutes ses autorités mises en doute

 Mais Dieu qui a fait la lumière et les ténèbres est avec nous et demeure nos seulement dans la lumière mais dans la nuit et les nuages

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La foi

S’ensuit il que vous dussiez vous séparer de l’église ?

Oui, si l’intellectualisme théologique a raison ,si la foi signifie l’approbation mentale d’un système de concepts intellectuels si le catholicisme est d’abord une théologie

Non, si le catholicisme est surtout une vie et l’église un organisme spirituel à l’existence duquel nous participons (p 52)

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On retrouve tout le long de la lettre de Tyrrell

l’influence de Newman

Le domaine de la foi c’est le cœur ,l’amour

Le domaine de la science c’est la raison 

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La vie de foi

c’est un combat ,c’est La vie

c’est le combat l’homme nouveau entre le bien et le mal (Col 3,1-11)

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Les théologiens veulent tout connaître

dévoiler les mystères

Là n’est pas la vie !

Ce qui constitue notre plus réelle personnalité c’est la lutte ,la pensée ,le labeur ,le conflit avec le sol opiniâtre ,avec les ivraies ,avec les caprices  du climat  ce n’est pas ce que nous sommes c’est ce que nous devrions être (p 55)

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L’église

Vous me dites : Qui  doit nous dire ce qu’est le catholicisme  sinon les représentants officiels de cette société ?

Mais ces représentants ne sont que des hommes mortels …portés à exagérer leur propre importance et à s’identifier avec l’église

La minorité pensante, prédicante et gouvernante de l’église n’est pas l’église entière , mais seulement un élément ,important, il est vrai ….Vous ne tenez pas compte des instincts divins irrésistiblement en œuvre dans l’âme de tout le peuple de Dieu( p 60 -68) 

Une religion nécessite un organisme par lequel ses membres puissent être amenés à s’influencer mutuellement ,grâce auquel ses désirs éparpillés parmi des milliers d’individus ,pourront être réunis sous un point unique et ramené en une somme commune ’(p 65)

 C’est pourquoi il ne faut pas quitter cette église

 le schisme est nuisible au plus riche développement et à la diffusion de la chrétienté  

L’église c’est l’extension ininterrompue de la petite société réunie autour de jésus de Galilée Nous condamnons chaque schisme comme une méprise car dans chaque schisme des éléments vitaux de bonté et de vérité étaient  dissipés et perdus pour l’église

 Il ya une profondeur, une élévation ,une étendue et une plénitude ajoutées à notre vie intérieure par notre association consciente et sympathique avec une cause aussi universelle que celle du catholicisme

…c’est sortir de sa petitesse égoïste et rentrer dans la grande vie collective

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Les théologiens 

Vous devriez hésiter à prendre la théologie aussi sérieusement que les théologiens voudraient nous le faire faire

L’horizon catholique est plus étendue que l’horizon ecclésiastique

le théologien ne voit pas  qu’il ya une différence entre l’expérience religieuse et leur analyse

ce qu’il ya de plus grand dans la vie des saints ne dépend que tres peu

des complications ,des descriptions et des enseignements ecclésiastiques (P 71)

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Au fond, ce n’est pas avec l’Eglise que vous êtes en conflit, 

mais avec les théologiens;

 ce  n’est pas avec l’autorité ecclésiastique,

  mais avec une certaine théorie concernant la nature,

 les limites et les degrés de cette autorité, 

la valeur de l’interprétation et  l’obligation de ses décisions. P 93

 

 Qui a formulé toute la théologie actuelle de l’autorité et nous l’a imposée, sinon les théologiens? 

Qui donc a enseigné l’inerrance théologique, 

sinon les théologiens eux-mêmes, 

hommes mortels, faillibles et ignorants comme nous?

 Gardons froidement notre place et ne soyons pas terrifiés 

quand ils s’affublent des pompes de l’Eglise

 et nous foudroient, en Son nom, de leurs anathèmes. 

 

Leur domination actuelle 

n’est qu’un épisode passager dans l’histoire de l’Eglise.

 Déjà la théorie de leur autorité 

est tendue jusqu’à l’extrême et s’étouffe elle-même

par ses contradictions inhérentes et présomptueuses.

 

 Pour la plupart, les théologiens

 sont ussi sincères et convaincus de ce qu’ils disent 

que l’étaient jadis beaucoup de Juifs 

les lus fidèles et les plus pratiquants,

qui ne voulaient prêter aucune oreille au Christ et à son hérésie, 

qui citaient les prophètes 

pour montrer que le salut venait des Juifs seuls

 et que le judaïsme durerait jusqu’à la Parousie finale, 

où il subjuguerait alors le monde entier à sa domination. 

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Evidemment cela n’a pas dû plaire aux théologiens

qui n’ont sans doute  pas apprécié la beauté des pages écrites ensuite par Tyrrell sur la foi 

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Peu importe la hargne des théologiens

peu importe la faiblesse de l’Eglise

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l’Evangile

laissant de côte tous les problèmes théologiques,

 vous admettrez encore que pour vous

 le Crucifix représente l’idéal le plus élevé de la vie;

 que Jésus demeure le type le plus parfait de l’humanité 

 qu’il en est la figure centrale et prédominante, 

et qu’autour de sa croix 

sont réunis les christs de tous les âges et de tous les degrés,

 de toutes les races, de toutes les religions;

Tous ceux qui, comme Lui, 

ont cru que la véritable valeur et le sens de la vie consistent à lutter

vaillamment et sans se ménager pour la volonté de Dieu, 

pour la vérité et la justice, pour la rédemption de l’homme; 

qui ont compris qu’ils vivaient ainsi une vie divine d’union personnelle avec Dieu,

s’abandonnant alors à Lui

 comme les instruments d’un pouvoir divin qui travaillait par eux et en eux. p89 

Vous pouvez encore voir, dans le calice eucharistique,

 mélangé au sang du Christ, le sang

  (c’est-à-dire les souffrances, les peines et les sacrifices de soi  même)

 de toutes les victimes de la foi en Dieu, 

depuis le commencement du monde; 

de ceux qui se sont exposés pour Sa cause, … p 91) 

G Tyrrell : Qu’est ce que la foi ?

18 décembre, 2015

Dans sa « lette à un professeur d’anthropologie »( p 74 à76 )

G Tyrrell  explique ce qu’est selon lui la vraie foi

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La foi n’est pas une obéissance à un enseignement autoritaire

elle n’est pas une approbation intellectuelle  d’une théologie

La foi c’est la substance des choses espérées

,l’évidence des choses invisibles

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Posséder la foi c’est vivre comme si le monde invisible s’était déjà révélé  à nous

…Nous savons que le monde ne s’explique pas lui même

et que son explication repose dans cet au-delà que la foi permet d’entrevoir

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La foi est une vision de Dieu, non face à face, mais indistincte, comme à travers un verre

 cependant, c’est une vision personnelle, et non la croyance basée sur un « On dit »

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C’est une faculté rudimentaire nous reliant à un monde qui est pour l’instant futur et au delà par rapport à
celui dont nous sommes nettement conscients.

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Et nous en parlons avec raison 

comme d’une foi divine et surnaturelle, 

car cette vision ne se commande pas,

 mais elle nous est donnée, et cela plus clairement encore  

dans les moments où nous nous sentons remplis de Dieu,  

lorsque nous sommes plus loyaux 

envers ce qu’il y a de meilleur dans notre nature spirituelle,

 quand nous sommes soulevés

au-dessus du plan de vision ordinaire

non pas par quelque toxique hallucinatoire qui exclut le bon sens 

et rend ainsi la réalité illusoirement déficiente, 

mais par un accès de lumière intérieure 

qui nous montre ce que nous connaissons déjà, 

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Vivre par le souvenir de tels moments,

en dépit des doutes et des négations 

de nos instincts bas et étroits,

 c’est vivre la vie de la Foi. 

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C’est être du côté 

de ceux qui cherchent une cité aux fondations profondes,

de ceux pour qui l’idéal futur et invisible est aussi réel et visible que le présent tangible 

de ceux qui se dressent  ferme et sans secousse

 contre les assauts de la raison plus étroite, 

ou contre la tradition,  

qui vivent  uniquement pour ce qui est visible et faux. 

 

Le récit  de saint Matthieu sur «  le songe de Joseph » est un bon exemple 

pour nous faire comprendre la différence entre la foi d’un croyant et la réflexion d’un savant

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Tyrrell : La révélation . De Charybde à Scylla

17 décembre, 2015

En 1907 Georges Tyrrell  publie son livre «  De Charybde à Scylla »

et y consacre tout un chapitre sur la révélation

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Qu’est ce que la religion ?

Sans ajouter aux mille définitions de la religion ,acceptons celle de Stade ….c’est le sentiment qu’il y a des êtres surhumains avec les quels  peut  entrer  en relation pratique …L’homme a l’impression qu’il fait parti d’un tout plus grand que lui il est là sur le petit  « ilot » du connu au milieu de l’océan sans bords de « l’inconnu »

 … Nous avons là l’origine du dualisme universel de la terre et du ciel, du visible et l’invisible, de l’ici bas et de l’au-delà( p 223)

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L’impulsion morale et l’impulsion mystique   

Ensuite cette religion est moralisé …La moralité s’impose  elle-même comme la volonté de l’Eternel ,comme une vie commune à nous mêmes et à Dieu. Sans cette conscience expresse d’une pareille union ,l’homme se sent en dérive comme un fétu sur l’océan de l’existence

Il y a en l’homme un Moi qui se rebelle  contre les limitations de son moi individuel et organique et qui  ne peut  s’apaiser qu’n prenant conscience de ses relations avec l’universel et l’Eternel ( p 225)

 Le pseudo mysticisme  qu’il ne faut pas rejeter trop vite au rebut  manifeste un certain désir de jeter un coup d’œil à travers les voiles qui séparent  le connu de l’inconnu

L’impulsion morale et l’impulsion mystique sont comme 2 facteurs essentiels de la constitution spirituelle …A eux deux, ils forment ce qu’on appelle la faculté religieuse (p226)

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La raison et la révélation

Cette faculté religieuse est capable d’une double instruction naturelle et surnaturelle ou encore acquise et révélée.Ce sont 2 phares .A côté  des forces de la pensée ,il ya une force instinctive qui nous dit que l’esprit a trouve la vérité  alors que même la raison se tait ou y contredit

On y trouve d’un cote le simple produit de la raison naturelle et de l’autre cote  les révélations  fournies par l’expérience religieuse

 L’un est donné à l’homme sans qu’il y travaille l’autre  exerce l’homme à le produire (p231)

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Théologie et expérience

Il existe un grande différence entre la connaissance obtenue par la révélation ou par la théologie

La révélation fait partie de cette réalité concrète qui nous est offerte et qui constitue le substratum de la réflexion théologique

 L’église a senti instinctivement que sa vérité n’est pas une vérité d’exposé théologique ,mais de fait et d’expérience

Ce sont les vestiges laissés par le Christ ,l’impression imaginative opéré par lui   sur la mentalité d’un âge qui l’ a connu  vu et touché :qui a été mis ,grâce à lui, face à face avec Dieu et qui s’est rempli à en déborder de l’Esprit saint (p239) 

 Il faut maintenir que cette révélation est un phénoméne perpétuel qui se produit dans toute âme ,religieusement vivante et active   l’Esprit  n’est pas mort avec les apôtres

la révélation a été  totale dés le début

cette lumière surnaturelle avait un éclat aussi brillant à l’âge apostolique que dans toute autre âge qui l’a suivi

Même les décisions dogmatiques de église n’ajoutent rien à la révélation  apostolique ,elles ne font que l’affirmer de nouveau

l’église n’énonce que ce que les apôtres énonçaient

 Les apôtres ne furent pas envoyés pour enseigner la théologie ,mais l’évangile mais ce serait une erreur monstrueuse d en conclure que l’église ne doit pas parler  à ses enfants s du panthéisme du théisme ou de l’athéisme  247

c’est précisément la tâche du théologien de discerner,  du mieux qu’il peut, quelles sont les vérités historiques et philosophiques p 249

 Sans cette révélation  personnelle il n’y aurait pas de foi (p 251)