Archive pour la catégorie 'Histoire de la messe'

Maurice Gruau : L’homme rituel

17 septembre, 2014

Maurice Gruau

est un homme à la Derrida 

un homme qui déconstruit 

un homme qui décoiffe

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dans son livre « l’homme rituel »

il examine à la loupe

le rituel catholique Français

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Il décrit  les  moindres  gestes

Il collectionne les moindres objets

Il analyse les moindres formules

à la manière de Borges

ou des auteurs du « nouveau roman » 

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L’homme rituel

On est effaré par la richesse,

la variété ,la densité des rites catholiques 

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Maurice Gruau n’explique pas

Il décrit

Il nous montre ce que l’on ne voit plus

par habitude

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Les objets :

le bénitier ,le goupillon ,les burettes en verre , le calice en or ou en argent

la patène ,le ciboire ,la pyxide ,la custode ,l’ostensoir

les fioles en étain

les linges pour l’autel

les chandeliers, les pupitres…

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Les vêtements :

l’amict, la barrette ,l’aube ,le manipule ,la chasuble, l’étole, la chape 

la variété des couleurs  …

la variété des livres, missels, évangéliaires ,épistolières ,lectionnaires …

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Les gestes

les  génuflexions

dont celle  du prêtre au début de la messe

qui est destinée à l’autel au tabernacle ,à la croix

 on ne sait pas  

les signes de croix ,

le baiser à l’autel

assis, debout ,

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Ne sommes nous pas en pleine magie ?

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Maurice Gruau : Le rite catholique, la magie, l’illocution

17 septembre, 2014

Le livre de Maurice Gruau

« l’homme rituel »

passionnant à lire

pas toujours facile

nous invite à réfléchir

et a aboutir à des conclusions qui ne sont pas forcément celles de l’auteur

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Dans le rituel catholique tout est codifié

les dialogues au cours de la messe ne sont pas spontanés et libres p 41

ainsi quand on dit 

le seigneur est avec vous ….  et avec votre esprit

c’est rituel !

les formules sont répétitives comme chez les magiciens 

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Il suffit de faire les choses pour obtenir le résultat souhaité

Tandis que les protestants  soumettent l’efficacité du rite à la foi du sujet

les catholiques affirment que le rite agit du seul fait qu’on l’accompli

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Maurice Gruau cependant

 ajoute que cette efficacité du rite catholique pourrait l’apparenter à la magie

 mais c’est pourtant cette efficacité qui préserve  le liberté de Dieu

Dieu n’est pas enchainé par les efforts de l’homme

Il se donne lui même librement dan les rites qu’il a institue (p 55)

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L’illocution

Le célébrant ne dit pas  ce qu’il veut

il dit ce qu’on lui a dit de dire

au lieu de saluer le public à sa façon

il reprend les paroles de Paul

« La  grâce  de jésus Notre Seigneur ,l’amour de Dieu le père

  … soit toujours avec vous »   

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JL Austin parle d’illocution

quand  on dit ou on fait quelque chose en montrant comment cela doit être compris ici et maintenant

C’est le cas dans la formule qui introduit la récitation du Notre Père

la formule illocutoire  consiste à dire

«  Je dis cela parce que l’on m’a dit de le dire

comme nous l’avons appris du Sauveur  (p 28)  

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le président du culte n’est pas d’abord un homme qui s’adresse à un groupe

 mais un porte parole  un transmet une  parole qui ne lui appartient pas et qu’il ne fait que transmettre (p 41) 

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La consécration

le rite de la consécration marque un changement essentiel

Jésus devient maintenant présent

Il  est là

il est visible

 sous les espèces du pain et du vain

ce n’est plus un discours illocutoire  

le célébrant ne parle plus au nom d’un autre

le célébrant n’existe plus

C’est Jésus lui même qui est présent  et qui dit

« ceci est mon corps » 

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Ce rite est par son renouvellement

l’affirmation de son insuffisance 

Sans cesse il faut proclamer la présence  réelle

car Dieu semble tellement absent

et le tombeau toujours vide

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Le prêtre revient alors à la surface et proclame

Il est grand le mystère de la foi  

Maurice Gruau :Le rituel catholique et les paraboles évangéliques

16 septembre, 2014

Le livre de Maurice Gruau

« l’homme rituel »

passionnant à lire

pas toujours facile

nous invite à réfléchir

et a aboutir à des conclusions qui ne sont pas forcément celles de l’auteur

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Ce que l’auteur dit sur les rites

au chapitre IV p 59

rejoint un peu ce que les exégètes disent sur les paraboles évangéliques  

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Jésus n’explique pas certaines paraboles 

il nous laisse libre de les interpréter

de même l’église n’explique pas ou peu certains rites 

qui parfois nous paraissent   étranges

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A nous de les interpréter avec l’aide de l’Esprit Saint

selon notre vécu

selon nos problèmes ,nos sensibilités ,nos habitudes

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Les objets  et les gestes rituels suggèrent plus que de longs discours

Le même récit n’aura pas la même signification pour une Africain que pour un romain

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L signification même d’un rite  peut changer  en fonction des paroles prononcées

Ainsi lors de l’imposition des cendres

on disait

«  Souviens toi que tu es poussière  et que tu retourneras en poussière »

Maintenant on impose encore les cendres mais on dit

convertissez vous et croyez en l’évangile 

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Le rite n’a de sens que dans une situation donnée

je peux verser du vin pour célébrer la messe

 mais aussi pour prendre un pot avec un ami

‘C’est pourquoi Maurice Gruau  préfère  parler de gestes rituels plutôt que d’un rite

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La délicatesse de Dieu

Une fois de plus on retrouve toute le délicatesse de Dieu

au cours des rites

Dieu  nous respecte

Il ne nous impose rien

Il suggère  

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Les exégètes pourront nous aider a comprendre le sens

que pouvait avoir un texte au moment où il a été écrit

mais personne ne pourra nous dire le sens

 qu’il pourra avoir sur un individu particulier en un autre temps

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Les commentaires des agents pastoraux

 sont des discours explicatifs, théologiques  ,moraux

mais ils ne vont pas toucher la sensibilité du croyant

comme un récit mythique  ou un geste rituel

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Le récit mythique évoque  par association des souvenirs et des émotions

un ressenti corporel et affectif 

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(« l’homme rituel » de Maurice Gruau edt. Métailié)

 

 

La messe à la Télévision

16 septembre, 2014

Que penser de la messe Télévisée  ?

 

Bien des gens regardent la messe à la Télévision

sans mettre les pieds à l’église

en particulier  lors des célébrations papales

ce qui leur donnent  l’impression de communier avec l’église universelle

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On assiste alors à des cérémonies

qui ont été préparés  longtemps à l’avance

par des participants  soudés entre eux

dans de belles églises décorées et fleuries

et animée par des chorales 

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On entend mieux le  prêtre

qui a vraiment travaillé son homélie

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On est édifié en regardant la foule qui prie

A propos des moines qui dans les stalles priaient en se regardant

Tertullien disait

«Rregarde ton frère et tu as vu ton Dieu »

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Ce sont nos frères

ils y croient !

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Peu importe les langues employées

les gestes sont mieux appréhendées  par tous 

 

Banalisation du sacré ?

Peuvent y assister aussi bien des malades

que des cuisinières qui préparent leur repas 

ou les commerçants qui vendent leurs produits au marché 

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Dieu est là

partout

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Certes, cette messe TV est soumise au jugement de l’audimat

Elle sera regardée avec étonnement ou avec intérêt par des non chrétiens  

Elle sera ridiculisée par d’autres

et sans doute profanée par des moqueries

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Peu importe !

Le Christ  a été flagellé et moqué

Il a reçu des crachats

mais son message se répand

L’homme droit y trouvera son compte

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Les papes depuis Jean Paul II ne s’y sont pas trompés

les papes sont devenus des « animaux médiatiques

et lors de leurs déplacements,

ils savent  utiliser les médias pour atteindre des millions de spectateurs

virtuellement « branchés »

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La pauvreté relative du rite  virtuel de la messe télévisée

tient à ce qu’il y a à voir et à entendre

mais peu à faire et rien à toucher ,

or le rite a vocation sociale

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Il y eut un temps ou le prêtre n’avait pas le droit de dire la messe tout seul

mais celui qui regarde la télévision ,seul dans sa chambre ,est il vraiment seul

Est-ce qu’il ne communie pas dans son for intérieur avec tous ceux qui célèbrent à la cérémonie ?

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lire « l’homme rituel » de Maurice Gruau edt. Métailié 

Explication de quelques rites de la messe

17 avril, 2014

La fraction du pain

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La consécration  

Jésus rompit le pain

Après la mort de Jésus, les disciples se réunirent régulièrement pour refaire le même geste en disant les mêmes paroles

C’est pourquoi cette célébration s’appela  au temps des premiers chrétiens « la fraction du pain »

Il en est question dans le récit des disciples d’Emmaüs,

lors du passage de Paul à Troas, (quand un enfant tomba par la fenêtre) ou dans le bateau qui emmena Paul à Rome

Car cette célébration ne se faisait pas dans des lieux de culte précis  mais en famille

Au cours de la messe, on rompt toujours le pain

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 Jésus  rendit grâce.

Le mot « grâce » se dit en Grec « Charis » .D’ou vient le mot « Eucharistie »

C’est pourquoi cette célébration fut longtemps appeler l’eucharistie .

Cette prière est avant tout une prière de louange de remerciement pour les bienfaits de Dieu  

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Puis Paul continue le récit. Jésus prit la coupe en disant   

Ceci est le sang de la nouvelle alliance 

 

Jésus fait allusion au sang de l’ancienne alliance

quand Moise rassembla les 70 anciens en haut du mont Sinaï et les aspergea avec du sang en leur disant

  « Ceci est le sang de l’alliance (exode 24,8) 

Autrement dit en disant ces paroles jésus fonde la nouvelle église, la nouvelle alliance  

Dans le mot « alliance » se trouve le verbe « lier »  ou « relier » d’où vient aussi le mot religion

L’ancienne alliance de Moise reliait  à Dieu avec le sang des sacrifices des taureaux dans le temple

Dorénavant la nouvelle alliance de Jésus nous reliera à Dieu, grâce au sacrifice du Christ sur la croix

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Dans Ces paroles dites « parole de la consécration » prononcée solennellement au centre de la messe

On retrouve 3 mystéres essentiels de la foi des Chrétiens

1   La fondation de l’EGLISE      

2   Le mystère de la REDEMPTION ; nous sommes sauvés par le sang du Christ

3   Le mystère de   l’INCARNATION   : ceci est mon corps

Ce corps qui maintenant est vivant dans la communauté des croyants qui communient dans une seule foi

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L’élévation

Au moyen âge les croyants ne voyaient pas l’hostie

Car l’autel était loin

Et le prêtre disait la messe dos au peuple

Les fidéles voulaient donc voir l’hostie

La prêtre ,au son de la sonette, elevait alors l’hsotie

Puis l’hostie fut exposée dans des osotensoirs

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La fraction du pain en 3

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Puis les rites s’ajoutérent  au cours du temps

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Les sacramentaires

10 septembre, 2013

sont  les livres  utilisés par le prêtre pendant la messe

Ils contiennent le canon et l’ensemble des oraisons pour l’année liturgique

 http://expositions.bnf.fr/carolingiens/arret/03_2.htm

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Le sacramentaire Leonien

Au cours du 5é siécle

le pape Léon le grand (+461)

décide de rassembler des collections de « libelli »

(oraisons et autres formulaires )

provenant  de diverses églises

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Mais son sacramentaire n’est guére une réussite

Il rassemble « les libelli » un peu n’importe comment

sans ordre

C’est une simple compilation 

guére pratique pour l’utilisation

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Mais pour l’historien

ce sacramentaire  est une source inestimable de renseignement sur la priére 

pratiquée  en ces temps troublés  par les barbares

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Il  est  le seul témoin

du passage de l’improvisation liturgique

 à la codification par les livres

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Le sacramentaire Gélasien

Ce sacramentaire est le premier véritable livre liturgique organisé

Il est attribué au pape Gélase (492-496)

mais fut sans doute rédigé vers le 7è siécle

car tout en contenant des formules de Gélase

on y trouve des  modifications apportés par Grégoire le grand (590-604)

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Il ne contient pas « l’agnus Dei » officialisé plus tard vers 700 par le pape Serge 1

Ce Sacramentaire  sera sans doute complété

au moment de  la réforme entreprise par Pépin le Bref vers  755

car on parlera « du sacramentaire Gélasien du roi Pépin »

où des saints francs sont évoqués

ainsi que les rogations établis par Mamert de Lyon  en 470

Cliquez ICI

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Le sacramentaire Grégorien

a été  attribué au pape Grégoire le grand (590-604)

Il fut envoyé de Rome à Charlemagne

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Le 9é siècle est une période clé pour l’histoire des sacramentaires

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le noyau du canon est stable

puisqu’il s’agit de l’institution de l’eucharistie

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Les oraisons

comprennent

La  collecte     qui  annonce le thématique du jour

La secrète       sont courtes et consiste à offrir les offrandes

La postcommunion  pour demander la « fructification » de la communion

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La  préface donne souvent l’occasion de donner  une catéchèse sur le dogme

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Ses sacramentaires ne comprennent pas les lectures et les chants

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le 11è siècle le missel

 contient le sacramentaire plus les lectures et autres prières

leurs existences se généralise aux 11é siècle 

 

le missel devient livre de messe

à cause des messes basses de plus en plus fréquentes

car les fidèles en font la demande pour le pardon de leurs fautes

….et  à cause des moines itinérants

 

voir Eric Palazzo : « Le Moyen Age » edt Beauchesne 

 

 

Les lectionnaires et les évangéliaires du Moyen âge

10 septembre, 2013

Les premiers  chrétiens des premiers siècles  lisaient 3 lectures

avant de célébrer l’eucharistie 

 l’Ancien Testament, une épitre et enfin l’évangile

L’usage de ne lire que 2 lectures, l’épitre et l’évangile ,date du  7è siécle

le grand siècle des moines

cliquez ICI 

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Une liste de lectures était proposée pour chaque période

de l’année liturgique 

L’établissement de ce calendrier

Noel, avent, carême, pâque , pentecôte 

est attribué au  pape Grégoire  le grand

Cliquez ICI

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Les Versets 

L’habitude de numéroter chaque verset de la bible

date d’Eusebe de Césarée 

Elle est ensuite généralisée pour d’autres textes

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les Capitulaires

( du latin capitula le chapitre)

est la liste des péricope à lire au cours d’un  office 

des le 5é s

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Les évangéliaires Carolingiens

doivent être luxueux

Leurs reliures  sont décorées de pierres précieuse, d’ivoire et d’orfèvrerie

 http://expositions.bnf.fr/carolingiens/itz/22/04.htm

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Dans les évangéliaires carolingiens

les 4 évangélistes sont souvent représentés

ainsi que  la fontaine de vie

et l’adoration de l’agneau de Dieu

image fontaien de vie

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le texte est écrit en  lettre d’or sur fond pourpre

« car la splendeur du royaume de Dieu

 s’ouvre dans le sang du christ »

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Les évangéliaires ottoniens sont remarquables

 pour l’illustration des paraboles évangéliques 

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La lecture

Alcuin

donne des conseils  sur la bonne manière de lire un texte

 en tenant compte de la ponctuation oratoire et des divisions du texte

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voir Eric Palazzo : « Le Moyen Age » edt Beauchesne 

Les antiphonaires de la messe ou graduel

8 septembre, 2013

Les antiphonaires sont les livres de chants

employés pendant  les liturgies de l’église

 http://musiconis.blogspot.fr/2012_04_01_archive.html

On distingue l’antiphonaire de l’office

et celui de la messe

qui  est  appelé le graduel

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Le graduel comprend les chants de la messe

introït , répons graduel ,alléluia ,offertoire ,communion

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le kyrie eleison

était déjà chanté par les premiers  chrétiens

 lors des processions au début des cérémonies

Ce chant est  repris au  début de la messe à Rome en  529

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Le sanctus

est chanté après la préface dés le 5é  siécle

Ce chant est en l’honneur de la Trinite

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L’agnus dei

est chanté  au moment  de la fraction du pain

C’est comme le kyrie un chant en l’honneur du Christ

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Le credo

Cette expression de la foi est chanté avant de commencer le mystère eucharistique

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Ces prières se trouvaient  parfois dans les sacramentaires

mais sans les mélodies

 

voir Eric Palazzo : « Le Moyen Age » edt Beauchesne  

L’hostie : Pain de vie . Le pain azyme : Pain de la liberté

24 juillet, 2013

La communion dans la bouche

Au temps de Charlemagne

Au temps d’Alcuin

grande fut la dévotion au Saint Sacrement

et la vénération pour l’Hostie  

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On ne peut la toucher

surtout pas avec les mains

Alcuin préconisa donc la communion dans la bouche

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Oui ! Mais il y a des miettes !

et pour les éviter rien de tel que le pain sans levain

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Alcuin a donc transformé le pain de communion

en pain sans levain

mais pas en vain !

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Le pain azyme

Les rabbins en commentant  les récits de Pâque

expliquent que  le pain azyme est du pain brut qui n’a pas encore été levé

qui n’a pas encore été travaillé, malaxé

un pain sans artifice 

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Dans un sens allégorique  

manger du pain azyme ,sans levain étranger  

c’est donc prendre un nouveau départ 

se purifier de tout savoir ,

de toutes idées préconçues

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Ce pain nous rend libre ,neuf

C’est la pain des voyageurs

des pèlerins

qui s’éveillent la nuit avant de partir

enfin libre !

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L’adoration au saint Sacrement  

Les catholiques

qui au « Sacré Cœur » de Montmartre

ou ailleurs

prient des heures durant

devant le Saint Sacrement

exposé dans des ostensoirs en or

adorent le sauveur   

qui  s’est donné à nous

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L’Hostie

comme le pain azyme

est donc le signe du salut  

de la liberté retrouvée 

Enfin libéré !

Histoire de la messe : « la fraction du pain » des premiers chrétiens

26 juin, 2013

La fraction du pain

Jésus, le soir du jeudi saint, rompit le pain

avec ses disciples

en disant « ceci est mon corps ….

faites cela en mémoire de moi …

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il rompit de nouveau le pain avec les disciples d’Emmaüs

après avoir expliqué les Ecritures 

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Saint Paul rompit plusieurs fois le pain

au cours de ses voyages

après avoir commenter les Ecritures

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Prière dans les synagogues

Dans « les actes des apôtres »

Paul et les premiers chrétiens se rendaient encore à la synagogue

puis peu à peu ils se réunirent dans leur propre maison

en pratiquant les mêmes cérémonies que les juifs 

lectures des écritures  chants ,homélies

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Puis ils ajoutèrent le récit de la Cène

et la fraction du pain  

suivie d’actions de grâce

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On a donc déjà le schéma de la messe

D’abord la lecture et l’explication des Ecritures

puis la fraction du pain   

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Ce culte s’appelait « la fraction du pain »

puis dés le 2é siècle on appela l’ Eucharistie (= rendre grâce)

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A Rome ,au temps des persécutions

les chrétiens  célébraient dans les catacombes

Histoire de la messe : « la fraction du pain » des premiers chrétiens dans Histoire de la messe 2es-eucharistie_callixte-300x134 catacombe de Calixte

 

Les chrétiens se réunissaient  en « église » c’est-à-dire en « communauté » 

C’est pourquoi peu à peu les maisons où ils se réunissaient  

seront appelées des églises et non des synagogues

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Justin (+165)

dans sa première apologie Justin écrit

On lit les mémoires des apôtres ou les écrits des prophètes

 …puis le lecteur s’arrête et le président prend la parole

pour faire une exhortation et inviter à suivre les bons exemples …

Tous se lèvent ensuite et l’on fait des prières

**

Enfin la prière étant terminée ,on apporte du pain ,du vin et de l’eau ;

Le président rend grâce aussi longtemps qu’il peut ;

Le peuple répond par l’acclamation amen

On distribue à chacun sa part des éléments bénis

 et l’on envoie la leur aux absents par le ministère des diacres (Justin apologie 1,6)

**

On a donc bien les 2 parties

les lectures puis le pain eucharistique

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La « tradition apostolique » d’Hippolyte (217)

Hippolyte écrit un peu plus tard

qu’il  y avait une première cérémonie

au cours de laquelle on lisait les lectures, on chantait des psaumes ,on écoutait les homélies

puis les catéchumènes sortaient

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Puis commençait , la vraie liturgie

le peuple apportait des offrandes 

puis l’evêque disait 

« Elevons notre cœur 

il est juste et bon Seigneur de te rendre grâce …

car votre enfant bien aimé , que vous avez envoyé en ces derniers temps   comme sauveur rédempteur et messager de votre volonté s’est livré à la mort et combattit le diable …

…Il prit  le pain ,le rompit …

en faisant mémoire de la mort et de la résurrection  (Anamnèse)

et en invoquant le saint Esprit (épiclèse )

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L’évêque récitait cette formule sans s’interrompre 

puis il terminait par une anaphore qui ressemblait à la nôtre

« par lui ,avec lui,en lui  … »

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Ensuite  l’évêque fractionnait le pain

et les fidèles communiaient

 

 

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