Archive pour la catégorie 'pape François'

Le pape François :Qu’est ce que l’unité ?

10 avril, 2019

Discours du pape le 10 novembre 2016 à Rome lors  de l’assemblée plénière du conseil pontifical pour la promotion  de l’unité des chrétiens

L’unité est un don

Tout d’abord, l’unité n’est pas le fruit de nos efforts humains ou le produit construit par des diplomaties ecclésiastiques, mais elle est un don qui vient d’en-haut. Nous, les hommes, ne sommes pas en mesure de faire l’unité tout seuls, et nous ne pouvons pas non plus en décider les formes et les temps.

 Quel est alors notre rôle? Que devons-nous faire pour promouvoir l’unité des chrétiens?

 j’aime répéter que l’unité se fait en marchant, pour rappeler que quand nous marchons ensemble, c’est-à-dire quand nous nous rencontrons comme des frères,

Quand  nous prions ensemble,

 nous collaborons ensemble dans l’annonce de l’Évangile et dans le service aux derniers, nous sommes déjà unis.

 Toutes les divergences théologiques et ecclésiologiques qui divisent encore les chrétiens ne seront dépassées que le long de ce chemin, sans que nous sachions aujourd’hui comment et quand, mais cela aura lieu selon ce que l’Esprit Saint voudra suggérer pour le bien de l’Église.

 

L’unité n’est pas l’uniformité.

Les différentes traditions théologiques, liturgiques, spirituelles et canoniques, qui se sont développées dans le monde chrétien, quand elles sont authentiquement enracinées dans la tradition apostolique, sont une richesse et non une menace pour l’unité de l’Église. Chercher à supprimer ces diversités signifie aller contre l’Esprit Saint, qui agit en enrichissant la communauté des croyants par une variété de dons.

  Au cours de l’histoire, il y a eu des tentatives de ce genre, avec des conséquences qui font parfois souffrir encore aujourd’hui. Si, en revanche, nous nous laissons guider par l’Esprit, la richesse, la variété, la diversité ne deviennent jamais un conflit, parce qu’Il nous pousse à vivre la variété dans la communion de l’Église.

 

L’unité n’est pas une assimilation.

 L’unité des chrétiens ne comporte pas un œcuménisme « en marche arrière », en raison duquel certains devraient renier leur propre histoire de foi ; et elle ne tolère pas non plus le prosélytisme, qui est d’ailleurs un poison pour le chemin œcuménique.

  Avant de voir ce qui nous sépare, il faut percevoir également de manières existentielle la richesse de ce qui nous rassemble, comme l’Ecriture Sainte

et les grandes professions de foi des premiers Conciles œcuméniques. En agissant ainsi, nous chrétiens pouvons nous reconnaître comme des frères et sœurs qui croient dans l’unique Seigneur et Sauveur Jésus Christ, engagés ensemble à rechercher la manière d’obéir aujourd’hui à la Parole de Dieu qui veut que nous soyons unis.

  L’œcuménisme est véritable quand on est capable de déplacer l’attention de soi-même, de ses propres argumentations et formulations, vers la Parole de Dieu qui exige d’être écoutée et témoignée dans le monde.

 C’est pourquoi les diverses communautés chrétiennes sont appelées à ne pas « se faire de la concurrence », mais à collaborer

Le pape François et l’église assyrienne de l’Orient

9 avril, 2019

Lors de la visite du patriarche de l’église assyrienne à Rome  le 17 novembre 2016 le pape déclara

 Nous sommes consternés par ce qui continue à arriver au Moyen-Orient, en particulier en Irak et en Syrie. Là-bas se déverse sur des centaines de milliers d’enfants innocents, de femmes et d’hommes la violence terrible de conflits sanglants, qu’aucune motivation ne peut justifier ou permettre. Là-bas nos frères et sœurs chrétiens, ainsi que diverses minorités religieuses et ethniques sont malheureusement habitués à endurer quotidiennement de grandes épreuves.

 Parmi tant de douleur, dont j’implore la fin, nous voyons chaque jour des chrétiens qui parcourent le chemin de la croix en suivant avec douceur les traces de Jésus, s’unissant à Lui, qui par sa croix nous a réconcilié, « en sa personne et a tué la haine » (Ep 2, 16).

 Ces frères et sœurs sont des modèles qui nous exhortent en toute circonstance à rester avec le Seigneur, à embrasser sa croix, à avoir confiance dans son amour.

Ils nous indiquent qu’au centre de notre foi se trouve toujours la présence de Jésus, qui nous invite, même dans l’adversité, à ne pas nous lasser de vivre son message d’amour, de réconciliation et de pardon.

 C’est ce que nous apprenons des martyrs et de ceux qui aujourd’hui encore, même au prix de leur vie, restent fidèles au Seigneur et vainquent avec Lui le mal par le bien (cf. Rm 12, 21). Nous sommes reconnaissants à ces frères, qui nous poussent à suivre le chemin de Jésus pour vaincre la haine. Comme le sang du Christ, répandu par amour, a réconcilié et uni, en faisant germer l’Église, ainsi le sang des martyrs est la semence de l’unité des chrétiens.

 Nous confessons  la même foi dans le mystère de l’Incarnation.

nous avançons vers la pleine communion, un chemin que je désire poursuivre ardemment.

 nous avons l’opportunité d’avancer à pas rapides, en grandissant dans la connaissance réciproque et en témoignant ensemble de l’Évangile.

 .C’est de là que prit origine cette diffusion de l’Évangile qui, à l’aube de la foi, atteint Rome

Les grands évangélisateurs de l’époque, les saints et les martyrs de tous temps, tous les concitoyens de la Jérusalem céleste, nous exhortent et nous accompagnent à présent à ouvrir, ensemble, des sentiers féconds de communion et de témoignage.

 

Le pape François commémore le 500é anniversaire de la Réforme

8 avril, 2019

le 31 octobre 2016, en Suède  le pape  commémore  l’anniversaire de la réforme entreprise par Luther en 1517 

 « Catholiques et Luthériens, nous avons commencé à marcher ensemble sur un chemin de réconciliation. À présent, dans le contexte de la commémoration commune de la Réforme de 1517, nous avons une opportunité nouvelle pour prendre un chemin commun, qui durant les cinq dernières années a progressivement pris forme dans le dialogue œcuménique entre la Fédération Luthérienne Mondiale et l’Église catholique.

 Nous devons regarder avec amour et honnêteté notre passé et reconnaître notre faute et demander pardon, Dieu seul est juge.

 Notre division a été historiquement perpétuée plus par des hommes de pouvoir de ce monde que par la volonté du peuple fidèle, qui toujours et en tout lieu a besoin d’être guidé avec assurance et tendresse par son Bon Pasteur.

 Il y avait une volonté sincère des deux côtés de professer et de défendre la vraie foi

 Avec gratitude, nous reconnaissons que la Réforme a contribué à mettre davantage au centre la Sainte Écriture dans la vie de l’Église. À travers l’écoute commune de la parole de Dieu dans les Écritures, le dialogue entre l’Église catholique et la Fédération Luthérienne Mondiale, dont nous célébrons le 50ème anniversaire, a fait des progrès importants. Demandons au Seigneur que sa Parole nous maintienne unis, car elle est source d’aliment et de vie ; sans son inspiration nous ne pouvons rien faire.

 Lexpérience spirituelle de Martin Luther nous interpelle et nous rappelle que  nous ne pouvons rien faire sans Dieu : ‘‘Comment puis-je avoir un Dieu miséricordieux ?’’ C’est la question qui hantait constamment Luther. En effet, la question de la relation juste avec Dieu est la question décisive de la vie. Comme on le sait, Luther a trouvé ce Dieu miséricordieux dans la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ incarné, mort et ressuscité. Par le concept ‘‘uniquement par la grâce divine’’, on nous rappelle que c’est toujours Dieu qui prend l’initiative et qu’il précède toute réponse humaine, en même temps qu’il cherche à susciter cette réponse. La doctrine de la justification, par conséquent, exprime l’essence de l’existence humaine face à Dieu.

 au cours de cette commémoration , catholiques et luthériens ont signé une déclaration commune 

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Déclaration commune des catholiques et des luthériens

8 avril, 2019

A l’occasion de la commémoration commune catholique-luthérienne de la Réforme, le 1 octobre 2016

  Par la présente Déclaration commune, nous exprimons notre profonde gratitude à Dieu pour ce temps de prière partagée dans la Cathédrale de Lund, alors que nous ouvrons l’année commémorative du cinquième centenaire de la Réforme. 

Alors que nous sommes profondément reconnaissants pour les dons spirituels et théologiques reçus à travers la Réforme,

…la justification par la foi …La lecture de la Bible 

nous confessons aussi devant le Christ que luthériens et catholiques ont blessé l’unité visible de l’Église et nous le déplorons

 Des différences théologiques ont été accompagnées de préjugés et de conflits,et la religion a été instrumentalisée à des fins politiques.

 Notre foi commune en Jésus Christ et notre baptême exigent de nous une conversion quotidienne par laquelle nous rejetons les désaccords et les conflits historiques qui empêchent le ministère de la réconciliation.

 La grâce

. Nous reconnaissons que nous sommes libérés par la grâce pour cheminer vers la communion à laquelle Dieu continue de nous appeler toutes et tous……. nous nous engageons à témoigner ensemble de la grâce miséricordieuse de Dieu, rendue visible dans le Christ crucifié et ressuscité.

 désir de  communion 

Beaucoup de membres de nos communautés aspirent à recevoir l’Eucharistie à une même table, comme expression concrète de la pleine unité. … Nous reconnaissons notre responsabilité pastorale commune pour répondre à la soif et à la faim spirituelles de nos fidèles d’être un dans le Christ.

 Nous désirons ardemment que cette blessure dans le Corps du Christ soit guérie. C’est l’objectif de nos efforts œcuméniques, que nous voulons faire progresser, y compris en renouvelant notre engagement pour le dialogue théologique.

 l’évangile  

Nous prions Dieu afin que les catholiques et les luthériens soient capables de témoigner ensemble de l’Évangile de Jésus-Christ, invitant l’humanité à écouter et à recevoir la bonne nouvelle de l’action rédemptrice de Dieu.

 la dignité de l’homme

Nous demandons à Dieu inspiration, encouragement et force, de sorte que nous puissions rester ensemble pour servir, en défendant la dignité et les droits humains, surtout ceux des pauvres, en travaillant pour la justice, et en rejetant toutes les formes de violence.

 les migrants  

Dieu nous demande d’être proches de celles et ceux qui aspirent à la dignité, à la justice, à la paix et à la réconciliation. Aujourd’hui, de manière particulière, nous élevons nos voix pour la fin de la violence et de l’extrémisme qui touchent de si nombreux pays et communautés, et d’innombrables sœurs et frères dans le Christ.

  Nous exhortons les luthériens et les catholiques à travailler ensemble pour accueillir les étrangers, pour aider celles et ceux qui sont forcés de fuir à cause de la guerre et de la persécution, et pour défendre les droits des réfugiés et de celles et ceux qui cherchent asile.

 L’écologie

Plus que jamais, nous réalisons que notre service commun dans le monde doit s’étendre à la création de Dieu qui souffre de l’exploitation et des conséquences d’une avidité insatiable. Nous reconnaissons le droit des générations futures à jouir, dans toutes ses potentialités et dans toute sa beauté, de l’univers créé par Dieu. Nous prions pour un changement des cœurs et des esprits qui conduise à prendre soin de la création, avec amour et responsabilité.

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Le pape François et les uniates

6 avril, 2019

Après la séparation entre catholiques et orthodoxes, au début du Ier millénaire, différentes tentatives d’union ont eu lieu, pourvu qu’ils puissent  garder leur manière de célébrer leur liturgie ..Ces chrétiens furent  qualifiés péjorativement d’« uniates » par les orthodoxes, qui leur reprochent d’être des « loups déguisés en agneaux »,

 Ces Églises catholiques orientales ont été percuté sous le régime  communiste, et ont été   souvent réintégrées de force dans leurs Églises orthodoxes d’origine.

 Apres la chute du Mur, elles sont demeurées des pierres d’achoppement entre catholiques et orthodoxes, ceux-ci leur reprochant leur prosélytisme en terre orthodoxe  ( La croix)

 En particulier  les gréco-catholiques rêvent de disposer d’un patriarcat à Kiev, mais Mgr Sviatoslav Shevchuk, leur primat depuis 2011, devra se contenter de son titre d’archevêque majeur de Kiev et de Galicie. Le Saint-Siège lui refuse le titre de patriarche, pour ne pas mettre en danger ses relations œcuméniques avec le patriarcat de Moscou.

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Rencontre du 30 mai 2018

Le pape a réitéré son refus de l’uniatisme, en recevant le  30 mai 2018 au Vatican une délégation orthodoxe russe emmenée par le métropolite Hilarion de Volokolamsk, numéro deux du patriarcat de Moscou et chef du département des relations ecclésiastiques extérieures.

il declare 

 l’Eglise catholique ne permettra jamais que naisse une attitude de division chez les siens. Nous ne nous permettrons jamais de faire cela, je ne le veux pas. A Moscou — en Russie — il y a un seul patriarcat: le vôtre. Nous n’en aurons pas un autre. Et quand un fidèle catholique, laïc, prêtre ou évêque, brandit la bannière de l’uniatisme qui ne fonctionne plus, qui est terminée, pour moi c’est aussi une souffrance.

 Il faut respecter les Eglises qui sont unies à Rome, mais l’uniatisme comme chemin d’unité aujourd’hui ne fonctionne pas.

 En revanche, j’éprouve du réconfort en voyant cela: la main tendue, l’étreinte fraternelle, penser ensemble, et marcher. L’œcuménisme se fait en marchant. Marchons. Certains pensent — mais cela n’est pas juste — qu’il doit y avoir auparavant un accord doctrinal, sur tous les points de division, et puis la marche. Cela ne fonctionne pas pour l’œcuménisme, parce qu’on ne sait pas quand arrivera l’accord.

 les Eglises catholiques, ne doivent pas s’immiscer dans les questions internes de l’Eglise orthodoxe russe, ni dans les sujets politiques. Cela est mon attitude, et l’attitude du Saint-Siège aujourd’hui.

Et ceux qui s’immiscent n’obéissent pas au Saint-Siège. Voilà pour la politique.

 Je voudrais vous dire une chose: quand nous nous sommes rencontrés avec le patriarche, après, il m’a envoyé une relique de saint Séraphin. Je garde cette relique sur ma table de nuit et la nuit, avant d’aller au lit, et le matin, quand je me lève, je la vénère et je prie pour notre unité.

 

Le pape François et l’ Œcuménisme

4 avril, 2019

Récemment, plusieurs rencontres avec des chrétiens de différentes traditions ont été d’une grande importance et d’un grand réconfort pour le pape François  

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Le 7 juillet 2018  à Bari

Rencontre  avec les chefs des église orthodoxes à Bari ,, au sud de l’Italie

Bari est la ville où se trouvent les reliques de Saint Nicolas . Ce qui  de Bari et de sa basilique  l’un des centres importants de l’Église orthodoxe en Occident

  « cette visite en communion avec ceux qui souffrent dans le bien-aimé et tourmenté Moyen-Orient, nous a rappelé que nous ne pouvons pas rester indifférents devant les souffrances, malheureusement encore actuelles, de tant de nos frères et sœurs. »

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Le 21 Juin 2018 à Genève

pour le 70 é anniversaire du  Concile œcuménique des Eglises,

ce fut  l’occasion de rendre grâce à Dieu pour les fruits abondants du mouvement œcuménique et de renouveler notre engagement irréversible dans la promotion d’une unité toujours plus grande entre les croyants.

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le 3 juin 2018 à Rome au circo Massimo

le veille de la pentecôte

pour célébrer avec des frères pentecôtistes  le 50 é anniversaire du renouveau charismatique catholique  dans un des lieux où les chrétiens des premiers siècles ont le plus souffert pour le Christ,

cela a permis aux catholiques et aux pentecôtistes d’exprimer les dons et les charismes donnés par le même Esprit, dans une symphonie de louange au Seigneur Jésus, en renouvelant l’engagement à réaliser le mandat missionnaire jusqu’aux extrémités de la terre

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le 26  février 2017 chez les anglicans

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Le pape François et le renouveau

2 avril, 2019

Discours pour le conseil  pontifical  le 28 septembre 2018

 Je voudrais vous offrir une expérience personnelle et faire un mea culpa. Quand j’étais supérieur [provincial], j’avais interdit aux jésuites d’entrer en relation avec ces personnes — avec le Renouveau catholique — et j’avais dit que, plus qu’une réunion de prière, cela semblait une «école de samba»! Ensuite j’ai demandé pardon

et, en tant qu’évêque, j’avais une belle relation avec eux, avec la Messe dans la cathédrale… Mais un chemin est nécessaire pour comprendre.

  Parmi les différentes activités que l’on peut partager, se trouvent la prière, l’écoute de la Parole de Dieu, le service rendu aux plus démunis, l’annonce de l’Evangile, la défense de la dignité de la personne et de la vie humaine.

 Dans une fréquentation fraternelle réciproque, nous, catholiques, nous pourrons apprendre à apprécier l’expérience de tant de communautés qui, souvent de manières différentes de celles auxquelles nous sommes habitués, vivent leur foi, louent Dieu et témoignent de l’Evangile de la charité.

  En même temps, celles-ci seront aidées à dépasser les préjugés sur l’Eglise catholique et à reconnaître que, dans le trésor inestimable de la tradition, reçue des apôtres et gardée tout au long de l’histoire, l’Esprit Saint n’est pas du tout éteint ou étouffé, mais continue à œuvrer efficacement.

 L’Esprit Saint

l’Eglise grandit d’autant plus dans la fidélité à l’Esprit Saint qu’elle apprend à ne pas l’apprivoiser, mais à accueillir sans peur et en même temps avec un discernement sérieux la fraîcheur de sa nouveauté.

L’Esprit Saint est toujours nouveauté.

Toujours. Et nous devons nous y habituer.

 Il est une nouveauté qui nous fait comprendre les choses plus profondément, avec davantage de lumière, et il nous fait changer beaucoup d’habitudes, y compris des habitudes disciplinaires.

 Il est le Seigneur des nouveautés. Jésus nous a dit que c’est lui qui nous enseignera; il nous rappellera ce qu’Il nous a enseigné, et ensuite il nous enseignera. Nous devons être ouverts à cela. Il faut donc éviter de rester sur des positions statiques et immuables, pour prendre le risque de s’aventurer dans la promotion de l’unité: avec une obéissance fidèle et ecclésiale et sans éteindre l’Esprit (cf. 1 Ts 5, 19).

  C’est l’Esprit qui crée et recrée la nouveauté de la vie chrétienne et c’est le même Esprit qui reconduit tout à la véritable unité, qui n’est pas uniformité. C’est pourquoi l’ouverture du cœur, la recherche de la communion et le discernement attentif sont les attitudes qui devront caractériser, selon l’Esprit, nos relations.

 En cela, les dialogues menés par votre conseil pontifical avec les pentecôtistes, avec les charismatiques et avec les évangéliques au niveau international, y compris à travers des initiatives comme le Global Christian Forum, représentent une contribution importante et un encouragement à développer de meilleures relations au niveau local.

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Le pape en Lettonie : La musique de l’évangile

1 avril, 2019

Dans l’avion, en revenant de Lettonie  

le pape déclara

« La  foi a produit un phénomène singulier dans ces pays :

une vie œcuménique comme il n’y en a pas ailleurs, très généralisée.

Il y a un véritable œcuménisme :

 œcuménisme entre luthériens, baptistes, anglicans et aussi orthodoxes.

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 Hier, dans la cathédrale,  à Riga, nous l’avons vu:

une grande chose ;

des frères, proches, ensemble dans une seule église…, proches.

L’œcuménisme a planté des racines là. »

 

Dans cette cathédrale luthérienne  de Riga

il y a les plus grandes orgues du monde

le pape parle donc de musique

…de la musique de l’évangile  

le 24  septembre 2018

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L’évangile 

Les protestants  sont les champions de « l’Ecriture Sainte »

Ils nous ont appris a lire l’évangile  et la Bible

Ils sont les meilleurs exégètes depuis longtemps

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La musique de l’évangile

le pape nous dit :

Si la musique de l’Evangile cesse d’être jouée dans notre vie et se transforme en une belle partition du passé, elle ne saura plus rompre les monotonies asphyxiantes qui empêchent de susciter l’espérance, rendant ainsi stériles tous nos efforts.

 

Si la musique de l’Evangile cesse de vibrer dans nos entrailles,

 nous aurons perdu la joie qui jaillit de la compassion,

la tendresse qui naît de la confiance,

la capacité de la réconciliation qui trouve sa source dans le fait de se savoir toujours pardonnés et envoyés.

 

Si la musique de l’Evangile cesse de retentir dans nos maisons, sur nos places, sur nos lieux de travail, dans la politique et dans l’économie, nous aurons éteint la mélodie qui nous pousse à lutter pour la dignité de tout homme et de toute femme de toute provenance, nous renfermant dans notre « à moi », oubliant le « à nous » : la maison commune qui nous concerne tous.

 

Si la musique de l’Evangile cesse de retentir, nous aurons perdu les sonorités qui conduisent notre vie au ciel, nous retranchant dans l’un des pires maux de notre temps :

la solitude et l’isolement ; la maladie qui naît chez celui qui n’a aucun lien, et que l’on peut rencontrer aussi chez les personnes âgées abandonnées à leur destin, comme aussi chez les jeunes sans points de référence ni opportunités pour l’avenir

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Chaque  fois que nous cherchons à revenir à la source pour récupérer la fraîcheur originale de l’Evangile,

surgissent de nouvelles voies, des méthodes créatives, d’autres formes d’expression,

des signes plus éloquents, des paroles chargées de sens renouvelé pour le monde d’aujourd’hui ».

Le pape François : Une rencontre oecumenique avec des jeunes en Estonie

31 mars, 2019

Cette rencontre œcuménique  avec des jeunes  a lieu dan l’église Saint Charles à Tallinn 

où se trouve une magnifique fresque que les touristes admirent n oubliant  que l’église n’est pas seulement un musée

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A cette occasion le pape dit aux jeunes

« Il est toujours beau de se réunir, de partager des témoignages de vie, d’exprimer ce que nous pensons et voulons ; et il est très beau de nous retrouver ensemble, nous qui croyons en Jésus Christ. Ces rencontres réalisent le rêve de Jésus dans la dernière Cène : « Que tous soient un, […] pour que le monde croie » (Jn 17, 21). Si nous nous efforçons de nous considérer comme des pèlerins qui font le chemin ensemble, nous apprendrons à ouvrir notre cœur avec confiance au compagnon de route, sans suspicions, sans méfiances, en regardant seulement ce que nous cherchons réellement : la paix devant le visage de l’unique Dieu.

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Etre à l’écoute

A vous les jeunes,

Nos Eglises chrétiennes encore souvent  persistent à parler, à conseiller, à proposer à partir de leurs expériences

au lieu d’écouter, de se laisser interroger et d’illuminer à partir de ce que vous vivez

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Pas de prosélytisme

Vous, garçons et filles, jeunes, sachez cela : quand une communauté chrétienne est vraiment chrétienne elle ne fait pas de prosélytisme. Elle écoute seulement, accueille, accompagne et marche ; mais elle n’impose rien.

Et cela plaît à Jésus ainsi ; parce qu’il est passé en faisant le bien, et lorsqu’il est mort, il a préféré aux paroles le geste fort de la croix. Nous sommes unis par la foi en Jésus, et c’est Lui qui attend que nous le portions à tous les jeunes qui ont perdu le sens de leur vie. 

le musée

Garçons et filles, l’amour n’est pas mort, il nous appelle et nous envoie. Il nous demande seulement d’ouvrir le cœur. Demandons la force apostolique de porter l’Evangile aux autres – de l’offrir, non de l’imposer – et de renoncer à faire de notre vie chrétienne un musée de souvenirs.

La vie chrétienne est vie, elle est avenir, elle est espérance !

Elle n’est pas un musée.

Permettons à l’Esprit Saint de nous faire contempler l’histoire dans la perspective de Jésus ressuscité, ainsi l’Eglise, ainsi nos Eglises, seront en mesure d’aller de l’avant

 

Le pape François et les « oints du seigneur »

30 mars, 2019

Le 21 décembre 2018, dans la salle clémentine, le jour de son anniversaire et à la veille de Noel le pape François a osé parler de qui nous fait tant de mal en ce moment

Il dit

« L’Eglise, depuis plusieurs années, œuvre sérieusement pour déraciner le mal des abus qui crie vengeance au Seigneur, au Dieu qui n’oublie pas la souffrance vécue par de nombreux mineurs à cause de clercs et de personnes consacrées : abus de pouvoir, de conscience et sexuels. En pensant à ce sujet douloureux, m’est venue à l’esprit la figure du roi David – un « oint du Seigneur » (cf. 1Sm 16, 13 – 2Sm 11-12).

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David

Lui, dont la descendance a engendré l’Enfant divin – appelé aussi “fils de David” –,

bien qu’il fût l’élu, le roi et l’oint du Seigneur, a commis un triple péché,

c’est à dire en même temps trois graves abus :

 abus sexuel, de pouvoir et de conscience.

Trois abus distincts, mais qui convergent et se superposent. adultère, mensonge et homicide. »

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Adultére

Etant roi, il prétend  pouvoir tout faire et tout obtenir, David cherche à tromper aussi le mari de Bethsabée, les gens, lui-même et même Dieu.

Le roi néglige sa relation avec Dieu,

il porte atteinte à sa propre intégrité morale sans même se sentir en faute.

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Mensonge

L’oint continue à exercer sa mission comme si de rien n’était.

 Comme ils ne trouvent rien de grave à se reprocher, ils ne perçoivent pas cette tiédeur qui peu à peu s’empare de leur vie spirituelle et ils finissent par se débiliter et se corrompre »

de pécheurs ils finissent par devenir corrompus.

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Homicide

Aujourd’hui aussi, il y a beaucoup d’“oints du Seigneur”, hommes consacrés, qui abusent des faibles en profitant de leur pouvoir moral et de persuasion.

Aujourd’hui aussi, chers frères et sœurs, beaucoup de David, sans un battement de paupière, entrent dans le réseau de corruption, trahissent Dieu, ses commandements, leur propre vocation,

Souvenons-nous tous que c’est grâce à la rencontre avec le prophète Nathan que David comprend la gravité de son péché. Nous avons besoin aujourd’hui de nouveaux Nathan qui aident les nombreux David à se réveiller d’une vie hypocrite et perverse. 

 En réalité, en réalité derrière ces semeurs de zizanie se trouvent presque toujours les trente pièces d’argent. Voici donc que la figure de David nous conduit à celle de Judas Iscariote, un autre élu du Seigneur qui vend et livre à la mort son maître.

 David pécheur et Judas Iscariote seront toujours présents dans l’Église, dans la mesure où ils représentent la faiblesse, qui fait partie de notre condition humaine. Ils sont des icônes des péchés et des crimes commis par des personnes élues et consacrées.

Unis dans la gravité du péché, ils se distinguent toutefois dans la conversion. David s’est repenti en se confiant à la miséricorde de Dieu, tandis que Judas s’est suicidé. »

 

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