Archive pour la catégorie 'le pape francois et les exclus'

2018 Discours adressé par le pape François à des enfants du Pérou

28 mai, 2018

Le pape François  se rend au foyer « le petit prince » à Puerto Maldonado, le  Vendredi 19 janvier 2018

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Extrait  de son discours

 Les enfants

Vous, les enfants, vous êtes le reflet, et vous êtes aussi notre trésor, le trésor de nous tous, le trésor le plus beau que nous devions protéger.

Vous êtes, sans l’ombre d’un doute, le trésor le plus précieux que nous devions protéger.

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les autochtones

Certains d’entre vous, jeunes qui nous accompagnez, viennent des communautés indigènes.

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 Avec tristesse vous voyez la destruction des forêts. Vos grands-parents vous ont enseigné à les découvrir ; ils y trouvaient leur nourriture et les médicaments qui les soignaient –

Elles sont aujourd’hui dévastées par le vertige d’un progrès mal compris.

Les rivières qui vous ont vus jouer et qui vous ont offert de la nourriture sont aujourd’hui boueuses, polluées, mortes.

Jeunes, ne vous résignez pas face à ce qui est en train de se passer. Ne renoncez pas à l’héritage de vos grands-parents, à votre vie ni à vos rêves. J’aimerais vous encourager à étudier, à vous préparer ; préparez-vous, saisissez l’occasion que vous avez de vous former, cette occasion qui vous est offerte par la Fondation Apronia.

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Nous avons besoin de Vous 

Le monde a besoin de vous, jeunes des peuples autochtones,

et il a besoin de vous

non pas déguisés mais tels que vous êtes.

Pas déguisés en citoyens d’un autre peuple, non, tels que vous êtes, c’est ainsi que nous avons besoin de vous.

  Ne vous contentez pas d’être le wagon de queue de la société, accrochés et vous laissant porter ! Non, non, ne soyez jamais les wagons de queue.

Nous avons besoin de vous comme moteur, qui impulse.

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Et je vous recommande une chose, écoutez vos grands-parents, valorisez vos traditions, ne refreinez pas votre curiosité. Cherchez vos racines et, en même temps, ouvrez les yeux à ce qui est nouveau, oui… et faites votre propre synthèse.

Rendez au monde ce que vous apprenez, car le monde a besoin de vous dans votre originalité, tels que vous êtes en réalité, non comme des imitations. Nous avons besoin de vous dans votre authenticité, en tant que jeunes fiers d’appartenir aux peuples amazoniens et qui apportent à l’humanité une alternative de vie vraie.

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Dans l’avion du retour le pape déclara

j’ai été ému par le Foyer “Le petit prince”: voir ces enfants, la plupart abandonnés, ces garçons et ces filles qui ont réussi, grâce à l’éducation, à aller de l’avant… Il y a des entrepreneurs parmi eux… Cela m’a beaucoup ému. Ce sont des œuvres qui conduisent les personnes vers le haut, de même que les choses dont nous avons parlé avant conduisent les personnes vers le bas. Cela m’a beaucoup ému pendant ce voyage. Et ensuite les gens, la chaleur des gens. Ici aujourd’hui c’était à ne pas y croire, c’était incroyable à Lima! A ne pas y croire! La chaleur des gens… Je dis: ce peuple a la foi et il me contamine par cette foi, et je rends grâce à Dieu pour cela.

2018 Discours adressé par le pape François aux jeunes du Chili

27 mai, 2018

 le pape François se rend au sanctuaire national de Maipú, à  Santiago le 17 janvier 2018

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Extraits  du discours

La foi provoque chez les jeunes des sentiments d’aventure qui invite à passer par des chemins incroyables,

 des chemins pas du tout faciles,

pas du tout tranquilles…

mais vous aimez les aventures et les défis ;

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 Mûrir et non pas pourrir

N’ écoutez pas les vieux qui disent

 ‘‘Il pense comme ça parce qu’il est jeune, il va mûrir, ou pire, bientôt il va se corrompre’’. Et voici la vérité : derrière le “bientôt il va mûrir” à l’épreuve des aspirations et des rêves, se cache le tacite “bientôt il va se corrompre”.

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Savoir rêver

Dans cette expression “il va mûrir”, nous avons l’air de vous bâillonner à l’aide d’une couverture mouillée pour vous faire taire –

mûrir ce serait  accepter l’injustice, croire que nous ne pouvons rien faire, que tout a toujours été comme ça.

 Mûrir, la vraie maturité, c’est de poursuivre vos rêves, vos aspirations, ensemble, en vous soutenant mutuellement, en discutant entre vous, mais en regardant toujours devant, non pas en baissant

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Le synode des jeunes

 C’est pour cette réalité  que  j’ai convoqué le Synode de la foi, du discernement chez les jeunes.

Jeunes du monde entier, jeunes catholiques et jeunes non catholiques,

jeunes chrétiens et d’autres religions,

jeunes qui ne savent pas s’ils croient ou ne croient pas,

pour qu’on vous écoute,

pour que vous parliez,

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l’Eglise doit avoir un visage jeune, et cela vous avez à nous le donner.

Dites-nous ce que vous sentez, ce que vous pensez ;

 . Mais le Synode, ce sont les Evêques qui le feront avec une délégation qui vous représentera tous. Préparez-vous donc à cette rencontre et à ceux qui iront à cette rencontre faites part de vos idées, de vos préoccupations, de ce que vous avez dans le cœur.

Comme l’Eglise a besoin de vous,

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Rester connecter

En m’entretenant un jour avec un jeune, je lui ai demandé  ‘‘Toi, qu’est-ce qui te met de mauvaise humeur ?’’ – parce que le contexte permettait de poser cette question. Et il m’a dit : ‘‘Quand le téléphone portable n’a plus de batterie ou quand je perds la connexion d’internet’’. Je lui demande : ‘‘Pourquoi ?’’. Il me répond : ‘‘Mon Père, c’est simple, je rate tout ce qui est en train de se passer, je reste hors du monde, comme suspendu. A ces moments, je sors en courant chercher un chargeur ou un réseau wifi et le mot de passe pour me reconnecter’’.

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de même , restez connecter avec Jésus  par une retraite, par une prédication, par une rencontre, – alors , la foi grandit sinon ‘‘notre bande passante’’ commence à baisser, peu à peu, et cet enthousiasme, ce désir de rester connecté avec Jésus commence à s’affaiblir,

 Sans connexion, sans la connexion avec Jésus, sans cette connexion nous finissons par noyer nos idées, noyer nos rêves, noyer notre foi,

  Et nous restons déconnectés de la réalité, de ce qui se passe ‘‘dans le monde’’. Et nous restons, nous sentons que nous restons ‘‘hors du monde’’, dans “mon petit monde” où je suis tranquille, là, sur mon divan.

  Ne pense jamais que tu n’as rien à apporter, ou que tu ne manques à personne. “Beaucoup de gens ont besoin de toi ; sache-le”.

2018 Discours adressé par le pape François aux populations de l’Amazonie

26 mai, 2018

Le Vendredi 19 janvier 2018 le pape François s’est adressé aux populations de l’Amazonie 

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Extrait de son discours 

Le cantique de saint François : ‘‘Loué sois-tu, mon Seigneur’’ jaillit en moi, comme en vous. …

….Loué sois-tu Seigneur pour cette œuvre merveilleuse de tes peuples amazoniens et pour toute la biodiversité que ces terres renferment.

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Les menaces des étrangers  

Probablement, les peuples autochtones amazoniens n’ont jamais été aussi menacés sur leurs territoires qu’ils le sont présentement.

…Des puissances économiques  convoitent le pétrole, le gaz, le bois, …et ose parler de la ‘‘conservation’’ de la nature sans tenir compte de l’être humain et, de vous, frères amazoniens qui y habitez

…Cela asphyxie vos populations et provoque la migration des nouvelles générations

 Repoussons  ceux qui considère l’Amazonie comme une réserve inépuisable des États sans prendre en compte ses populations.

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La sagesse des autochtones

I est juste de reconnaître qu’il existe des initiatives porteuses d’espérance qui naissent dans vos propres rangs et dans vos organisations et permettent que les peuples autochtones eux-mêmes soient les gardiens des forêts,

..Ce ‘‘bien-faire’’ se trouve en syntonie avec les pratiques du ‘‘bien-vivre’’ que nous découvrons dans la sagesse de vos peuples.

 Vous êtes la mémoire vivante de la mission que Dieu nous a donnée à nous tous : sauvegarder la Maison commune.

 ……… Je pense aussi  aux peuples désignés comme les ‘‘Peuples Indigènes dans l’Isolement Volontaire’’ (PIIV). Nous savons qu’ils sont les plus vulnérables parmi les vulnérables.

 …La reconnaissance de ces peuples – qui ne peuvent jamais être considérés comme une minorité, mais comme d’authentiques interlocuteurs – et de tous les peuples autochtones nous rappelle que nous ne sommes pas les propriétaires absolus de la création. Il urge de prendre en compte la contribution essentielle qu’ils apportent à la société tout entière, de ne pas faire de leurs cultures l’idéal d’un état naturel ni non plus une espèce de musée d’un genre de vie d’antan.

 … . Les nouvelles qui parviennent concernant la diffusion de certaines maladies sont préoccupantes. Le silence effraie, car il tue.

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Leur culture .

. la famille des peuples autochtones a été le meilleur rempart de la vie.

.. Écoutez les personnes âgées, s’il vous plaît ! Elles ont une sagesse qui vous met en contact avec ce qui est transcendant et vous fait découvrir l’essentiel de la vie. N’oublions pas que « la disparition d’une culture peut être aussi grave ou plus grave que la disparition d’une espèce animale ou végétale » .

. Je salue ceux qui, parmi vous  à travers la peinture, la littérature, l’artisanat, la musique, montrent au monde votre cosmovision et votre richesse naturelle. Beaucoup ont écrit et parlé de vous. Il est bon qu’à présent vous vous définissiez vous-mêmes et nous montriez votre identité. Nous avons besoin de vous écouter.

Ne succombez pas aux essais, perceptibles, visant à déraciner la foi catholique de vos peuples . Chaque culture et chaque cosmovision qui reçoivent l’Évangile enrichissent l’Eglise par la perception d’une nouvelle facette du visage du Christ. L’Église n’est pas étrangère à votre situation et à vos vies, elle ne veut pas être étrangère à votre mode de vie et à votre organisation. Pour nous, il est nécessaire que les peuples autochtones modèlent culturellement les Églises locales amazoniennes.

 vous pourrez façonner une Église avec un visage amazonien

2018 Discours prononcé par le pape au centre pénitencier féminin de Santiago

24 mai, 2018

le Mardi 16 janvier 2018 le pape a rendu visite aux prisonnières de Santiago au Chili

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Dans l’avion , en retournant à Rome le pape dit aux journalistes   

« A propos du voyage, je voudrais dire quelque chose qui m’a beaucoup ému.

La prison des femmes: mon cœur était là-bas. Je suis toujours très sensible à la prison et aux détenus et quand je vais dans une prison, je me demande toujours: “pourquoi eux et pas moi?”. Voir ces femmes, voir la créativité de ces femmes, la capacité de changer et de vouloir changer de vie, de se réinsérer dans la société avec la force de l’Evangile. L’un d’entre vous m’a dit: «J’ai vu la joie de l’Evangile». Cela m’a ému, j’ai vraiment été très ému pendant cette rencontre. C’est l’une des plus belles choses du voyage.  

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Extrait du discours

 

La demande de pardon

Merci Janeth de vouloir partager, avec nous tous, tes douleurs et cette courageuse demande de pardon. Que de choses devons-nous apprendre de ton attitude de courage et d’humilité ! Je te cite : « Nous demandons pardon à tous ceux que nous avons blessés par nos délits ». Merci de nous rappeler cette attitude sans laquelle nous nous déshumanisons, nous devons tous demander pardon, moi le premier, tous, cela nous humanise.

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La  capacité de faire naitre

Vous, les femmes, vous avez une capacité incroyable de pouvoir vous adapter aux situations et d’aller de l’avant.

..la  capacité de faire naître l’avenir,  qui vit en chacune d’entre vous. Cette capacité qui vous permet de lutter contre ceux qui transforment les personnes en choses, et qui finissent par tuer l’espérance.

 Personne d’entre nous n’est une chose,

 nous sommes tous des personnes

Ne nous laissons pas ‘‘chosifier’’ :

 je ne suis pas un numéro, je ne suis pas le détenu numéro tant, je suis un tel qui fait naître l’espérance, parce qu’il veut enfanter l’espérance.

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Être privé de la liberté,

Cela ne veut pas dire perdre l’espérance, cela ne veut pas dire arrêter de rêver. Être privé de la liberté, ce n’est pas la même chose que d’être privé de la dignité, non, ce n’est pas la même chose. On ne touche la dignité de personne, on en prend soin, on la garde, on la caresse. Personne ne peut être privé de la dignité. 

. Aujourd’hui tu es privée de liberté, cela ne signifie pas que cette situation marque la fin. D’aucune manière ! Il faut toujours regarder l’horizon, vers l’avenir, vers la réinsertion dans la vie courante de la société.

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La fille de Jaïre

Il ya dans l’Évangile ,des gens qui se moquaient de Jésus parce qu’il a dit que la fille du chef de la synagogue n’était pas morte, mais qu’elle dormait. Ils se moquaient, ils riaient de lui. Malgré les moqueries, il entre là où la fille était, il la prit par la main et lui dit : « Jeune fille, je te le dis, lève-toi » (Mc 5, 21).

Pour tous, elle était morte ; pour Jésus, non.

Ce genre d’initiatives constitue un signe vivant de ce Jésus qui entre dans la vie de chacun d’entre nous, qui va au-delà de toute moquerie, qui ne considère aucune bataille comme perdue, au point de nous prendre par la main et de nous inviter à nous lever. Qu’il est bon qu’il y ait des chrétiens, qu’il y ait des personnes de bonne volonté, qu’il y ait des personnes de quelque croyance que ce soit, de quelque option religieuse dans la vie, ou non religieuse mais de bonne volonté, qui suivent les traces de Jésus pour aider les autres à se relever

2015 Discours adressé aux pauvres par le pape François en Ouganda

23 mai, 2018

 

Les martyrs d’Ouganda

Comme il se doit, le pape  François lors de son voyage en Ouganda célébra la messe au sanctuaire des martyrs 

Ce sanctuaire a été construit en l’honneur des 22 martyrs de l’Uganda, victimes de la persécution du roi Mwanga de 1885 à 1887 durant laquelle périrent une centaine de jeunes chrétiens, catholiques et anglicans.

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Visite à la maison  de charité de Nalukolongo (Ouganda)

En Ouganda comme au Kenya il ne quittera pas le pays sans avoir vu les plus pauvres

 Extrait de son discours

. J’ai beaucoup désiré visiter cette Maison de la Charité, que le Cardinal Nsubuga a fondée ici à Nalukolongo. Ce lieu a toujours été lié à l’engagement de l’Église envers les pauvres, les handicapés et les malades. Ici, dans les premiers temps, des enfants ont été rachetés de l’esclavage et des femmes ont reçu une éducation religieuse. Je salue les Sœurs du Bon Samaritain, qui poursuivent cette œuvre excellente et je les remercie pour leurs années de service silencieux et joyeux dans l’apostolat. Et ici, ici Jésus est présent, parce qu’il a dit qu’il sera toujours présent au milieu des pauvres, des malades, des prisonniers, de ceux dont on ne veut pas, de ceux qui souffrent. Ici il y a Jésus.

 Je salue aussi les représentants de nombreux autres groupes d’apostolat qui prennent soin des besoins de nos frères et de nos sœurs en Ouganda. Je pense en particulier au grand et fructueux travail réalisé avec les malades du SIDA. Surtout, je salue ceux qui habitent dans cette Maison et dans d’autres semblables, et tous ceux qui bénéficient des œuvres de la charité chrétienne. Parce que cette maison est vraiment une maison ! Ici vous pouvez trouver affection et attention ; ici vous pouvez sentir la présence de Jésus notre frère, qui aime chacun de nous avec l’amour qui est le propre de Dieu.

 ne pas oublier les pauvres, à ne pas oublier les pauvres.

Le Seigneur nous dit, qu’il nous jugera sur cela !

 …Il est triste que nos sociétés permettent que les personnes âgées soient rejetées ou oubliées !

 …Il est déplorable que les jeunes soient exploités par l’esclavage actuel du trafic d’êtres humains !

 Combien de nos frères et sœurs sont victimes de la culture actuelle de l’ « utilise et jette », que génère le mépris surtout vis-à-vis des enfants qui ne sont pas encore nés, des jeunes et des personnes âgées !

 Montrons ainsi que les personnes comptent plus que les choses et que ce que nous sommes est plus important que ce que nous possédons.

 

 

2015 Discours adressé aux pauvres par le pape François au Kenya

23 mai, 2018

Visite au quartier pauvre de Kangeli (Kenya)

Le 26 novembre 2015 le pape  François  arrive au Kenya

Après les visites aux autorités  politiques et religieuses ,le pape se rendit à Kangeli  le quartier pauvre de Nairobi 

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Extrait du discours

Merci de me recevoir dans votre quartier. … En vérité, je me sens comme chez moi, en partageant ce moment avec des frères et des sœurs qui, je n’ai pas honte de le dire, ont une place de choix dans ma vie et dans mes options. Je suis ici pour vous assurer que vos joies et vos espérances, vos angoisses et vos tristesses, ne me sont pas indifférentes. Je connais les difficultés que vous traversez quotidiennement ! Comment ne pas dénoncer les injustices que vous subissez ?

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La sagesse des quartiers populaires

La  culture des quartiers populaires est imprégnée d’une sagesse particulière  

qui  s’exprime par des valeurs telles que la solidarité ;

 donner sa vie pour l’autre ; préférer la naissance à la mort ; donner une sépulture chrétienne aux morts.

Offrir une place au malade dans sa propre maison,

partager le pain avec l’affamé : ‘‘là où 10 mangent, 12 mangent’’ ;

 la patience et le courage face aux grandes adversités, etc. » (Équipe de Prêtres d’Argentine, Réflexions sur l’urbanisation et la culture de bidonville, 2010).

 Valeurs qui se fondent sur la vérité que chaque être humain est plus important que le dieu argent. Merci de nous rappeler qu’il y a un autre type de culture possible.

Le chemin de Jésus commence dans les périphéries, il part des pauvres et avec les pauvres, et va vers tous.

Reconnaître ces manifestations de vie honnête qui grandissent chaque jour au milieu de vous n’implique, en aucune manière, d’ignorer l’atroce injustice de la marginalisation urbaine.

 le manque d’accès aux infrastructures et aux services de base. Je me réfère aux toilettes, aux égouts, aux drainages, à la collecte des déchets, à l’éclairage, aux routes mais aussi aux écoles, aux hôpitaux, aux centres de loisir et de sport, aux ateliers d’art.

La dette sociale, la dette environnementale envers les pauvres des villes se paie en rendant effectif le droit sacré aux trois ‘‘T’’ : terre, toit, et travail

 

2015 Voyage du pape François en centre Afrique

22 mai, 2018

Au cours de ce voyage ,il y eut plusieurs moments  forts

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Ouverture de la porte sainte

le 1er dimanche de l’Avent, le pape François a choisi d’ouvrir la Porte de la miséricorde de la cathédrale de Bangui, avant même l’ouverture solennelle du Jubilé de la miséricorde à Rome le 8 décembre suivant pour que la haine, la guerre fassent place à la miséricorde et à la paix

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La visite de la mosquée 

Le Pape François s’est  ensuite rendu à la mosquée du quartier PK5 à Bangui. Des centaines de centrafricains de confession musulmane se sont massés pour l’écouter, l’applaudir et l’approcher, eux qui se sont retranchés dans une enclave isolée sous la menace constante des milices armées.

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La messe au stade

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L’hôpital des enfants à Bangui

Cette  visite a été une surprise

elle n’était pas prévue

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Dans l’avion  du retour le pape déclare au journalistes 

lors de ma visite à l’hôpital pédiatrique de Bangui, j’ai éprouvé de la douleur. Et je pense au fait que les gens ne s’en rendent pas compte… Une grande douleur. Hier, par exemple, je suis allé à l’hôpital pédiatrique: le seul de Bangui et du pays ! Et en thérapie intensive, ils n’ont pas les instruments pour l’oxygène. Il y avaient tant d’enfants mal nourris, tellement. Et le docteur m’a dit : « La majorité de ceux-là mourront, car ils ont une forte malaria, et sont mal nourris ».

Si l’humanité ne change pas, les misères, les tragédies, les guerres, les enfants qui meurent de faim, l’injustice se poursuivront… Que pense ce pourcentage qui a entre les mains 80 pour cent de la richesse du monde ? Et cela n’est pas du communisme, c’est la vérité. Et il n’est pas facile de voir la vérité.

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 Visite au camp de réfugiés saint Sauveur

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2015 discours du pape sur l’engagement des villes

21 mai, 2018

Le Mardi 21 juillet 2015  le pape François encore bouleversé par son voyage en Amérique latine prit la parole lors d’une  d’une rencontre des maires de grandes villes  qui eut lieu à Rome  sur « l’esclavage moderne ,et le changement climatique : L’engagement des villes »

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Extrait du discours

 

Les grandes  villes

. Pourquoi les gens vont-ils dans les grandes villes, dans les cordons des grandes villes ,les «villas miseria», les baraques, les favelas?

Pourquoi font-ils cela? Simplement parce que le monde rural ne leur donne pas d’opportunité.

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Parmi les plus grands problèmes

les  «maladies rares»,

qui proviennent de nombreux éléments utilisés pour fertiliser les champs —

l’utilisation de certains éléments de traitement des minéraux — arsenic, cyanure… — provoquent aussi des  maladies à la population

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Les problèmes de l’oxygène et de l’eau.

C’est-à-dire la désertification de grandes zones pour la déforestation.

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La traite des personnes.

Chaque année, des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants sont victimes de la traite des personnes dans leur pays ou à l’étranger. Par la contrainte, la duperie ou la force, ils sont exploités pour leur force de travail, pour le sexe ou pour leurs organes.

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Le pape François

avait aussi parlé de ces « esclaves modernes  lors de la journée mondiale de la paix 2015

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Les enfants

sont aussi des objets d’exploitation.

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Les guerres sont aussi un élément de déséquilibre de l’environnement.

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Le mépris de l’homme  et La tour de Babel

 Un rabbin du Moyen Age,  expliquait dans un «midrash» le problème de la Tour de Babel à ses «paroissiens» dans la synagogue et disait que pour construire la Tour de Babel, il avait fallu beaucoup de temps et beaucoup de travail, surtout pour réaliser les briques. Il fallait préparer la boue, chercher la paille, en faire des blocs, les couper, les faire sécher, puis les mettre au four, les cuir… Une brique était un bijou, elle avait énormément de valeur. Et ils montaient la brique pour la mettre sur la tour. Lorsqu’une brique tombait, c’était un problème très grave et le coupable, celui qui avait négligé le travail et avait laissé tomber la brique, était puni. Lorsque tombait un ouvrier, l’un de ceux qui travaillaient à la construction, ce n’était pas grave.

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2015 Voyage du pape François au Paraguay

20 mai, 2018

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Rencontre  avec les représentants de la société civile à Asuncio

Extrait  du discours du pape

 Les idéologies

 Les idéologies finissent toujours mal, elles ne servent pas. Les idéologies ont une relation ou incomplète, ou malsaine, ou mauvaise avec le peuple. Les idéologies ne prennent pas en compte le peuple.

 C’est pourquoi, tenez, au  siècle dernier, à quoi les idéologies ont abouti ? A la dictature, toujours, toujours.

Elles pensent pour le peuple, elles ne laissent pas le peuple penser.

Tout pour le peuple,

mais rien avec le peuple’’.

C’est ça, les idéologies.

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Les pauvres

 Les pauvres ont beaucoup à nous enseigner en humanité, en bonté, en sacrifice, en solidarité. Nous les chrétiens, en outre, nous avons un plus grand motif pour aimer et servir les pauvres, car en eux nous voyons le visage, le visage et la chair du Christ, qui est devenu pauvre pour nous enrichir de sa pauvreté (cf. 2 Co 8,9).

 Les pauvres sont la chair du Christ

C’est quelqu’un comme moi et s’il traverse un moment difficile pour mille raisons –économiques, politiques, sociales ou personnelles -, je pourrais être à sa place, désirant que quelqu’un m’aide.

 Et outre si je désire  que quelqu’un m’aide,  j’ai le droit d’être respecté. Respecter le pauvre.

  Le développement économique doit avoir un visage humain.

Non ! à l’économie sans visage !

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Entre leurs mains se trouve la possibilité d’offrir du travail à beaucoup de personnes et de donner ainsi de l’espérance à tant de familles. Apporter le pain à la maison, offrir aux enfants un toit, offrir la santé et l’éducation, ce sont des aspects essentiels de la dignité humaine, et les entrepreneurs, les hommes politiques, les économistes, doivent se laisser interpeller par cela.

Ne pas céder à un modèle économique idolâtre

qui a besoin de sacrifier des vies humaines

sur l’autel de l’argent et de la rentabilité.

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Rencontre avec le corps diplomatique  au Jardin du Palais des López, Asunción

Vendredi 10 juillet 2015

Extrait du discours

Les femmes

 Le Pape a rendu un hommage appuyé aux femmes paraguayennes, pour avoir reconstruit le pays réduit après une guerre qui a décimé plus de la moitié de la population masculine à la fin du XIXème siècle.

… Sur leurs épaules de mères, d’épouses et de veuves, elles ont porté la plus grande charge, elles ont su faire avancer leurs familles et leur Pays, en insufflant aux nouvelles générations l’espérance d’un lendemain meilleur. Que Dieu bénisse la femme paraguayenne, la plus glorieuse de l’Amérique.

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le développement

Déjà depuis quelques années, le Paraguay s’est engagé dans la construction d’un projet démocratique solide et stable

Chers  amis, dans la volonté de servir et de travailler pour le bien commun, les pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin doivent occuper une place prioritaire. Beaucoup d’efforts sont faits pour que le Paraguay progresse sur la voie de la croissance économique. Des pas importants ont été accomplis dans le domaine de l’éducation et de la santé.

Que cet effort de tous les acteurs sociaux ne s’arrête pas, jusqu’à ce qu’il n’y ait plus d’enfants sans accès à l’éducation, de familles sans foyer, d’ouvriers sans un travail digne, de paysans sans des terres à cultiver et tant de personnes obligées à émigrer vers un avenir incertain;

qu’il n’y ait plus de victimes de la violence, de la corruption ou du trafic de stupéfiants.

Un développement économique,

qui ne tient pas compte des plus faibles et des défavorisés,

n’est pas un vrai développement.

La mesure du modèle économique doit être la dignité intégrale de la personne, spécialement la plus vulnérable et celle qui est sans défense.

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  Visite du pape à l’hôpital pédiatrique d’Asuncion 

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Visite du pape à l’hôpital pédiatrique d’Asuncion (Paraguay)

19 mai, 2018

Selon ses habitudes le pape François au Paraguay se rend chez les petits, les malades ,les prisonniers 

en particulier à L’hôpital pédiatrique d »Asunción  le Samedi 11 juillet 2015

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Extrait de son discours

Chers enfants, je veux vous poser une question,

Jésus s’est-il jamais mis en colère ? Vous vous rappelez quand ? …

Je sais que c’est une question difficile, donc je vous aiderai. Ce fut quand on empêcha les enfants de s’approcher de lui. C’est l’unique fois où l’Évangile de Marc emploie cette expression (cf. 10, 13-15). Quelque chose de semblable à notre expression : il s’est fâché.

…. Les enfants sont parmi les privilégiés de Jésus. Ce n’est pas qu’il n’aime pas les grands, mais il se sentait heureux quand il pouvait être avec eux.

 Il appréciait beaucoup leur amitié et leur compagnie. Mais non seulement il aimait les avoir auprès de lui, mais plus encore. Il les donnait comme exemple. Il dit aux disciples : « Si vous ne changez pas pour devenir comme les enfants, vous n’entrerez pas dans le royaume des cieux » (Mt 18, 3).

….Les enfants étaient tenus à l’écart, les grands ne les laissaient pas s’approcher, mais Jésus les appela, les embrassa et les mit au milieu pour que tous nous apprenions à être comme eux. Aujourd’hui il nous dirait la même chose. Il nous regarde et dit : apprenez d’eux.

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Les enfants :de vrais combattants

Nous devons apprendre de vous, de votre confiance, de votre joie, de votre tendresse.

 De votre capacité de lutte, de votre courage. De votre incomparable capacité de résistance. Vous êtes de vrais lutteurs ! Et quand on a de pareils ‘‘guerriers’’ devant soi, on se sent orgueilleux. N’est-ce pas, mamans ? N’est-ce pas, papas et grands-parents ? Vous voir, nous donne de la force, cela nous donne du courage pour avoir confiance, pour avancer.

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